« Organisé par la CARMF le 29 septembre 2017, ce colloque a été la première occasion de recueillir les points de vue de spécialistes de la retraite et des principaux acteurs de la future réforme des régimes de base. » Figurant parmi les mesures phares du programme d’Emmanuel Macron lors des élections présidentielles de 2017, la réforme des systèmes de retraite est inscrite à l’agenda social du gouvernement dans le quinquennat qui s’ouvre. Depuis vingt ans, la CARMF anticipe toutes les évolutions sociétales avec efficacité dans son régime complémentaire. Elle attend donc avec intérêt et pragmatisme l’ouverture des travaux préalables à la réforme des régimes de base et se tient prête à y jouer tout son rôle. Dr Maudrux, Président honoraire de la CARMF Un régime de base unique Créer un régime de base unique est très simple à faire et il y a longtemps qu’il aurait dû être fait. Première étape : un régime par points, une évidence. Deuxième étape : faire un référendum. La question posée auprès des Français pourrait être « voulez-vous un régime de base, le même pour tous, que vous soyez fonctionnaire, salarié, élu, respectant le principe à revenu égal, cotisation égale et à cotisation égale, prestation égale »?? Ce serait le seul moyen de faire passer cette réforme sans blocage catégoriel. Troisième étape : avec deux tranches de cotisations, il est possible de créer un régime unique, avec les mêmes cotisations qu’aujourd’hui pour chaque profession, répondant aux critères du référendum. Un petit plus, faire ce que la CARMF a fait : la retraite en temps choisi. Si vous voulez cesser votre activité plus tôt, vous pouvez le faire mais vous touchez une retraite moindre. Si vous voulez une retraite plus importante, vous travaillez plus longtemps. Là, les comptes notionnels peuvent le permettre puisqu’ils sont calculés en fonction de l’âge de départ. Un régime de retraite universel? ? Créer un régime qui regrouperait régimes de base et complémentaires n’est pas une bonne idée. Chaque profession est différente dans sa mentalité, dans ses revenus, et surtout dans ses évolutions. Certaines caisses voient leurs effectifs croître, d’autres décroître. De nombreux changements sont observés en matière de revenus et de mode d’exercice. Si toutes les professions étaient réunies dans un seul régime, tout le monde serait mécontent parce chacun aurait l’impression de payer pour les autres. Redonnons à chaque catégorie la gestion de son régime complémentaire, à ses frais, selon ses désirs. M. Bras, Président du Conseil d’orientation des retraites, Inspecteur général des Affaires sociales Dans la promesse du candidat Emmanuel Macron, un euro cotisé donne les mêmes droits quel que soit le moment où il a été versé et quel que soit le statut de celui qui a cotisé. Le programme d’« En marche » utilise des termes comme « compte individuel » et « coefficient de conversion » qui sont des mots typiques du jargon d’un système en compte notionnel. Quelles sont les différences avec nos systèmes actuels de retraite par points ? La retraite par points Les cotisations permettent d’acquérir des points via leur valeur d’achat. La liquidation de la pension se calcule en multipliant le nombre de points par la valeur de service, qui elle, est fixée pour un âge donné. Il peut y avoir des abattements en cas de départ anticipé. Tout l’effort de cotisation fait durant la durée de travail sera traduit en points et sera pris en compte dans le niveau de la pension. La retraite par comptes notionnels Les cotisations alimentent un compte personnel et ne sont pas traduites en points. Elles sont versées en euros sur un compte en euros, on parle alors de capital virtuel, sans que ce soit de la capitalisation. Les droits en cours de carrière sont revalorisés avec un indice prédéterminé, souvent les salaires, et la pension va être liquidée en fonction du capital que vous avez constitué à travers vos cotisations. Elle sera transformée en retraite par un coefficient de conversion, afin qu’il y ait égalité pour une génération entre toutes les cotisations qui auront été payées et toutes les prestations qui seront versées. C’est là que ce système montre son originalité. Bien évidemment, les cotisations sont payées l’année N et les prestations sont reçues bien plus tard. Il faut donc un taux d’actualisation qui permette de vérifier cette égalité. Le principe d’un compte notionnel est de fixer une règle qui va transformer le capital virtuel accumulé en prestations, et cette règle veut que chaque génération touche l’équivalent de ce qu’elle a cotisé, compte tenu du rendement stabilisé de la répartition. Cette technique va permettre d’intégrer automatiquement l’allongement de l’espérance de vie dans le calcul des pensions puisque le coefficient de conversion