En dépit d’un recul de 6,5% à 544 millions d’euros de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté au premier semestre 2021, l’opérateur satellitaire SES a resserré mercredi sa prévision pour l’ensemble de l’exercice, en tablant sur un montant compris entre 1,08 milliard et 1,10 milliard, contre une précédente fourchette comprise entre 1,06 milliard et 1,10 milliard et un montant de 1,15 milliard dégagé en 2020. Steve Collar, directeur général du groupe luxembourgeois, justifie sa confiance par «une solide exécution des programmes et [...] nos efforts constants pour réduire les coûts». SES prévoit toujours un chiffre d’affaires annuel compris entre 1,76 milliard et 1,82 milliard d’euros, alors qu’au 30 juin, des contrats étaient conclus pour 90% de ces revenus anticipés.
Le fabricant allemand de semiconducteurs a publié mardi un bénéfice net de 245 millions d’euros au titre du troisième trimestre, clos fin juin, de son exercice 2020-2021, contre une perte de 128 millions un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a progressé de 25,3% à 2,72 milliards mais sa croissance a été freinée par des contraintes liées au Covid-19 sur la production en Malaisie et par les répercussions de la tempête qui a frappé le Texas en février. Ces difficultés ont touché la division automobile du groupe et ses activités de motorisation et de capteurs. Il s’attend désormais à un chiffre d’affaires annuel d’environ 11 milliards d’euros, contre une précédente prévision à 11 milliards, plus ou moins 3%, tandis que sa marge opérationnelle ajustée devrait dépasser 18%.
La gestion d’actifs de l’assureur italien Generali représente 563,4 milliards d’euros sous gestion au 30 juin 2021. Le résultat opérationnel de l’activité a atteint 306 millions de dollars (+39,6%), stimulé principalement par l’augmentation des revenus opérations de 506 millions (+20,3%), soutenu également par l’accroissement global des actifs sous gestion. Les commissions de performance se sont élevées à 19 millions d’euros (+52,6%) et les dépenses opérationnelles sont restées stables. La contribution des clients externes a représenté 31% des revenus totaux, en légère baisse par rapport au premier semestre 2020. Le résultat net du segment gestion d’actifs a grimpé à 226 millions d’euros (+38%). Les actifs gérés pour compte de tiers sont passés de 104 milliards d’euros au 31 décembre 2020 à 113,4 milliards au 30 juin 2021, dont 7,8 milliards provenant des accords de 2020 avec Cattolica Assicurazioni, et grâce à 8,6 milliards de rentrées nettes et de la performance positive des marchés financiers.
Axa a annoncé, lors de la présentation de ses résultats semestriels, que ses activités de gestion d’actifs ont atteint 760 milliards d’euros sous gestion à la fin du premier semestre 2021, en hausse de 6%. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs (+17%) de 704 millions d’euros est soutenu par une hausse des commissions de gestion et de performance. La collecte nette s'établit à 18 milliards d’euros. Elle a été portée par la forte collecte en alternatif de 6 milliards d’euros et des activités dites «core» de 4 milliards d’euros ainsi que par les coentreprises asiatiques avec 9 milliards. Les actifs moyens sous gestion sont en hausse de 8% à 760 milliards d’euros grâce à la forte collecte et aux effets de marché favorables. Le résultat opérationnel augmente fortement, de 32% à 170 millions d’euros.
Le réassureur suisse a publié vendredi un bénéfice net légèrement supérieur à 1 milliard de dollars (840 millions d’euros) au premier semestre 2021, contre une perte de 1,1 milliard de dollar un an plus tôt, alors que les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 761 millions de dollars à fin juin 2021. Les pertes liées aux demandes de dédommagements pour la pandémie ont reculé à 870 millions de dollars, après avoir atteint 2,5 milliards de dollars au premier semestre 2020. Si sa division de réassurance vie a enregistré une perte de 119 millions de dollars, sa division de réassurance dommages a dégagé un bénéfice de 1,2 milliard et celui de sa division de solutions aux entreprises s’est élevé à 262 millions malgré les frais liés à la tempête hivernale Uri aux Etats-Unis.
