Il n’y a pas urgence à restreindre et contrôler le trading algorithmique. Le trading à haute fréquence et les algorithmes ont même rendu les marchés bien plus efficients. Bon, il y a bien eu quelques « flash crashes » par-ci par-là. Ainsi va la vie des marchés. Mais la conclusion principale de la Banque d’Angleterre est qu’aucune action n’est nécessaire pour limiter ces épisodes désagréables pour les marchés, a déclaré Chris Salmon de la Banque d’Angleterre (BoE). Aucune action « dans l’immédiat », a précisé le prudent directeur des marchés de la banque centrale. En pleine discussion sur le Brexit, les BFI n’ont nul besoin d’arguments supplémentaires pour déménager et quitter la City.
Cela a au moins l’avantage de rajeunir tout le monde d’une bonne quinzaine d’années. Rappelez-vous. En 2000 s’introduisaient au Nasdaq des entreprises qui n’avaient pas réalisé un centime de chiffre d’affaires. On connaît la suite. Aujourd’hui, c’est la SEC (Securities and Exchange Securities) qui vient de déposer plainte pour des ICO (initial coin offerings) de deux entreprises (RECoin et Diamond Reserve) censées exercer leur art dans l’immobilier et le diamant. Que nenni, aucune de ces deux entreprises n’exerce une activité réelle. Que du virtuel ou dit autrement du vent. Faire et défaire, réguler et dérégule…
Anti-paperasse. Ce n’est rien de dire que les conseillers de la Maison-Blanche goûtent peu la régulation. Dans un document de 20 pages (The growth potential of deregulation -The Council of Economic Advisers, October 2, 2017), les économistes de Donald Trump cherchent à évaluer les « dégâts » de ce qu’ils appellent « la régulation excessive ». Cet excès aurait coûté depuis 1980 pas moins de 0,8 point de pourcentage de croissance économique chaque année aux Etats-Unis. Le pire provient des huit dernières années où pas moins de 500 nouveaux textes de régulation ont été créés. Les économistes de la Maison-Blanche ne nient pas les bonnes intentions (sic) à l’origine de « cette prolifération régulatrice », mais considèrent qu’elle fonctionne aujourd’hui comme une taxe sur l’économie. Leur « expertise » repose pour l’essentiel sur le nombre de pages de documentation officielle (le Federal register), en stock (voir le graphique) comme en flux (pas loin de 100.000 pages nouvelles en 2016, soit 45.000 de plus que 40 ans plus tôt). Le stock (les nouvelles régulations écrasant les anciennes) a augmenté de 160 % en 40 ans. La méthode d’analyse laisse à désirer. Ainsi, le vaste mouvement de dérégulation financière enclenché par la présidence Clinton dans les années 1990 et poursuivie jusqu’en 2005 ne laisse aucune trace dans les statistiques de consommation de papier et de destruction de pages. Les conseillers de la Maison-Blanche soulignent que l’OCDE classe les Etats-Unis à la 27e place (sur 35) à l’indice des régulations des marchés de biens, « derrière la France et le Chili ». Leur conclusion est sans surprise : moins de régulation serait favorable à la prospérité des Etats-Unis.
En dur. Le mastodonte fonds immobilier d’Axa Investment Managers – Real Assets, lancé en mars 2016 annonce plus d’un milliard d’euros levés. Véhicule paneuropéen, il retient des actifs core et a déjà déployé 830 millions d’euros dont l’investissement cet été dans un portefeuille de logistique de 1,2 million de m2. C’est dans ce fonds qu’est notamment logée la Tour First à la Défense. Au total, Axa CoRe détient 44 actifs répartis dans sept pays, dans les secteurs prime de bureau (49 %), de la logistique (35 %) et du commerce (16 %). Si les engagements proviennent de la maison mère, l’assureur Axa, le fonds compte également 23 clients tiers.
Jeunesse, urbanisation, smartphone, c’est le trio gagnant des pays émergents. Les réseaux mobiles à eux seuls vont élever le niveau d’éducation des populations et leur permettre d’accéder aux réseaux bancaires et financiers. Selon HSBC, ce dernier point va accroître leur PIB agrégé de 3.700 milliards de dollars d’ici à 2025. Tous ces facteurs vont propulser la contribution des pays émergents à la croissance mondiale. Au point, selon HSBC, que l’Inde sera un plus gros contributeur que la zone euro en 2018-2019. L’Indonésie et le Brésil contribueront chacun plus que le Royaume-Uni, et les Philippines plus que l’Espagne. L’histoire avance...
