L’intégration de critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) infuse, peu à peu, dans tous les compartiments de la gestion d’actifs. L’analyse extra-financière des titres de dette souveraine est une discipline en devenir,les travaux de recherche faisant un lien de plus en plus précis entre la performance ESG, les risques et les valorisations. A titre d’exemple, la Banque mondiale a mis en placeun portail public de donnéessur les performances de développement durable des pays. Les émetteurs souverains seront traités de la même manière que les entreprises privées, et devront montrer patte blanche à des investisseurs de plus en plus attentifs à la performance ESG des titres enportefeuille. Lyxor Asset Management, quigère les coussins de liquidité réglementaires pour le compte d’une vingtaine de banques,a choisi de s’inscrire dans cette tendance. «Dans un contexte où la gouvernance internationale devient de plus en plus désunie, la compréhension des risquesESG individuels et la réponse des pays à ces derniers devient stratégique», explique Florent Deixonne, responsable ISR chez Lyxor Asset Management. «Les banques sont devenues le 3epilier de la gestion obligataire. Pendant 10 ans, ellesont été dans une course effrénée pour constituer des réserves. Elles entrent désormais dans une démarche d’optimisation, qui est la conséquence des taux punitifs servis par les banques centrales, et de l’augmentation des fonds propres réglementaires. Maisc’est aussi la volonté des banques d’utiliser ces gisements d’actifs pour des investissements plus responsables», poursuit Jean Sayegh,responsable de la gestion obligatairechez Lyxor AssetManagement. Malgré un univers restreint à des titres européens « investment grade » libellés en euros, l’intégration de la note ESG a eu un impact sensible sur l’allocation. «En moyenne 20% de notre exposition a été déviée du fait de l’introductionde la notation ESG», estime Jean Sayegh. Dans un second temps, cette stratégie devrait être étendue à la gestion de dette souveraine libellée en dollars.
L’administration Trump s’agace de la superpuissance de calcul des sociétés de trading haute-fréquence (HFT, high frequency trading), qui arrivent à accéder aux chiffres de l’emploi avant même publication sur les sites internet officiels. Le département du Travail a ainsi décidé que les journalistes, qui avaient accès aux données avant publication officielle, ne pourraient plus apporter leur ordinateur lors des conférences de presse, a appris Bloomberg. Cette décision doit empêcher les sociétés de HFT de gagner de précieuses secondes dans l’obtention des données, puisque leurs outils de réception, traitement et transmission des données sont bien plus rapides que ceux d’un cerveau humain. Les médias envoient certes de manière coordonnée leurs articles aux opérateurs de marchés, mais les sociétés de HFT, qui profitent d’une vitesse exceptionnelle de transit des données, arrivent à les obtenir jusqu'à 2 secondes avant la publication de celles-ci sur les sites fédéraux américains. Ce décalage avait été observé par le département de l’Agriculture, qui a depuis cessé de diffuser à l’avance ses données aux médias, rappelle Les Echos.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) vient d’infliger des sanctions pécuniaires à l'égard de deux sociétés de gestion pour manquements à leurs obligations en matière de compliance, a appris Paperjam. La première, Axxion S.A, a reçu une amende de 80.000 euros pour de multiples manquements liés à la compliance, observés lors d’un contrôle sur place effectué en juin 2017. La société gère un fonds doté d’environ 150 millions d’euros d’encours. La seconde, HansainvestLux S.A., a reçu une amende de 23.000 euros pour des questions de compliance et de défaut en matière de gestion des risques, observés lors d’un contrôle sur place en mars 2018. Sa maison-mère, l’allemande Hansainvest, gérait 38 milliards d’euros à juin 2019.
