L’administration Trump doit présenter, mardi et mercredi, un plan de 50 milliards de dollars (44 milliards d’euros) sur dix ans pour relancer le processus de paix au Proche-Orient en stimulant l'économie des territoires. Dans ce projet, dévoilé samedi, l’absence de proposition politique est déplorée par les Palestiniens et par l’ensemble des pays arabes avec lesquels Israël cherche à normaliser ses relations. La Maison Blanche aurait abandonné la solution à deux Etats - la création d’un Etat palestinien indépendant au côté d’Israël en Cisjordanie. Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, propose que plus de la moitié soient dépensés dans les territoires palestiniens, et le reste dans la région, espérant que les pétromonarchies du Golfe ou des investisseurs privés en financeront l’essentiel.
Donald Trump a joué l’apaisement dimanche en assurant qu’il ne cherchait pas une confrontation armée avec Téhéran, à la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines. Il avait assuré samedi vouloir conclure un accord avec Téhéran pour que l'économie iranienne puisse sortir du marasme, au terme d’une semaine marquée par le tir iranien qui a abattu un drone américain et par l’interruption in extremis de représailles américaines. L’Iran avait dénoncé un viol de son espace aérien, près du détroit d’Ormuz, ce que contestent les Etats-Unis. Dimanche, Donald Trump a estimé sur l’antenne de NBC que l’Iran souhaitait un accord. Son secrétaire d’Etat, qui a annoncé son départ pour l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, a réitéré l’offre de négociations de Washington. L’Iran a réaffirmé qu’il répliquerait fermement à toute menace. Les tensions dans la région se sont aggravées en mai 2018 lorsque Donald Trump a dénoncé l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien et rétabli les sanctions.
Le candidat du Parti républicain du peuple (CHP), de l’opposition turque, a remporté dimanche l'élection municipale d’Istanbul, annulée fin mars, infligeant au président Recep Tayyip Erdogan un coup sévère. Ekrem Imamoglu était en tête avec 54% des voix, selon les chaînes de télévision. L’ancien Premier ministre Binali Yildirim, candidat du Parti de la Justice et du développement (AKP), mouvement islamo-conservateur d’Erdogan, est crédité de 45%. Ekrem Imamoglu s'était imposé avec 13.000 voix d’avance le 31 mars, ce que l’AKP a contesté en faisant état d’irrégularités. A sa demande, la commission électorale a ordonné la tenue d’un nouveau scrutin. Des observateurs s’attendent à un remaniement ministériel.
Les chefs d’État et de gouvernement n’ont pas réussi à s’accorder, dans la nuit du jeudi au vendredi au Conseil européen, sur les nominations aux hautes fonctions de l’Union européenne. Un nouveau rendez-vous est pris pour le 30 juin.
Boris Johnson et Jeremy Hunt sont les deux derniers candidats en lice pour succéder à Theresa May à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique. L’ancien chef de la diplomatie britannique et celui qui lui a succédé à la tête du Foreign Office vont désormais être départagés par un vote des quelque 160.00 adhérents du parti pour un résultat attendu dans la semaine du 22 juillet. Boris Johnson est fervent partisan du Brexit, et Jeremy Hunt avait mené campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. L’ancien maire de Londres promet de quitter l’Union européenne à la date du 31 octobre, avec ou sans accord.
Le gouvernement britannique a enfreint la loi en autorisant l’exportation vers l’Arabie saoudite d’armes qui pourraient avoir été utilisées dans le conflit au Yémen, a conclu jeudi la justice britannique. Cette décision suspend de fait l’octroi de nouvelles licences d’exportation vers Riyad. La Grande-Bretagne est le sixième plus gros vendeur d’armes au monde après les Etats-Unis, la Russie, la France, l’Allemagne et la Chine. L’arrêt ne signifie pas que les licences d’exportation d’armes doivent être immédiatement suspendues. En France, des ONG (ACAT et Aser) ont saisi le tribunal administratif de Paris afin de bloquer les ventes d’armes à destination de l’Arabie saoudite. Aux Etats-Unis, le Sénat a voté jeudi deux résolutions visant à bloquer 8 milliards de dollars de ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis autorisées par Donald Trump.
