Il est normal que les marchés soient nerveux quand la courbe des taux s’aplatit même si l'économie américaine reste solide, a déclaré ce matin Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, lors d’une conférence de Credit Suisse à Hong Kong, quelques jours après la décision de la Fed de ne pas relever ses taux cette année et de mettre fin en septembre à la réduction de son bilan. «Cela est en partie structurel, lié à la croissance tendancielle plus faible et aux taux d’intérêt réels plus bas. Dans cet environnement, il est probablement plus naturel d’avoir des courbes de taux plus plates que par le passé», a expliqué Charles Evans. Il a en outre ajouté qu’en cas de ralentissement plus fort que prévu de l’activité ou de décrochage des anticipations d’inflation, les taux Fed funds pourraient être abaissés.
Critiquées par un nombre croissant de membres du FOMC, dont Jerome Powell, les prévisions de taux pourraient être publiées demain pour la dernière fois.
L'économie américaine a continué à croître début 2019, mais la paralysie budgétaire et la fermeture partielle des administrations («shutdown») ont freiné l’activité dans plusieurs secteurs, selon le Livre beige de la Réserve fédérale (Fed), un rapport sur l'économie du pays. Dix des douze districts régionaux de la banque centrale américaines ont fait état d’une croissance économique «légère à modérée» ces dernières semaines, a déclaré la Fed. Près de la moitié des districts de la Fed ont noté un impact défavorable du shutdown sur l’activité de plusieurs secteurs, dont les ventes de voitures, le tourisme et la distribution. La Fed est confrontée à de fortes incertitudes après avoir considérablement durci sa politique monétaire en relevant ses taux directeurs à quatre reprises l’an dernier pour les porter dans une fourchette comprise entre 2,25% et 2,50%.
La croissance de l'économie américaine devrait rester solide cette année, malgré des indicateurs conjoncturels moins soutenus récemment, a déclaré mardi le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, dans un discours communiqué avant son audition devant la Commission bancaire du Sénat américain. Il a confirmé le changement d’orientation de la politique monétaire intervenu en janvier, faisant état de «vents contraires et de signaux contradictoires» qui ont affaibli les arguments en faveur de nouvelles hausses de taux. La Fed estime que la croissance du produit intérieur brut des Etats-Unis devrait être légèrement inférieur à 3% en 2018.
La croissance de l'économie américaine devrait rester solide cette année, malgré des indicateurs conjoncturels moins soutenus récemment, a déclaré mardi le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, dans un discours communiqué avant son audition devant la Commission bancaire du Sénat américain.
Jerome Powell évoquera ce soir et demain devant le Sénat et la Chambre des représentants la fin des hausses de taux et du processus de réduction du bilan de la Fed.
Les discussions sur les modalités d'un arrêt de la réduction de son bilan sont déjà en cours, et leur résultat sera dévoilé dès les prochaines réunions du FOMC.
La hausse des taux Fed funds décidée en décembre par la Réserve fédérale a probablement porté la politique monétaire en territoire restrictif, a indiqué vendredi James Bullard, le président de la Fed de St. Louis. Le niveau actuel de l’inflation sous-jacente rend selon lui le taux actuel des Fed funds un peu restrictif. «Nous sommes en train de mettre des pressions à la baisse plutôt que des pressions à la hausse sur l’inflation», qui pourrait s'éloigner de l’objectif de 2% de la Fed, a ajouté James Bullard. Dans ce contexte, il estime que la Fed devrait rater à nouveau son objectif d’inflation en 2019.
La hausse des taux Fed funds décidée en décembre par la Réserve fédérale a probablement porté la politique monétaire en territoire restrictif, ce qui pourrait éloigner l'économie de l’un de ses objectifs principaux, a indiqué ce matin James Bullard, le président de la Fed de St. Louis. Le niveau actuel de l’inflation sous-jacente rend ainsi selon lui le taux actuel des Fed funds un peu restrictif. «Nous sommes en train de mettre des pressions à la baisse plutôt que des pressions à la hausse sur l’inflation», qui pourrait s'éloigner de l’objectif de 2% de la Fed, a ajouté James Bullard.
« Donald Trump a transformé le dollar en arme : il est possible que de plus en plus d’investisseurs se détournent du dollar au profit d’autres devises comme le renminbi ou le yen. »
La Réserve fédérale adoptera sans doute une attitude «patiente» cette année dans la gestion de sa politique monétaire au vu de la bonne dynamique économique des Etats-Unis mais aussi du ralentissement observable à l'étranger, a déclaré Richard Clarida, le vice-président de la banque centrale. La Fed a relevé les taux à quatre reprises l’an passé, et avait alors anticipé deux autres hausses en 2019. Depuis, les responsables de l’institut d'émission, et en premier le président Jerome Powell, ont décidé qu’il était urgent d’attendre au vu des troubles des marchés et du ralentissement économique en Chine, au Japon et en Europe, susceptibles éventuellement d’avoir des répercussions sur une croissance pour l’instant solide aux Etats-Unis.
Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a répété jeudi que la banque centrale pouvait se permettre d'être patiente vis-à -vis de sa politique de normalisation monétaire, au vu d’indicateurs montrant une stabilité de l’inflation. «Il n’y a aucun projet de ce type», a-t-il répondu, à l’Economic Club de Washington, lorsqu’on l’a interrogé au sujet des prévisions de décembre montrant que les membres du Comité de politique monétaire (Fomc) anticipaient, en valeur médiane, deux nouvelles hausses des taux en 2019. «C'était subordonné à de très solides perspectives en 2019, des perspectives qui peuvent encore se vérifier», a-t-il dit.
Face à la forte probabilité d'un statu quo sur ses taux, les minutes de sa dernière réunion ont particulièrement souligné les enjeux de la réduction de son bilan.