La Monetary Authority of Singapore (MAS) et l’autorité des normes comptables locale (Accounting and Corporate Regulatory Authority, ACRA) ont annoncé ce 15 janvier le lancement d’une nouvelle forme juridique de fonds d’investissement,plus flexible, afin de viser les asset managers internationaux. La mise en place de cette règlementation, annoncée dès 2015, et votée en 2019, pourrait être un «gamer changer» dans le domaine de la domiciliation de fonds en Asie-Pacifique, selon une note de PwC. La nouvelle forme juridique de fonds, dénommée VCC (Variable Capital Companies), est fort comparable à celle des Sicav luxembourgeoises. L'émission et le retrait de parts sont facilités, et la capitalisation du fonds ne doit pas forcément correspondre à sa valorisation (Net asset value, NAV). Le fonds pourra également payer des dividendes en provenance, ou non, du capital initial. Le véhicule peut être utilisé soit pour un fonds seul, soit sous forme de fonds à compartiments, ouverts ou fermés, tant sur les actifs traditionnels qu’alternatifs. Le plus important des points, peut-être, réside dans le fait que ce type de véhicule donnera accès aux 85 conventions fiscales que la cité-Etat a noué au fil des ans, principalement avec d’autres pays asiatiques. Afin de séduire un maximum de sociétés indépendantes, le régulateur local a notamment annoncé qu’il allait appliquer une ristourne sur les frais de domiciliation de l’ordre de 70%, avec un maximum de 150.000 dollars singapouriens (100.000 euros) et de 3 fonds. Déjà une vingtaine de fonds, gérés par 18 sociétés ayant participé à un programme pilote depuis septembre 2019, se sont vus accorder ce nouveau statut. La grande majorité sont des sociétés de gestion et des family offices singapouriens, mais nous y retrouvons également un asset manager chinois et un important multi-family office hongkongais. La plupart des 523 licences de gestion accordées par le régulateur singapourien sont reliées à des firmes locales. On y trouve néanmoins une dizaine de Français, parmi lesquels ABC Arbitrage, Amundi (qui possède deux filiales, ayant une multitude de licences, tant sur la gestion de fonds communs et d’ETF, la vente et le conseil), Ardian, AXA IM, Axiom AI, BNP Paribas AM, La Française, Lazard AM, Loomis Sayles (boutique américaine de Natixis), Ostrum AM, et Tikehau IM.
La BoE et la FCA rappellent les utilisateurs à l'ordre sur la fin programmée du taux de référence. Et se disent prêts à mettre en œuvre des outils de surveillance.
PerialAsset Management, qui gère aujourd’hui plus de 4,3 milliards d’euros d’actifs immobiliers,a portéà plus de 725 millions d’eurosle volume global d’investissements réalisés ou engagés par ses fonds immobiliers au 31 décembre 2019. Précisément, 433 millions d’eurossont déjà réalisés alors que 292 millions d’eurossont engagés pour être investis dans les premiers mois de 2020. La société de gestion a également réalisé près de 200 millions d’euros d’arbitrages : 94 millions d’eurossont actés et 105 millions d’eurossont sécurisés pour le début de l’année 2020. PerialAsset Management porte ainsi à plus de 925 millions d’eurosle total des transactions immobilières réalisées ou sécurisées en 2019. Sur la même période, la société de gestion a enregistré pour ses 3 SCPI une collecte brute totale de plus de 525 millions d’euros. Cette collecte a été intégralement investie dans l’acquisition de nouveaux immeubles, avec un effet de levier positif pour la performance des fonds, tout en maintenant le taux d’endettement moyen des fonds en deçà de 20%. En 2020, PerialAsset Management a pour ambition de réaliser plus de 800 millions d’euros d’investissements pour le compte de ses fonds et mandats sous gestion, en France ainsi que sur les marchés européens déjà identifiés. Après l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne, PerialAM dit observer le Portugal, l’Autriche et la Finlande en 2020. Avec l’évolution de la réglementation et la création en 2020 du futur label ISR immobilier auquel PerialAM souhaite rapidement soumettre sa SCPI PFO₂, puis l’ensemble de ses fonds, l’évaluation des immeubles au travers d’un «exigeante» grille de critères Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernance (ESG) sera renforcée. Deux nouveaux fonds, dont un produit réservé à la clientèle institutionnelle, sont prévus courant 2020. Ils visent les secteurs du bureau et de l’hospitalité, et reposeront sur les thématiques de développement durable en Europe. A noter enfin quel’année 2020 marquera le déménagement du siège social du groupe Perial, au 34/36 rue Guersant dans le 17e arrondissement de Paris. L’immeuble à usage de bureaux, détenu en pleine propriété, développe une surface d’environ 5.700 m2. Le bâtiment est en cours de rénovation pour un emménagement prévu courant 2020.
