L’opérateur américain va refinancer l’acquisition de Sprint sur le marché obligataire. Cette opération imminente, selon Bloomberg, devrait être la plus importante émission obligataire depuis le début de l’année. T-Mobile profite de l’apaisement des tensions sur le marché crédit depuis une semaine, avec l’annonce par la Réserve fédérale américaine d’un programme de rachat de dette obligataire investment grade.
La Banque nordique d’investissement (NIB) a émis lundi le premier Covid-19 Response Bond sur le marché européen. Le milliard d’euros ainsi levé par NIB servira à financer des opérations de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie : augmentation de capacités hospitalières, hausse temporaire des dépenses de sécurité sociale, financement de PME, etc. Ces obligations porte un coupon de 0%, pour une maturité de 3 ans. Le rendement global est ressorti à -0,263%, avec un spread sur les taux midswaps de 6 points de base. Cette transaction a enregistré un carnet d’ordres de 3,2 milliards d’euros.
La banque nordique d’investissement (NIB) a émis lundi le premier Covid-19 Response Bond sur le marché européen. Le milliard d’euros ainsi levé par NIB servira à financer des opérations de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie : augmentation de capacités hospitalières, hausse temporaire des dépenses de sécurité sociale, financement de PME…
Ces Etats sont particulièrement vulnérables face au coronavirus et à la chute du prix des matières premières. Ils ont sollicité l'aide du FMI et de la Banque Mondiale.
Onze jours après l’investment grade (IG), le compartiment high yield (HY) a repris du service aux Etats-Unis. La compagnie Yum! Brands (Pizza Hut, KFC…) cherchait lundi à émettre 500 millions de dollars. Ce serait la première émission sur ce marché depuis celle de Charter Communications le 4 mars dernier. Yum! Brands est noté B+/B1. Cette opération HY est un premier test sur ce marché dont la réussite serait considérée comme un signe supplémentaire de l’amélioration sur le marché crédit. Les spreads HY ont bondi ces dernières semaines à plus de 1.000 points de base en moyenne pour les émetteurs américains. Les banquiers s’attendent à une nouvelle semaine d’émissions soutenues sur l’IG, les entreprises cherchant à se constituer des lignes de trésorerie de sécurité au cas où le marché se refermerait de nouveau.
Dix jours après l’investment grade, le compartiment high yield reprend du service aux Etats-Unis. La compagnie Yum! Brands (Pizza Hut, KFC…) cherche à émettre 500 millions de dollars. Ce serait la première émission sur ce marché depuis celle de Charter Communications le 4 mars dernier. Yum! Brands est noté B+/B1.
Le spread entre la dette à 10 ans italienne et le Bund allemand s’élargit ce matin de 12 points de base (pb), à 192 pb. Les spreads espagnol et portugais augmentent également mais dans une moindre mesure.
Le milliardaire et gérant de hedge funds Bill Ackman a investi une partie de sa fortune personnelle pour aider à la fabrication de kits de test d’anticorps produits par Covaxx, une nouvelle filiale de United Biomedical Inc. dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, rapporte Bloomberg. Bill Ackman a demandé à plusieurs reprises l’arrêt complet des activités aux États-Unis pendant 30 jours pour aider à combattre la propagation du virus Covid-19. Il a également demandé que des tests de détection des anticorps, comme celui que développe Covaxx, soient effectués dans tout le pays pour déterminer qui a été infecté par le virus. «La clé d’une réouverture réussie au-delà du maintien de la distance sociale, du lavage des mains, de l’utilisation de masques et d’autres pratiques connexes est un régime de tests et un programme de traçage à grande échelle», estime Bill Ackman dans une lettre adressée mercredi aux investisseurs de son fonds spéculatif, Pershing Square Capital Management. Bill Ackman aurait réalisé un rendement environ 100 fois supérieur aux couvertures qu’il avait mises en place pour protéger son fonds de 6,6 milliards de dollars contre l’impact du virus, selon la lettre. Le prix payé pour les couvertures était d’environ 27 millions de dollars et ont généré 2,6 milliards de dollars de recettes au moment où il en est sorti le 23 mars. Cet argent a été redéployé en bonne partie dans le secteur de la santé.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a demandé aux ministres des Finances de la zone euro, lors d’une visioconférence, d’envisager sérieusement une émission exceptionnelle d’obligations souveraines mutualisées, des coronabonds, pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus, selon Reuters. Elle a parlé d’une émission unique réalisée en parallèle du recours aux instruments du MES (Mécanisme européen de stabilité). La patronne de la BCE s’est heurtée à l’opposition de l’Allemagne, des Pays-Bas et d’autres pays du nord de l’Europe.
Les émetteurs sur le marché obligataire corporate euro veulent absolument profiter de la fenêtre qui leur est offerte. Ce matin, cinq émissions sont en cours avec plusieurs entreprises notées dans la catégorie BBB, signe que la tension est, pour le moment, descendue d’un cran. Ainsi, Carrefour, noté BBB, cherche à placer 1 milliard d’euros d’obligations à 8 ans. La demande dépasse 5 milliards. Bertelsmann, noté BBB+/Baa1, émet 750 millions d’euros (opération initialement prévue de 500 millions d’euros) à 8 ans avec 3,3 milliards de d’intérêts de la part des investisseurs. Toujours dans la catégorie BBB+/Baa1 Heineken propose deux tranches à 5 ans et 10 ans pour 600 millions et 800 millions d’euros respectivement et 13 milliards de demande. Enfin Philips (BBB+/Baa1) émet deux fois 500 millions à 5 et 10 ans avec une demande de plus de 10 milliards d’euros. Toutes ces émissions ne se font toutefois pas à n’importe quel prix. Les spreads à l’émission sont en nette hausse par rapport à des émissions identiques en début d’année. Ainsi, l’émission de Carrefour devrait être placée avec un spread de 270 points de base au-dessus des midswaps.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a demandé, hier, aux ministres des Finances de la zone euro, lors d’une visioconférence, d’envisager sérieusement une émission exceptionnelle d’obligations souveraines mutualisées, des coronabonds, pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus, selon Reuters qui cite des participants à cette réunion. Christine Lagarde a parlé d’une émission unique réalisée en parallèle du recours aux instruments du MES (Mécanisme européen de stabilité). «L’Eurogroupe n’a pas discuté d’une mutualisation de la dette à ce stade», a dit l’un des participants à cette réunion. La patronne de la BCE s’est heurtée à l’opposition de l’Allemagne, des Pays-Bas et d’autres pays du nord de l’Europe. «Il y a eu une opposition en provenance des coins habituels mais aussi beaucoup de soutien au-delà du Club Med», a ajouté une autre personne présente, en désignant les pays du nord et du sud de l’Europe.
L’Etat espagnol, qui a annoncé la semaine passée un vaste plan de soutien budgétaire pour faire face à la pandémie de coronavirus, a réussi, mardi, l’émission de 10 milliards d’euros d’obligations à 7 ans. Cette émission syndiquée a rencontré un vif succès avec 36,5 milliards d’euros de demande ce qui a permis au Trésor espagnol de réduire de 2 points de base (pb) la prime d’émission à 18 pb. Cette émission se fait donc avec un certain coût pour l’Espagne avec un coupon de 0,8% et un prix reoffer offrant un rendement de 0,84%. Avant la crise du coronavirus, le rendement de l’emprunt d’Etat espagnol à 10 ans avait approché 0%. Il s’élève à 0,88%.