James Cleverly, sous-secrétaire d’Etat au Brexit, a renoncé à briguer la succession de Theresa May à la tête du gouvernement britannique. «Il est devenu évident qu’il est hautement improbable que je soit l’un des deux derniers candidats. Pour cette raison, je me suis retiré du processus de sélection du nouveau dirigeant et je ne soumettrai pas de déclaration de candidature», dit-il dans un communiqué repris par Sky News. James Cleverly, âgé de 49 ans, avait été le dernier des treize prétendants à la succession de Theresa May à annoncer sa candidature.
Les Etats-Unis vont conclure un accord commercial solide et équitable avec le Royaume-Uni lorsqu’il aura quitté l’Union européenne, a promis mardi Donald Trump, au deuxième jour de sa visite à Londres. «Je pense que nous aurons un accord commercial très important. Ce sera un accord très juste et je pense que nous souhaitons tous deux sa conclusion», a déclaré le président américain, s’adressant à Theresa May lors d’une table ronde avec des chefs d’entreprise.
Le président du Conseil italien a menacé hier soir de démissionner en raison des dissensions entre les deux partis qui forment la coalition au pouvoir à Rome. Lors d’une conférence de presse archicomble, Giuseppe Conte a sommé la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio, ses deux vice-présidents du Conseil, de décider rapidement s’ils veulent des élections anticipées ou préfèrent continuer à gouverner ensemble, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention de rester à son poste sans être assuré de la loyauté des partis de la coalition. Il a déclaré que l'élaboration du budget 2020 à l’automne serait une tâche complexe pour son gouvernement et que l’Italie avait besoin de la confiance des marchés financiers. Il a également jugé que son gouvernement devait respecter les règles budgétaires de l’UE tant que celles-ci n’auraient pas été modifiées.
Laurent Wauquiez a annoncé dimanche sur TF1 sa démission de la présidence des Républicains (LR), une semaine après la déroute historique du parti (8,48%) aux élections européennes. Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ministre lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ex-député de Haute-Loire et ex-maire du Puy-en-Velay, il avait été élu à la tête du parti en décembre 2017 avec 75% des voix, quelques mois après la défaite de François Fillon à la présidentielle. Depuis son élection, il était contesté sur sa ligne droitière et sur une gouvernance jugée «solitaire» à la tête du parti. Il avait choisi dans un scepticisme général de désigner François-Xavier Bellamy, 33 ans, pour conduire la liste LR aux élections européennes.
La cheffe des sociaux-démocrates allemandes a démissionné dimanche en réaction à la débâcle aux européennes, un départ qui fragilise encore la coalition gouvernementale. Andrea Nahles cristallisait les critiques depuis le revers du SPD aux Européennes, largement devancé par des Verts à plus de 20%. Le départ de Nahles, malmenée en interne depuis sa prise de fonction il y a un an par des frondeurs partisans d’une sortie de la coalition au pouvoir, pourrait donc accélérer, par effet domino, la décomposition du gouvernement.
Le premier ministre grec Alexis Tsipras a proposé la tenue d'élections législatives anticipées le 7 juillet, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement. Il a annoncé dimanche l’organisation de ce scrutin après la lourde défaite de son parti Syriza aux élections européennes. La date du scrutin sera confirmée la semaine prochaine à l’issue d’un entretien entre Alexis Tsipras et le président Prokopis Pavlopoulos.
Les députés français ont adopté mardi par 351 voix contre 156, majorité contre opposition, le projet de loi de la transformation publique, chantier décrié par les syndicats qui prévoit notamment un recours accru aux contractuels. Un amendement introduit une prime de précarité pour les contrats courts d’une durée inférieure ou égale à 12 mois. Il prévoit aussi une réorganisation des instances de représentation du personnel, une plus grande mobilité des agents et des mesures pour accompagner ceux dont les postes seraient supprimés. En réaction, 7 des 9 organisations représentatives ont appelé à une semaine d’action du 27 au 29 mai. Le texte sera examiné au Sénat à partir du 18 juin.
Le gouvernement du conservateur Sebastian Kurz a été renversé lundi en Autriche par une motion de censure, neuf jours après la démission de son vice-chancelier Heinz-Christian Strache, chef de file du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite). La motion a été votée par le FPÖ et l’opposition sociale-démocrate (SPÖ), qui rassemblent 103 des 183 sièges du Conseil national. Le chancelier conservateur, dont le parti a remporté les élections européennes, souhaitait la tenue d'élections législatives anticipées en septembre. Le président Alexander Van der Bellen va devoir nommer un nouveau chancelier capable d’obtenir une majorité parlementaire pour gouverner jusqu’aux législatives.
Alors que le Parti social-démocrate allemand (SPD) est en plein désarroi après sa déroute dimanche lors des élections au Parlement européen, où il a perdu 11 points (15,8%), dans une tribune publiée lundi, plusieurs de ses responsables, dont son numéro deux Ralf Stegner, appellent le parti à clarifier sa position. Sans réclamer le départ de la coalition gouvernementale, ils soulignent que celle-ci ne peut pas continuer si les sociaux-démocrates n’ont pas leur mot à dire sur ses grandes orientations, des retraites à la lutte contre le changement climatique.
Emmanuel Macron et Angela Merkel ne veulent pas afficher de divergence concernant la nomination du prochain président de la Commission européenne, a déclaré lundi une source à l’Elysée, selon Reuters. Le président français souhaite que le Conseil européen informel de mardi établisse que le système du «Spitzenkandidat» (candidat tête de liste) pour la présidence de la Commission ne s’appliquera pas automatiquement ; il a jugé qu’il était possible d’obtenir une majorité sur ce point. Pour la France, les «Spitzenkandidaten», dont le conservateur allemand Manfred Weber (PPE), sont légitimes pour briguer cette présidence mais le prochain président devra refléter l'équilibre politique du nouveau Parlement.
