Le gestionnaire d’actifs espagnol March Asset Management (March AM) a nommé José Maria Ortega en qualité de nouveau directeur général, rapporte le site spécialisé Funds People. Ce poste était vacant depuis le départ de Miguel Angel Garcia, parti rejoint la nouvelle société indépendante Diaphanum Valores. Avant de rejoindre March AM, José Maria Ortega a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein de différentes sociétés spécialisées dans la gestion d’actifs et la banque privée. Il a notamment évolué chez Merrill Lynch et Credit Suisse. March AM affichait 6,18 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin septembre 2016.
Le gestionnaire d’actifs indépendant suisse Arfina Capital, qui offre également des services de family office, accélère le développement de son activité en Espagne avec deux nouvelles nominations, rapporte le site spécialisé Funds People. Esmeralda Gonzalez de Ampuero et Guillermo Alvarez sont en effet nommés associés. Esmeralda Gonzalez de Ampuero, qui compte plus de 25 ans d’expérience professionnelle, officiait précédemment en tant que directrice commercial pour Banco Madrid. Pour sa part, Guillermo Alvarez, qui affiche 20 ans de carrière, était banquier senior chez Lombard Odier depuis 2015. Tout en étant nommé associé chez Arfina Capital, il conservera ses responsabilités chez Lombard Odier, indique Funds People. L’activité espagnole d’Arfina Capital sera pilotée par Esmeralda Gonzalez de Ampuero et Yves Kreis, l’un des quatre fondateurs de la société suisse.Arfina Capital a été créée en 2014 par quatre anciens banquiers privés, à savoir Oliver Städler, Yves Kreis, Marcel Pillard et Pablo Iglesias.
Algebris Investments, une société de gestion basée à Londres, cherche à lever 1 milliard d’euros pour un deuxième fonds de créances douteuses italiennes, rapporte le Financial Times. Le NPL Funds sera principalement investi dans des créances douteuses de banques italiennes avec un biais sur les loans sécurisés par des biens immobiliers dans le nord et le centre de l’Italie. Davide Serra, le directeur général d’Algebris, explique qu’il lance ce fonds en raison de l’accélération du nettoyage des bilans des banques italiennes. Le fonds, qui cherche à atteindre son objectif avant la fin 2017, a réuni des engagements pour 210 millions d’euros et a de la visibilité sur des engagements supplémentaires pour 500 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs américain Legg Mason a annoncé, lundi 12 décembre, l’intégration du fonds RARE Infrastructure Value Fund au sein de sa gamme de fonds Ucits (OPCVM) transfrontaliers, Legg Mason Global Fund plc. Ce fonds, géré par RARE Infrastructure, adoptera désormais la dénomination «Legg Mason RARE Infrastructure Value Fund». Il continuera d’investir dans des titres liés aux infrastructures à travers le monde, précise la société de gestion dans un communiqué.Cette initiative fait suite à l’acquisition par Legg Mason de 75% du capital de la société RARE Infrastructure, basée à Sydney en Australie, en octobre 2015. Fondée en 2006, RARE Infrastructure gère 6,1 milliards de dollars d’actifs pour le compte de clients institutionnels et particuliers à fin juin 2016.
Le gestionnaire d’actifs britannique Psigma Investment Management (Psigma IM) a nommé Richard Sankey en qualité de directeur du développement de l’activité au sein de son équipe dédiée aux œuvres caritatives (« Charity Team »), rapporte Investment Week. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, l’intéressé est rattaché à Frank McGarry, directeur du développement et du marketing au sein de la société de gestion. Richard Sankey arrive en provenance de Newton Investment Management où il a officié pendant cinq ans au poste de « client director » en charge du développement et de la gestion des relations avec les œuvres caritatives (« charities »), les fonds de dotations et les investisseurs institutionnels. Au cours de sa carrière, Richard Sankey, qui compte 16 ans d’expérience professionnelle, a précédemment travaillé chez Kleinwort Benson et Hermes Investment Management.
Le gestionnaire d’actifs Invesco a nommé Ed Collinge au poste de responsable de son équipe en charge du secteur de l’assurance au Royaume-Uni. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera rattaché à Hugh Ferrand, responsable des services des ventes institutionnelles au Royaume-Uni. Basée à Londres, la nouvelle recrue travaillera en étroite collaboration avec les équipes réparties un peu partout en Europe, et plus particulièrement au Benelux et dans les pays scandinaves.Ed Collinge arrive en provenance de J.P.Morgan Asset Management où il officiait depuis quatre ans en tant que directeur exécutif de la division dédiée à l’assurance internationale (« Global Insurance Division »). Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez Legal & General, Lehman Brothers et Dresdner Kleinwort.