sera calculé chaque année en tenant compte du fait que chaque génération vit généralement plus longtemps que la précédente. M. Chaffiotte, Directeur de la CARMF Les comptes notionnels en pratique La Suède est le seul pays où les comptes notionnels ont été expérimentés et même mis en œuvre. Quand l’économie va mal et qu’il existe des déséquilibres financiers, il devient difficile d’équilibrer ce système. Dès lors, on est obligé soit de baisser les retraites, mais ce n’est pas très populaire, soit de changer le taux d’actualisation pour pouvoir arriver à un équilibre. À l’évidence, il y a une grande partie d’arbitraire dans ce système. Le système suédois n’est pas vraiment universel puisqu’il n’est qu’un régime de base. Ce sont des fonds de pension par capitalisation qui assurent une retraite complémentaire à pratiquement l’ensemble de la population. Et même dans ce régime dit universel, il existe une part en capitalisation qui n’est pas du tout gérée en comptes notionnels. La majorité de la cotisation est virée en comptes notionnels et une petite partie dans ce régime universel de base que tout le monde paye est accumulée dans des fonds de pension qui vont compléter la retraite. Comment passer à un régime unique par points Pour unifier le régime de base, il faut offrir un rendement unique pour tous les revenus jusqu’au plafond de Sécurité sociale (PSS)?: à revenu égal, droits égaux quelle que soit la profession. Au-delà du PSS, le rendement diminuerait avec la cotisation déplafonnée. Cette cotisation pourrait donner des points mais avec un rendement moindre. On peut fixer la valeur du point au niveau que l’on souhaite. Par exemple, si on suit ce qui se fait actuellement dans le régime général, 200 h de Smic donnent actuellement un trimestre et donneraient un point dans le régime unifié. Avec ce système, il est très facile de transformer les droits anciens en droits nouveaux puisqu’il suffit de prendre les revenus, les droits acquis par rapport au plafond, et de les transformer en points. On pourrait imaginer passer directement à un nouveau système sans période transitoire. Les avantages non contributifs (validation des périodes de chômage, etc.) peuvent faire l’objet de points gratuits dont les coûts seront connus. Grâce à ce système, le régime peut être piloté de manière simple en jouant à la fois sur la valeur d’acquisition du point et sur la valeur de service du point. M. Lefevre, Vice-Président de la CNAVPL Que pensent les professions libérales de l’idée d’un régime universel ? La CNAVPL est attachée à la préservation d’une organisation des retraites obligatoires distinguant deux niveaux : - un régime de base universel ; - des régimes complémentaires gérés par des professionnels. Une réforme qui conduirait à un régime de base unique doit reconnaître la spécificité des libéraux, à savoir une couverture basse fournie par le régime de base laissant une marge de manœuvre plus importante aux régimes complémentaires gérés par les professionnels en fonction des attentes des professions qu’ils couvrent. Entre la solidarité nationale et le choix individuel que représentent les régimes facultatifs, il y a une place centrale qui doit absolument être préservée pour les solidarités professionnelles que sont nos régimes complémentaires et nos régimes prestations PCV ou ASV. Qu’apporterait un régime de base unique ? La mise en place d’un régime de base unique est susceptible d’apporter des réponses aux difficultés qui n’ont jamais été résolues : calcul de la retraite salariée des polypensionnés actuellement très désavantageux, absence de majorations familiales pour les libéraux, calcul de la compensation nationale défavorable aux libéraux... C’est pour cela que nous pourrions y adhérer. M. Emile, Directeur délégué de la CNAV La transition de l’ancien vers le nouveau système À travers les réformes des retraites successives, la convergence des régimes de base est largement engagée et un certain nombre de mécanismes de transition est déjà mis en œuvre. Concrètement depuis 2007, l’ensemble des régimes s’est donné les moyens d’instaurer un droit à l’information à l’intention de l’ensemble des assurés. Ensuite, le répertoire général de carrière unique (RGCU) a été créé. Les Pouvoirs publics ont décidé en 2010, pour les régimes de base, de mettre en place un seul et même entrepôt de données qui va retracer l’ensemble des éléments de carrière de tous les salariés et de toutes les professions. Dans la réforme de 2014, ce répertoire a également défini une trajectoire pour les régimes complémentaires. La CNAV, quant à elle, basculera en avril 2019 l’intégralité de ses données, avec reprise de son historique, dans cet entrepôt de carrière unique. La convergence est engagée Des ambitions extrêmement fortes