La société de biotechnologie Lysogene, qui développe de nouveaux candidats médicaments dans deux maladies rares neurologiques jusqu’ici mortelles, va s’introduire en Bourse sur Euronext Paris afin de financer ses activités. Elle vise une augmentation de capital d’au maximum 39,7 millions d’euros en cas d’exercice intégral de la clause d’extension et de l’option de surallocation. Lysogene dispose d’engagements de souscription d’actionnaires existants pour un montant total de 15 millions d’euros et d’un nouvel investisseur pour un montant de 2 millions d’euros. La clôture de l’offre à prix ouvert est prévue le 6 février et celle du placement global aura lieu le lendemain.
Le groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim a annoncé aujourd’hui son intention de transférer de Lyon vers l’Allemagne le siège mondial de Merial, la branche santé animale du français Sanofi acquise le 1er janvier 2017. Le nouveau comité exécutif international intégrera à parts égales des membres des deux entreprises. La direction de Boehringer Ingelheim assure que ce transfert n’aura pas de conséquences sur l’emploi. Il a ainsi annoncé de nouveaux investissements dans la région lyonnaise avec la construction d’un nouveau bâtiment de plus de 14.000 m2, situé à Lyon et destiné à accueillir 800 salariés dès l'été 2017. Un plan d’investissement de 70 millions d’euros est également prévu à Saint-Priest, près de Lyon, pour un nouveau centre de recherche et développement.
Le laboratoire pharmaceutique irlandais a annoncé hier soir qu’il avait accepté de verser 100 millions de dollars (94 millions d’euros) pour mettre fin à un litige avec la Commission fédérale du commerce (FTC) et plusieurs Etats qui reprochait à la filiale américaine du groupe, Questcor Pharmaceuticals, d’avoir illicitement fait exploser le prix d’un médicament destiné à traiter la sclérose en plaque et d’autres maladies auto-immunes. La transaction a été passée avec la FTC et les procureurs généraux des Etats de New York et de Washington, de l’Alaska, du Maryland et du Texas.
La première conférence de presse organisée par le président élu Donald Trump depuis son élection n’aura pas fourni d’indications sur ses priorités économiques, laissant les investisseurs perplexes. Les réactions les plus importantes ont concerné les valeurs pharmaceutiques, mises à l’amende par le président élu, qui a critiqué leur politique tarifaire et s’est engagé à mettre en place de nouvelles procédures pour réduire le coût des médicaments. L’indice Nasdaq des biotechnologies s’affichait ainsi en baisse de 2,3% hier. Donald Trump a également réitéré ses menaces contre les entreprises envisageant de délocaliser leur production, assurant qu’il mettrait en place «une lourde taxe frontalière» sur leurs produits. La majorité de la conférence a toutefois été consacrée aux mesures prévues pour éviter tout conflit d’intérêts concernant ses entreprises. Celles-ci seront rassemblées au sein d’un trust et gérées par ses deux fils aînés et un exécutif de la Trump Organization.
Takeda a indiqué mardi avoir les moyens de procéder à d’autres acquisitions après celle annoncée la veille du spécialiste américain de l’oncologie Ariad Pharmaceuticals pour 5,2 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros). Le premier groupe pharmaceutique japonais disposait d’une trésorerie de 438 milliards de yens (3,56 milliards d’euros) à la fin mars 2016, terme de son exercice 2015/2016. Son principal médicament est le Velcade, un traitement contre la leucémie, mais son brevet s’apprête à tomber dans le domaine public, et ce sera aussi le cas pour d’autres produits clés du laboratoire nippon à partir de 2020.
Sanofi et Immunext ont signé un accord pour développer un traitement des maladies auto-immunes, dont le lupus et la sclérose en plaques. Immunext accordera à Sanofi une licence mondiale exclusive pour développer et commercialiser le INX-021, un anticorps monoclonal en développement préclinique. Sanofi verserait à la biotech américaine des paiements échelonnés de plus de 500 millions de dollars (475 millions d’euros). Immunext pourrait également percevoir des redevances sur les ventes.
Le laboratoire français débourse 575 millions de dollars pour les actifs en cancérologie de Merrimack et pourrait verser jusqu’à 450 millions supplémentaires.
Sanofi et Immunext ont annoncé la signature d’un accord pour développer un nouvel anticorps capable de traiter des maladies auto-immunes, dont le lupus et la sclérose en plaques. Immunext accordera à Sanofi une licence mondiale exclusive pour développer et commercialiser le INX-021, un anticorps monoclonal aujourd’hui en développement préclinique. En outre, Sanofi et Immunext vont lancer une collaboration de recherche pour soutenir les essais cliniques.