Le gestionnaire d’actifs canadien Manulife Asset Management (Gestion d’actifs Manuvie en français) a nommé James « Jamie » Robertson au poste de gérant de portefeuille senior au sein de son équipe de solutions de portefeuille (« Portfolio Solutions Group »). Basé à Toronto, l’intéressé est rattaché à Nathan Thooft, co-responsable de l’équipe des solutions de portefeuille pour l’Amérique du Nord. Cette équipe supervise toutes les stratégies multi classes d’actifs pour Manulife AM à l’échelle mondiale.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Jamie Robertson sera responsable de superviser l’activité canadienne d’allocation d’actifs de la société de gestion, incluant la gestion de portefeuilles, la recherche et développement, le développement de produits et de l’activité et, enfin, la négociation des produits. Dernièrement, Jamie Robertson officiait en tant que directeur des investissements (« Chief Investment Officer ») chez McLean & Partners Wealth Management à Calgary où il était responsable d’améliorer le rendement des portefeuilles multi classes d’actifs canadiens. Auparavant, il a été « vice president »en charge des investissements immobiliers en actions chez Manulife.
Les choses n’auront pas traîné. Une semaine seulement après l’annonce de négociations exclusives, Amundi a fait part lundi de la signature d’un accord ferme pour acquérir Pioneer à UniCredit pour un montant de 3,545 milliards d’euros (Newsmanagers du 12 décembre 2016). Avec cette opération, Amundi porte ses encours à 1.276 milliards d’euros et se hisse ainsi dans le top 10 des principales sociétés de gestion au monde, occupé uniquement jusqu’à présent par des sociétés anglo-saxonnes. En termes de revenus nets cumulés, « le nouvel ensemble Amundi-Pioneer atteint en cumulé 2,532 milliards d’euros et atteint donc le 11ème rang mondial et le 4ème rang européen après des acteurs comme Deutsche Bank et Natixis Global AM et au coude-à-coude avec Legal & General », observe Alexandre Blondel, director chez Equinox-Cognizant.Avec l’acquisition de Pioneer, Amundi voit aussi son coefficient d’exploitation augmenter, de 52,4 % à environ 56 %, celui de Pioneer étant relativement élevé à 63,1 %. Mais après synergies, le nouveau groupe estime pouvoir ramener ce coefficient à 50 %. Pour faire baisser les coûts de l’ensemble, Alexandre Blondel estime que « la plateforme Amundi-Pioneer va bénéficier d’économie d’échelles et de gammes additionnelles dans le conception et la distribution de solutions d’épargne et d’investissements » pour les clients de ces 2 acteurs ». Amundi prévoit des synergies annuelles d’environ 180 millions d’euros (avant impôt), réalisées totalement en trois ans. Les synergies de coûts devraient s’élever à environ 150 millions d’euros, « grâce à la fusion des plateformes de gestion, la rationalisation des systèmes d’information, des coûts administratifs et des back-offices », selon le communiqué de presse annonçant l’opération. Yves Perrier, le directeur général d’Amundi, a aussi déclaré à Reuters qu’il faut s’attendre à 450 suppressions de postes sur un effectif mondial total de 5.000 après l’acquisition. 30 millions d’euros de synergies de revenus devraient en outre être dégagées grâce au développement de ventes croisées et à d’autres optimisations de revenus.Amundi souligne que cette transaction est conforme à « la politique rigoureuse » qu’elle avait indiquée lors de son introduction en Bourse pour déployer son capital excédentaire et qu’elle avait rappelé fin octobre lors de l’officialisation de sa candidature pour racheter Pioneer. Elle prévoit notamment un retour sur investissement supérieur à 10% sur un horizon de trois ans.L’opération comporte un important accord de distribution de 10 ans avec UniCredit qui va permettre à Amundi de commercialiser ses produits à la clientèle des particuliers via les réseaux d’agences de la banque en Italie, mais aussi en Autriche et en Allemagne. Cela permet à Amundi de renforcer « son leadership de prestataire pour les réseaux retail » et de porter la proportion de clients retail, qui présentent des marges plus élevées, dans son mix clients, de 27 % actuellement à 35 %. Amundi s’adjoint aussi, avec cette acquisition, une activité de gestion d’actifs (obligataire américaine, actions américaines) et de distribution aux Etats-Unis. L’opération, qui est soumise aux autorisations réglementaires et des autorités de la concurrence, doit être bouclée au premier semestre de l’année prochaine. Un « plan d’intégration » sera préparé d’ici là et celui-ci doit être déployé au second semestre, pour s’achever en 2018.