Il y a longtemps que l’Europe n’avait pas donné le tempo sur les marchés. Or c’est ce qu’elle s’apprête à faire avec l’entrée en vigueur de MIF2 le 3 janvier. La portée de corps de règles n’est pas toujours appréciée au-delà de ceux qui suent ces jours-ci sang et eau pour s’y conformer. Ce n’est que récemment qu’hors d’Europe, son caractère refondateur a été perçu et que l’analyse de ses conséquences sur l’industrie des marchés s’est imposée comme une urgence. Alors que MIF1 visait largement à aligner les pratiques européennes sur celles déjà en vigueur outre-Atlantique, MIF2 impose à l’industrie financière une révolution, conçue pour mettre un point final à la crise financière récente. Pour les professionnels dont la vie est centrée sur l’investissement et la transaction, il n’est pas exagéré de dire qu’il y aura un avant et un après MIF2.
Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du 4ème trimestre de l’année, même si les conséquence de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.
Tournant. Face aux doutes sur la valeur ajoutée de la gestion active, Fidelity International a introduit un nouveau modèle de frais via de nouvelles catégories de parts pour ses gestions actions gérées activement avec des frais annuels réduits et la mise en place, de manière symétrique, de frais de gestion variables liés à la performance des fonds. Pour une performance égale ou inférieure à celle du benchmark, les clients bénéficieront de frais plus faibles avec un plancher ; pour une performance supérieure, ce modèle prévoit un partage avec le client avec un plafond. Ce mouvement vers des frais variables est censé marquer l’engagement de Fidelity en faveur de la gestion active. Le gestionnaire a aussi décidé qu’il passerait le coût de la recherche externe à ses clients dans le cadre de MIF 2.
Dans le cadre de la nouvelle réglementation MIF 2 qui obligera à compter du 3 janvier 2018 les gérants d’actifs à dissocier les frais de recherche externe des commissions de négociation afin d’accroître la transparence sur les coûts, Robeco a annoncé hier qu’il prendra à sa charge ces frais de recherche. Il précise que ce choix aura un impact positif sur la performance, puisqu’il entraînera une baisse des commissions de courtage.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a encore relevé sa prévision de la demande pour son pétrole en 2018 et a indiqué que l’accord d’encadrement de la production avait permis de réduire les excédents. Dans son rapport mensuel publié mercredi, l’Opep estime que la demande mondiale pour son pétrole atteindra 33,06 millions de barils par jour (bpj) l’an prochain, soit 230.000 de plus que la précédente prévision, grâce notamment à une baisse des stocks de distillats à l’approche de l’hiver. Il s’agit de sa troisième révision de suite de sa projection. L’organisation indique également que sa production au mois de septembre, selon les estimations de sources secondaires, a été inférieure à sa prévision de la demande, même si la production a légèrement augmenté. «L’Opep et d’importants producteurs de pétrole non-Opep continuent de réduire avec succès les barils excédentaires sur le marché pétrolier», est-il écrit dans le rapport. Si l’Opep continue à extraire du pétrole à des niveaux similaires à ceux de septembre, le marché pourrait se retrouver en déficit l’an prochain, poursuit le rapport.
La commission des finances de la Chambre américaine des représentants a approuvé le déblocage de 36,5 milliards de dollars d’aide d’urgence pour les régions touchées par les récents ouragans et les incendies de forêt. Cela représente sept milliards de plus que ce que la Maison blanche avait demandé la semaine dernière. Cette proposition, adoptée mardi soir, prévoit notamment que les habitants de Porto-Rico ayant de faibles revenus pourront recevoir une aide alimentaire d’urgence, à la suite du passage dévastateur des ouragans Irma et Maria, a précisé une porte-parole du président de la commission Rodney Frelinghuysen. Le projet doit être soumis au vote de la Chambre des représentants, à une date qui n’a pas été précisée.
BlackRock, numéro un mondial de la gestion d’actifs, a dépassé les attentes du marché en affichant une hausse de 8,2% de son bénéfice net au troisième trimestre, pour atteindre 947 millions de dollars. Grâce au succès des fonds indiciels cotés (ETF), ses encours se rapprochent de la barre de 6.000 milliards de dollars, en atteignant 5.980 milliards sous gestion, contre 5.690 milliards au trimestre précédent. La marque d’ETF grand public iShares a collecté 52,3 milliards de dollars nets et ses commissions ont progressé de 38%, à 1,07 milliard de dollars. Par ailleurs, le gestionnaire envisage de prendre en charge le coût de la recherche externe, a indiqué son directeur général Larry Fink.