ont été portées par les Pouvoirs publics sur ce sujet. Elles sont un levier important pour conduire des réformes ultérieures des systèmes de retraite. Dès 2021, 82 % des régimes auront intégré ce RGCU et comme ils recouvrent la plus large partie de la population, cela représente quasiment 99 % du total des carrières. Cette convergence, déjà largement engagée, sera un socle commun pour parler d’évolution des régimes de retraite demain. M. Selleret, Directeur général de l’Argic et de l’Arrco Et l’Agirc-Arrco dans tout ça?? L’Agirc et l’Arrco fonctionnent par points depuis soixante-dix ans, et nous savons d’expérience ce que sait faire ou non un régime en points, pourquoi il peut progresser, et ce qu’il peut apporter. Nous sommes en train de fusionner l’Agirc et l’Arrco et d’une certaine manière, nous mettons en œuvre la promesse du président de la République avant tous les autres. Au 1er janvier 2019, pour tous les salariés du secteur privé, qu’ils soient cadre ou non, qu’ils soient dans la finance, dans le BTP, etc., un euro cotisé ouvrira bien les mêmes droits pour tous. D’expérience, il est donc possible dans un régime complémentaire par répartition, d’honorer cet engagement-là, tout en maintenant des mécanismes de contribution progressive (le taux de cotisation augmente avec les revenus), et en offrant un rendement constant pour chaque euro cotisé. Développer la confiance dans notre système de retraites Quelle que soit la technique de gestion des régimes, les questions fondamentales de pérennité, de soutenabilité, mais aussi de confiance dans le système demeurent. En matière de retraite, nous avons un enjeu majeur de service car les Français, clients de l’Agirc-Arrco pendant soixante-dix ans en moyenne, ne savent pas à qui s’adresser, ils ne comprennent pas le système et surtout souhaitent une information sur leur retraite personnelle plutôt que sur la retraite en général. Penser que la seule modification de la technique va répondre à l’attente de nos concitoyens est une erreur. Pour répondre aux attentes de nos assurés à chaque étape de la vie, nous avons développé toute une gamme de services en ligne, des possibilités de contact par Twitter, Facebook, des applications mobiles, etc., et nous organisons des journées portes ouvertes. La meilleure manière de pérenniser nos régimes de retraite autonomes consiste à travailler ensemble avec les autres régimes, en apportant à nos assurés un service unifié, simple, fluide et fiable.
Les réactions à la consultation sur le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) publiée le 21 décembre ne se sont pas faites attendre. Olivier Sentis, directeur général de la MIF ((Mutuelle d’Ivry-la Fraternelle), a d’ores et déjà publié une tribune dans laquelle il estime que « les rapporteurs ne prennent pas en compte l’adéquation nécessaire entre l’appétence au risque des épargnants et le risque effectif de leur placement, principe de bon sens qui devrait conduire la réflexion ».
D’une part les flux d’épargne qui se portent sur les contrats d’assurance retraite restent peu significatifs et, d’autre part, ils ne progressent plus dans le cadre professionnel, ni pour les salariés, ni pour les indépendants.
L'épargne retraite des Français s'élève à 795,4 milliards d’euros en 2016, en hausse de 3,6% par rapport à l’année précédente, selon les résultats de l'édition 2017 de l’Observatoire des Retraites Européennes d’Eres. Elle se réparti sur les différents placements financiers des Français et l’assurance-vie en représente toujours près de 46%. Les versements bruts en vue de la retraite se sont élevé à 48,2 milliards d’euros, en hausse de 4,1% par rapport à 2015. Ils représentent 6,1% des encours d'épargne retraite. L'épargne retraite des Français est en hausse régulière de 4% par an depuis 2003 mais les produits dédiés à la retraite (PERP, Madelin, ...) et l'épargne collective (PEE, PERCO, Plan d’Epargne Retraite Entreprise, ...) progressent deux à trois fois plus vite : +11,4% par an sur les produits dédiés et +7,4% par an sur les produits collectifs. «L’actualité réglementaire a été riche en 2017. Les nouvelles évolutions attendues auront un impact sur l'épargne retraite. Le poids de l’assurance-vie dans l'épargne retraite et l'épargne en général devrait ainsi baisser du fait de l’alignement de la fiscalité de l’assurance- vie sur le droit commun avec l’instauration du prélèvement forfaitaire unique, appelée « Flat tax » ou encore suite à la baisse continue du rendement des fonds en euros. Nous attendons aussi un développement de l'épargne d’entreprise (PEE, PERCO, PERE) grâce au régime fiscal dérogatoire et aux incitations à venir dans le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE)», commente Olivier de Fontenay, associé fondateur d’Eres.