Les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) au format Ucits ont enregistré au troisième trimestre des entrées nettes de 84 milliards d’euros, un montant en progression de 40 milliards d’euros par rapport à celui du deuxième trimestre 2016, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Cette évolution est due notamment au rebond des fonds d’actions qui affichent sur le trimestre des souscriptions nettes de 1 milliard d’euros après des rachats nets de 18 milliards d’euros, ainsi qu'à la progression de la collecte des fonds obligataires qui passe de 42 milliards d’euros au deuxième trimestre à 63 milliards d’euros au troisième trimestre.Les fonds monétaires ont engrangé au troisième trimestre des entrées nettes de 45 milliards d’euros, contre 28 milliards d’euros un trimestre plus tôt, si bien que les fonds Ucits dans leur ensemble enregistrent sur le trimestre une collecte nette de 129 milliards d’euros, contre 71 milliards d’euros au deuxième trimestre.Du côté des fonds d’investissement alternatifs (FIA), les entrées nettes se sont repliées à 41 milliards d’euros contre 56 milliards d’euros précédemment, en raison notamment d’une baisse des souscriptions dans les fonds multi-classe d’actifs à 10 milliards d’euros contre 15 milliards d’euros au deuxième trimestre.Les actifs des fonds Ucits ont augmenté de 3,4% sur le trimestre à 8.345 milliards d’euros, un peu plus vite que les fonds FIA qui marquent une progression de 2,5% à 5.357 milliards d’euros.
La firme de capital-investissement Access Capital Partners a annoncé le « closing » final du fonds Access Co-Investment Fund Buy-out Europe (ACIF BO) pour un montant de 226 millions d’euros, rapporte L’Agefi. La société dépasse ainsi son objectif initial de 150 millions d’euros. Ce nouveau véhicule est spécialisé dans le co-investissement en fonds propres dans des petites capitalisations européennes avec des fonds de private equity. Le fonds a déjà investi 46% de ses capitaux dans huit sociétés au Royaume-Uni, en France, au Danemark, en Allemagne et en Italie. Son objectif est de constituer « un portefeuille diversifié, composé d’environ 15 sociétés présentant un profil entrepreneurial, des perspectives de croissance prometteuses et à même de consolider leur position au moyen d’acquisitions », selon un communiqué. Le fonds cible principalement des sociétés évoluant dans les secteurs des services aux entreprises et aux consommateurs, de la location de matériel de construction et de l’agro-alimentaire. Access Capital Partners gère 7,5 milliards d’euros pour le compte d’investisseurs institutionnels.
La société suisse de capital-investissement Adveq a annoncé, ce 12 décembre, le « closing » final de son sixième fonds européen, baptisé Adveq Europe VI, à hauteur de 462 millions d’euros. Ce nouveau véhicule d’investissement dépasse ainsi largement son objectif initial de 350 millions d’euros, précise la société dans un communiqué. Les investisseurs du fonds sont des fonds de pension, des compagnies d’assurance et des fonds de dotation. Adveq Europe VI cible des investissements sur les marchés primaires et secondaires ou des co-investissements dans le segment des « small buyout » européens.
Matthias Busse, qui travaille jusqu’ici chez Mertzler Fundservices, va rejoindre début 2017 la société de gestion Argentum en qualité de responsable des ventes dont il aura en charge la gestion et le développement, rapporte le site spécialisé fondsprofessionell. Matthias Busse a travaillé plus d’une vingtaine d’années chez Metzler.
Le multi-family office HQ Trust de la famille Harald Quandt et Universal Investment proposent une nouvelle stratégie dédiée aux entreprises internationales distribuant des dividendes réguliers. Sur la base d’un modèle quantitatif aux critères très stricts, le HQT Global Quality Dividend se propose d’investir dans une sélection de seulement 22 entreprises. «Nous n’investissons que dans des entreprises qui n’ont pas supprimé ou réduit leurs dividendes au cours des dernières années», souligne Marcel Müller, associé chez HQ Trust, cité dans un communiqué.
