242 Grâce à leur promesse d’aider les institutions financières à mieux respecter la réglementation avec l’aide des nouvelles technologies, d’où leur appellation de « regtech » pour « regulatory technology », ce sous-groupe des fintech dispose d’un avenir « radieux », selon KPMG, qui souligne que le jeune segment n’en est encore qu’« au stade de l’amorçage ».
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié mercredi son rapport annuel sur la mise en œuvre de la réforme des indices de référence sur les taux d’intérêt. Il y souligne que «la dépendance continue des marchés financiers mondiaux à l'égard du Libor fait peser des risques sur la stabilité financière» et il appelle à des efforts importants de la part des pouvoirs publics et des entreprises financières et non financières dans les différentes juridictions pour abandonner cette référence au Libor d’ici à fin 2021.
Le tribunal régional de la ville allemande de Wiesbaden a ouvert mardi une procédure contre les six personnes accusées dans l’affaire connue sous le nom de «Cum-ex». Cette affaire de fraude fiscale révélée en 2012 avait poussé le ministère fédéral des Finances allemandes à estimer un montant de perte fiscale d’au moins 5 milliards d’euros liée à ces pratiques de prêts d’actions entre plusieurs juridictions en période de détachement de dividendes afin d’éviter aux investisseurs d’être fiscalisés. Une cinquantaine d’établissements financiers seraient impliqués. Le tribunal régional de Wiesbaden doit décider ou non de la validité de l’acte d’accusation.
De nouveau, le régulateur turc recommande de ne pas verser de dividendes bancaires. L'an dernier déjà, les filiales de BBVA ou BNP Paribas avaient mis en réserve leur résultat.
Odey Asset Management, la société de gestion britannique fondée et dirigée par Crispin Odey, a enregistré une partie de sa gamme de fonds Ucits domiciliés en Irlande,Odey Investment Funds Plc, au Luxembourg, a appris NewsManagers. Le régulateur des marchés financiers luxembourgeois CSSF a donné son feu vert en date du 9 décembre 2019 pour l’enregistrement et la commercialisation de trois fonds d’Odey AM : Odey Allegra Developed Markets, Odey European Focus et Odey Opportunity.
L’Association française de la gestion financière (AFG), qui vient de nommer deux nouveaux vice-présidents, a présenté ce mardi 17 décembre son nouveau comité stratégique. Trois nouveaux dirigeants font leur entrée dans cette instance de 16 membres. Il s’agit de Valérie Baudson, directrice générale de CPR AM, Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de La Banque Postale AM, et Stéphane Janin, responsable des évolutions réglementaires internationales chez AXA IM. Les nouveaux entrants remplacent Matthieu Duncan, ex-vice-président de l’AFG et ex-CEO d’Ostrum AM, Daniel Roy, ex-président du directoire de LBPAM, et Joseph Pinto, ex-directeur des opérations d’Axa IM et nouveau premier directeur des opérations de Natixis IM. Dans ce jeu de chaises musicales, c’est finalement Groupama AM, jusqu’ici représenté par Philippe Setbon, désormais chez Ostrum AM, qui perd un représentant, tandis qu’Amundi en a maintenant deux. Outre Dominique Carrel-Billiard, qui a remplacé Yves Perrier en cours de mandat, Amundi est en effet représenté par Valérie Baudson, DG de sa filiale CPR AM, mais également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi. Le mandat de cette nouvelle mouture arrivera à échéance en juin 2022. Composition complète du comité stratégique - Président de l’AFG: Eric Pinon, senior advisor chez La Financière De l’Echiquier - Trois vice-présidents : Inès de Dinechin, présidente du directoire d’Aviva Investors France, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, et Philippe Setbon, DG d’Ostrum AM Les nouveaux membres - Valérie Baudson, DG de CPR AM et également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi - Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de La Banque Postale AM - Stéphane Janin, responsable des évolutions réglementaires internationales chez AXA IM Les membres reconduits - Christophe Bavière, DG d’Idinvest Partners - Dominique Carrel-Billiard, directeur de la division clients institutionnels et corporates d’Amundi - Pierre Ernst, directeur des opérations de Candriam - Jean-Pierre Grimaud, DG d’OFI AM - Eric Helderlé, DG de Carmignac Gestion Luxembourg - Frédéric Janbon, DG de BNP Paribas AM - Xavier Lépine, président du groupe La Française - Guy de Leusse, directeur des opérations d’Oddo BHF - Olivier Vaillant, DG deCM-CIC Asset Management
Le Financial Reporting Council va interdire aux cabinets d’audit de fournir des services de recrutement et de conseil en rémunération à leurs clients, a annoncé ce matin le régulateur comptable britannique. La mesure, qui sera effective le 15 mars prochain, vise à limiter les conflits d’intérêt dans le secteur après une série de scandales au Royaume-Uni.
