La tension était palpable ce matin 07 février devant la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le gendarme boursier réclame une sanction record de 20 millions d’euros à l’encontre du fonds activiste Elliott pour déclaration inexacte sur la nature des instruments financiers acquis lors de l’OPA de l’américain XPO Logistics sur le transporteur français Norbert Dentressangle en 2015, pour communication tardive de sa déclaration d’intention, et pour manquement d’entrave au cours de l’enquête. « Je ressens un très profond malaise. Il se dégage un sentiment de discrimination et d’hostilité non dissimulée ». C’est avec ses mots que l’avocat d’Elliott, le ténor du barreau d’affaires, Jean-Pierre Martel, associé chez Orrick, a débuté sa plaidoirie, rappelant, à la suite de la rapporteur de la commission des sanctions, qu’il n’y avait pas eu d’atteinte au marché. Dans le détail, l’AMF reproche à Elliott d’avoir déclaré des positions en CFD (contract for difference) à dénouement en espèces alors que les transactions portaient sur des equity swaps. Depuis l’affaire Hermès-LVMH la loi impose la déclaration de détention d’instruments dérivés, et le formulaire ad hoc de l’AMF demande de préciser la nature de ces instruments. Si pour l’AMF ce formulaire a une base légale, pour la défense, aucun texte n’impose cette exigence. Elliott rappelant par ailleurs qu’il a toujours répondu aux demandes de l’AMF. L’AMF reproche en outre à Elliott de ne pas avoir déclaré immédiatement son intention d’apporter ou non ses titres à l’offre, conformément à la règlementation. Elliott rétorque d’une part, ne pas pouvoir faire de déclaration quand il ne détenait que des instruments dérivés, et quand il a acquis des titres en « dur », il ne pouvait faire de déclaration tant que sa décision n’était pas prise. L’AMF précise que la déclaration d’intention doit être immédiate, même s’il peut ensuite changer d’intention. La défense s’interroge alors de la pertinence pour le marché d’une telle déclaration, qui peut être modifiée à tout moment. Enfin, le gendarme boursier reproche un manquement d’entrave à Elliott, qui n’aurait pas fourni tous les éléments demandés en temps et en heure. La défense rétorque qu’elle ne peut répondre précisément qu’à une question précise. Par ce manquement, l’AMF manifeste « la volonté de nous discréditer », estime la défense d’Elliott. Si la commission suivait la préconisation du Collège, cette amende serait du même niveau que l’amende de 20 millions d’euros infligée à Morgan Stanley en novembre dernier, et à Natixis. Pour ce dernier, l’amende initiale de 35 millions de 2017 a été réduit à 20 millions par le Conseil d’Etat en novembre dernier.
La France a imposé une amende de 25 millions d’euros à Apple pour « pratiques commerciales trompeuses par omission » dans le dossier du ralentissement de certains iPhone.
La tension était palpable ce matin devant la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le gendarme boursier réclame une sanction record de 20 millions d’euros à l’encontre du fonds activiste Elliott pour déclaration inexacte sur la nature des instruments financiers acquis lors de l’OPA de l’américain XPO Logistics sur le transporteur français Norbert Dentressangle en 2015, pour communication tardive de sa déclaration d’intention, et pour manquement d’entrave au cours de l’enquête.
Le vice-président de l’exécutif européen, Valdis Dombrovskis, à Paris hier pour le Finance Summit de Politico et L'Agefi, détaille ses priorités en 2020.
Google, la filiale du groupe américain Alphabet, fait l’objet d’une enquête de la commission irlandaise de protection des données concernant la protection de la vie privée dans le cadre de son système de géolocalisation. L’autorité de régulation a déclaré avoir reçu un certain nombre de plaintes dans l’Union européenne (UE) concernant le traitement des données de localisation par Google. Elle a aussi ouvert une enquête distincte sur Match Group et le «traitement en cours des données personnelles des utilisateurs» de son application de rencontre Tinder.
