Accords. L’European Payments Initiative s’est dotée d’une société installée à Bruxelles et recrute une équipe pour finaliser les règles de fonctionnement du futur scheme de paiement. En Italie, Nexi et SIA vont fusionner pour créer un géant du paiement électronique qui sera numéro un européen en nombre de cartes gérées. Par ailleurs, Nexi va collaborer avec Ebury pour faciliter les paiements internationaux des clients de ses banques partenaires. En France, le Crédit Mutuel s’allie à Proximis pour lancer sa plate-forme de commerce unifié qui permettra aux marchands de traiter ensemble leurs transactions en magasin et en ligne. Lemonway s’associe à Ripple pour offrir aux market places le décaissement instantané vers les marchands partenaires. Et pour les restaurateurs, l’éditeur de logiciels L’Addition a étendu ses services aux paiements digitaux, tandis que LyfPay enrichit son offre avec le Click & Collect et le paiement à table.
Ambitieux. Le G20 veut faire basculer les paiements internationaux dans la modernité. Pour les petits montants et les particuliers, ils restent lents, chers et complexes, peu sûrs même. Le Conseil de stabilité financière (CSF ou FSB, Financial Stability Board), instance de régulation internationale agissant pour le compte du G20, vient de publier sa feuille de route pour changer les pratiques. Le programme d’action s’appuie sur un diagnostic des insuffisances en mars dernier par le CSF et les 19 pistes de réponses tracées par CPMI (Committee on Payments and Market Infrastructures) dans un rapport de juillet dernier. Le FSB organise à présent les actions à mener, avec quatre thèmes d’amélioration des dispositifs existants et un bloc de mesures pour la mise en place de nouvelles infrastructures (voir le graphique). Le CSF insiste sur l’interdépendance des actions et l’importance de la coordination des acteurs pour permettre à chaque train de mesures de produire tous leurs effets. Le calendrier prévoit les travaux en 2021 et 2022 essentiellement. Un programme très ambitieux sachant qu’il s’agit rien moins que d’harmoniser les régulations et les standards, interconnecter les systèmes, partager l’information…
Un groupe de sept banques centrales et la Banque des règlements internationaux (BRI) ont exposé leur vision d’une monnaie numérique, dans le cadre des réflexions en cours pour leur éviter de se laisser distancer dans ce domaine par la Chine ou par des projets venus du privé comme le Libra de Facebook. Ces institutions estiment que les principales caractéristiques d’une monnaie numérique doivent inclure la résilience, une disponibilité large pour un coût faible ou nul, des normes appropriées et un cadre juridique clair, tout en laissant un rôle approprié au secteur privé.
Goldman Sachs est en passe de racheter l’activité de cartes de crédit de General Motors (GM) pour renforcer sa présence dans le crédit à la consommation aux particuliers, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. La banque d’affaires américaine, nouvelle venue dans l’univers des cartes de crédit, a remporté les enchères pour la reprise de cette activité au détriment de Barclays. GM avait décidé cette année de mettre en vente cette activité, qui compte 1,1 million de détenteurs de cartes réalisant annuellement 8,5 milliards de dollars de dépenses. Goldman Sachs et Capital One Financial, l'émetteur des cartes de GM depuis 2012, se sont entendus sur les grands lignes de l’accord, notamment le prix de cession, selon ces sources du quotidien. Les deux sociétés prévoient de conclure un accord ces prochaines semaines.
C’est le nombre de virements instantanés (SCT Inst) réalisés en France en 2019, selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP), pour un montant de 7 milliards d’euros. C’est 75 à 80 fois plus qu’en 2018, année de lancement du SCT Inst, mais cela reste une toute petite part des virements émis : 0,3 % en volume et 0,03 % en montant.
La paume à la place de la carte bancaire: Amazon a dévoilé mardi une technologie biométrique sans contact pour permettre aux clients de payer en magasin d’un simple mouvement de la main. Ce service, intitulé Amazon One, sera dans un premier temps déployé dans deux des supérettes Amazon Go situées à Seattle, le siège de la compagnie. Le groupe de Jeff Bezos compte ajouter la technologie à ses autres épiceries aux Etats-Unis (à Chicago, San Francisco et New York, en plus des autres points de vente à Seattle) et la vendre à des magasins tiers mais n’a pas annoncé de potentiel partenaire. La chaîne de supermarchés haut de gamme Whole Foods Market, rachetée en 2017 par Amazon, pourrait aussi se voir équipée de ce nouveau système de paiement.
