Printemps pourri pour les actifs risqués. Ils ont tous ont décroché, notamment le crédit avec un net écartement des spreads high yield. Le pétrole et les matières premières ont également souffert des craintes sur la croissance mondiale.
Les obligations sécurisées ont conservé un peu d’avance dans le contexte d’incertitude des dernières semaines. Une normalisation de l’environnement économique pourrait cependant confirmer le retour en grâce des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1).
Le géant technologique a émis ses premières obligations pour 6,75 milliards d’euros sur un marché primaire euro qui a repris des couleurs. Cette nouvelle transaction d’un émetteur américain prolonge une tendance marquée depuis le début de l’année.
Le net écartement des spreads, après le choc des tarifs réciproques, a quelque peu reconstitué des valorisations devenues très tendues sur la classe d’actifs. Mais les gérants de crédit interrogés par L'Agefi restent prudent.
Les panélistes de L’Agefi n’ont presque pas touché à leurs prévisions de taux pour les Etats-Unis, faisant fi des tarifs douaniers annoncés en avril, comme si les revirements de l’administration Trump devaient permettre de revenir à la situation initiale.
Les tarifs douaniers réciproques plus importants qu’anticipé puis les revirements de Donald Trump, face à la crainte d’un chaos sur les marchés de taux américains, ont ponctué un mois extrêmement volatil, dont l’or est sorti grand gagnant.
L’institution de Washington a suspendu pour la première fois une ligne de crédit à un pays. Le motif: une absence d’amélioration de la situation budgétaire. De quoi mettre en difficulté la Colombie, dont les actifs en pâtissent.
Les émissions ont repris assez vite après le week-end de Pâques sur tous les types de dettes, aussi bien seniors que subordonnées. La demande est forte, entrainant un resserrement des spreads et éloignant les concessions de la part des émetteurs.
A l’instar des autres classes d’actifs risqués, le marché du crédit s’est nettement repris, après les reculades de Donald Trump à propos de la Chine et de la Fed. Un resserrement peut-être trop rapide.
Le président Donald Trump a annoncé coup sur coup qu’il ne renverrait pas le président de la Fed, après avoir laissé entendre le contraire, et qu’il voulait une désescalade sur les droits de douane avec la Chine. Pas suffisant toutefois pour rétablir une pleine confiance internationale vis-à-vis des Etats-Unis et des actifs américains.
La Prudential Regulation Authority (PRA) a remis en cause la bonne liquidité (niveau 2A) des «covered bonds» d’origine étrangère. Avant de faire machine arrière à peine une semaine plus tard…
Le «Liberation Day» du 2 avril a altéré le statut des Treasuries et du dollar. Pour la Maison-Blanche, le Trésor et la Fed, l'enjeu est de contenir tout dérapage des taux longs alors que le pays a d'énormes besoins de refinancement.
En changeant de méthodologie, Moody’s a accentué l’essor de ce type de dette, jusque-là très européenne, aux Etats-Unis, avec plus d’une dizaine de nouvelles opérations en un an. Le marché américain pourrait dépasser l’Europe en volume d’émissions dès cette année.