Les divergences entre Paris et Berlin compliquent l'atteinte, dès ce jeudi lors d'un sommet européen, d'un consensus sur la présidence de la Commission et de la BCE.
Donald Trump, 73 ans, donne officiellement ce mardi soir à Orlando, en Floride, le coup d’envoi de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2020. Il est persuadé que les bons chiffres de l'économie américaine convaincront des électeurs parfois perplexes devant son style peu orthodoxe. Environ 20.000 personnes sont attendues dans l’Amway Center, temple de l'équipe de basket des Orlando Magic. Selon un sondage Reuters/Ipsos publié le 11 juin, Donald Trump recueille 40% d’opinions positives, 57% désapprouvant son action. La Floride est l’un des Etats clés («swing states») qui ont permis à Trump d’accéder à la présidence face à Hillary Clinton.
L’ancien président égyptien Mohamed Morsi a succombé lundi à un malaise lors d’une audience devant un tribunal du Caire, ont fait savoir les autorités. Il était âgé de 67 ans. Mohamed Morsi est devenu en 2012 le premier président égyptien librement élu, un an après le renversement de son prédécesseur Hosni Moubarak. Il avait présenté sa candidature au dernier moment, l’homme d’affaires Khaïrat al Chater, qui devait représenter la confrérie, ayant été déclaré inéligible. L’ex-chef de l’Etat purgeait plusieurs peines de prison, dont une de 20 ans pour son implication dans le meurtre de manifestants en 2012.
Au lendemain de la suspension du projet de loi contesté sur l’extradition, des centaines de milliers de personnes ont de nouveau manifesté dimanche à Hong Kong pour appeler au retrait de ce texte et à la démission de la chef du gouvernement hongkongais, Carrie Lam. Le texte aurait concerné les 7 millions d’habitants de la «région administrative spéciale», et les ressortissants étrangers et chinois résidents ou de passage. L’emprise exercée par le pouvoir central sur Hong Kong s’est intensifiée depuis que le président chinois Xi Jinping a accédé au pouvoir, en 2012.
L’ancien maire de Londres qui brigue la tête du Parti conservateur et du gouvernement et qui s’est engagé à mettre en oeuvre le Brexit à la date du 31 octobre, est arrivé largement en tête jeudi du premier tour de scrutin pour la succession de Theresa May, avec 114 voix des 313 députés conservateurs britanniques ayant pris part au vote. Sept candidats sont encore en lice. Après d’autres tours de scrutin, les deux derniers candidats encore en lice seront ensuite départagés par les adhérents du parti Tory, avec résultat de ce vote par voie postale attendu dans la semaine du 22 juillet.
La porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders, 36 ans, quittera ses fonctions à la fin du mois, pour se recentrer sur l’Etat dont elle est originaire, l’Arkansas, a annoncé jeudi le président Donald Trump. Républicaine, elle s’est attirée les critiques de l’association des journalistes accrédités à la Maison blanche, pour avoir limité les points de presse quotidiens. Donald Trump a précisé dans un tweet espérer qu’elle décidera d'être candidate au poste de gouverneur de l’Arkansas - un poste qu’a occupé son père Mike Huckabee.
Boris Johnson, qui s’est engagé à mettre en oeuvre le Brexit à la date du 31 octobre, est arrivé largement en tête jeudi du premier tour de scrutin pour la succession de Theresa May, avec 114 voix des 313 députés conservateurs britanniques ayant pris part au vote.L’ancien maire de Londres qui brigue la tête du Parti conservateur et du gouvernement devance de 71 voix son plus proche rival, l’actuel ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, (43 voix).