Solactive a annoncé que la société de gestion japonaise Asset Management One avait fait appel à lui en tant que fournisseur d’indicespour lancer cinqfonds indiciels, les «One Focus funds» qui répliquent de grandes tendances technologiques et sociétales. Un lancement qui intervient alors que pour la première fois dans l’histoire financière du Japon, les investisseurs nippons ont investi davantage de capitaux dans les fonds indiciels que dans les fonds gérés activement, indique Solactive. Les sous-jacents à ces fonds sont le Solactive Global Artificial Intelligence Index qui regroupe les sociétés des marchés développés et émergents actives dans le secteur de l’intelligence artificielle;le Solactive Millenials Index, l’indice dédié aux sociétés exposées au comportement de consommation des Millenials sur les marchés développés;le Solactive 5G Index, l’indice dédié aux sociétés actives dans la 5G sur les marchés développés et émergents;le Solactive Industrial Robotics & Automation Index qui couvre les sociétés spécialisées en robotique et solutions d’automatisation; et enfin, le Solactive FinTech Index, une sélection de sociétés combinant une expertise dans les services financiers et des innovations technologiques. Solactive souligne dans un communiqué que la coopération engagée avec Asset Management One constitue une étape clé dans sa stratégie de développement en Asie-Pacifique. Le fournisseur d’indices allemand a démarré son offensive dans la région en 2018 avec l’ouverture d’un bureau à Hong Kong. Asset Management One, détenueà 100% parMizuho Financial Group et Dai-Ichi Life Holdings, affichait des actifs sous gestion de plus de 473 milliards de dollars à fin septembre 2019.
AMP Capital a levé 3,4 milliards de dollars pour un nouveau fonds d’infrastructures mondial, au-delà des 3 milliards qu’il visait initialement. Le véhicule, connu sous le nom de AMP Capital Global Infrastructure Fund II, a collecté auprès de plus de 60 clients institutionnels, dont desfamily offices. Ses soutiens, des fonds de pension et souverains,incluentPensionDanmark, Kempen Private Markets Fund, West Yorkshire Pension Fund et Ilmarinen Mutual Pension Insurance Co., selon Bloomberg. Les fonds d’infrastructure ont réalisé des levées sans précédent - au total, 98 milliards de dollars en 2019, selon des donnéesPreqin.
Les hedge funds profitent d’une conséquence inattendue de la réglementation européenne MIF 2 sur la partie qui concerne la recherche : le fait qu’il y ait moins d’informations sur certains titres, rapporte le Wall Street Journal. Le FTSE 250 a désormais une moyenne de 7,7 analyste par société, contre 9,3 analystes fin 2017, selon FactSet. Le nombre d’analystes couvrant les valeurs en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique au sein des principales banques d’investissement mondiales a chuté de 18 % à 900 entre fin 2018 et mi-2019, selon Coalition. La vente européenne de recherche devrait baisser de près de 28 % cette année à 4,11 milliards par rapport à fin 2017, selon Integrity Research. Les hedge funds s’emparent de l’asymétrie d’informations qui en découle, cherchant les entreprises qui sont devenues moins chères en raison du manque de couverture. Cela concerne principalement les petites et moyennes valeurs.
JPMorgan a suspendu l’un de ses traders obligataires pour avoir contrevenu aux règles internes d’utilisation de l’application de messagerie WhatsApp, indique Bloomberg. Le trader, qui travaille pour la banque américaine depuis 20 ans, aurait discuté avec ses collègues de sujets liés aux marchés financiers, mais les premiers éléments de l’enquête interne n’auraient révélé aucune activité inappropriée. La banque n’aurait pas encore décidé d’engager, ou non, une action disciplinaire plus lourde contre le trader.
