Jerome Powell a déclaré que la banque centrale américaine n’était pas pressée d’agir tout en avertissant du risque de stagflation. Toutefois, le marché semble entrevoir un espoir du côté des négociations commerciales entre les Etats-Unis et le Japon.
Le marché du crédit s’est légèrement repris avec l’ensemble des actifs risqués, mais après une nette correction qui accroît le coût de financement des entreprises. Ce mouvement s’est accompagné de rachats massifs dans les fonds spécialisés, une première cette année.
La CDC a entamé son programme de financement 2025 avec trois émissions obligataires publiques réussies, en dollars, euros et francs suisses. Sa stratégie de financement suit au plus près l’évolution de la demande.
Le marché primaire obligataire «corporate» en euros a marqué un net ralentissement depuis le 2 avril. Si le segment «investment grade» reste ouvert pour les émetteurs de qualité, mais avec davantage de prime, le «high yield» est à l’arrêt.
La chute des US Treasuries s’intensifie, les investisseurs délaissant les obligations à long terme. Les étrangers ont beaucoup moins de levier que par le passé sur la dette américaine, mais semblent essayer de l’utiliser dans la guerre commerciale. La recherche de liquidité des hegde funds commence aussi à inquiéter.
Banque de France, BCE, Banque d'Angleterre : les autorités de supervision sont montées au créneau mercredi pour défendre la résilience du secteur financier dans la tempête boursière. Les hedge funds avaient réduit leurs risques avant le choc Trump du 2 avril.
Les Bourses européennes accroissent leurs pertes mercredi alors que Pékin a annoncé une nouvelle salve de tarifs douaniers de 84% contre les Etats-Unis. La correction touche les actions, le pétrole et, de manière plus notable encore, la dette américaine.
La forte remontée des taux américains depuis le début de la semaine, soutenue mardi par l'éventualité de négociations sur les droits de douane, laissait penser à des prises de profit plutôt qu’à des besoins de liquidité. Mais le mouvement de vente des Treasuries se poursuit.
Les dettes Additional Tier 1 des banques européennes ont chuté entre vendredi 4 et lundi 7 avril. Mais, sauf grave récession, leur valorisation pourraient aussi remonter davantage que les autres titres du crédit.
Les places boursières ont de nouveau décroché lundi, dans un climat de forte volatilité. Les investisseurs craignent de plus en plus la récession, pas encore dans les prix, et anticipent cinq baisses des taux américains cette année.
Les spreads se sont fortement écartés la semaine passée et ce lundi, mais les obligations d’entreprises restent encore loin de leurs niveaux observés lors de récessions. L’ensemble des segments du marché souffre.
Les prix des obligations souveraines peu risquées bondissent depuis le déclenchement de la guerre commerciale par Donald Trump. Quelques devises ont aussi profité de la fuite vers la qualité.
La riposte de la Chine aux tarifs douaniers réciproques de Donald Trump a exacerbé le risque d'escalade et de récession, plongeant les marchés financiers encore davantage dans la tourmente. Wall Street accuse sa pire chute depuis la crise Covid. L'Europe efface ses gains de 2025. Les investisseurs fuient vers les emprunts d'Etat.
Les panélistes de L’Agefi sont de plus en plus prudents face au risque d’écartement des spreads, toujours serrés, en cas de fort ralentissement de la croissance suite au choc des tarifs douaniers.
Les prévisionnistes de L’Agefi tendent à ajouter une baisse de taux à six mois tout en diminuant leurs prévisions pour les taux longs aux Etats-Unis et en augmentant celles sur la zone euro.
La probabilité de récession a nettement progressé depuis l'annonce de tarifs douaniers «réciproques» par Donald Trump et la riposte de la Chine, sauf sur le marché du crédit qui semble vulnérable.