Le laboratoire français a officialisé le rachat des actifs en oncologie du groupe américain Merrimack Pharmaceuticals - dont Onivyde, son traitement du cancer du pancréas - pour un montant pouvant atteindre 1 milliard de dollars. Ipsen versera 575 millions de dollars à la clôture de l’opération, attendue à la fin du premier trimestre, et pourrait verser jusqu’à 450 milliards de dollars supplémentaires en fonction de l’approbation d’Onivyde pour de nouvelles indications. La transaction, qui sera financée par la trésorerie et les facilités de crédit, sera dilutive sur les résultats 2017, mais relutive sur la marge opérationnelle courante et sur le résultat par action à partir de 2018. L’action Ipsen reculait légèrement à Paris à mi-séance, en ligne avec le SBF 120.
Le laboratoire va interjeter appel de la décision du tribunal du Delaware. Les analystes voient dans ce traitement anticholestérol un futur blockbuster.
Le tribunal de première instance du Delaware vient de demander l’interdiction de la commercialisation, de la vente et de la fabrication aux Etats-Unis de Praluent, anti-cholestérol de Sanofi et de son partenaire Regeneron. Dès octobre 2014, la biotech américaine Amgen avait porté plainte contre ces deux laboratoires les accusant de violer deux de ses brevets. Sanofi et Regeneron ont déclaré leur intention d’interjeter appel de cette décision. Le tribunal leur donne 30 jours pour demander une suspension de l’injonction. A l’issue de ce délai, l’interdiction de vente de Praluent sera effective.
Une juge fédérale américaine a prononcé hier une interdiction des ventes de l’anticholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals, répondant ainsi à la demande du laboratoire Amgen qui les accuse de violation de brevets. La juge du Delaware a ordonné un sursis à exécution de 30 jours, le temps pour Sanofi et Regeneron de faire appel. Dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street, Amgen gagnait 4,9% tandis que l’ADR de Sanofi chutait de 4%. Regeneron abandonnait pour sa part 1,1%.
Le laboratoire suisse de biotechnologies Actelion a annoncé aujourd’hui avoir annulé sa participation à la conférence annuelle de JPMorgan consacrée au secteur de la santé, prévue la semaine prochaine à San Francisco. Un porte-parole de la société n’a pas donné la raison de cette décision. Le mois dernier, Actelion est entré en négociations exclusives avec le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson, qui veut acquérir le groupe helvétique. Ces dernières années, Jean-Paul Clozel, directeur général d’Actelion, avait représenté le laboratoire à cette conférence très suivie par le secteur.
A l’issue d’un procès de près de deux semaines, un jury fédéral du Delaware a condamné hier le groupe biopharmaceutique américain Gilead Sciences à payer 2,54 milliards de dollars (2,43 milliards d’euros) à son compatriote Merck pour avoir utilisé une invention brevetée qui lui a servi à mettre au point deux médicaments vedettes contre l’hépatite C, maladie du foie aux conséquences potentiellement graves. Une porte-parole de Gilead a indiqué que sa société allait faire appel du verdict et que celui-ci ne l’empêcherait pas de continuer à commercialiser ces médicaments.
Le groupe suisse des sciences de la vie Lonza a confirmé poursuivre des discussions avec le fonds d’investissement KKR en vue du rachat de Capsugel. Cette transaction pourrait dépasser les 5 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros), selon Reuters, qui évoque la possibilité d’un accord dès cette semaine. Pour Lonza, Capsugel « s’harmoniserait parfaitement avec [sa] stratégie et renforcerait sa position en tant que fournisseur leader dans nombre d’importants marchés de la santé ». Lonza avait tenté sans succès de racheter cette année Catalent, société américaine spécialisée dans le développement de molécules et le conditionnement et l’administration des traitements. KKR avait acquis Capsugel auprès de Pfizer en 2011 pour 2,4 milliards de dollars.
SFR enrichit son offre de chaînes payantes en acquérant la distribution exclusive de 4 chaînes Discovery et de trois chaînes de NBCUniversal, qui depuis des années étaient distribuées par CanalSat, a annoncé son actionnaire Altice. En outre, SFR pourra proposer des films produits par NBCUniversal et annonce qu’elle va créer une nouvelle chaîne en France, «entièrement dédiée au cinéma et aux séries», qui comprendra les productions du catalogue NBC Universal, mais également des productions françaises et européennes.
Actuel directeur général adjoint d’Essilor, Laurent Vacherot, 60 ans, vient d’être promu directeur général délégué par le PDG Hubert Sagnières, 61 ans. Il aura en charge la direction opérationnelle du groupe d’optique et rejoindra le conseil d’administration. Sa nomination sera proposée lors de l’AG du 11 mai 2017. Essilor explique cette nomination par l’adaptation de « son organisation à l’accroissement des exigences opérationnelles induites par le changement de taille du groupe afin de répondre dans les meilleures conditions à ces nouveaux défis stratégiques et managériaux ».