Les mesures destinées à endiguer la crise sanitaire ont conduit l’Etat à mettre des pans entiers de l’économie nationale sous perfusion et à mobiliser des capitaux considérables. Mais le plus dur est devant nous et la question des réformes structurelles redeviendra rapidement prégnante, tant pour accompagner le redressement de notre économie que pour répondre aux demandes de certains de nos partenaires européens. Dossier à 320 milliards d’euros, les retraites n’échapperont pas à une remise à plat. La réouverture de ce dossier, victime collatérale de la crise, devra s’inscrire dans un contexte intégrant ses enseignements, à commencer par le renforcement des solidarités fondatrices de notre système par répartition.
Malgré l’incertitude provoquée par la propagation du coronavirus, les sociétés de gestion d’Asie du Sud-Est continuent à s’intéresser à des partenariats avec des sociétés étrangères pour lancer de nouveaux produits, affirme Cerulli dans une nouvelle étude. Les sociétés sondées ont indiqué avoir des projets de nouveaux partenariats pour des produits en actions monde, obligations monde et stratégies actions sectorielles (santé, technologie). Certaines prévoient aussi de travailler avec des sociétés externes pour des stratégies alternatives ou ESG (environnement, social et gouvernance). Cerulli estime que les opportunités sont nombreuses pour les sociétés de gestion étrangères, notamment celles disposant d’une présence locale, pour travailler avec les entités locales dans la région, notamment dans l’obligataire. 2019 a été une année difficile pour de nombreuses sociétés de gestion en Asie du Sud Est, le secteur ayant enregistré des flux plus importants vers les actifs moins risqués et moins margés comme l’obligataire et les fonds monétaires. Les fonds obligataires ont enregistré une forte collecte en Malaisie et au Vietnam, et les fonds monétaires ont été en tête des souscriptions en Indonésie et dans les Philippines. La tendance, si elle se poursuit cette année, pourrait affecter la rentabilité des sociétés de gestion, notamment celles se focalisant principalement sur les actions.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ouvert la porte à une interdiction totale des rétrocommissions dans le cadre de la revue de la directive européenne MIF II, rapporte Les Echos. Une évolution majeure qui demandera davantage de travaux avant d’être mise en place, prévient toutefois l’Esma. En attendant, l’autorité souhaite mieux encadrer les réseaux intégrés comme les sociétés de gestion adossés à des banques ou assurances, qui dominent largement le marché en France, en Allemagne ou encore en Italie. De la même manière, le régulateur souhaiterait voir le régime de distribution des produits d’assurance (assurance-vie, épargne retraite) s’aligner sur celui, plus strict, des produits d’investissement. Un volet sur lequel l’Esma n’a toutefois pas la main, puisqu’il relève des compétences du régulateur des assurances, rappelle le quotidien. La Commission européenne mène actuellement sa propre consultation sur la revue plus large de MIF II. Des propositions de réforme sont attendues au second semestre.
Le membre du directoire du Fonds de réserve pour les retraites analyse les effets de la crise. Le FRR pourrait investir en fonds propres et quasi-fonds propres.
Lancé le 1eroctobre 2019, le PER rencontre un franc succès auprès des Français. Quelles sont les raisons de cet engouement? Le PER peut-il devenir le nouveau placement préféré des Français? Le PER et l’assurance-vie sont-ils complémentaires?
La société de gestion américaine PineBridge Investments a conclu un accord de distribution avec le groupe chilien LarrainVial pour la vente de ses fonds en Amérique latine, rapporte Citywire Americas. Selon les termes de ce partenariat, LarrainVial va distribuer les fonds Ucits de PineBridge auprès dela clientèle de gestion de fortune du marché US offshore mais également aux investisseurs basés au Chili, au Pérou, en Colombie, en Argentine, en Uruguay et au Panama.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ce 22 avril des sanctions contre le fonds américain Elliott Management pour des irrégularités dans sa communication en lien avec sa montée au capital de l’entreprise française de transport Norbert Dentressangle en 2015, rachetée par le groupe américain XPO Logistics. Elliott avait tenté à l’époque de bloquer l’OPA. Une amende de 15 millions est infligée à la branche britannique du fonds, Elliott Advisors UK Limited, et une autre de 5 millions à sa maison mère Elliott Capital Advisors pour «violation de leurs obligations déclaratives» liées à cette prise de participation, indique un communiqué de l’AMF. Ce montant est conforme à celui qui avait été requis par le Collège de l’AMF lors de l’audience de février dernier. «Les deux sociétés avaient produit des déclarations inexactes et tardives dans le cadre de l’offre publique d’achat simplifiée déposée en 2015 par la société XPO sur les titres de la société Norbert Dentressangle SA», explique le communiqué. La commission des sanctions de l’AMF «a d’abord relevé qu’en ayant déclaré intervenir sur des CFD à dénouement en espèces alors que ces transactions concernaient en réalité des equity swaps, les mises en cause avaient produit des déclarations inexactes quant à la nature des instruments financiers acquis dans le cadre de cet investissement». Elle «a ensuite considéré que la société Elliott Capital Advisors n’avait pas respecté son obligation de déclarer son intention d’apporter les titres acquis à l’offre, une fois l’offre déposée». Elliott Advisors UK est sanctionné en outre pour entrave à une enquête de l’AMF «en communiquant les informations demandées par les enquêteurs de manière tardive et incomplète». Le fait qu’Elliott Advisors UK Limited ait été sanctionnée par la Commission en 2014 pour manquement d’initié à hauteur de 8 millions d’euros a également pesé dans la nouvelle décision de la commission des sanctions. L’AMF rappelle que sa décision peut faire l’objet d’un recours. Selon une source proche, « Elliott étudie la décision et examine ses options avec ses avocats ».
Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’Université d’Aix-Marseille et Pierre Chaperon, conseil en protection sociale, cabinet Galea et associés, ancien directeur de Cabinet de l’AGIRC-ARRCO, reviennent sur la réforme des retraites, qu'il sera impossible à mettre en place dans le contexte actuel.
Andreessen Horowitz vise à lever 450 millions de dollars pour un deuxième fonds d’investissement en cryptomonnaies, rapporte le Financial Times, citant deux sources proches du dossier. Connue pour soutenir des sociétés comme Facebook et Twitter, la société de capital-risque a été l’une des premières à lancer un gros fonds dédié aux cryptomonnaies en levant 350 millions de dollars en 2018 pour des start-up travaillant sur la technologie blockchain sous-jacente aux monnaies numériques. Andreessen Horowitz pourrait boucler le nouveau fonds dans environ une semaine, mais n’a pas encore fixé de plafond, selon une source.
River & Mercantile a recruté James Sym, un gérant de Schroders. L’intéressé aidera la société à gérer une gamme de fonds actions européennes qu’elle est en train de développer. R&M a annoncé qu’il lancerait sa première offre européenne cet été. James Sym avait rejoint Schroders en 2013 en provenance de Cazenove Capital Management. Il gère actuellement les fonds European Alpha Income et Alpha Plus.