Il fallait s’y attendre, les réflexions concernant le placement préféré des français se développent. Des plans qui pourraient d’ailleurs rencontrer les faveurs de la Place
Selon les résultats de l’édition 2017 de l’observatoire des retraites européennes d’Eres, l’épargne retraite des Français s’élève à 795,4 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de 3,6 % par rapport à 2015.
L’association Préfon, dans un communiqué publié jeudi, s’est élevée contre le vote d’un amendement de la majorité voté dans le cadre de la mise en oeuvre du prélèvement à la source le 1er janvier 2019. Pour éviter que les épargnants ne désertent les Plans d'épargne retraite populaire (Perp), régimes d’entreprise ou régime Préfon en 2018 - année où les revenus ne seront pas taxés et où les cotisations versées ne permettront donc pas de réduire l’impôt - les députés ont voté un système pénalisant pour l'épargnant si ses cotisations 2018 sont inférieures à la moyenne de 2017 et 2019.
Le courtier Mercer a examiné à la loupe les systèmes de retraites, au sens très large, de 30 pays sous le prisme de 40 indicateurs, dans la 9e édition annuelle de son « Indice Mercer Melbourne des régimes de retraite dans le monde » (MMGPI). Les systèmes sont ainsi évalués selon trois grands critères : l’adéquation, qui reflète la capacité du système à faire vivre correctement les retraités ; la viabilité sur le long terme ; et enfin la transparence (règles compréhensibles et bien connues, bonnes pratiques, etc.). La France, au 16e rang tous critères confondus avec 59,6 points/100, obtient des scores médiocres sur la viabilité (38,6) et la transparence (55,8). Elle occupe en revanche la première place sur l’adéquation (80,4), offrant de meilleurs revenus aux retraités que les autres pays. Sur l’aspect soutenable du système, la France est pénalisée dans le classement par son dispositif par répartition qui le rend plus vulnérable à la question du vieillissement de la population – contrairement à des régimes d’entreprises à préfinancement obligatoire par exemple. Pour des raisons radicalement différentes, le système de retraite des États-Unis est un peu moins bien noté que le français : « Contrairement au système français qui repose largement sur la sécurité sociale, avec le système américain des fonds de pension, les personnes qui cotisent peuvent subir une perte élevée en cas de retournement important du marché financier », souligne Christel Bonnet, consultante retraite chez Mercer. Si l’exercice de comparaison entre des systèmes de retraite radicalement différents a nécessairement ses limites, Mercer présente cette étude annuelle comme un outil, y compris à destination des gouvernants, proposant des pistes de réflexion sur les faiblesses des différents systèmes et les actions à mener pour les améliorer.
Après les partenaires sociaux, Jean-Paul Delevoye a débuté sa visite des régimes. Les administrateurs de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse) ont tiré plusieurs éléments de cet échange.