Les encours sous gestion de Vanguard ont dépassé les 6.000 milliards de dollars pour la première fois, rapporte le Financial Times fund management. Cela intervient après une collecte de 268 milliards de dollars en 2019, en hausse de 16,5 % par rapport à 2018, selon des données préliminaires fournies au FTfM par la société de gestion. Toutefois, cette année, Vanguard devrait être dépassé par BlackRock, qui a collecté un peu moins de 300 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2019. Cela faisait sept ans que Vanguard enregistrait la plus forte collecte dans le monde. Un cinquième de la collecte de Vanguard en 2019 est allé vers les fonds actions, 60 % des flux nouveaux se sont dirigés vers les fonds obligataires et les 20 % qui restent vers les fonds monétaires.
A-t-on vraiment changé de millésime ? On pourrait en douter à lalecture des dernières données sur l'évolution des flux dans les fonds internationaux. Selon l'étude hebdomadaire de BofA Global Research, les fonds actions ont terminé la semaine au 8 janvier sur des sorties nettes, il est vrai modestes, de 0,5 milliard de dollars, avec 11,6 milliards de dollars engagés dans des ETF et un peu plus de 12 milliards de dollars retirés des organismes de placement collectifs. Et dans la lignée des 52 semaines de 2019, les fonds obligataires ont continué de faire la course en tête, avecdes entrées nettes exceptionnelles de 23,2 milliards de dollars. L’examen détaillé des flux obligataires montre bien que les investisseurs s’inscrivent complètement dans le sillage de l’année écoulée. Les investisseurs n’ont pas encore beaucoup d’appétit pour les actifs risqués. Le montant record des flux dans les fonds obligataires est dû pour beaucoup à l’engouement pour les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement («IG») qui ont attiré un peu plus de 14 milliards de dollars, indique l'étude qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Toutes les autres catégories de fonds à revenu fixe ont terminé en territoire positif. Les fonds d’obligations high yield ont attiré seulement 1,3 milliard de dollars mais les fonds de dette émergente ont engrangé 2,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations municipales, très recherchées l’an dernier, ont enregistré des entrées nettes record de 2,3 milliards de dollars. Pour la quatrième semaine consécutive, les fonds d’obligations indexées sur l’inflation, très bon marché actuellement, ont attiré 0,4 milliard de dollars. A noter aussi que les fonds de prêts bancaires ont enregistré leurs premières souscriptions depuis soixante semaines, pour un montant de 0,4 milliard de dollars. Et parallèlement, une approche sectorielle montre que les financières ont engrangé 1,9 milliard de dollars, le montant le plus élevé depuis novembre 2017. A croire que les investisseurs s’attendent à une inflexion de la courbe des taux... Du côté des actions, la prudence reste à la une, à quelques exceptions près. Les fonds spécialisés sur les actions américaines ont ainsi affiché des sorties nettes peu spectaculaires d’un peu moins de 5 milliards de dollars tandis que les fonds dédiés aux actions européennes enregistraient des dégagements de 1,7 milliard de dollars, les plus élevés des quatorze dernières semaines. En revanche, les fonds d’actions japonaises attirent 1,7 milliard de dollars, le montant le plus élevé des dix-neuf dernières semaines et les fonds de dette émergente engrangent près de 2 milliards de dollars, affichant ainsi une onzième semaine consécutive de flux nets positifs. Les investisseurs confirment ainsi leur regain d’intérêt pour l’univers émergent, avec des fonds actions qui ont attiré près de 20 milliards de dollars sur l’ensemble du quatrième trimestre 2019. Sur une période de trois mois, la collecte des fonds émergents actions et obligations totalise d’ailleurs 33,7 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis avril 2019. Les investisseurs semblent bien se positionner sur un dollar plus faiblequi aurait en tout cas atteint ses sommets.
Le rapport de Paris Europlace est dans la lignée des trois précédents. La régulation des prêts-emprunts de titres et des ventes à découvert sont au cœur des débats.
La Securities and Exchange Commission a annoncé que la première réunion de sonnouveau comité consultatif sur la gestion d’actifs aura lieu le 14 janvier prochain. Ce comité a été constitué pour fournir à la SEC des éclairages divers sur le secteur de l’asset management ainsi que des recommandations et avis sur les problématiques identifiées. La réunion inaugurale pourra être suivie en direct sur le web.
Le rapport de Paris Europlace est dans la lignée des trois précédents. La régulation des prêts-emprunts de titres et des ventes à découvert est au cœur des débats.