Donald Trump s’est dit convaincu lundi qu’un nouvel accord sur le programme nucléaire iranien était possible et s’est félicité de l’efficacité des sanctions américaines, lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à Tokyo. A Téhéran, le ministre iranien des Affaires étrangères a quant à lui répété que son pays ne cherchait pas à se doter de telles armes et a rappelé que l’ayatollah Ali Khameneï, guide suprême de la Révolution, avait signé une fatwa pour l’interdire. Donald Trump a dénoncé il y a un an l’accord international sur le programme nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, actant le retour des sanctions américaines levées après son entrée en vigueur. Il fait désormais pression sur Téhéran pour le renégocier.
Le Parti social-démocrate allemand (SPD) est en plein désarroi après sa déroute dimanche lors des élections au Parlement européen mais aussi lors du scrutin régional à Brême. Dans une tribune publiée aujourd’hui, plusieurs responsables du SPD, dont son numéro deux Ralf Stegner et le dirigeant de sa branche jeunesse Kevin Kühnert, appellent le parti à clarifier sa position. Ils ne réclament pas explicitement le départ de la coalition gouvernementale mais ils soulignent que celle-ci ne peut pas continuer si les sociaux-démocrates n’ont pas leur mot à dire sur ses grandes orientations, des retraites à la lutte contre le changement climatique, en passant par l’immigration et la taxation des multinationales.
Le gouvernement du conservateur Sebastian Kurz a été renversé ce lundi en Autriche par une motion de censure, neuf jours après la démission de son vice-chancelier Heinz-Christian Strache, chef de file du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite). La motion a été votée par le FPÖ et l’opposition sociale-démocrate (SPÖ), qui rassemblent à eux deux 103 des 183 sièges du Conseil national, la chambre basse du Parlement autrichien.
Le Rassemblement national (ex-Front national) est arrivé dimanche en tête du scrutin européen en France, avec environ 24% des voix, devant l’alliance La République en marche-MoDem, à environ 22%, reproduisant le duel de la présidentielle de 2017. La forte participation de 52%, soit 9 points de plus qu’en 2014, a fait bouger des lignes. Le camp présidentiel s’est montré à la fois déçu par cette seconde place, rassuré par ce faible écart et déterminé à maintenir le cap des réformes. La liste Europe Ecologie-Les Verts a percé à 13% des voix, suivie des Républicains, avec 8,5% des voix, La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, avec 6,4%, puis l’attelage Parti socialiste-Place publique, à environ 6,1%.
Le parquet général d’Alger a renvoyé deux anciens chefs du gouvernement et huit anciens ministres devant la Cour suprême dans le cadre d’une enquête pour corruption, rapporte dimanche la chaîne de télévision Ennahar, en citant un communiqué du parquet. Les poursuites visent notamment Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont servi comme Premier ministre sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant sa démission le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. Ils seront auditionnés dans le cadre d’affaires de «passation de contrats et de marchés en infraction avec la législation en vigueur», selon le Parquet. .
Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a proposé dimanche, en déplacement en Irak, un «pacte de non-agression» entre l’Iran et ses voisins du Golfe. Il a assuré que son pays n’avait pas violé ses engagements pris dans le cadre de l’accord de 2015 sur son programme nucléaire au contraire des Etats-Unis qui, a-t-il dit, sont en contradiction avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. En pleine escalade des tensions avec Washington, que traduit le renforcement de la présence militaire américaine dans la région, Zarif a souligné que la république islamique se défendrait contre tout «effort de guerre» dirigé contre elle, qu’il soit économique ou militaire.
Donald Trump, arrivé samedi au Japon pour une visite d’Etat protocolaire, a appelé les investisseurs japonais à accroître leur présence aux Etats-Unis et réclamé une nouvelle fois un rééquilibrage des relations commerciales entre les deux pays. Alors que des négociations commerciales sont en cours entre Washington et Tokyo, le président américain a également observé qu’il souhaitait un accord à même de rectifier les déséquilibres de la balance commerciale bilatérale, le déficit des Etats-Unis avec le Japon s'élevant à 68 milliards de dollars.
Des représentants du gouvernement et de l’opposition vénézuéliens vont retourner en Norvège pour une deuxième session de discussions afin de tenter de résoudre des mois de crise, a annoncé samedi le ministère norvégien des Affaires étrangères. A propos des premières discussions, qui a eu lieu mi-mai, le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré qu’elles visaient à établir un «agenda pacifique». Mais de nombreux acteurs de l’opposition restent sceptiques face ces négociations, auxquelles ne participe pas le chef de l’opposition et président autoproclamé Juan Guaido.
Les avocats de Prabowo Subianto, qui conteste sa défaite à l'élection présidentielle du 17 avril en Indonésie, ont saisi vendredi soir la Cour constitutionnelle, dénonçant des fraudes. Le président sortant, Joko Widodo, a été déclaré vainqueur du scrutin avec 55,5% des voix contre 44,5% pour le général de réserve. L’opposition soutient que les résultats annoncés mardi par la Commission générale des élections (KPU) sont entachés de fraudes. Des manifestations ont suivi l’annonce des résultats à Djakarta et ont dégénéré en émeutes. Une première audience est prévue le 14 juin. La Cour constitutionnelle rendra son verdict le 28 juin.