Dans une lettre adressée ce matin au président du Conseil européen, Donald Tusk, la Première ministre britannique, Theresa May, a officiellement demandé un report de la date du Brexit jusqu’au 30 juin, contre une échéance initiale au 29 mars. La chef du gouvernement britannique indique qu’elle ne pense pas que la participation du Royaume-Uni aux élections européennes du mois de mai soit une bonne chose. Le Parlement européen issu de ce scrutin commencera à siéger à partir du 2 juillet.
En amont du Sommet européen des 21 et 22 mars, Theresa May va demander au président du Conseil européen, Donald Tusk, un report formel de l’Article 50.
La Première ministre britannique, Theresa May, va adresser d’ici à mercredi une lettre à l’Union européenne pour demander un report du Brexit, a déclaré mardi un porte-parole de la dirigeante à l’issue d’une réunion du gouvernement. Un changement de la date du Brexit, fixée initialement au 29 mars, devra être approuvé par les deux chambres du Parlement, a-t-il ajouté, sans préciser quelle serait la durée du report demandé à l’UE.
Emmanuel Macron recevra le président chinois, Xi Jinping, de dimanche à mardi pour une visite d’Etat qui portera «sur les questions bilatérales, multilatérales et sur la relation entre l’Union européenne et la Chine», a annoncé ce lundi la présidence française. «Cette visite sera l’occasion de consolider le partenariat stratégique global qui lie la France et la Chine», ajoute l’Elysée. Le président français et son épouse accueilleront Xi Jinping et son épouse pour un dîner restreint dimanche à Beaulieu-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, avant une séance de travail lundi à l’Elysée suivie d’une déclaration à la presse et d’un dîner d’Etat.
Le gouvernement britannique ne peut pas soumettre au vote des députés britanniques son accord de Brexit sans changement, a prévenu lundi le président de la Chambre des Communes John Bercow. La Première ministre Theresa May avait annoncé vouloir soumettre à nouveau au vote des députés son accord de retrait de l’UE d’ici au 20 mars. La livre sterling est tombée à ses plus bas niveaux en séance après les propos du président de la Chambre des communes. Lundi en fin d’après-midi, la devise cédait 0,8% face au billet vert, à 1,3191 dollar. L’euro montait quant à lui de 0,9%, à 0,8591 livre.
Le gouvernement britannique ne peut pas soumettre au vote des députés britanniques son accord de Brexit sans changement, a prévenu lundi le président de la Chambre des Communes John Bercow. « Si le gouvernement veut présenter une nouvelle proposition qui n’est pas la même ou substantiellement la même, alors tout est en ordre », a expliqué John Bercow devant les députés. « Mais le gouvernement ne peut pas représenter la même proposition ou substantiellement la même que celle qui a été rejetée la semaine dernière par 149 votes », a-t-il averti. L’accord de retrait négocié par Theresa May avec Bruxelles a déjà été rejeté deux fois par les députés britanniques.
Emmanuel Macron recevra le président chinois, Xi Jinping, de dimanche à mardi pour une visite d’Etat qui portera «sur les questions bilatérales, multilatérales et sur la relation entre l’Union européenne et la Chine», a annoncé ce lundi la présidence française. «Cette visite sera l’occasion de consolider le partenariat stratégique global qui lie la France et la Chine», ajoute l’Elysée.
A l’orée d’une nouvelle semaine décisive pour le Brexit, le gouvernement britannique tente de rallier des élus à la Chambre des communes pour parvenir à faire ratifier l’accord de retrait négocié avec les Européens. Theresa May a annoncé qu’elle se donnerait jusqu'à mercredi au plus tard, avant le Conseil européen des 21 et 22 mars. Si les Communes l’adoptent, elle demandera à ses partenaires européens un report de l’ordre de trois mois, jusqu’au 30 juin au plus tard. Si elles le rejettent, elle demandera un report de longue durée, sans limitation.
Le Sénat américain a voté jeudi par 59 voix contre 41 en faveur d’une résolution annulant la procédure d’urgence nationale décrétée par Donald Trump. Des élus républicains se sont joints aux démocrates. Le chef de la Maison blanche compte opposer son veto à la décision du Congrès. Il a déclenché l’urgence nationale il y a un mois, après le refus du Congrès de lui octroyer les 5,7 milliards de dollars qu’il réclamait pour construire son mur à la frontière mexicaine. Il s'était ainsi arrogé des prérogatives budgétaires normalement réservées au Congrès.
Tous les diplomates américains en poste au Venezuela ont quitté le pays, a annoncé jeudi le secrétaire d’Etat Mike Pompeo. Les Etats-Unis sont parmi les premiers pays à avoir reconnu l’opposant Juan Guaido comme président par intérim à la place du président Nicolas Maduro, dont la réélection en mai dernier a été contestée. Une cinquantaine de pays reconnaissent aujourd’hui Guaido comme président intérimaire. Washington a révoqué depuis lundi 340 visas de Vénézuéliens. Un haut responsable de l’administration de Donald Trump a déclaré que Washington envisageait d’interdire à Visa, Mastercard et d’autres institutions financières de procéder à des transactions au Venezuela.