Dans le cadre de la transposition de la directive Solvabilité II et en application des orientations stratégiques validées en juin dernier lors des conseils d’administration, les trois institutions de prévoyance du Groupe AGRICA (AGRI PRÉVOYANCE, CCPMA PRÉVOYANCE et CPCEA)* ont décidé de créer la Société de Groupe Assurantiel de Protection Sociale (SGAPS) AGRICA PRÉVOYANCE. Les statuts de la SGAPS ont été adoptés lors de son Assemblée Générale Constitutive le jeudi 5 décembre 2017, pour une prise d’effet au 1er janvier 2018. La SGAPS AGRICA PRÉVOYANCE est une structure paritaire, constituée de 15 administrateurs issus du collège des employeurs et 15 administrateurs issus du collège des salariés. Jean-Pierre Vauzanges (FNCA), âgé de 60 ans, est désigné président de la SGAPS AGRICA PRÉVOYANCE. Il représente le collège des employeurs. Ingénieur de formation, Jean-Pierre Vauzanges débute sa carrière dans l’industrie de la construction navale puis dans les secteurs de l’informatique, de l’assistance et de l’Assurance. En 2004, il intègre le groupe Crédit Agricole pour y exercer différentes fonctions de direction. Depuis le 1er février 2014, il est Directeur Général de la Caisse Régionale du Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine. Jean-Pierre Vauzanges est actuellement administrateur de CA CORPORATE & INVESTMENT BANK (CACIB), Président de SQUARE ACHAT (e-commerce), administrateur d’Uni-Editions et de la Fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement. Éric Pommageot (FGA-CFDT), âgé de 44 ans, est désigné vice-président de la SGAPS AGRICA PRÉVOYANCE. Il représente le collège des salariés. Après avoir été responsable national de la branche de la production agricole pour la FGA-CFDT, Éric Pommageot est désormais Secrétaire National chargé de la protection sociale et de la formation professionnelle continue pour la FGA-CFDT. Frédéric Hérault, directeur général des institutions du Groupe AGRICA, assurera également la direction générale de la SGAPS. Les institutions de prévoyance du Groupe AGRICA ont un ancrage fort dans le monde agricole. Elles partagent une vocation commune : être au service du monde agricole. La création de la SGAPS AGRICA PRÉVOYANCE conforte le Groupe dans sa volonté et son positionnement d’acteur paritaire de référence pour la protection sociale complémentaire du monde agricole dans toutes ses composantes et ses filières. *Les trois institutions de prévoyance du Groupe AGRICA sont : - AGRI PRÉVOYANCE, qui couvre les salariés non cadres de la production agricole, - CCPMA PRÉVOYANCE, qui couvre les salariés des organismes professionnels agricoles, - et CPCEA, qui couvre notamment les salariés cadres de la production agricole.
Le deuxième stress test révèle la vulnérabilité des fonds de pension en cas de choc financier. Cela pourrait se propager à l’économie réelle et peser sur les générations futures.
Un arrêt de la Cour de cassation du 1er févr. 2017 (1) dernier est venu préciser que si ce contrat a été alimenté par des deniers communs, une récompense est due à la communauté lorsque le divorce fait perdre au conjoint de l’époux souscripteur sa qualité de bénéficiaire en cas de décès. Un arrêt du 15 novembre 2017 (2) aboutit aux mêmes conclusions mais cette fois-ci, dans le cadre du régime matrimonial de participation aux acquêts.
Cette situation, liée à un départ à la retraite à presque 60 ans, ne devrait pas perdurer au cours des années à venir, avec l'allongement de la durée de cotisation.
Dans le cadre de ses travaux récurrents d’amélioration des méthodologies de provisionnement, Humanis prévoyance (HP) va renforcer ses provisions en matière de prévoyance afin de mieux prendre en compte les écarts de liquidation des provisions observés lors de la clôture des comptes 2016 et de mieux couvrir ses engagements. Cet ajustement du niveau des provisions renforce les garanties offertes aux clients d’Humanis Prévoyance et aura un impact sur le résultat de l’exercice 2017. Aucun impact n’est à prévoir pour les clients et Humanis Prévoyance continuera d’afficher un solide niveau de solvabilité. Dans la continuité de la clôture des comptes 2016 et dans le cadre de ses travaux récurrents d’amélioration des méthodologies, dès mai 2017, Humanis Prévoyance (HP) a passé en revue l’ensemble de ses méthodologies de provisionnement des risques sur les provisions techniques de Prévoyance, soit près de 2,4 milliards d’euros. Les résultats de ces analyses conduisent à une révision des méthodologies de provisionnement pour sinistres inconnus en prévoyance. L’application de ces méthodologies au 31/12/2016 aurait conduit à un renforcement des provisions d’environ 120 millions