Les perspectives économiques à court terme des principaux pays développés se sont assombries ces derniers mois en raison de la crise de la dette dans la zone euro, a constaté jeudi l’OCDE. Si elle n’a revu qu’en légère baisse sa prévision de croissance 2012 pour les Etats-Unis, à 2,3% contre 2,4% en mai, elle a réduit d’un tiers son pronostic pour l’Allemagne, ramené de 1,2% à 0,8%, et n’anticipe plus qu’une croissance symbolique de 0,1% en France cette année, contre 0,6% il y a quatre mois. La révision est encore plus sévère pour l’Italie puisque l’organisation prévoit désormais une contraction de 2,4% du produit intérieur brut (PIB), contre -1,7% en mai.
Le Trésor espagnol a placé jeudi 3,5 milliards d’euros de titres de dette, avec des rendements en net recul par rapport aux précédentes opérations d'échéances équivalentes. Madrid prévoyait d’adjuger entre 2,5 milliards et 3,5 milliards lors d’adjudications d’obligations 2014, 2015 et 2016. Pour les obligations 2014, Madrid a émis 682 millions d’euros, le rendement revenant à 2,798% contre 4,706% lors d’une opération équivalente en juin. Le Trésor a également émis pour 1,43 milliard d’euros d’obligations 2015, avec un rendement moyen de 3,676% contre 5,086% en juillet, et pour 1,39 milliard d’euros d’obligations 2016, avec un rendement de 4,603% contre 5,971% le mois dernier.
La banque centrale suédoise a annoncé une baisse de 25 points de base de son taux directeur, ramené à 1,25%, alors que se multiplient les signes montrant que l'économie du pays a de plus en plus de mal à se protéger de la crise de la zone euro.
La bonne tenue des exportations a limité la contraction du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au deuxième trimestre, mais la baisse de l’investissement, des stocks et de la consommation privée est venue rappeler la faiblesse de la conjoncture économique. Eurostat a confirmé son estimation initiale d’un recul de 0,2% du PIB des 17 pays de la zone euro par rapport aux trois premiers mois de l’année. L’institut communautaire des statistiques a en revanche révisé à la baisse le chiffre de l'évolution en rythme annuel, à -0,5% contre -0,4% en première estimation.
La Banque centrale européenne maintient son taux de refinancement à 0,75%. On attend pour cet après-midi la conférence de presse de Mario Draghi qui devrait en dire plus sur le programme de rachat d’obligations à court terme pour les pays périphériques. De son côté, la Banque d’Angleterre a annoncé un statu quo en matière de taux et de niveau des rachats d’obligations d’Etat, l’institut d'émission semblant ainsi prendre en compte une série récente d’indicateurs macroéconomiques suggérant une sortie progressive de la récession. A l’issue d’une réunion répartie sur deux jours, le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a confirmé son intention de racheter pour 50 milliards de livres d’emprunts d’Etat, ce qui portera le montant du programme d’assouplissement quantitatif à 375 milliards de livres d’ici novembre. La banque centrale a, comme prévu, également laissé son taux directeur inchangé, au niveau historiquement bas de 0,5%.
Si 71% des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) estiment que leur profession se porte bien (contre 86% un an plus tôt), 27% d’entre eux (contre 12% l’an passé) expriment la vision inverse, un niveau jamais atteint en cinq ans, selon le baromètre BNP Paribas Cardif réalisé avec TNS Sofres. 2% du panel n’ont pas souhaité s’exprimer.
La création de la Banque publique d’investissement, chantier phare du quinquennat de François Hollande, est attendue pour le mois d’octobre, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem. Les régions, qui défendent un modèle fédéral avec des banques régionales, ont présenté hier également leur projet aux ministres associés au projet de la BPI, dont Pierre Moscovici. «Sans les régions, la BPI ne peut ni être un outil efficace, ni un outil moderne», a déclaré à Reuters Alain Rousset, président de l’Association des régions de France. «Ceci dit, un compromis est possible en associant les régions à la gouvernance nationale et surtout aux structures de gouvernance territoriales, où les régions devraient prendre la présidence des comités d’engagement», a-t-il ajouté. Les présidents de régions profiteront d’une rencontre la semaine prochaine avec le président François Hollande pour exposer leur point de vue.