Plusieurs fonds d’investissement s’apprêtent à déposer une offre pour le rachat de Concardis, valorisant le système de paiement allemand à plus de 600 millions d’euros, ont indiqué le 12 décembre à Reuters des sources proches du dossier. CVC, Bridgepoint et un consortium composé d’Advent et de Bain devraient soumettre une offre pour le groupe, copropriété de plusieurs banques allemandes, au plus tard en début de semaine prochaine, ont-elles indiqué, précisant que des acteurs industriels comme Wirecard n'étaient plus dans la course.Deutsche Bank possède 16% de Concardis, ce qui en fait son premier actionnaire. Commerzbank, Unicredit , des caisses d'épargne et des banques coopératives détiennent des participations plus réduites. Concardis devrait connaître son futur propriétaire au début de l’année prochaine. Concardis, qui propose des terminaux de paiement par cartes et des procédures de paiement pour le commerce en ligne, n’est pas considéré comme une activité stratégique par ses propriétaires. Concardis a réalisé en 2015 un bénéfice d’exploitation de 33,9 millions d’euros et un bénéfice net de 24,2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 480 millions.
Le fonds de pension californien CalPERS (California Public Employees’ Retirement System) a annoncé le 12 décembre avoir engagé des poursuites contre le conseil d’administration d’IAC/InterActiveCorp et son actionnaire principal Barry Diller, accusé de vouloir diluer les droits de vote des actionnaires. CAlPERS s’insurge notamment contre une nouvelle initiative de la société d’autoriser une nouvelle catégorie d’action sans droit de vote qui donnerait à Barry Diller un contrôle illimité de la société tout en diluant les droits de vote des actionnaires minoritaires. Barry Diller contrôle 8% du capital de la société mais plus de 44% des droits de vote au travers de la détention de tous les titres de catégorie B lui assurant des droits de vote privilégiés («super-voting Class B shares»).IAC émet régulièrement de nouvelles actions pour financer des acquisitions et la rémunération des dirigeants. Au fil des années, ces émissions répétées pourraient diminuer les droits de vote de Barry Diller qui propose en conséquence une nouvelle catégorie d’action C sans droit de vote qui lui assurerait pour longtemps le contrôle de la société. Et bien entendu, CalPERS rappelle au passage le principe de base «une action, une voix» de son code de gouvernance.
Les fonds souverains ont été contraints de céder des actifs pour la troisième année consécutive en 2016. Les rachats nets par les fonds souverains auprès des sociétés de gestion d’actifs ont atteint 38 milliards de dollars sur les trois premiers trimestre de l’année, portant la phase de retrait de leurs avoirs confiés à des tiers à neuf trimestres consécutifs, selon des données compilées par eVestment, rapporte l’agence Reuters. Les rachats avaient porté sur 44 milliards en 2015 après 10,7 milliards l’année précédente dans un contexte de chute des cours du pétrole qui avaient obligé les pays exportateurs de brut comme la Russie, l’Arabie saoudite ou la Norvège à puiser dans leur trésor de guerre pour faire face à leurs dépenses.Les flux d’investissement des fonds souverains sont devenus négatifs en 2014 après 18 années de contribution positive, pénalisés par le plongeon des cours du pétrole, passés de 115 dollars le baril à la mi-2014 à 27 dollars en janvier 2016. Le rebond intervenu depuis ne sera toutefois pas suffisant pour inverser la tendance sur les flux, prévient Peter Laurelli, responsable de la recherche d’eVestment, qui compile des données auprès de 4.400 sociétés gestionnaires de fonds pour le compte d’investisseurs institutionnels.
Antin Infrastructure Partners, un fonds d’investissement indépendant dédié aux infrastructures en Europe, a annoncé ce matin avoir finalisé la levée de son troisième fonds, en atteignant son hard cap (objectif maximal) de 3,6 milliards d’euros en moins de cinq mois. A travers ce nouveau fonds, Antin accueille 85 investisseurs d’Europe, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Australie, parmi lesquels des fonds de pension, des compagnies d’assurance, des gestionnaires d’actifs et des fonds souverains.
