Les actifs sous gestion de la Banque cantonale de Saint-Gall (SGKB) ont enregistré au premier semestre une progression de 3% pour s'établir à 43,05 milliards de francs suisses, selon un communiqué. La bonne tenue des marchés est pour l’essentiel à l’origine de cette évolution positive, contrariée par des sorties nettes de 0,7 milliard de francs, liées à la défection d’un grand client institutionnel, précise le communiqué. Sinon, l’activité commerciale s’est déroulée de façon satisfaisante, ajoute le communiqué. Côté financier d’ailleurs, tous les clignotants sont au vert. La banque cantonale a diminuéses charges de 3,4% sur un an à 129,1 millions de francs, grâce à un effet de base favorable. Les dépenses liées aux festivités du 150e anniversaire avaient pesé sur la performance de la SGKB en 2018. Le résultat opérationnel a ainsi progresséde 5,6% à 100,1 millions de francs et le bénéfice net de 1,7% à 82,5 millions de francs.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) avertit le public des activités d’une entité dénommée Webnet Ltd (site Internet : www.2dots.com) qui prétend être établie à 5, rue Heinrich Heine, Luxembourg 19857. La CSSF «informe le public qu’une entité dénommée Webnet Ltd lui est inconnue et ne dispose d’aucun agrément pour la prestation de services d’investissement ou d’autres services financiers au ou à partir du Luxembourg», souligne un communiqué.
La Nouvelle-Zélande vient de rejoindre de facto l’Asia Regional Fund Passport, un marché commun de l’industrie des fonds qui doit réunir à terme l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, et le pays des kiwis. Il s’agit plus précisément d’un accord multilatéral unifiant les règles d’enregistrement et de distribution des fonds dans l’ensemble des pays signataires, facilitant ainsi leur commercialisation transnationale. Le régulateur néo-zélandais, signataire de l’accord, est désormais capable de recevoir les demandes de licence de distribution de la part des fonds étrangers enregistrés dans un des pays membres, a-t-il annoncé fin juillet. Seule la Corée du Sud n’a pas encore finalisé ses procédures. L’Asia Regional Fund Passport a été officiellement lancé en février 2019, après une décennie de négociations. Le continent possède un autre marché unifié de fonds, avec l’Asean Collective Investment Scheme, qui relie les marchés de Singapour, de Malaisie, et de Thaïlande.
La Commission fédérale américaine du commerce (FTC) est prête à démanteler si nécessaire les grandes plates-formes technologiques en dénouant des fusions passées, a déclaré son président Joe Simons, dans une interview diffusée mardi par l’agence Bloomberg. Démanteler un groupe n’est pas chose aisée mais pourrait être le remède adéquat pour faire rentrer dans le rang des groupes dominants et rétablir la concurrence, a-t-il dit. La FTC conduit actuellement un vaste examen pour établir si des groupes comme Facebook entravent la concurrence. Les géants du numérique suscitent la suspicion aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, les législateurs, les associations de consommateurs et leur concurrents estimant qu’ils ont trop de pouvoir, au préjudice du public et de la concurrence.
Catella a recruté Mattias Nilsson pour renforcer son équipe de gestion en Suède. L’intéressé s’occupera de la gestion long/short actions. Mattias Nilsson vient de Brummer & Partners où il était l’un des gérants du hedge fund Futuris. Il prendra ses fonctions chez Catella le 26 août.
Les fonds distribués sur le marché allemand ont enregistré au premier semestre une collecte nette de 41,9 milliards d’euros, contre 40,6 milliards d’euros au premier semestre 2018, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs. Les seuls fonds dédiés aux investisseurs institutionnels ont attiré 38 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les encours des fonds allemands ont enregistré une hausse de 9%, passant de 2.954 milliards d’euros à 3.226 milliards d’euros à fin juin 2019. Sur ce total, un encours de 1.772 milliards d’euros est investi dans les fonds institutionnels tandis que les fonds retail représentent un montant de 1.053 milliards d’euros. Les mandats discrétionnaires s'élèvent à 390 milliards d’euros et les fonds fermés à 11 milliards d’euros. Les fonds retail ont affiché au premier semestre une collecte nette de 1,8 milliard d’euros. Les fonds immobiliers ont été les plus recherchés sur la période avec des entrées nettes de 6,1 milliards d’euros contre 2,8 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2019. Sur les douze derniers mois, les encours des fonds immobiliers se sont accrus de 11% à 104 milliards d’euros. Les fonds actions ont attiré 0,7 milliard d’euros au premier semestre, dont 2,8 milliards d’euros de souscriptions pour les fonds gérés activement et un peu plus de 2 milliards d’euros de rachats sur les ETF actions. Les encours des fonds actions s'élèvent à 385 milliards d’euros. Les fonds obligataires ont subi des dégagements de 2 milliards d’euros sur la période, les fonds monétaires affichant pour leur part des retraits de 1 milliard d’euros.