La société américaine de private equity a fait part de la clôture de son tout premier fonds dédié au secteur énergétique, Blackstone Energy Partners. Le montant récolté d’un peu plus de 2,5 milliards de dollars s’avère supérieur à l’objectif initial de 2 milliards. Le groupe entend particulièrement tirer parti d’une frénésie d’opérations dans le secteur aux Etats-Unis.
Deutsche Börse a indiqué que le constructeur de poids lourds et le distributeur ne feront plus partie de l’indice de référence de la Bourse de Francfort à partir du 24 septembre, à l’issue du premier remaniement de l’indice en deux ans. Man sera remplacé par l'équipementier automobile Continental et Metro par le chimiste Lanxess.
L’opérateur américain de dark pool a conquis un neuvième marché en Asie en entamant les transactions sur les actions cotées aux Philippines. Un signe supplémentaire comme le souligne le Financial Times de l’intérêt toujours plus grand des investisseurs pour la zone, quelques semaines seulement après le lancement d’un service similaire par ITG en Indonésie.
La société de courtage en matières premières a signé un accord d’approvisionnement et de couverture du risque avec une filiale de Western Refining, York River Fuels, portant sur de l’essence, du gasoil et d’autres produits pétroliers. Ce contrat permet à Glencore d’accroître son empreinte sur le marché américain.
Selon des fuites, le programme d’achats de dette que la BCE doit présenter cet après-midi sera illimité et stérilisé. La banque centrale ne prévoit pas de communiquer sa cible de taux pour les pays concernés par ce soutien. Elle devrait aussi abandonner son statut de créancier privilégié.
Le quotidien souligne qu’«à l’issue de plus de deux ans de pourparlers», la France et la Chine donnent aujourd’hui officiellement le coup d’envoi de leur fonds commun d’investissement dédié aux PME des deux pays. Un partenariat signé en l’occurrence par la Caisse des Dépôts et China Development Bank, qui créent un fonds de 150 millions d’euros confié à Cathay Capital. Ils envisageaient initialement de «créer deux fonds nationaux miroirs». «Deux investissements ont d’ores et déjà été identifiés», souligne le quotidien, qui assure que «les deux partenaires n’excluent pas de relever leur objectif d’investissement».
La crise financière de 2008 a modifié le comportement des hedge funds en matière de gestion des risques. Une enquête réalisée par BNY Mellon en partenariat avec MFA et HedgeMark montre que les hedge funds ont écouté et entendu les appels des investisseurs en faveur de davantage de transparence et pris les mesures qui s’imposaient.Les gérants de hedge funds ont renforcé leur contrôle interne avec des recrutements à la clé et considérablement augmenté les informations divulguées aux investisseurs sur une base régulière. Ils ont également fait un effort pour exprimer en langage compréhensible leur approche du risque en n’hésitant pas à aller dans le détail.L’enquête relève que 79% des sociétés de gestion alternative séparent les fonctions de gestion des risques de celles de gestionnaire des fonds afin de favoriser une surveillance indépendante des sociétés. Plus de 50% des participants estiment d’ailleurs qu’une vérification indépendante des positions constitue un élément essentiel de la surveillance des hedge funds.Les investisseurs institutionnels saluent ces efforts et ne cachent pas leur appétit pour une formation continue en matière de gestion des risques. Les efforts consentis tant par les hedge funds que par les associations professionnelles vont dans la bonne direction mais doivent être soutenus pour ne pas être dépassés par les évolutions du secteur.Selon l’enquête, de nombreux hedge funds estiment que les pratiques mises en place en matière de gestion des risques peuvent générer de l’alpha et leur permettre de se différencier de la concurrence. Dans tous les cas, le reporting à destination des investisseurs sera produit sur une base quotidienne ou hebdomadaire à un horizon de cinq ans, contre seulement 12% en 2007.