L'acquisition du gérant italien pour 3,5 milliards d’euros sera financée à hauteur de 1,4 milliard par une augmentation de capital. La Bourse est prête à suivre.
Banque privée appartenant à La Banque Postale depuis avril 2013, BPE a poursuivi son développement avec l'absorption de La Banque Postale Gestion Privée (LBPGP) en novembre 2015. Sa gestion sous mandat est passée de 800 millions d’euros en 2010 à 3,5 milliards d’euros en 2016. Pour poursuivre cette croissance, BPE compte développer sa propre clientèle dans son réseau d’agences et lancer en 2017 de nouvelles offres de gestion sous mandat en s’appuyant notamment sur son équipe de multigestion récemment restructurée.
Après avoir occupé pendant plus d'un an le poste de directeur commercial pour Vega Investment Managers, Joëlle Bohbot a été nommé directrice du développement dans la même structure.
Selon Michèle Lacroix, Head of Group Investment Office chez SCOR, le Groupe a fortement réduit depuis plusieurs années sa part d’actions dans le portefeuille d’investissement et à l’inverse s’est tourné vers les prêts bancaires… Quel a été l’impact de Solvency II sur votre activité ? Avez-vous dû recruter ? Depuis les premiers temps, SCOR soutient Solvabilité II. C’est un changement que nous avons anticipé depuis plus de dix ans, notamment par le recrutement d’équipes dédiées (par exemple pour la validation indépendante du modèle interne). Etes-vous en modèle interne ou en modèle standard ? SCOR utilise un modèle interne, approuvé par ses autorités de supervision en novembre 2015, c’est-à-dire avant même la mise en application du nouveau régime. Ce modèle a été élaboré au cours des dix dernières années en s’appuyant sur les compétences, l’expertise et l’expérience des équipes du groupe. Le modèle interne reflète fidèlement le profil de risque et la stratégie de SCOR. Il s’agit d’un modèle stochastique qui se fonde sur des bases scientifiques de haut niveau et qui recourt à des méthodologies sophistiquées pour modéliser les dépendances entre les risques. Il est complet et holistique et couvre l’ensemble des risques auxquels le groupe est exposé, notamment les risques de réassurance Vie et P&C, les risques liés au portefeuille d’investissement, ainsi que le risque opérationnel. SCOR recourt à son modèle interne pour gérer les risques, allouer du capital, gérer sa solvabilité, ainsi que prendre les décisions stratégiques du groupe. Il est également utilisé dans de nombreux autres domaines tels que la planification stratégique, la politique de protection du capital, la tarification et l’allocation de nos actifs. Quel est l’impact de Solvency II sur votre allocation ? Quid de la proportion de l’obligataire dans votre portefeuille ? Dans le cadre de chacun de ses plans stratégiques, le Groupe SCOR alloue son capital à ses différentes entités : Life, P&C et Investments. En effet, la stratégie de SCOR est pilotée par la gestion du capital (« capital driven »). En ce qui concerne les investissements, l’objectif de SCOR est de rémunérer le capital alloué par le groupe aux risques liés aux actifs financiers. Lors de la définition de sa stratégie d’investissement, SCOR prend en compte l’appétit au risque du groupe, les conditions de marché et la duration des passifs dans le cadre de sa gestion ALM. SCOR analyse également les impacts de ses décisions d’investissement vis-à-vis des agences de notation et des régulateurs. Comme c’est le cas pour la plupart des (ré)assureurs, le portefeuille d’actifs de SCOR est majoritairement composé d’obligations (à hauteur de 78 %). Cependant une part plus importante est accordée aux obligations d’entreprise qui s’élèvent à 38 % du portefeuille contre 27 % d’obligations d’Etat. Compte-tenu du traitement comptable d’une part, et de la charge en capital d’autre part, SCOR a fortement réduit depuis plusieurs années sa part d’actions dans le portefeuille d’investissement pour atteindre 2 % au 30 septembre 2016. A l’inverse, le Groupe s’est tourné vers les prêts bancaires (4 %), pour leur profil risque/rendement plus attractif. Avez-vous recours à des stratégies de couvertures pour vos portefeuilles via des dérivés ? SCOR n’utilise pas de stratégie de dérivés ou de stratégie de couverture pour optimiser son ratio de solvabilité. Son modèle interne est calibré pour refléter au plus près les risques liés au positionnement du portefeuille. Les fonds de dettes, la dette infrastructure ou encore l’immobilier sont des classes d’actifs plutôt bien traitées dans Solvency II. Avez-vous augmenté vos encours sur ces classes d’actifs ? Depuis 2010, SCOR a renforcé ses équipes afin d’investir plus largement dans les prêts bancaires (« bank loans »), en majorité européens. La stratégie de SCOR consiste à investir dans les prêts syndiqués de premier rang