Plaidoyer pour l’activisme actionnarial
La France a déjà fait beaucoup pour mettre ses entreprises à l’abri du capital indésirable. Depuis 2005, les mesures de protection de secteurs particuliers se sont succédé jusqu’à constituer un arsenal très solide qui couvre un champ « stratégique » en expansion constante. Dans la loi Pacte, les entraves ont été étendues à de nouveaux secteurs, où les investissements seront soumis à l’aval de Bercy. Paris a aussi agi au niveau de l’Europe, non sans succès. La réciprocité de l’investissement y est devenue un critère clé de prise de contrôle, ce dont la Chine, principal pays visé, a déjà pris note. Fort de la popularité de cette cause, Bercy se dit désormais prêt à prendre des dispositions anti-activistes, selon le ministre Bruno Le Maire. Au risque, cette fois, de se tromper de cible.