La Réserve fédérale (Fed) publiera le 28 novembre son premier rapport semi-annuel sur la stabilité financière, a-t-elle annoncé vendredi. Le document présentera «un résumé du cadre retenu pour évaluer la résistance du système financier» ainsi qu’un examen de certains indicateurs essentiels comme la valorisation des actifs, les crédits aux entreprises et aux particuliers, et l’endettement du secteur financier. Ce rapport viendra en complément du rapport annuel du conseil de supervision de la stabilité financière (FSOC).
L’autorité devrait maintenir ses taux Fed funds jeudi à l’issue de réunion, mais une baisse de 5 pb du taux des réserves excédentaires (IOER) est possible.
La Réserve fédérale a raison de poursuivre ses hausses de taux graduelles mais elle doit se tenir prête à ralentir le rythme de resserrement si la productivité finit par accélérer, a déclaré hier Randal Quarles, l’un des gouverneurs du Board de la banque centrale américaine. Quarles, qui s’exprime rarement sur la politique monétaire, a brossé un tableau plus optimiste que la plupart de ses collègues sur les capacités à long terme de l'économie.Ces propos renforcent les anticipations de nouvelles hausses, mais rassurent aussi sur la volonté de la banque centrale de ne pas aller trop loin pour ne pas risquer de faire dérailler la croissance. Quarles a ajouté que la croissance de la productivité, bloquée ces dernières années autour de 1%, pourrait bien finir par accélérer, ce qui permettrait de soutenir l’activité économique sans risquer de surchauffe.
Les minutes de la dernière réunion ont confirmé son intention d'aller au-delà du taux neutre et fait repasser le rendement américain à 10 ans au-dessus de 3,20%.
La majorité des membres de la Réserve fédérale (Fed) estiment que les taux d’intérêt devront être portés à un niveau restrictif pour l'économie américaine, selon les minutes de leur dernière réunion de politique monétaire, publiées hier. La durée pendant laquelle les taux directeurs devront être maintenus à un niveau susceptible de freiner la croissance reste une question ouverte. Certains prônent des taux «modestement restrictifs pendant un certain temps», et d’autres se sont dits opposés à cette politique de restriction monétaire, «en l’absence de signes clairs d’une surchauffe de l'économie». La Fed a déjà indiqué qu’un taux directeur de 3% pouvait être considéré comme neutre «à long terme». Mais sans préciser si ce niveau s’appliquait également au court terme. Elle avait relevé le taux des prêts interbancaires au jour le jour d’un quart de point, entre 2% et 2,25%. La Fed prévoit au total trois nouvelles hausses de taux en 2019. Pour le moment, en dépit d’une certaine «accélération» des coûts salariaux, les hausses de salaires restent modérées aux Etats-Unis.
Le dépositaire central Euroclear UK and Ireland est désormais en mesure de déboucler les opérations sur titres en dollars avec de la monnaie banque centrale, a-t-il annoncé dans un communiqué. Une première pour une infrastructure de marché non américaine. De quoi offrir aux clients d’Euroclear toute sécurité sur l’issue du règlement-livraison qui sera opéré à partir de comptes ouverts à la Fed, en passant par les comptes des banques à la Banque d’Angleterre.
Le dépositaire central Euroclear UK and Ireland est désormais en mesure de déboucler les opérations sur titres en dollars avec de la monnaie banque centrale, a-t-il annoncé dans un communiqué. Une première pour une infrastructure de marché non américaine. De quoi offrir aux clients d’Euroclear toute sécurité sur l’issue du règlement-livraison qui sera opéré à partir de comptes ouverts à la Fed, en passant par les comptes des banques à la Banque d’Angleterre.
Avec des hausses qui semblent acquises ce mercredi et en décembre, l’autorité ferait entrer les taux Fed funds dans la fourchette d’estimation du taux neutre.
Richard Clarida a été investi hier au poste de vice-président et membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), a annoncé la banque centrale. Richard Clarida sera le numéro deux de Jerome Powell, le président de la Fed, devant qui il a prêté serment lundi. Le président américain, Donald Trump, avait choisi Richard Clarida en avril pour le poste de vice-président de la Fed. Richard Clarida était jusqu’ici conseiller stratégique mondial du gestionnaire de fonds Pimco. Il reste maintenant trois postes vacants sur sept au conseil des gouverneurs de la Fed.
Le Sénat américain a confirmé mardi la nomination de Richard Clarida, économiste à l’université de Columbia, au poste de vice-président de la Réserve fédérale (Fed), qui était vacant depuis le mois d’octobre 2017 à la suite de la démission de Stanley Fischer. Richard Clarida est conseiller stratégique mondial du gestionnaire de fonds Pimco. Il enseigne depuis 1988 l’économie à l’université de Columbia, où il a été directeur de département pendant quatre ans. L’économiste a également été secrétaire adjoint au Trésor sous George W. Bush, de 2002 à 2003.
La hausse continue des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale est le meilleur moyen de préserver la dynamique de l'économie américaine, de favoriser une croissance de l’emploi aussi forte que possible et de maîtriser l’inflation, a déclaré vendredi Jerome Powell, le président de la Fed. Jerome Powell a pris la parole lors de la conférence annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole pour «expliquer pourquoi mes collègues et moi pensons que ce processus graduel (...) demeure approprié». Les propos de Jerome Powell ont eu un net effet sur le dollar, qui a creusé ses pertes pour céder jusqu'à près de 0,7% face à un panier de devises de référence. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans a réduit ses gains (+1,4 point de base à 2,83% contre une progression de près de trois points de base avant le discours).
Le président américain a critiqué vendredi la hausse des taux d’intérêt engagée par la Réserve fédérale et accusé l’Union européenne de manipuler l’euro.