La co-entreprise Ping An Russell Investments prépare le lancement d’un fonds de multigestion à destination d’une clientèle fortunée de HNWI au début du troisième trimestre, selon Hedge Week.Le nouveau produit, dénommé MoM, donnera accès aux mêmes hedge funds locaux sélectionnés par Russell Investment pour les investisseurs en dollars par l’intermédiaire du futur fonds QFII réservé aux investisseurs institutionnels étrangers qualifiés.
L’australien AMP Capital veut se développer en Asie à partir du bureau de Hong Kong, ouvert le 4 septembre, rapporte Asian Investor. En outre, la société de gestion a confié à son CEO pour l’international, Anthony Fasso, la responsabilité de la clientèle basée en Australie. Lers actifs sous gestion d’AMP Capital s'élèvent à environ 125 milliards de dollars, dont 85% émanent de la clientèle australienne. Anthony Fasso souligne que si le marché australien reste essentiel pour son activité, les zones les plus dynamiques en termes de croissance se trouvent à l’international, notamment au Japon et en partie en Europe. AMP Capital souhaite développer ses activités dans le fixed income en Asie. La croissance organique reste la priorité mais la société n’exclut pas de faire des acquisitions si l’occasion se présente.
Senait Asgede a elle aussi quitté l’équipe suédoise d’Aviva Investors, rapporte le site suédois Fondbranschen. Elle a rejoint Credit Suisse Asset Management à Stockholm. Elle retrouve Tove Bångstad qui a suivi le même parcours et qui s’occupe désormais des pays nordiques chez Credit Suisse AM.
Scottish Widows Investment Partnership (SWIP) vient de nommer Calum Smith au poste nouvellement créé de responsable du pôle «Global Aggregate» au sein de l'équipe fixed income basée à Edimbourg, rapporte Investment Europe.Calum Smith travaillait précédemment chez BlackRock. L'équipe fixed income de SWIP gère quelque 70 milliards de livres.
Bouygues Télécoms, qui cherche à monétiser une partie de ses actifs, mène des négociations exclusives avec le fonds Antin Infrastructure Partners en vue de lui céder 2.000 pylônes de transmission sur lesquels est installée une partie de ses antennes de téléphonie mobile, rapporte L’Agefi. Le montant de la transaction n’est pas révélé mais il est estimé à environ 200 millions d’euros, soit 100.000 euros par pylône.
Le hedge fund américain Strategic Value Partners a recruté Steve McGuinness, un ancien dirigeant de Goldman Sachs Asset Management, rapporte le Financial Times. Il sera managing director senior chez SVP, en charge du développement, et sera subordonné à Victor Khosla, le fondateur du hedge fund. SVP a 4 milliards de dollars d’encours sous gestion dont 2,2 milliards de dollars investis en dette distressed sur les 20 derniers mois.
Le 6 août, l’américain Eaton Vance a bouclé l’acquisition de 49 % du canadien Hexavest (10,8 milliards de dollars d’encours fin juillet). Le 4 septembre, Eaton Vance (192,9 milliards de dollars d’actifs au 31 juillet) a annoncé qu’il lance quatre fonds d’actions dont la gestion sera assumée par une équipe Hexavest dirigée par Vital Proulx, président et CIO.Il s’agit des fonds Eaton Vance Hexavest Emerging Markets Equity Fund (Class A: EHEAX, Class I: EHEIX), Eaton Vance Hexavest Global Equity Fund (Class A: EHGAX, Class I: EHGIX), Eaton Vance Hexavest International Equity Fund (Class A: EHIAX, Class I: EHIIX) et Eaton Vance Hexavest U.S. Equity Fund (Class A: EHUAX, Class I: EHUIX). Ces produits seront gérés selon une méthode combinant une approche fondamentale exclusive d’Hexavest et des modèles quantitatifs.