d’euros net de réassurance. Pour les provisions 2017, l’ajustement méthodologique pourrait nécessiter un provisionnement complémentaire pour un ordre de grandeur comparable. L’impact précis sur les comptes 2017 n’est pas encore établi, l’exercice n’étant pas terminé. Des travaux complémentaires sont menés actuellement pour confirmer précisément les montants et prendre en compte certains facteurs positifs qui pourraient atténuer les effets de ces ajustements en prévoyance. Il est important de souligner que : aucun impact n’est à prévoir pour les clients, les tarifs en prévoyance étant stables en moyenne pour 2018. Humanis Prévoyance continue d’afficher un bon niveau de solidité financière. Le ratio de solvabilité S2 pour l’exercice 2017 est estimé à un niveau supérieur à 150%. aucune mesure de solidarité financière pour les membres d’Humanis Développement Solidaire n’est envisagée. Dès les premières analyses, l’autorité de contrôle et les commissaires aux comptes ont été informés. Des travaux complémentaires ont été menés visant à affiner l’analyse de la situation. « L’amélioration de nos méthodologies de provisionnement et les mesures correctrices associées traduisent notre volonté d’améliorer la couverture de nos engagements et la solidité financière de nos institutions même si cela impacte notre résultat d’exploitation à court terme. Nous avons pris, avec diligence et dans la transparence, toutes les mesures nécessaires pour limiter l’impact de ces mesures techniques sur nos comptes. Les travaux que nous avons conduits pour 2017 montrent qu’il n’y aura pas de conséquence pour nos clients et que cela ne remet pas en cause notre solidité financière. Nous resterons durablement au-dessus des 150% de ratio de solvabilité S2. », ajoute Olivier Mesnard, directeur général du groupe Humanis et d’Humanis Prévoyance.
La France figure parmi les pays où un recul de l'âge de la retraite est possible, suggère l’OCDE, alors qu'à ce stade, le gouvernement ne prévoit pas de mesure en ce sens dans la réforme qu’il envisage. Dans son Panorama des pensions 2017 publié mardi, deux semaines après le lancement des consultations sur la réforme des retraites avec les partenaires sociaux, l’Organisation de coopération et de développement économiques souligne que malgré un rattrapage, l'âge de la retraite en France restera inférieur à la moyenne de l’OCDE à l’horizon 2060.
Êtes-vous investi en ABS ? Il y a incontestablement un regain d’intérêt de la part des investisseurs pour les ABS (asset-backed securities). Néanmoins, pour l’heure, nous nous tenons éloignés de ce type de papiers, à la fois pour de bonnes et de mauvaises raisons. Pour des raisons subjectives : ces sous-jacents souffrent encore d’une mauvaise presse. Pour des raisons rationnelles : leur complexité nous pousse à les éviter. Par exemple, ces émissions sont parfois remboursables par anticipation. Elles sont dans ce cas assorties d’une option d’achat (call). Or, nous ne disposons pas, en interne, des outils nécessaires pour valoriser cette option au plus juste. Si le produit n’est pas rachetable, il n’en demeure pas moins que son risque peut ne pas être maîtrisé. Malgré la granularité du portefeuille sous-jacent ? Dans le cadre d’une émission obligataire, il s’agit en effet d’analyser le risque émetteur. Dans celui d’un ABS, le portefeuille titrisé est composé d’une multitude de créances. Le risque est donc statistique. C’est notamment pourquoi il est difficile, selon moi, de panacher des titres de créances traditionnelles et des prêts titrisés dans un même portefeuille. Cela revient à mêler des notations fondamentales à des notations statistiques. Ce n’est pas tout, le produit reste à mon sens soumis à des aléas non maîtrisés. De nouvelles lois nationales peuvent modifier substantiellement les règles du jeu. L’anticipation d’une mesure législative restrictive sur l’utilisation des automobiles pourrait conduire les émetteurs d’une créance de financement automobile à suspendre leur remboursement, préférant remettre les clés de leur voiture… Pourquoi ne pas imaginer une région (la Catalogne par exemple) qui modifierait son cadre législatif sur le recours en cas de défaut (créance hypothécaire) ; en cas d’effondrement du prix de l’immobilier, on assisterait à une cascade de défauts et une absence de recours pour les prêteurs… un coup dur pour les investisseurs de l’ABS concerné.
Selon nos informations, Patricia Forest, directrice du service financier de la CRPN a quitté l’institution, ainsi que Bruno Pagès, directeur du service immobilier. Ils seront respectivement remplacés par Olivier Grolleau et François Sergent à compter du 1er janvier prochain.