Google, la filiale du groupe américain Alphabet, fait l’objet d’une enquête de la commission irlandaise de protection des données concernant la protection de la vie privée dans le cadre de son système de géolocalisation. L’autorité de régulation a déclaré avoir reçu un certain nombre de plaintes dans l’Union européenne (UE) concernant le traitement des données de localisation par Google.
Fund Channel, la plate-forme de distribution de fonds détenue par Amundi et BNP Paribas Asset Management, a nommé Pierre-Adrien Domon directeur général, annonce un communiqué du 3 février. L’intéressé succède à Richard Lepère qui a quitté ses fonctions fin décembre, précise une porte-parole d’Amundi. Pierre-Adrien Domon a rejoint Fund Channel en 2009 pour créer et diriger la filiale suisse de l’entreprise. En 2012, il s’installe au Luxembourg pour y créer un pôle de Business Development et diriger les efforts commerciaux du groupe. Il est depuis membre du comité de direction groupe. Pierre-Adrien Domon avait débuté sa carrière au sein de Natixis Axeltis à Londres (aujourd’hui MFEX Mutual Funds Exchange AB) en tant que responsable relation client puis du développement commercial auprès des réseaux institutionnels et de distribution. Fund Channel est une plateforme de distribution de fonds B-to-B établie et réglementée au Luxembourg. Créée en 2005, elle opère actuellement dans 14 pays d’Europe et d’Asie, et dispose de bureaux au Luxembourg, en Suisse, à Singapour et en Italie. Fund Channel est détenue conjointement par Amundi à hauteur de 50,04 % et BNP Paribas Asset Management à 49,96 % depuis 2009. Fin 2019, Fund Channel dépassait les 200 milliards d’euros d’actifs sous intermédiation.
La banque UBS va réunir l’ensemble de ses activités de fonds de pension de deuxième et troisième piliers pour la Suisse au sein d’une même entité, a appris Finews, sur la base d’un mémo interne. Le nouveau département sera dirigé, à partir de mars, par l'économiste maison Veronica Weisser, spécialisée dans les retraites. Actuellement logé au sein de l'équipe de développement de produits bancaires, cette nouvelle unité comprendra des fonds de pension, mais aussi de la gestion de produit et du conseil pour ces fonds, ainsi que la coordination des activités de marketing et de vente digitale.
La Banque centrale européenne (BCE) soumettra à un test de résistance les 35 plus importantes banques de dix pays de la zone euro dans le cadre de l’exercice annuel mené pour l’Autorité bancaire européenne (EBA). Les banques couvrent environ 70% des actifs du secteur bancaire dans la zone euro. Les résultats du test de résistance doivent fournir, d’ici au 31 juillet, aux parties prenantes et au public des informations sur la résilience des banques, notamment leur capacité à absorber les chocs et à répondre aux exigences de fonds propres dans le cadre du processus d’examen et d'évaluation prudentielle (SREP) et de la surveillance macroprudentielle. Les tests seront effectués selon la méthodologie, les modèles de l’EBA, qui supervisera l’exercice en collaboration avec la BCE et les autorités nationales, ainsi que selon ses scénarios macroéconomiques également publiés vendredi. La BCE réalisera en parallèle ses propres tests pour les banques non couvertes par l’exercice EBA, en tenant compte également de leur taille et moindre complexité.
Longchamp Asset Management s’apprête à lancer un fonds crédit value qui sera géré par Jean Fau, un ancien de Chenavari qui a rejoint la société de gestion française en début d’année. Ce fonds, pour lequel la boutique a demandé une extension de son agrément aux CoCo, naîtra avec 45 millions d’euros de capitaux d’amorçage. Dénommé Longchamp Solferino Credit Fund, il se concentrera sur le marché du crédit high yield européen et aura la possibilité d’investir dans les marchés émergents. La sélection de titres se fera en fonction d’une approche value.