L’univers des hedge funds se porte pour l’instant bien, selon les dernières données de Preqin. A fin juillet, les hedge funds ont ainsi gagné depuis le début de l’année près de 8% en moyenne. Ces moyennes varient entre 3% et 10% par grande catégories de stratégies, selon les chiffres relayés par Les Echos. Les stratégies actions ont en moyenne délivré un rendement de 10% en sept mois, dont 12,3 %sur les valeurs technologiques et 11 % pour les activistes, contre environ 5% pour le crédit, d’après les données de Hedge Fund Research. Les fonds global macro ont, eux, gagné en moyenne 6,3%. Le quotidien économique cite notamment le fonds Kirkoswald parmi les plus importants gagnants, avec 18% de rendement year-to-date, dont 5% juste sur le mois de juillet. Enfin, les fonds multistratégies ont gagné environ 8%, les fonds event driven 6%, et les fonds relative value 3,33%. Néanmoins, les hedge funds ont subi une décollecte de 25,3 milliards de dollars au deuxième trimestre, précise Preqin dans son rapport. Au premier trimestre, la décollecte était de 44 milliards de dollars.
La numéro 2 du gouvernement espagnol Carmen Calvo a indiqué dans une interview à la radio Cadena SER, le 4 septembre, que le parti socialiste espagnol considérait la possibilité de donner le contrôle d’institutions de premier plan au parti populiste et anti-austérité de gauche Unidas Podemos entre autres propositions. Institutions parmi lesquelles figure la CNMV, l’autorité des marchés financiers en Espagne. En échange, le PSOE demande le soutien de Podemos pour l’investiture de Pedro Sanchez au poste de président du gouvernement. Le programme politique de Podemos contient des mesures comme la taxation des transactionsde large ampleur sur les marchés telles que l’achat et la vente de dérivés, l’interdiction des produits hautement spéculatifs, la lutte contre les fonds vautours et la spéculation immobilière ou encore l’extension de la taxe sur les entreprises jusqu'à 20% pour les institutions financières implantées en Espagne.
Pictet concrétise ses ambitions d’expansion à Zurich. Le groupe bancaire genevois veut y engager plus de 80 personnes, faisant passer son effectif à 250 employés, contre 166 actuellement, a indiqué le nouvel associé gérant senior Renaud de Planta dans une interviewà Finanz und Wirtschaft. La banque genevoise, qui se sent à l'étroit dans ses locaux actuels du 2ème arrondissement de Zurich, d’où elle déploie notamment ses activités de gestion institutionnelle et d’asset services,va investir les étages supérieurs d’un bâtiment historique, le «Leuenhof» de la Bahnhofstrasse. Cet immeuble était le siège de l’ancienne banque Clariden Leu, fusionnée avec Credit Suisse en 2012.
Mandatés en juillet dernier par le Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour affiner le diagnostic sur l’impact de la réglementation MIF 2 sur le financement de la recherche, Jacqueline Eli-Namer, membre du Collège de l’AMF, et Thierry Giami, président de la Société française des analystes financiers (Sfaf), souhaitent recueillir les avis des différentes parties prenantes. Avec MIF 2, la baisse des prix de la recherche couplée à une rationalisation des budgets des investisseurs pourraient avoir des conséquences sur le nombre d’analystes et la couverture des sociétés, et ont relancé la recherche «sponsorisée» par les émetteurs, ce qui pose des problèmes de conflits d’intérêts.
Mandatés en juillet dernier par le Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour affiner le diagnostic sur l’impact de la réglementation MIF 2 sur le financement de la recherche, Jacqueline Eli-Namer, membre du Collège de l’AMF, et Thierry Giami, président de la Société française des analystes financiers (SFAF), souhaitent recueillir les avis des différentes parties prenantes. «La couverture des sociétés cotées par des travaux de recherche indépendante est un élément nécessaire à la bonne formation des prix sur le marché et à la liquidité de ce dernier. Alors que les ‘grandes valeurs’ de la cote sont largement couvertes, les capitalisations plus faibles sont traditionnellement moins suivies par les analystes», rappelle l’AMF.