La Commission européenne s’apprêterait à rendre public cette semaine, un rapport sur les services de paiement mobile. Elle planche sur une nouvelle réglementation qui empêcherait les fabricants d’appareils mobiles de limiter l’accès à la technologie de communication NFC, rapporte Bloomberg. L’agence de presse cite une note de bas de page sur une enquête lancée en juin dernier par l’antitrust de la Commission, qui s’intéressait à la solution de paiement mobile Apple Pay. La Commission reproche à la marque à la pomme d’empêcher d’autres fournisseurs de proposer la fonctionnalité «tap-and-go» sur ses smartphones. Apple Pay repose sur la technologie NFC (Near Field Communication), qui permet à un utilisateur de payer via son smartphone en l’approchant du terminal de paiement. Cette fonctionnalité est ouverte aux développeurs tiers sur Android, mais doit passer par un compte Apple Pay pour les utilisateurs d’iPhones. Autrement dit, les propriétaires d’iPhones ne peuvent utiliser le paiement NFC qu’au travers de la solution de paiement d’Apple.
La Commission européenne s’apprêterait à rendre public, dès cette semaine prochaine, un rapport dans lequel figurent de nouvelles propositions relatives aux services de paiement mobile. Elle planche sur une nouvelle réglementation qui empêcherait les fabricants d’appareils mobiles de limiter l’accès à la technologie de communication NFC, intégrée entre autres dans les smartphones, rapporte Bloomberg.
Usages. Le paiement ne connaît pas la crise. La Banque centrale européenne a calculé que le nombre de paiements électroniques (non espèces) a augmenté de 8,1 % en 2019, pour un total de 98 milliards de transactions et un montant de 162 milliers de milliards (trillions) d’euros. On paie donc plus en Europe et, pour ce faire, on utilise une carte de paiement dans 48 % des cas. D’ailleurs, le nombre de cartes émises en 2019 a crû de 5,5 % à 572 millions, soit bien plus que le nombre d’habitants (343 millions, soit 1,7 carte par personne). Et le nombre de transactions par carte a fait un bond de 12,3 % à 46,6 milliards d’opérations, pour un montant moyen de 42 euros. C’est au Portugal que l’on paie le plus par carte avec 69 % des paiements. Les virements constituent 23 % des transactions électroniques (+6,6 %) et les prélèvements 22 % (+3,1 %). Autres chiffres, le nombre de distributeurs automatiques en zone euro a diminué de 3,5 % à 310.000, alors que celui des terminaux de paiement s’est accru de 8,1 % à 11,7 millions.
Depuis ce jeudi, les usagers du réseau de transport urbain Bibus de la Métropole de Brest peuvent payer leur trajet à bord des bus, tramway et téléphérique grâce à leur carte de paiement sans contact Mastercard ou Visa, quelle que soit leur banque, d’après un communiqué commun. La carte de paiement sans contact se substitue ainsi au titre de transport. Ce nouveau service va de pair avec l’essor du paiement sans contact en France, estiment les partenaires. L’usager monté à bord a juste à présenter sa carte de paiement sans contact sur la borne de validation comme n’importe quel titre de transport.
En 2019, les paiements par carte ont représenté près de la moitié de l’ensemble des paiements hors cash réalisés dans la zone euro, tous services de paiement confondus, soit 46,6 milliards d’opérations sur un total de 98 milliards. Par rapport à 2018, cela correspond à une progression de 12,3%, souligne un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) publié vendredi. De leur côté, les virements et les prélèvements, qui ont représenté chacun 23% et 22% des paiements, n’ont progressé que de 6,6% et 3,1%. En montant, en revanche, le total des paiements par carte n’a représenté que 2.000 milliards d’euros sur un total de 162.000 milliards, tous services de paiement confondus. Le nombre de cartes en circulation dans la zone euro a également progressé de 5,5 % sur l’année pour s'établir à 572 millions. La carte de paiement connaît un regain de popularité depuis la démocratisation du paiement sans contact, qui s’est accentué avec la crise du Covid-19.
Quand Donald Trump a décidé en pleine pandémie de verser une aide aux Américains en difficulté financière, soit 2.000 milliards de dollars, Mélancia Rotgé, une retraitée vivant à Port-Sainte-Marie dans le Lot-et-Garonne, ne s’attendait pas à recevoir un chèque de 1.200 dollars accompagné d’un courrier du président américain. La dame est aussi la veuve d’un jockey professionnel qui a travaillé quelque temps aux Etats-Unis, et touche à ce titre une pension de réversion. Seulement voilà, sa banque a refusé d’encaisser le chèque car il n’est pas libellé en euros. Dommage…
L’évolution des standards internationaux permet d’encaisser des paiements par carte directement sur smartphone ou tablette Android, une mutation profonde pour le marché.