Inversion de la construction des prix, relèvement limité et sous conditions du seuil de revente à perte : le président Emmanuel Macron a dévoilé mercredi au marché de Rungis ses premières pistes pour réorganiser une filière agricole étranglée par «la guerre des prix» qui fait rage en France. «Pour ce faire, je souhaite que nous puissions acter de la mise en place d’une contractualisation rénovée, avec un contrat proposé par les agriculteurs et non plus par les acheteurs, ce qui est fondamental. Nous modifierons la loi pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production», a ajouté le chef de l’Etat. Compte tenu du calendrier, cette mesure ne pourra pas s’appliquer aux négociations commerciales pour l’année 2018. Autre mesure, controversée cette fois, le relèvement du seuil de revente à perte (SRP). Emmanuel Macron souhait qu’elle soit inscrite dans la loi qui sera votée au Parlement au 1er semestre 2018.
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi donner cinq jours au président séparatiste catalan Carles Puigdemont pour clarifier s’il a déclaré l’indépendance de la Catalogne ou pas. Si M. Puigdemont confirme déclarer l’indépendance de sa région d’ici lundi à 10h00 heures locales (08h00 GMT), ou s’il ne répond pas, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 19 octobre 10h00 pour faire machine arrière, avant de recourir à l’article 155 permettant de suspendre l’autonomie de la Catalogne, a précisé M. Rajoy devant les députés.
La sérénité n’est plus de mise parmi les membres du FOMC, révèlent les minutes de la Fed. Une troisième hausse des taux en 2017 est davantage contestée.
La Sfil a annoncé la réussite de sa troisième émission obligataire d’un milliard d’euros sur une maturité de 5 ans. La banque dédiée au financement des collectivités locales et hôpitaux publics ajoute que le livre d’ordres a atteint EUR 1,250 milliard à la clôture. «Cette troisième émission permet à la SFIL de finaliser son programme d’émissions 2017 à des conditions particulièrement attrayantes». L’émission fait ressortir un spread par rapport au taux des swaps à 6 mois de -13,4 points de base (pb) et de 21 pb au-dessus des OAT. «Les investisseurs finaux sont principalement situés en France (24%), avec une présence significative de l’Allemagne et de l’Autriche (19%), du Royaume Uni et de l’Irlande (19%), suivis du Benelux (14%), de l’Afrique et du Moyen-Orient (12%), de l’Italie (5%), des Pays nordiques (4%), de la Suisse (2%) et d’autres investisseurs (1%)», détaille la banque. Ils se répartissent entre les banques (44%), les banques centrales (29%) et les gestionnaires d’actifs (27%).
La société de gestion Natixis Asset Management (NAM) a annoncé hier avoir formé un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) du 25 juillet 2017, qui portait sur les fonds à formule. La commission avait infligé à NAM une amende record de 35 millions d’euros, ainsi qu’un avertissement. L’affaire concerne des manquements aux obligations professionnelles dans la gestion entre 2012 et 2015 de 133 «fonds à formule», des véhicules bâtis avec des swaps de performance qui garantissent le capital à l'échéance, ainsi que la performance d’une formule si le scénario favorable se réalise.
Natixis Asset Management a formé un recours devant le Conseil d'Etat contre la décision de la Commission des sanctions du 25 juillet 2017 portant sur l'amende record de 35 millions d'euros pour manquements à des obligations professionnelles.
Le redressement de l'économie mondiale s'est traduit par une amélioration de la stabilité financière mais le caractère très accommodant des politiques monétaires conjugué à la faiblesse de l'inflation accroît les risques potentiels à moyen terme, explique le Fonds monétaire international dans son rapport sur la stabilité financière.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a annoncé, ce 10 octobre, le recrutement de Frank Thormann au poste de gérant de portefeuille au sein de son équipe dédiée aux actions internationales. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, l’intéressé sera rattaché à Alex Tedder, responsable de la gestion actions internationales.Frank Thormann, qui compte 17 ans d’expérience professionnelle, arrive en provenance d’Union Investment où il était gérant de portefeuille en charge des actions internationales. Avant d’intégrer Union Investment en 2008, Frank Thormann avait officié chez American Century Investments aux Etats-Unis en qualité d’analyste multisectoriel pour les fonds American Century Ultra et AC Select Equity.