Deux pétroliers ont été attaqués jeudi en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, un mois après un incident similaire, ont fait savoir leurs compagnies, ce qui a provoqué une flambée de 4% des cours du pétrole. L’un des deux pétroliers évacués par leurs équipages, le Front Altair, a coulé selon l’agence de presse iranienne Irna, alors que ses cuves contiennent 75.000 tonnes de naphte, un hydrocarbure inflammable. Selon son armateur, le taiwanais CPC, il semblait « avoir été touché par une torpille ». La firme singapourienne BSM Ship Management a quant à elle annoncé que le Kokuka Courageous a également été la cible d’une « attaque présumée », mais n’a pas été endommagé. La flotte américaine basée à Bahreïn avait reçu deux appels de détresse ce jeudi matin.
L’ex-ministre algérien des Travaux publics et ancien préfet Abdelghani Zaalane a été placé mercredi sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction, devant lequel il a comparu, a indiqué la télévision nationale, qui avait auparavant annoncé son incarcération. Auparavant, l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia du président déchu Abdelaziz Bouteflika a lui été écroué dans des affaires de «dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges», selon l’agence de presse officielle APS.
Le parti socialiste espagnol (PSOE) et la gauche radicale (Podemos) se sont entendus sur «un gouvernement de coopération progressiste» selon Adriana Lastra, porte-parole du groupe parlementaire socialiste. Toutefois, cette coalition ne permettrait pas d’obtenir la majorité absolue (176) puisque les socialistes détiennent 123 sièges et leur potentiel allié 42. Pedro Sanchez, qui assure l’intérim en tant que chef du gouvernement sortant, va aussi rencontrer le leader du groupe de centre droit Ciudadanos (A. Riviera) et de droite-conservatrice (Pablo Casado) pour essayer de mener à bien la mission que lui a donné le roi Felipe VI à savoir celle de former un gouvernement.
Le parti socialiste espagnol (PSOE) et la gauche radicale (Podemos) se sont entendus sur les moyens de former « un gouvernement de coopération progressiste » selon Adriana Lastra, porte-parole du groupe parlementaire socialiste. Toutefois, cette coalition ne permettrait pas d’obtenir la majorité absolue (176) puisque les socialistes détiennent 123 sièges et leur potentiel allié 42. C’est pourquoi aucun accord n’a encore été signé, les socialistes voulant éviter de longues tractations avec les partis régionalistes, dont les indépendantistes catalans, qui apporteraient dans ce cas la majorité absolue.
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a annoncé mercredi soir sur France 2 son départ du parti Les Républicains (LR), trois jours après la démission de Laurent Wauquiez. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, citée comme l’une des candidates possibles à la présidence de LR, a estimé que la nécessaire refondation de la droite, après la déroute aux élections européennes (8,48%), ne pouvait se faire «à l’intérieur du parti». Valérie Pécresse a expliqué vouloir se consacrer à son mouvement Libres!, lancé en septembre 2017 au sein des Républicains. Son départ plonge un peu plus dans l’incertitude LR, qui lutte pour sa survie, pris en tenaille entre La République en Marche et le Rassemblement national.
Le sous-secrétaire d’Etat au Brexit a renoncé à briguer la succession de Theresa May à la tête du gouvernement britannique. James Cleverly, âgé de 49 ans, avait été le dernier des treize prétendants à la succession de Theresa May à annoncer sa candidature.
Les Etats-Unis vont conclure un accord commercial solide et équitable avec le Royaume-Uni lorsqu’il aura quitté l’Union européenne, a promis mardi Donald Trump, au deuxième jour de sa visite à Londres. Donald Trump a par ailleurs salué le travail «fantastique» accompli selon lui par la Première ministre et l’a invitée à rester impliquée dans les affaires publiques. Theresa May, qui n’est pas parvenue à faire adopter son plan de sortie de l’UE, doit quitter ses fonctions vendredi.