La décision prise vendredi soir par plusieurs places boursières en Inde de couper brutalement leurs liens avec les autres places étrangères, en mettant fin à leurs accords de licences et d’accès aux cours, a fait chuter l’action de Singapore Exchange de 7,3%. L’opérateur de la Bourse de Singapour fournit des cotations de dérivés de l’indice actions indien Nifty 50. La rupture des relations avec New Dehli pourrait y mettre fin et conduire à une forte baisse de ses revenus, estimée à près de 10% d’ici 2020 par Morgan Stanley. Cette décision pourrait cependant isoler l’Inde et conduire les grands fournisseurs d’indices tels que le MSCI à réajuster à la baisse le poids du pays dans ses indices.
La décision prise vendredi soir par plusieurs places boursières en Inde de couper brutalement leurs liens avec les autres places étrangères en mettant fin à leurs accords de licences et d’accès aux cours, a fait chuter l’action de Singapore Exchange de 8,8% en séance, sa plus forte baisse depuis novembre 2008. L’opérateur de la Bourse de Singapour fournit des cotations de dérivés de l’indice actions indien Nifty 50. La rupture des relations avec New Dehli pourrait y mettre fin et conduire à une forte baisse de ses revenus, estimée à près de 10% d’ici 2020 par Morgan Stanley. Cette décision pourrait cependant isoler l’Inde et conduire les grands fournisseurs d’indices tels que le MSCI à réajuster à la baisse le poids du pays dans ses indices.
La Banque de Russie a décidé de baisser son taux directeur de 25 points de base (pb) supplémentaires lors de sa réunion qui se tenait aujourd’hui pour le ramener à un niveau de 7,50%. L’institution monétaire et a ajouté qu’elle continuera à le réduire cette année, et compte ainsi «achever la transition d’une politique monétaire modérément restrictive à une politique monétaire neutre en 2018». Malgré cette baisse, qui porte à 950 pb le total des baisses cumulées depuis le début de son cycle d’assouplissement début 2015, le taux réel à court terme défalqué du niveau d’inflation reste très élevé, à un niveau supérieur à 5%.
L’agence de notation S&P Global Ratings a annoncé hier la dégradation de la note de crédit du Brésil d’un cran à «BB-», trois niveaux en-dessous de la catégorie d’investissement. La perspective de la note est stable. «En dépit de plusieurs avancées politiques par l’administration Temer, le Brésil affiche des progrès moins rapides qu’attendu dans la mise en place en temps voulu de législation significative pour corriger les dérapages fiscaux structurels et la montée des niveaux d’endettement», explique S&P pour justifier sa décision.
Les manifestations qui ont ébranlé l’Iran pendant plus d’une semaine n’ont pas eu que des questions économiques pour origines, a déclaré lundi le président Hassan Rohani, sous-entendant par là que les protestataires ne visaient pas son gouvernement mais l’establishment chiite, plus rigide. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé dimanche que les forces de sécurité avaient mis un terme aux troubles, fomentés selon eux par des ennemis étrangers.
La devise mexicaine fait face à des vents contraires au premier semestre 2018, avec la renégociation de l’Alena et l’élection présidentielle en juillet.
L’agence a annoncé ce matin sa décision de relever la note qu’elle accorde à la qualité de la dette du pays libellée en devises étrangères d’un cran, à un niveau BBB qui se situe désormais deux crans au-dessus de la catégorie spéculative. «La politique monétaire a été suffisamment disciplinée pour limiter l’ampleur de la volatilité des sorties de capitaux en période difficiles. Les mesures macro-prudentielles ont permis d’inverser la forte hausse de la dette externe des sociétés, alors que la hausse de la profondeur du marché a coïncidé avec une amélioration de sa stabilité. L’accent mis sur la stabilité financière est également visible dans les prévisions budgétaires crédibles de ces dernières années», a ainsi expliqué Fitch.
La banque centrale russe a baissé plus fortement que prévu ses taux vendredi, alors que le Mexique poursuit son resserrement monétaire à marche forcée.
Flots. Un mur de dette va s’élever pour les marchés émergents à partir de 2018. Ce sont 1.100 milliards de dollars d’obligations investment grade qui devront être refinancés, selon la banque japonaise MUFG. C’est près d’un vingtième du montant total de la dette émergente en circulation, de 20.600 milliards de dollars fin 2016, selon Bank of America Merrill Lynch. Les institutions financières vont rembourser 600 milliards, les corporates 300 milliards et les souverains et assimilés 200 milliards. Un vrai casse-tête pour les investisseurs qui voient de plus en plus leurs espoirs de rendement s’évanouir. Ces dettes, qui payaient en moyenne plus de 5 % au lendemain de la crise financière n’offrent plus qu’un rendement de 3,9 % (indice JPMorgan EMBI). Pour Anthony Barklam, coresponsable des marchés primaires de dette chez MUFG, la tentation des investisseurs pourrait être, vu les valorisations élevées, d’augmenter la part du cash dans les portefeuilles en attendant de meilleurs niveaux. Les remboursements resteront importants jusqu’en 2023.
Club des cinq. Turquie, Argentine, Pakistan, Egypte et Qatar sont les cinq pays ayant les fragilités externes les plus importantes parmi les grands émergents, selon S&P Global Ratings. « Ces souverains pourraient être les plus exposés quand les conditions financières seront éventuellement plus resserrées dans le monde », affirment ses analystes qui les ont passés en revue au travers d’une batterie d’indicateurs, sept au total (dont balance des comptes courants, montant des réserves utilisables, besoins de financement externes bruts ou dette externe). Parmi ces cinq nouveaux « fragiles », seule la Turquie l’était déjà en 2013 quand le concept est apparu lors du taper tantrum de la Fed. Elle est aussi le seul pays à cocher toutes les cases. S&P précise que la situation du Qatar peut étonner vu le niveau élevé de ses avoirs. S’il était exclu du groupe, la Colombie le remplacerait. Le Venezuela a été exclu d’emblée, compte tenu de sa situation particulière. Les cinq pays les plus résilients sont la Thaïlande, la Chine, la Russie, l’Arabie Saoudite et la Malaisie.