«La croissance des ETF européens se trouve à un point d’inflexion», a déclaré le 10 octobre à Londres, Bryon Lake, responsable mondial des ETF chez J.P. Morgan Asset Management, à l’occasion d’un séminaire presse. Il aurait pu ajouter que le développement de J.P. Morgan AM dans les ETF se trouve à un point d’inflexion. Le groupe américain, connu pour sa gestion dite active, a en effet confirmé hier le lancement «imminent» de ses deux premiers ETF en Europe. Les premiers d’une série dans un segment de marché où J.P. Morgan AM affiche désormais sa volonté de jouer les premiers rôles. Aux Etats-Unis déjà, il gère une petite dizaine d’ETF. Avec cette diversification géographique, JP Morgan AM rejoint d’autres groupes américains de gestion active, comme Franklin Templeton par exemple, qui veulent leur part de gâteau face aux leaders du métier que sont BlackRock ou Lyxor en Europe. Les deux nouvelles stratégies alternatives liquides gérées activement, JPM Equity Long-Short UCITS ETF et JPM Managed Futures UCITS ETF, seront enregistrées à Dublin et cotées à la Bourse de Londres à bref délai. Les deux ETF seront ensuite disponibles sur tous les grands marchés européens. Ils illustrent la volonté du groupe de démocratiser l’investissement dans les hedge funds puisqu’ils vont offrir aux investisseurs une exposition à des caractéristiques d’investissement propres aux hedge funds. En utilisant le beta alternatif qui élargit le concept de l’investissement beta des stratégies traditionnelles «long-only» à l’investissement «long» et «short».Le JPM Equity Long-Short UCITS ETF tentera de fournir une exposition long-short à des facteurs comme la valeur, la qualité ou encore le momentum sur les marchés d’actions du monde développé dans un véhicule liquide et transparent. L’autre produit, le JPM Managed Futures UCITS ETF visera pour sa part une exposition systématique aux facteurs carry et momentum dans quatre classes d’actifs : les actions, l’obligataire, les devises et les matières premières.Les deux stratégies devraient ainsi offrir un accès à la diversification potentielle et au couple rendement-risque propres aux hedge funds dans un format plus liquide, plus transparent et à un coût qui se veut compétitif. Les stratégies ont été élaborées par l'équipe dédiée aux Quantitative Beta Strategies, constituée d’analystes quantitatifs et de gérants de portefeuille spécialisés dans l’investissement factoriel, le beta stratégique (long-only) et le beta alternatif (long-short)."Cette première vague de cotations d’ETF est la première étape de notre volonté de développer nos capacités dans les ETF actifs, beta stratégique et beta alternatifs, avec l’objectif de répondre aux besoins des clients dans le monde entier. Nous envisageons de poursuivre sur cette dynamique en 2018 avec l’introduction de davantage de capacités d’investissement de JPM AM dans le véhicule de l’ETF», a commenté Bryon Lake.Le dirigeant a également insisté sur la poursuite de la croissance du marché des ETF en Europe à un rythme toujours soutenu. «Le marché des ETF européens, qui a une dizaine d’années de retard sur le marché américain, devrait atteindre la barre des 1.500 milliards de dollars dans les cinq prochaines années», a-t-il affirmé. Sur cinq ans glissants, les encours des ETF ont d’ailleurs toujours doublé dans les trois régions de référence, Etats-Unis, Europe et Asie, a-t-il relevé. Et de son point de vue, les raisons sont nombreuses qui donnent à penser que le marché des ETF en Europe a un bel avenir devant lui. Avec la directive MIF 2 notamment, le marché européen devrait gagner en transparence. Actuellement, 80% des transactions se font de gré à gré (OTC) contre seulement 20% aux Etats-Unis. Cette situation devrait évoluer avec, entre autres, l’introduction dans la réglementation de la transparence pré- et post-marché. La situation devrait également s’améliorer sur le front du réglement-livraison et de l’information sur les transactions, deux secteurs où le marché européen reste très fragmenté. Là aussi, le marché américain a l'énorme avantage d’avoir un seul organisme pour le réglement-livraison, la DTCC, et une information immédiate grâce à la «consolidated tape». Bryon Lake estime aussi que l’utilisation des ETF devrait augmenter chez les particuliers européens, comme on a pu l’observer de l’autre côté de l’Atlantique où la part des institutionnels est passée progressivement de 80% à environ 50% actuellement. Autant de facteurs qui sont autant de raisons pour J.P. Morgan AM de pousser les feux de la classe d’actifs ETF.
