Les vacances sont finies! Vive la rentrée! Et pour bien marquer le coup, les gestionnaires d’actifs, les assureurs, les banquiers, les spécialistes de marchés, les épargnants, ont pris les devants pour marquer leur ras-le-bol. Ils ne veulent pas de la réglementation PRIIPs sous sa forme actuelle et souhaitent que Bruxelles amende sa copie et reporte sa date d’application. Il ne reste plus beaucoup de temps puisque l’entrée en vigueur de ce texte devrait intervenir début janvier 2017!La réglementation est aussi en grande partie à l’origine de profondes mutations dans le secteur des banques privées suisses. Selon Roland Berger, le secteur est en train de se transformer en une société à deux vitesses, avec ses perdants et ses gagnants. Et c’est encore la réglementation qui va contribuer à faire évoluer le secteur de la gestion outre-Manche. Les conseillers financiers indépendants au Royaume-Uni vont déléguer la gestion d’une plus grande partie de leurs actifs en 2017, selon Cerulli Associates. La réglementation RDR est bien évidemment à l’origine de cette évolution déjà perceptible et qui devrait s’accentuer.Nos amis britanniques ont décidément beaucoup de soucis. Et le Brexit va continuer de les empoisonner encore un certain temps. Ce qui pourrait en revanche donner un petit coup de pouce à la gestion française. En juillet, par exemple, les fonds distribués sur le marché français ont enregistré une collecte nette de 18 milliards d’euros au mois de juillet, alors que le marché britannique est dans le rouge pour un montant de 2,3 milliards d’euros, selon des chiffres de Thomson Reuters Lipper.Reste malgré tout la lancinante problématique des taux bas, qui ne s’est pas évaporée à la faveur des chaleurs estivales. D’où la recherche permanente de stratégies susceptibles d’apporter un petit plus de rémunération. Comme les nouveaux fonds obligataires émergents mis en avant par HSBC ou encore l’expertise crédit développée par Schroders aux Etats-Unis. Jupiter AM mise pour sa part sur la gestion alternative avec la création d’un poste de directeur des investissements alternatifs. L’alternatif, une fois de plus. Souvent sur la sellette, les acteurs du secteur continuent de prendre des initiatives. A l’instar de FAB Partners qui rachète un spécialiste de la dette privée ou de cet ancien gérant de SAC qui monte son propre hedge fund.Mais pourquoi se compliquer la tâche ? Une nouvelle étude souligne, une fois de plus pourra-t-on dire-, que les gestionnaires spécialisés sur une stratégie obtiennent de meilleurs résultats que les généralistes ou encore les stratégies passives. L'été est loin d'être fini pour la gestion de niche...