Un pas supplémentaire dans la mobilisation. A l’occasion de la 2e édition du «Business & Climate Summit» qui a réuni les 28 et 29 juin, à Londres, les représentants économiques, politiques et financiers internationaux engagés dans la transition vers une économie bas carbone, les fédérations et organisations représentatives de la Place financière de Paris – l’AFA (Association française de l’assurance), l’AFG (Association française de la gestion financière), l’AFIC (Association française des investisseurs pour la croissance), l’AFII (Association française des Investisseurs Institutionnels), la FBF (Fédération bancaire française), le FIR (Forum pour l’investissement responsable), l’ORSE (Observatoire de la Responsabilité Sociétale des entreprises), Paris Europlace, la SFAF (Société française des analystes financiers) – ont annoncé un nouvel engagement collectif en faveur de la lutte contre le changement climatique.Dans le contexte de la publication de l’article 173 de la loi sur la Transition énergétique pour la croissance verte à destination des investisseurs institutionnels et des sociétés de gestion, «cet engagement constitue une étape supplémentaire dans la mobilisation du secteur financier français», selon un communiqué publié le 29 juin. Consciente du rôle central que jouent les acteurs financiers, tant dans le financement de long terme de l’économie que dans la transition vers une économie moins carbonée, la Place financière de Paris encourage donc ses membres à poursuivre et accélérer leur mobilisation.Il s’agit notamment de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de Paris à l’occasion de la COP 22 de novembre 2016 à Marrakech, notamment lors de la 2e édition du Climate Finance Day organisé par la Place financière de Casablanca avec Paris Europlace, et accélérer leur contribution à des financements verts d’infrastructures à l’international et aux émissions de green bonds. Il faut afficher les stratégies bas carbone que les membres mettent en oeuvre et communiquer de manière pédagogique auprès des épargnants sur la prise en compte du risque climatique dans leurs décisions d’investissement.La Place de Paris suggère également une intensification du dialogue et des échanges, avec notamment la mise en place d’un dialogue constructif avec les entreprises dans lesquelles les membres investissent ou qu’ils financent afin de favoriser la réduction de leur empreinte carbone et améliorer la qualité de l’information fournies sur les émissions de gaz à effet de serre de ces dernières. Dans la même veine, il faut suivre collectivement, notamment avec l’appui de leurs fédérations professionnelles, le déploiement des approches méthodologiques sur la mesure du risque carbone par les investisseurs institutionnels et les établissements de crédit, afin de faciliter, à terme, l’émergence des meilleures pratiques et outils de mesure. La Place encourage le partage d’expérience entre institutions au sein des fédérations professionnelles pour permettre à tous les acteurs financiers de participer à cet engagement collectif. Une période d’adaptation aux nouvelles exigences permettra de consolider les bonnes pratiques et de les diffuser largement. Il faut enfin intensifier les échanges avec les pouvoirs publics et les régulateurs et leur demander un environnement favorable à l’orientation des capitaux vers une économie bas carbone, avec des mesures incitatives, en particulier sur la détermination d’un prix du carbone et sur une traitement prudentiel préférentiel pour les investissements et financements verts. «Les engagements annoncés aujourd’hui consolident l’avance prise par la France pour stimuler le financement de la transition énergétique et écologique et franchir une nouvelle étape pour sensibiliser les particuliers aux risques climatiques – car l’enjeu aujourd’hui est de mieux informer les épargnants sur la maîtrise du risque climatique et la diversité des produits à leur disposition pour y contribuer», souligne le communiqué.