2018 aura été l’année du repositionnement d’Ostrum Asset Management (ex-Natixis AM) et aussi celle du «risque sans fin» selon la formule de son directeur général délégué et directeur des gestions Ibrahima Kobar. A l’occasion d’un point presse sur les perspectives de marché de la société de gestion du groupe Natixis, mardi 4 décembre, le dirigeant a évoqué quatre axes de développement pour l’année prochaine. Sur l’obligataire,Ostrum AM entend se renforcer tout en se concentrantsur ses fonds phares. La gestion actions, qui a vu l’arrivée d’un nouveau patron en la personne de Jean-Louis Scandella courant 2018, sera plus «typée» et convictionnelle, se focalisant sur desexpertises thématiques dontla haute technologie, la biotech, la pharmacie, l’immobilier et la consommation globale. Ces projetsseront notamment menés par le trio de gérantsthématiques récemment débauchéde chez Pictet par Natixis Investment Managers-qui sera rejoint par deux autres gérants début 2019 - et supportés par une recherche propriétaire développée en interne à Paris et à Singapour. Le segment alternatif ne sera pas négligé avec le lancement d’une plateforme dédiée aux Etats-Unis sur la dette structurée au premier semestre 2019. Les expertises de dette privée sur actifs réels, incluant immobilier, infrastructure et aviation, feront aussi l’objet d’un déploiement sur les Etats-Unis et l’Asie l’an prochain avec une cible de 6 milliards d’euros d’encours d’ici 2020. Enfin, le dernier axede développement abordé par Ibrahima Kobar relève de l’intégration des critères environnementaux, sociaux et gouvernementaux (ESG) dans la gamme de fonds d’Ostrum AM. Le directeur des gestions de la société assure que les critères ESG sont intégrés dans l’ensemble des process hors dette privéed’Ostrum AM, ce qui représente quelque 254 milliards d’euros d’encours. Aussi 22% des actifs sous gestion de l’affilié de Natixis Investment Managers - soit 60 milliards d’euros - sont-ils gérés en investissement social responsable. Ostrum AM considère l'élargissement de sa gamme de stratégies ISR, notamment côté institutionnel. Ibrahima Kobar a notamment évoqué la récente conversion à l’ISRd’un fonds monétaire à 8,6milliards d’euros d’actifs sous gestion.