accordés par un groupe de banques. L’investissement de SCOR se répartit entre les prêts aux entreprises (Libor/Euribor + 450-500 bps), les dettes immobilières (Libor/Euribor + 200-300 bps) et les dettes infrastructures (Libor/Euribor + 180-200 bps). Grâce aux garanties et sûretés qui leur sont attachées, les opérations de dettes bénéficient d’une charge en capital avantageuse dans le modèle interne de SCOR. Le couple risque-rentabilité est ainsi favorable à cette classe d’actifs. Ainsi, SCOR a progressivement accru sa part dans ces différents emprunts pour atteindre 4% du portefeuille au 30 septembre 2016. Sur l’horizon du plan « Vision in Action », SCOR prévoit d’augmenter son exposition à cette classe d’actifs. Le risque de liquidité lié à l’investissement dans des produits de dettes est géré à travers l’analyse ALM du Groupe en respectant les impératifs et la duration des passifs. SCOR conserve un niveau élevé d’actifs liquides permettant de couvrir les provisions techniques et les aléas du business sans avoir à liquider les actifs les moins liquides détenus en portefeuille. Par ailleurs SCOR Investment Partners, la société de gestion de portefeuille du groupe SCOR, a ouvert un certain nombre de fonds de dettes aux investisseurs tiers. Que faudrait-il faire évoluer concernant Solvency II ? Le régime Solvabilité II représente une véritable avancée par rapport au précédent régime de supervision puisqu’il se fonde sur une approche économique incitant à une meilleure gestion des risques. Ainsi, le niveau des exigences de capital réglementaires est proportionné aux risques auxquels sont exposés les assureurs et réassureurs en fonction des activités dans lesquels ils s’engagent et de leur capacité à réduire ces risques par exemple en diversifiant leurs activités ou en se réassurant. Il est notamment possible d’utiliser des modèles internes pour la mesure du capital réglementaire, à condition bien sûr d’obtenir l’approbation des superviseurs après un processus très exigeant. Bien entendu, tout régime peut être amélioré, mais le secteur a d’ores et déjà dû s’adapter à de nombreuses évolutions réglementaires au cours des dernières années….
At a time when stock markets worldwide have been setting records since the election of Donald Trump to the White House, equity funds have delivered some surprising news, finishing the week to 8 December with net outflows of USD0.6bn, according to a weekly study by Bank of America Merrill Lynch based on data from the global flow monitoring specialist EPFR Global. But high-risk assets gained some ground despite this, continuing a trend obserfved since the US presidential election. Net outflows are larger from bond funds, with -USD1.2bn, and from precious metal funds, with outflows of USD0.7bn.In the past week, European equity funds have seen further net outflows of USD1bn, bringing outflows since mid-February to USD100bn, BofA Merrill Lynch reports, indicating for its part that it is long on European equities. Funds dedicated to emerging market equities have seen redemptions totalling a net USD1.8bn, for outflows in five out of the past six weeks. However, US equity funds remain in line with previous weeks, with net inflows of USD1.3bn. Japanese equity funds, for their part, have attracted USD0.8bn.The Trump effect is particularly visible in sectoral allocations, with net inflows of USD1.2bn to funds specialised in financials, and USD1.4bn for funds dedicated to energies. In general, “a violent rotation is in the process of turning into a larger rally in favour of high-risk assets and cash exposures, with bonds falling in favour of equities,” Bank of America Merrill Lynch comments.In bonds, the outflows are continuing. Emerging market bond funds in particular have seen net outflows of USD2.4bn, for a fifth consecutive week of divestment. Investment grade (IG) bond funds are also in a fifth week of redemptions, though this time it is for a more modest total of USD46m. However, high yield bond funds have seen net inflows of USD1.8bn.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { } The Chinese asset management firm CSOP Asset Management (CSOP AM) has launched its first ETF focused on the Chinese new economy, the specialist website Asia Asset Management report. The CSOP S&P China Sectors ETF has been listed on the Hong Kong stock exchange since 8 December, and seeks to benefit from growth in new sectors of activity in which China is developing its model as it transitions from an investment-driven to a consumption-driven economy. The new ETF is designed to track the S&P New China Sectors index, which includes companies listed in Hong Kong and Chinese A-class equities, including Alibaba Group Holding and Tencent Holdings. It becomes the fourth ETF to be launched this year by CSOP.