La deuxième banque espagnole a publié vendredi un bénéfice net en hausse de 10% à 701 millions d’euros au deuxième trimestre 2021, malgré le coût d’un plan de suppression de plus de 2.900 emplois en Espagne. Ce résultat dépasse largement les prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur 349 millions. Sur l’ensemble du premier semestre, son bénéfice net atteint 1,9 milliard d’euros, alors que BBVA avait essuyé un an plus tôt une perte de près de 1,2 milliard. Son produit net bancaire s’est élevé à 10,8 milliards, en recul de 4% mais en progression de 5% hors effet de change. Son coefficient d’exploitation s’améliore de deux points à 47%, un très bon niveau selon les standards européens mais qui s’explique par la forte présence du groupe dans des pays émergents où les marges nettes d’intérêts sont plus élevées. Le coût du risque a continué à baisser séquentiellement pour s’établir à 100 points de base (pb) sur le deuxième trimestre contre 117 pb au trimestre précédent. Le taux de couverture des créances douteuses reste confortable à 77% (contre 82% à fin mars).
Le gérant de private equity Carlyle a atteint un montant record d’actifs sous gestion au 2e trimestre 2021 avec 276 milliards de dollars au 30 juin. Ce montant est 6% supérieur à celui du trimestre précédent, et cette hausse est due principalement à une forte appréciation de la valeur de son portefeuille ainsi qu’une importante activité en levée de fonds. Son résultat avant impôt pour le T2 a atteint 1,3 milliards de dollars et un résultat net par action de 2,55$.
BNP Paribas Asset Management a collecté 5,3 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021. La collecte nette a été très forte sur les supports de moyen et long terme en Europe, notamment en fonds thématiques et a été compensée partiellement par une décollecte sur les supports monétaires. L’asset manager précise que la collecte a été soutenue par le développement de la gamme d’investissement responsable et durable et le lancement de plusieurs produits durables et innovants. BNP AM a également enregistré une plus-value sur la cession d’une participation pour 96 millions d’euros et une autre sur la cession de titres Allfunds pour 300 millions d’euros. Au 30 juin 2021, les actifs sous gestion de BNP Paribas se répartissent entre : 518 milliards d’euros pour l’Asset Management (incluant 29 milliards d’euros de Real Estate Investment Management), 410 milliards d’euros pour Wealth Management et 274 milliards d’euros pour l’Assurance.
La filiale régionale de la banque verte a publié jeudi un produit net bancaire (PNB) consolidé de 541,1 millions d’euros à fin juin 2021, en hausse de 12,2% par rapport au premier semestre 2020, qui n’intégrait pas la distribution exceptionnelle de la SAS Rue La Boétie. Retraité de cet élément spécifique, le PNB progresse de 2,3%, bonifié notamment par la provision épargne logement et par la bonne tenue des commissions. Le résultat net consolidé du semestre s’établit à 159,1 millions, en forte hausse de 93,9% par rapport au premier semestre 2020 et le résultat sous-jacent affiche un rebond de 28,3%. Son ratio de fonds propres totaux atteint 21,5% au 30 juin dernier, renforcé de 1,4 point sur un an et largement supérieur aux exigences réglementaires.
Le producteur français de matériaux de construction a relevé jeudi son objectif de résultat d’exploitation pour cette année, après de nouveaux records de tous ses indicateurs de performance au premier semestre. «En 2021, le groupe vise désormais une très forte progression du résultat d’exploitation à un nouveau plus haut historique sur l’ensemble de l’année avec, au second semestre 2021, un résultat d’exploitation proche du précédent record du second semestre 2020 à structure et taux de change comparables», a indiqué Saint-Gobain. Entre janvier et juin 2021, son résultat net courant est ressorti à un record historique de 1,5 milliard d’euros, contre 272 millions au premier semestre 2020 et 944 millions au premier semestre 2019.
Scor a publié mercredi un résultat net de 380 millions d’euros au titre du premier semestre 2021, contre seulement 26 millions un an plus tôt, grâce notamment à une activité soutenue en matière de réassurance de dommages et de responsabilité. Le rendement annualisé des capitaux propres (ROE) ressort quant à lui à 12,2 %, contre 0,8% un an auparavant. Les primes brutes émises du réassureur atteignent 8,441 milliards d’euros, en hausse de 9,1% à taux de change constants et de 3% à taux de change courants. L’impact de la pandémie de Covid-19 s’est établi à 268 millions d’euros pour l’activité de réassurance vie, dont 222 millions d’euros issus du portefeuille de mortalité aux États-Unis.