Aberdeen Standard Investments (Japan) Limited vient de recruter Hidetoshi Ono au poste de Head of Direct Real Estate Japan. Il était jusqu’ici managing director pour l’immobilier japonais chez Manulife. Il a également travaillé chez AXA Real Estate Investment Managers, ING Real Estate Investment Management, et GE International Inc. La branche nippone d’ASI, créée en décembre 2017, a également annoncé, ce 8 août, avoir obtenu deux licences lui permettant de distribuer des fonds investis sur les marchés privés et des fonds domiciliés à l'étranger auprès des investisseurs japonais.
Le fonds d’investissement Elliott Management aurait recruté Steven Barg, un associé de Goldman Sachs qui dirigeait jusqu'à présent l’activité de défense des actionnaires de la banque d’affaires, selon Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Goldman Sachs et Elliott n’ont pas commenté,et Steven Barg n’a pas pu être joint par l’agence de presse. Steven Barg avait rejoint Goldman Sachs en 2010 et dirigeait au sein de la banque les activités de conseil aux actionnaires, qui incluent ladéfense contre les investisseurs activistes.Elliott, qui gère35 milliards de dollars d’actifs, est considéré comme l’un des fonds les plus performants en matière d’activisme.Parmi ses «cibles» récentesfigurent des groupes américains comme eBay, et des français comme Pernod Ricard,Vivendi ou Altran.
La Securities and Exchange Commission (SEC) réfléchit à prolonger le délai de grâce de 30 mois accordé aux courtiers américains pour se conformer aux règles de MIF 2 imposant de dissocier la recherche et les autres services, a déclaré hier le commissaire Hester Peirce. La SEC avait initialement donné aux courtiers jusqu’au milieu de l’année prochaine pour appliquer MIF 2, en vigueur en Europe depuis janvier 2018. «Nous avons accordé un allégement temporaire et je pense que ce que nous allons faire, c’est probablement prolonger cet allégement parce que nous essayons de trouver une solution permanente, mais ce n’est pas si facile», a expliqué Hester Peirce.
La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), le régulateur luxembourgeois, vient de lancer une plateforme d’enregistrement dédiée aux institutions financières britanniques désirant bénéficier d’une période transitoire en cas de Brexit dur, a observé le quotidien national Paperjam. En cas de «no deal», les entreprises financières britanniques seront considérées comme des entités tierces et ne bénéficieront plus des avantages réservés aux détenteurs du passeport européen. Pour prévenir des difficultés juridiques, le Grand-Duché a voté plusieurs lois ouvrant une possible période transitoire de 12 mois pour les entreprises financières fonctionnant selon les directives CRDIV, MifidII, PSD2 et EMD et les fonds d’investissement Ucits et AIFM. Mais pour en profiter, elles devront s’enregistrer sur la plateforme d’ici le 15 septembre.
Depuis le 1er août, les restrictions à la commercialisation des CFD (contracts for difference ou contrats financiers avec paiement d’un différentiel), décidées par l’ESMA pour une période d’un an, ont pris fin. Elles vont cependant se poursuivregrâce à L’AMF qui a décidé de poursuivre cette mesuresur le sol français. Ainsi, tout ce qui concerne la commercialisation, la distribution et la vente, en France ou à partir de la France, de CFD à des clients non professionnels est interdit. Le périmètre de cette mesure, durable, reste en tous points équivalent à celui de la mesure de l’ESMA et concerne les produits présentant les caractéristiques suivantes : - des limites à l’effet de levier ; - une règle de clôture par compte dès lors que la marge excède un certain niveau ; - l’impossibilité pour un compte d’afficher un solde négatif ; - l’interdiction pour les fournisseurs de CFD d’inciter le public à investir dans ces produits ; - un avertissement sur les risques attachés aux produits autorisés, dans toute communication ou information adressée par les fournisseurs de CFD ; - une interdiction de participer à des activités qui permettraient de contourner ces mesures de restriction à la commercialisation. «Recueillant un avis favorable de l’ESMA, ces mesures s’inscrivent dans la dynamique de protection des investisseurs particuliers. Il convient de noter, en outre, que de nombreuses autres autorités nationales de l’Union européenne se sont engagées dans la même démarche afin de relayer durablement les mesures de l’ESMA», explique l’AMF dans une note.