Le tribunal régional de la ville allemande de Wiesbaden a ouvert mardi une procédure contre les six personnes accusées dans l’affaire connue sous le nom de «Cum-ex». Cette affaire de fraude fiscale révélée en 2012 avait poussé le ministère fédéral des Finances allemandes à estimer un montant de perte fiscale d’au moins 5 milliards d’euros – certains médias parlent de 12 milliards - liée à ces pratiques de prêts d’actions entre plusieurs juridictions en période de détachement de dividendes afin d’éviter aux investisseurs d’être fiscalisés. Une cinquantaine d’établissements financiers seraient impliqués.
Acofi Gestion a annoncé ce 17 décembre le lancement du fondsPredirec Innovation 3, fonds successeur des fondsPredirec Innovation 2020 et Predirec Créances ETI 2018, respectivement lancés en 2015 et 2018. Ils ont financé 486 TPE, PME et ETI bénéficiaires du Crédit Impôt Recherche (CIR) pour un total de 406 millions d’euros. Le fonds dispose de 180 millions d’euros d’engagements. Cette nouvelle initiative, qui reprend la stratégie d’investissement et le processus de gestion robuste mis en place depuis 2015, propose aux investisseurs un TRI cible supérieur à 2,5%. Les entreprises ayant bénéficié de ces financements au travers des fonds Predirec Innovation 2020 et Predirec ETI 2018 sont en grande majorité (92%) des TPE et PME, présentes dans 12 régions et 42 départements différents. Ces entreprises emploient au total plus de 36.000 personnes, et les CIR financés concernent 32 domaines de recherche parmi lesquels l’électronique, les technologies de l’information et de la communication. Les entreprises des secteurs de la biotechnologie, de la «medtechnologie», et de l’énergie bénéficiant des montants de financement les plus importants. Le Fonds Predirec Innovation 3 est dédié au financement des PME et ETI investissant dans la recherche via l’acquisition de leurs créances de Crédit Impôt Recherche (CIR). Ce crédit d’impôt est octroyé par l’Etat français aux entreprises à hauteur de 30 % de leurs dépenses de R&D. «Cette stratégie d’investissement constitue pour nos investisseurs une opportunité formidable de financer de nombreux secteurs de pointe de l’économie réelle, dans des domaines aussi variés que ceux de la recherche contre le cancer ou de l’intelligence artificielle pour l’aide à la lecture. Avec cette nouvelle capacité de financement de 180 millions d’euros, nous ambitionnons de dépasser la barre des 1 000 PME financées», a commentéWissem Bourbia, Directeur des fonds.
La Securities and Exchange Commission a envoyé deslettres d’examen aux sociétés de gestion concernant les fonds investis en fonction de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a appris le Wall Street Journal. L’initiative du régulateur se concentre sur les critères que les sociétés de gestion utilisent pour déterminer ce qu’est un investissement socialement responsable et sur leur méthodologie pour appliquer ces critères et procéder aux investissements. L’une des lettres envoyées par la SEC en début d’année à une société de gestion avec une offre ESG demandait une liste des titres recommandés aux clients, ses modèles pour juger quelles sociétés sont responsables d’un point de vue environnemental ou social, et les investissements ayant le mieux ou le moins bien performé dans l’ESG, selon le WSJ. Une lettre similaire a été envoyée à d’autres sociétés de gestion, laissant penser que le régulateur a décidé d’élargir son analyse. Le WSJ n’a pas pu déterminer quelles sociétés ni combien avaient reçu une lettre de la SEC et le régulateur n’a pas souhaité faire de commentaire.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé à la société Bloomberg LP une sanction de 5 millions d’euros pour «avoir diffusé des informations qu’elle aurait dû savoir fausses et susceptibles de fixer le cours du titre Vinci à un niveau anormal ou artificiel». Le 22 novembre 2016, deux journalistes de l’agence de presse avaient publié, pendant 1 minute, des dépêches reprenant un communiqué frauduleux diffusé en pleine de séance de bourse avec des informations d’une gravité certaine sur une révision des comptes de Vinci. Après la diffusion de ces dépêches, dont le contenu avait été relayé par d’autres médias, le cours de Vinci avait chuté de 18%. La Commission des sanctions reproche à Bloomberg de n’avoir pas vérifié ces informations avant la publication. Le média, qui a tenté de plaider sa bonne foi face à une sanction qu’il jugeait disproportionnée, a regretté que l’AMF n’ait pas identifié et réprimé les auteurs du faux communiqué. Il fera appel de cette décision.