Amundi announces that it has signed a binding agreement with UniCredit in order to acquire Pioneer Investments for EUR3.545bn. As part of the transaction, Amundi will form a long term strategic partnership with UniCredit for the distribution of asset management products. This transforming acquisition will strengthen significantly Amundi’s industrial project and reinforce its position as the European leader in asset management. It will create the 8th largest asset manager globally with EUR1,2761 billion of assets under management. The price of the acquisition is EUR3.545bn. The net tangible equity of Pioneer Investments at the closing of the transaction will equate c.€500m, which is c.€300m above regulatory requirements. The transaction will be financed by c.€1.5 billion of excess capital, a c.€1.4bn capital increase (rights issue), and c.€0.6bn of senior and subordinated debt. The rights issue will be launched in H1 2017 and will be underwritten by Crédit Agricole Group. Crédit Agricole Group will support the offering and shall keep a minimum pro forma ownership of 66.7%. The transaction should result in full-year pre-tax synergies of approximately c.€180 million, fully phased within 3 years: c.€150 million of costs synergies are expected to be realised by merging investment platforms, streamlining IT services and by rationalizing administrative and back-office costs; €30 million of revenue synergies are expected from potential cross selling and other revenue optimization (brokerage…). Total integration costs are estimated at c.€190m pre-tax and are expected to be phased-in in 2017 and 2018. The acquisition of Pioneer is expected to be accretive to Amundi Earnings Per Share by c.30%3, taking into account the full-year effect of synergies and excluding restructuring costs. The return on investment4 of this acquisition within 3 years is in line with Amundi’s 10% target. The partnership with UniCredit, secured by a 10-year distribution agreement for Italy, Germany and Austria, will allow Amundi to further strengthen its position as preferred provider of savings solutions to retail clients in Europe. In parallel, UniCredit networks will benefit from Amundi’s expertise of combining an industrial platform with tailor-made and local approaches, so as to maximise value for both partners. Amundi will also benefit from a US platform in terms of management and distribution.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { } A coinvestment agreement between UniCredit and Pimco, GWM and Finance Roma, announced in 2015 to manage a portfolio of real estate loans, is entering its operational phase. The final agreement, which defines the functioning of the new platform, has been signed, a statement announces. The investors will take over the management of the porfolio via their subsidiary Aurora Recovery Capital (AREC), with the objective of increasing efficiency by managing mid- to long-term real estate loans which belong to a portfolio of EUR1.3bn. For the moment, the transaction between UniCredit, Pimco, GWM and Finance Roma will not result in the deconsolidation of the portfolio for UniCredit. This possibility has not been ruled out, however. The agreement provides for the creation of a securitisation vehicle (SPV) and an asset management firm, which will aim to extract more value from the assets in the pool. The transfer of the loans to the SPV vehicle will take place in two quick waves. The first, for a total of over EUR864m, will take place on 12 December.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { } CVC Capital Partners on 9 December announced that it is in exclusive negotiations with the private equity group Advent International to acquire Corialis from it. The financial terms of the operation, which remain subject to the usual procedures for consultation with labour unions and authorisation from competition authorities, has not been disclosed. Corialis, which is headquartered in Belgium, is one of the largest European makers of aluminium frames for windows and patios.
The US asset management firm Pimco has announced that it is creating a joint venture with the Solar Capital Partners company to accelerate development of their platform dedicated to private corporate credit. Solar Capital Partners, founded in 2006, is an investment advising company specialised in financing solutions aimed primarily at small and mid-sized businesses in the United States. It is recognized for its activities in private loans aimed at enterprises in particuar.“This joint venture is the fruit of the collaboration between Pimco and Solar Capital Partners which began in 2014,” the two partners say in a joint statement. Pimco already has a strong presence in alternative assets, with more than USD27bn in assets in these asset classes, including “a significant presence in private credit to businesses via a range of strategies,” the asset management firm says.