Le régulateur européen, l’Esma (European Securities and Markets Authority), vient de publier ses recommandations finales concernant les stress tests de liquidité des fonds d’investissement afin d’apporter davantage de convergence en Europe. Ces recommandations concernent autant les fonds Ucits que les AIF (fonds alternatifs) et se superposent aux directives Ucits et AIFM. Elles devront être mises en oeuvre à partir du 30 septembre 2020. Les gestionnaires européens doivent tester régulièrement la résistance des actifs et des passifs des fonds qu’ils gèrent à différents types de risques de marché, y compris le risque de liquidité, que l’Esma qualifie comme étant «le plus courant». Ces recommandations portent sur la façon dont les gestionnaires conçoivent les scénarios de risque autrement appelés modèles de stress tests de liquidité (LST) , les politiques et la fréquence des stress tests. Elles demandent aussi aux gérants d’informer leurs autorités nationales des risques pris et des actions réalisées pour les résoudre. Une recommandation s’adresse également aux dépositaires des fonds, exigeant de vérifier que les gestionnaires ont bien mis en place des procédures documentées sur leur programme de tests de liquidité. Ces tests devront être effectués au moins une fois par an, même si l’Esma recommande plutôt une fréquence trimestrielle ou, le cas échéant, à chaque étape du cycle de vie du fonds. Ces nouvelles recommandations interviennent alors que début 2018, le Comité européen du risque systémique (ESRB) avait préconisé un renforcement de la supervision des outils de gestion de liquidité afin d’éviter les déconvenues enregistrées par les fonds immobiliers britanniques ouverts après le vote sur le Brexit. Retrouvez ici les recommandations finales.
Les pratiques évoluent dans le bon sens mais plusieurs points restent toutefois perfectibles au premier rang desquels l’information donnée par le conseiller sur les frais, qui reste lacunaire, juge l'AMF.
RBC Wealth Management vient de recruter deux nouveaux éléments pour ses bureaux de gestion de fortune et de family office à Hong Kong et Singapour. Il s’agit d’Andrew Cheng, qui arrive d’Indosuez, et Andrew White, qui était jusqu’ici directeur des investissements pour l’Asie au sein du family office Sandaire. Le premier est nommé directeur exécutif pour la banque privée, et sera chargé, depuis Hong Kong, de couvrir la Chine. Le second est nommé directeur au sein de la banque privée à Singapour, et couvrira le segment des grandes familles asiatiques.
Montségur Finance a créé un fonds commun de placement (FCP) le 19 août dernier, a appris Newsmanagers. Baptisé Othello, ce fonds a un profil diversifié, géré de façon active et discrétionnaire. Il investit «principalement en parts ou actions d’OPCVM de droit français ou étranger ou FIA de droit français de type fonds d’investissement à vocation générale, y compris indiciels côtés». Il est chargé à hauteur de 2,4% de l’actif net en commissions et frais de gestion.
Le gouvernement allemand plaide pour un assouplissement de la directive Mifid II, rapporte le quotidien financier aBörsen-Zeitung. Dans une prise de position publiée ce 27 août par le ministère des finances allemand, il est notamment question d’un encadrement moins strict des enregistrements téléphoniques ou encore d’un assouplissement de la règlementation sur l’information à la clientèle. Le gouvernement allemand évoque également la création d’une nouvelle catégorie d’investisseurs expérimentés, sans préciser toutefois les caractéristiques de ces investisseurs et les marges de manœuvre qui pourraient leur être accordés. L’autorité allemande des marchés (BaFin) s’est déjà prononcée en faveur d’un assouplissement alors que l’autorité européenne des marchés financiers (Esma) est beaucoup plus sceptique. La Commission européenne doit revoir le contenu de la directive au printemps 2020.
La Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur de la Place hongkongaise, a appelé les gérants de fonds ouverts locaux à mieux surveiller leurs risques de liquidité. Dans un document publié le 23 août, la SFC a déclaré avoir observé chez plusieurs gérants de fonds des lacunes dans leur gestion des risques de liquidité, notamment dans le domaine de la gouvernance, de la gestion actif-passif, du stress testing, du reporting et de la publication de documents. Sans nommerles mis en causes, elle leur demande d’appliquer plus fréquemment des stress tests de liquidité, incluant de nombreux scénarios de marchés, notamment en raison de changements importants dans l’environnement macroéconomique actuel. Elle rappelle également la nécessité de mettre en place des systèmes de gestion des risques robustes et de mieux documenter leurs stratégies et procédures de gestion de la liquidité. « Il est primordial que les gestionnaires de fonds fassent preuve de la plus grande vigilance, compétence et diligence dans la gestion de la liquidité des fonds autorisés par SFC, minimisent le risque de ne pas satisfaire les demandes de rachat des investisseurs, préservent les intérêts et garantissent le traitement équitable de investisseurs de fonds », a déclaré le régulateur dans un communiqué.
Joachim Corbach, patron des devises et matières premières chez GAM, va quitter le groupe suisse, a appris Citywire. Il quittera la société, ainsi que deux membres de son équipe, Christian Gerlach et Fabien Weber, dans le sillage de l’acquisition par la Banque cantonale de Zurich de l’activité ETF métaux précieux et monétaire de GAM. Christian Gerlach et Fabien Weber géraient le fondsMulticooperation SICAV - GAM Commodity qui continue de faire partie de l’offre de GAM. En revanche, le fonds GAM Absolute Return Commodity, géré par Christian Gerlach, a été liquidé en raison de sa taille insuffisante.
Le géant BlackRock va lancer son troisième fonds privé (private fund management, PFM) en Chine, a appris Asia Fund Selector auprès de l’Asset Management Association of China (AMAC). Le «China A-share Opportunity Private Fund II» est une réplique du fonds actions Ucits luxembourgeois «China A Share Opportunities Fund», géré de manière quantitative. Il est géré par Jeff Shen, le codirecteur des investissements actifs en actions, et codirecteur de la gestion systématique active actions.
Le conseil de la banque cantonale de Zoug a annoncé la nomination d’Urs Rüegsegger en tant que futur président du conseil. Cette nomination devra être entérinée lors d’un vote à l’assemblée générale annuelle du 2 mai 2020.Bruno Bonati, actuel président, démissionne après dix ans passés à ce poste qu’il occupera «jusqu'à la prochaine assemblée générale», précise la banque dans un communiqué. Urs Rüegsegger a été président du directoire de la Banque cantonale de Saint-Gall et, plus récemment, directeur général de SIX Group. Le conseil de la banque cantonnale de Zougest composé de sept membres. Quatre membres sont élus par le canton ettrois parmi les quelques 10.000 actionnaires privés de la banque.
La Securities & Exchange Commission (SEC) a publié ce 21 août une série de recommandations à l’intention des sociétés de conseil en vote pour qu’elle clarifient leurs pratiques sur les thématiques telles que la rémunération des dirigeants et la diversité. Ces nouvelles dispositions complètent des recommandations émises en 2014 afin de répondre aux critiques des entreprises américaines sur les négligences des sociétés de conseil en matière d’informations sur les sociétés qu’elles couvrent ou encore sur les conflits d’intérêts dans leurs modèles d’affaires. Les sociétés de conseil en vote, qui comptent dans leurs rangs des noms bien connus comme Institutional Shareholder Services (ISS) ou encore Glass, Lewis & Co, accompagnent notamment les investisseurs, entre autres de nombreuses sociétés de gestion,dans leur politique de vote dans le cadre des assemblées générales des sociétés dans lesquelles ils sont investis. Ces dernières années, elles ont pris de plus en plus de poids en raison notamment de la montée en puissance des thématiques environnementales et de gouvernance. Les recommandations de la SEC, qui sont loin de faire l’unanimité chez les sociétés de conseil concernées, précisent notamment les éléments à prendre en compte lors de la sélection d’une société de conseil, y compris l'évaluation des conflits d’intérêts éventuels et les erreurs potentielles dans les fiches d’information. Les recommandations apportent également une clarification sur le fait que le client, tel un fonds de pension, peut demander à sa société de conseil de ne pas voter sur certaines résolutions. La SEC rappelle qu’elle reste ouverte aux remarques des parties prenantes, encouragées si besoin à contacter la division de l’"Investment Management».