La chancelière allemande Angela Merkel promet de «discuter» avec Washington avant de se décider sur un maintien du groupe chinois Huawei pour ses infrastructures 5G. Le Wall Street Journal a révélé lundi que l’ambassadeur américain à Berlin Richard Grenell, un proche du président Donald Trump, a adressé une lettre au ministre de l’Economie Peter Altmaier, pour lui signifier que la coopération en matière de renseignement allait être revue si Berlin ne bannissait pas les entreprises chinoises comme Huawei dans le domaine de la 5G. L’Allemagne doit lancer mi-mars les enchères pour l’attribution des futures infrastructures 5G de télécommunication mobile.
La France et l’Ethiopie ont signé mardi un accord de coopération en matière de défense, ouvrant la voie à une relance de la marine éthiopienne, lors de la visite d’Emmanuel Macron dans cet Etat. Afin d’accompagner cette «dynamique d’ouverture» et les réformes économiques en cours, le chef de l’Etat français a annoncé un prêt de politique publique de 85 millions d’euros assorti d’une assistance technique de 15 millions octroyés par l’agence française de développement (AFD). Comme au Kenya, où il achèvera mercredi et jeudi sa tournée en Afrique de l’Est, il était accompagné d’une délégation de chefs d’entreprises - Lagardère Travel Retail, Orange, Canal +, CMA-CGM ou encore Soufflet.
Le risque juridique de voir le Royaume-Uni rester bloqué dans une union douanière avec l’Union européenne « reste inchangé », malgré les modifications annoncées lundi soir par la Première ministre Theresa May, a tranché mardi l’Attorney general britannique.
Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un cinquième mandat consécutif à la tête de l’Etat algérien et a décidé de reporter le scrutin prévu le 18 avril. Un remaniement ministériel aura bientôt lieu. A. Bouteflika, 82 ans, au pouvoir depuis 1999, s'était porté candidat à sa propre succession malgré une santé fragile. Cette décision a entraîné trois semaines de manifestations en Algérie. En outre, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission, et Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur du gouvernement sortant, a été nommé à sa succession. Ramtane Lamamra, qui était conseiller diplomatique du Président, est nommé vice-Premier ministre.
La première réunion de l’Assemblée parlementaire franco-allemande composée de 50 députés pour chaque pays aura lieu le 25 mars à Paris, annonce lundi la présidence de l’Assemblée nationale. Elle sera appelée à se réunir deux fois par an. La création de cette nouvelle instance a été ratifiée lundi par l’Assemblée nationale. Le Bundestag devrait faire de même la semaine du 18 mars. L’Assemblée binationale sera compétente pour suivre les activités du conseil des ministres franco-allemand et du conseil franco-allemand de sécurité. Elle pourra aussi suivre les sujets présentant un intérêt commun pour les deux pays - y compris en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense -, et formuler des propositions.
Un deuxième référendum pourrait devoir être organisé au Royaume-Uni si le Brexit était repoussé, a déclaré vendredi Theresa May. Selon la Première ministre britannique, l’issue de ce nouveau référendum pourrait empêcher le Brexit de se produire ce qui serait, selon elle, une trahison des électeurs.
Aucun accord n’a encore été trouvé entre Européens et Britanniques, à 22 jours du Brexit. Le négociateur en chef européen, Michel Barnier, a reçu mardi à Bruxelles le ministre du Brexit, Stephen Barclay, et le procureur général britannique, Geoffrey Cox, pour discuter de la clause de sauvegarde irlandaise («backstop») qui cristallise l’opposition du Parlement de Westminster à l’accord négocié par Bruxelles et Londres. Si les négociateurs parvenaient à un compromis avant la fin de la semaine, des diplomates estiment que la Première ministre britannique Theresa May pourrait venir lundi prochain à Bruxelles pour le soutenir avant que la Chambre des communes vote mardi sur cette proposition.
Une commission du Congrès des Etats-Unis a lancé lundi une offensive tous azimuts contre Donald Trump, demandant à 81 personnes et institutions de lui fournir des documents dans le cadre d’une enquête sur de possibles obstructions à la justice et abus de pouvoir. Des membres de la famille du président américain font partie des personnes sollicitées par la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates. Les élus ont aussi réclamé des documents à des membres actuels ou passés de l’administration Trump, ainsi qu'à des responsables de la Maison blanche, du FBI, et de la Trump Organization.
A moins de trois mois des élections européennes, Emmanuel Macron a dévoilé lundi soir des mesures en faveur d’une «renaissance européenne», dans une lettre aux «citoyens d’Europe» publiée simultanément dans des quotidiens des 28 Etats membres, en 24 langues, du Guardian à El Pais. Le chef de l’Etat français y adresse une mise en garde contre la tentation du «repli». Ces ambitions passent notamment par la création d’une agence de protection des démocraties et d’une banque pour le climat, la mise en place d’un salaire minimum européen ou encore l’interdiction en Europe des entreprises «portant atteinte aux intérêts stratégique européens». Au-delà des élections du 26 mai, Emmanuel Macron propose aussi la tenue d’ici à la fin de l’année d’une «conférence pour l’Europe» réunissant les Etats et associant notamment les citoyens, qui sera chargée de définir une feuille de route pour l’UE.