Après l’entrée en vigueur du règlement prospectus le 21 juillet dernier, l’AMF lance une consultation, jusqu’au 30 septembre, sur le projet de modification de sa doctrine concernant les informations à fournir en cas d’offre au public ou d’admission sur un marché réglementé. Le régulateur consulte également sur la mise à jour du guide d’information périodique dans la mesure où le document de référence devient un document d’enregistrement universel, et sur une nouvelle recommandation concernant la communication financière des sociétés par voie de presse écrite. La consultation est ouverte jusqu’au 30 septembre 2019.
La prudence doit être de mise en matière d’investissement dans les cryptomonnaies comme le bitcoin, le litecoin ou l’ether car celles-ci n’ont pas de «valeur intrinsèque» et offrent peu de protection pour les épargnants, a prévenu hier l’Autorité de régulation financière britannique (Financial Conduct Authority ou FCA) en publiant ses recommandations définitives en la matière. Le régulateur a ajouté que les entreprises qui offrent des tokens liés à des valeurs mobilières comme des actions ou des parts de fonds communs de placement devaient obtenir un agrément.
Le gérant londonien CQS a noué un accord stratégique de coopération avec le conglomérat financier chinois Zhongzhi Enterprise Group (ZEG), et DeepBlue Global Investment (DeepBlue), un gestionnaire d’actifs multi-stratégie basé à Hong Kong. L’objectif de l’accord est de développer des services de gestion d’actifs en Asie. Les détails de l’opération n’ont pas été dévoiléspar les parties prenantes. Néanmoins, Xavier Rolet, le directeur général de CQS, a déclaré dans un communiqué : « Nos clients nous demandent comment investir au mieux dans la région. Notre coopération permettra de combiner le long track-record d’investissement de CQS avec l’expertise régionale de DeepBlue et le soutien de ZEG pour développer des services de gestion d’actifs en Asie. »
La Banque d’Angleterre (BoE) a demandé hier aux plus importantes banques du Royaume-Uni de publier des rapports expliquant la façon dont elles pourraient éviter une défaillance en temps de crise et sans renflouement de la part des contribuables. Elle a ajouté que ces établissements de crédit, qui disposent d’un montant de dépôts d’au moins 50 milliards de livres (54,5 milliards d’euros), devront remettre leurs rapports d’une longueur maximale de 250 pages d’ici à octobre 2020. Un résumé de ces rapports sera rendu public en juin de l’année suivante. La banque centrale espère que cette transparence accrue mettra fin à l’idée selon laquelle certaines institutions sont trop grosses pour faire faillite («too big to fail»).
La Cour constitutionnelle allemande a rejeté hier un recours contestant les prérogatives de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de supervision des plus grandes banques de la zone euro, déboutant une nouvelle fois des universitaires allemands dans leur tentative de remettre en cause une partie des pouvoirs de la banque centrale. La Cour a statué qu’aussi bien le Mécanisme de supervision unique (MSU) de la BCE que le Mécanisme de résolution unique (MRU) de l’Union européenne ne contrevenaient pas à la législation allemande et n'étaient pas constitutifs d’un abus de pouvoir. Le recours introduit par des universitaires allemands, dont le professeur de droit Markus Kerber, faisait suite à d’autres contestant les pouvoirs de la BCE et que la Cour avait aussi rejetés, dont un sur son droit à acquérir des obligations gouvernementales.
La Commission vient de retirer l'équivalence pour les notations de crédit émises dans cinq pays tiers. Un avertissement à Londres en cas de Brexit dur.
Asset Management One, la troisième plus importante société de gestion japonaise, vise le top 10 mondial des sociétés de gestion par taille d’encours. Son directeur général Akira Sugano, qui effectuait récemment un business trip en Europe à la recherche de cibles potentielles, a déclaré au Financial Times que sa société était «prête à saisir toute opportunité via une participation minoritaire ou majoritaire dans une société de gestion alternative». «A l’extrême, nous sommes prêts à étudier une fusion», a-t-il complété. «Nous nous concentrons sur des produits spécifiques, et nous ne visons pas une fusion juste pour augmenter de taille», a précisé le dirigeant de la société spécialisée dans la gestion institutionnelle, présente sur les segments actifs et passifs. «Les faibles valorisations de nombreuses sociétés de gestion sont des aubaines. Pour des acquéreurs comme nous, c’est une période très intéressante», a-t-il ajouté. Asset Management One gère actuellement plus de 500 milliards de dollars d’encours.