Les grandes économies émergentes auraient plus à perdre que les pays occidentaux d’une remontée des droits de douane à leur niveau moyen des années 1990, estime l’OCDE. Dans une version actualisée de ses scénarios économiques à long terme, l’Organisation de coopération et de développement économiques estime que la croissance mondiale pourrait être graduellement amputée d’un demi-point dans cette hypothèse. A l’horizon 2060, le niveau de vie de la planète diminuerait de 14% sur une longue période par rapport à une situation normale, une proportion qui atteindrait 18%, en termes de PIB par habitant, pour les Briics (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud).
Les grandes économies émergentes auraient plus à perdre que les pays occidentaux d’une remontée des droits de douane à leur niveau moyen des années 1990, estime l’OCDE. Dans une version actualisée de ses scénarios économiques à long terme, l’Organisation de coopération et de développement économiques estime que la croissance mondiale pourrait être graduellement amputée d’un demi-point dans cette hypothèse.
La Banque d’Indonésie a relevé ses taux d’intérêt vendredi pour la troisième fois en un mois environ, afin de défendre la devise du pays, secouée par la hausse du taux des fonds fédéraux aux Etats-Unis et les tensions commerciales entre Washington et la Chine. Le taux auquel elle emprunte de l’argent auprès des banques commerciales (reverse repo) à 7 jours a ainsi été relevé de 50 points de base (pb) à un niveau de 5,25%.
La Banque d’Indonésie a relevé ses taux d’intérêt ce matin pour la troisième fois en un mois environ, afin de défendre la devise du pays, secouée par la hausse du taux des fonds fédéraux aux Etats-Unis et les tensions commerciales entre Washington et la Chine. Le taux auquel elle emprunte de l’argent auprès des banques commerciales (reverse repo) à 7 jours a ainsi été relevé de 50 points de base (pb), à un niveau de 5,25%. Cette décision constitue une nouvelle mesure de «préemption» visant «à garantir la stabilité économique en réponse aux mesures adoptées par certaines banques centrales et aux incertitudes élevées sur les marchés financiers mondiaux», a déclaré le gouverneur de la Banque d’Indonésie, Perry Warjiyo.
L’Iran a interdit l’importation de plus de 1.300 produits afin de préparer son économie à résister aux sanctions américaines, alors que la chute de la monnaie nationale a entraîné une vague de protestations en raison de la flambée des prix. Selon le Tehran Times, les produits visés par ces interdictions sont les appareils ménagers, les produits textiles, les chaussures, les articles en cuir, les meubles, certaines machines et les produits de santé. Cette décision laisse penser que Téhéran revient vers une «économie de résistance» afin de conserver ses réserves de change et devenir aussi auto-suffisant que possible pour certains produits.
Saudi Investment Bank a annoncé hier dans un communiqué avoir accepté de racheter la participation de JPMorgan à son capital. L’acquisition de 7,5% de son propre capital sera réalisée d’ici le 30 septembre à une décote de 24% pour 203 millions de dollars, d’après le communiqué. JPMorgan détenait cette participation depuis plus de 40 ans mais cherche aujourd’hui à se désengager de ses investissements non-essentiels. La banque américaine est également directement présente en Arabie Saoudite, où elle compte se développer dans les mois à venir. Saudi Investment Bank est la neuvième banque du royaume avec 24,4 milliards de dollars d’actifs.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé sa victoire et celle de son parti aux élections présidentielle et législatives hier. Après dépouillement de 96% des voix, le chef de l’Etat sortant était crédité de 53%, loin devant Muharrem Ince, chef de file de l’opposition et du Parti républicain du peuple (CHP), qui recueillait 31%, selon l’agence de presse Anatolie, seule habilitée à annoncer les résultats officiels. En ce qui concerne les législatives, l’AKP dispose de 43% après dépouillement de 98% des bulletins. Son allié, le Parti d’action nationaliste (MHP), obtient quant à lui 11%. Du côte de l’opposition, le CHP est crédité de 23% et le Parti démocratique des peuples (HDP), formation pro-kurde, obtient 11%. La livre turque s’appréciait de 1,9% dans les premiers échanges en Asie après l’annonce de ces résultats, à 4,58 pour un dollar.
Le MSCI a confirmé hier soir que les actions argentines et saoudiennes seront incluses au sein de son indice Marchés Emergents à partir du mois de juin 2019, ce qui représente une manne supplémentaire d’environ 600 milliards de dollars. L’inclusion se fera sur une base pro forma de pondération d’environ 2,6% de l’indice avec 32 titres pour les actions d’Arabie Saoudite. Une inclusion pourrait attirer entre 30 et 40 milliards de dollars d’investissements étrangers sur les marchés saoudiens d’ici 2 ans, et environ 4 milliards pour les marchés argentins.
Les investisseurs étrangers ont été vendeurs nets de 5,5 milliards de dollars d’actifs émergents depuis la réunion de la Fed mercredi dernier, selon l'IIF.
Les devises émergentes sont tombées vendredi à leur plus bas depuis début 2016, l'Argentine, la Turquie, le Mexique et le Brésil étant les plus touchés.
Sorties. L’Argentine va recevoir une aide de 50 milliards de dollars du Fonds monétaire international en échange d’une accentuation des réformes. Si les actifs argentins bondissaient à cette annonce, ils sont encore loin de leurs niveaux d’avant correction. Mais c’est l’ensemble des émergents qui a pâti de la récente défiance des investisseurs à l’égard de la classe d’actifs. En mai, les fonds émergents ont accusé 6,3 milliards de dollars de rachats, dont deux-tiers sur les produits de dette, relève l’Institute of International Finance (IIF). Et ces rachats n’ont pas uniquement affecté les pays les plus fragiles comme l’Argentine ou la Turquie, la correction ayant pour origine la hausse des taux américains et du dollar. Les stratégistes de Bank of America ML restent prudents sur la classe d’actifs qu’ils estiment encore vulnérable, notamment en raison des risques politiques et géopolitiques. Ils ne pensent pas que les émergents seront toutefois aussi affectés que lors du taper tantrum de 2013 car les conditions sont différentes. Ils sont pessimistes à propos du Brésil, du Mexique et de la Turquie. Trois pays suspendus à des choix politiques.
Le produit intérieur brut (PIB) de la Turquie a augmenté à un rythme annuel nettement plus fort qu’attendu de 7,4% au premier trimestre de cette année, selon les chiffres publiés hier par l’institut turc de la statistique. L'économie turque maintient ainsi son rythme de croissance après les 7,4% enregistrés l’an dernier, la plus forte croissance depuis 2013, grâce notamment à l’industrie et à la construction. Le ministère de l’Economie a estimé que la croissance pourrait dépasser cette année la prévision de 5,5% contenue dans le programme de moyen terme du gouvernement.