Fabrice Chemouny, le nouveau responsable Asie Pacifique de Natixis Global Asset Management, a indiqué à Asia Asset Management que la société voulait doubler la part de l’Asie dans les encours totaux du groupe, de 5 % à 10 %, d’ici à 2020. Le groupe gère au total 951,7 milliards de dollars. Cette croissance passera par de la croissance organique, des acquisitions et des partenariats.
Basé à Hong Kong, le Whisky Investment Fund, le premier véhicule d’investissement privé au monde à se spécialiser dans les whiskies, cible un rendement de 17 %, rapporte Asia Asset Management. Le fonds vend une sélection de whiskies de distilleries, dont certaines ont fermé, ainsi que des whiskies japonais millésimés. Créé en juin 2014, le fonds a levé plus de 12 millions de dollars sur les trois dernières années auprès de 50 investisseurs, dont des family offices et des individus fortunés des Etats-Unis, Hong Kong, de Chine et Singapour. Le fonds achète des whiskies rares de 28 ans dans des enchères et des distilleries. Ils sont ensuite stockés en Ecosse pendant deux ans, puis revendus. Selon Rickesh Kishnani, directeur général du fonds, il y a une forte pénurie de whisky single malt sur le marché parce que les producteurs à la fin des années 1980 et au début des années 1990 n’ont pas suffisamment stocké l’alcool dans des fûts pour le vieillissement de long terme.
Les velléités d’indépendantisme de la Catalogne continuent d’agiter le secteur financier espagnol. Ce mardi 10 octobre, les conseils d’administration du gestionnaire d’actifs EDM Gestion et de sa maison-mère EDM Holding ont ainsi approuvé la décision de délocaliser leur siège social de Barcelone à Madrid. « Cette décision a pour objectif de sauvegarder la sécurité juridique de la société et de protéger les intérêts des clients, a expliqué le groupe dans un communiqué. De même, cette mesure assure qu’EDM pourra continuer à évoluer dans un cadre réglementaire stable, sous la supervision de la CNMV, le régulateur espagnol des marchés financiers. »Quelques jours plus tôt, les banques Banco Sabadell et CaixaBank avaient déjà annoncé leur intention de déménager leur siège social en dehors de la Catalogne, à Alicante pour la première et à Valence pour la seconde.
Pablo Cano, jusque-là gérant chez Bankinter, a quitté le groupe espagnol pour lancer sa propre boutique de gestion d’actifs, a appris Citywire Selector. L’intéressé devrait lancer son nouveau projet professionnel avec le soutien de Grupo Zriser, un family office basé à Valence en Espagne et lancé en 2007 par Ana et Pablo Serratosa Lujan. Selon le site d’information britannique, la boutique de Pablo Cano cherchera à développer de nouvelles stratégies actions européennes en ayant recours au style « value ». Il sera assisté de Pilar Lloret et Emilio Garcia, collaborateurs de Grupo Zriser. Pablo Cano, qui compte 15 ans d’expérience professionnelle, a débuté sa carrière chez Aviva, où il a notamment occupé le poste de responsable des actions, avant de rejoindre Bankinter en 2013. Au sein du groupe espagnol, il a notamment supervisé le fonds Bankinter Dividendo Europa.
Value Partners Group, société de gestion basée à Hong Kong, vient de créer son centre européen à Londres, rapporte Investment Europe. Hendrik von Ripperda-Cosyn dirigera le bureau londonien, en tant que responsable du développement Europe, Moyen-Orient, Afrique. L’intéressé vient de Mestiq Capital. Avant cela, il était responsable de la distribution EMEA chez Mirae Asset Global Investments.
A l’issue de son exercice fiscal 2017, clos au 30 septembre, le gestionnaire d’actifs britannique Premier Asset Management (Premier AM) a vu ses encours sous gestion dépasser le seuil des 6 milliards de livres pour s’établir à 6,1 milliards de livres. Au cours de l’année écoulée, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 747 millions de livres, dont 205 millions de livres sur le seul quatrième trimestre. Premier AM publiera ses résultats annuels détaillés au début du mois de décembre 2017.
Schroders et Investec font partie du dernier quartile d’un classement de la gouvernance d’entreprise des principales sociétés britanniques de l’Institute of Directors cité par fund strategy. Schroders a été bien noté en matière de rémunération et rétribution, mais mal noté en ce qui concerne l’engagement actionnarial. Investec est mal classé concernant l’efficacité du conseil d’administration. Hargreaves Lansdown, St James Place et Old Mutual figurent tous dans le troisième quartile. Aviva est deuxième derrière Diageo.