Eurazeo a annoncé mercredi que son actif net réévalué (ANR) par action avait augmenté de 18% au premier semestre par rapport à fin décembre 2020 et de 42% sur un an, atteignant un plus haut historique. Son ANR s’est établi à 99,1 euros par action à fin juin. La société d’investissement précise être «à présent en avance sur la trajectoire de doublement des actifs à 5 à 7 ans». Ses actifs sous gestion ont progressé de 39% sur 12 mois, à 25,6 milliards d’euros, et de 18% sur six mois. Elle a dégagé un bénéfice net de 476 millions d’euros durant le semestre écoulé, contre une perte nette de 295 millions un an plus tôt. Eurazeo entend poursuivre son programme de cessions au deuxième semestre 2021 et en 2022 «compte tenu de la maturité de son portefeuille et de la qualité de ses actifs».
Barclays a déclaré mercredi qu’elle verserait un dividende intérimaire de 2 pence par action, équivalent à environ 340 millions de livres (399,5 millions d’euros) et elle a également annoncé un programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres. Grâce à la bonne performance de ses activités de banque d’investissement et des reprises de provisions pour créances douteuses, la banque britannique a affiché un bénéfice avant impôts de 5 milliards de livres au premier semestre 2021, contre 1,3 milliard un an plus tôt, dépassant largement le consensus qui tablait sur 4,1 milliards. Les revenus issus du trading actions ont augmenté de 38% et ceux de la division de conseils de 27%. Les revenus de l’activité de taux fixes, devises et matières premières (FICC) ont pour leur part chuté de 37% par rapport à un premier semestre 2020 très dynamique. Barclays estime que les charges pour créances douteuses resteront inférieures aux niveaux historiques en raison de l’amélioration des perspectives économiques et de la faiblesse des taux de défaut sur les prêts non garantis.
Le fournisseur de services d’assistance numérique Solutions 30 a indiqué mercredi qu’il publierait à la fin du mois de septembre des comptes certifiés au titre du premier semestre 2021. Le groupe a choisi le mois dernier le cabinet PKF comme réviseur d’entreprise, en remplacement d’EY qui avait refusé de rendre une opinion sur les comptes 2020.
L’assureur crédit a annoncé mercredi une progression de 7,4% de son chiffre d’affaires à 768 millions d’euros au premier semestre 2021. Son bénéfice net a atteint 123,2 millions d’euros - dont 66,9 millions au deuxième trimestre - contre 24 millions dégagés durant les six premiers mois de 2020. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice net de 50 millions au deuxième trimestre. Le ratio combiné net de réassurance de Coface s’est établi à 51,9% à fin juin 2021, en amélioration de 36,8 points d’un an sur l’autre. Hors effet des plans gouvernementaux, ce ratio s’élève à 61,5%. «Coface s’attend cependant toujours à une augmentation progressive des sinistres en lien avec le retrait attendu des nombreuses mesures de soutien aux entreprises», a indiqué son directeur général, Xavier Durand.
Imerys vise pour l’exercice en cours une rentabilité supérieure à celle de 2019, après un solide premier semestre ayant vu un doublement de son résultat net. «En faisant l’hypothèse que les taux de change demeureront à leur niveau actuel et que l’environnement macro-économique ne se détériore pas, Imerys vise un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros pour l’année 2021, avec une marge d’excédent brut d’exploitation courant proche de 18%, supérieure à celle de 2019», a déclaré mardi Alessandro Dazza, directeur général du producteur de minéraux industriels. Le groupe, qui n’avait pas présenté d’objectifs chiffrés jusqu'à présent, anticipait déjà une amélioration de sa rentabilité d’exploitation cette année.
Edenred a relevé mardi sa prévision de croissance organique de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour l’exercice en cours à la faveur du redressement de son activité sur le premier semestre, après l’impact de la pandémie et des restrictions associées. Le groupe de services prépayés table désormais sur une croissance organique annuelle d’Ebitda d’au moins 9% contre 6% précédemment. Il entend ainsi générer un Ebitda compris entre 620 millions et 670 millions d’euros en 2021.