La Banque Mondiale a annoncé jeudi que l’organisation AIR Worldwide détermine que le coronavirus, bien que déclaré pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis début mars, ne permet toujours pas d’activer les seuils de «non remboursement» des obligations émises en 2017. Liées à sa Pandemic Emergency Financing Facility (PEF), celles-ci permettent de mobiliser l’argent pour soutenir la lutte contre l’épidémie dans les pays en voie de développement. Un cinquième critère restait à atteindre : il fallait que le taux d’expansion de l’épidémie dans les pays IDA/IRBD (dont la Chine) soit positif selon les calculs de l’agent tiers AIR Worldwide.
La Banque Mondiale a annoncé jeudi que l’organisation AIR Worldwide détermine que le coronavirus, bien que déclaré pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis début mars, ne permet toujours pas d’activer les seuils de «non remboursement» des obligations émises en 2017. Liées à sa Pandemic Emergency Financing Facility (PEF), celles-ci permettent de mobiliser l’argent pour soutenir la lutte contre l’épidémie dans les pays en voie de développement.
Les banques libanaises, qui détiennent une grande partie de la dette externe et locale du Liban, craignent que la proposition de restructuration faite par le gouvernement n’affecte le système bancaire libanais et les déposants. L’Association bancaire libanaise l’a fait savoir au gouvernement dans un courrier adressé à la banque Lazard, son conseil dans cette restructuration.
L’Irlande a recueilli ce mardi 33 milliards d’euros de demandes pour son émission souveraine syndiquée à 7 ans, un montant qui dépasse un précédent record de 20 milliards établi en janvier dernier. L’Irlande a émis 6 milliards d’euros avec un spread de 32 points de base (pb) au-dessus des taux midswaps, soit 3 pb de moins que le prix initial. Elle profite du soutien de la Banque centrale européenne (BCE) qui a acheté la semaine passée 30 milliards d’euros d’obligations de la zone euro dans le cadre de son programme spécial de rachat d’obligations (PEPP) et a abandonné temporairement ses restrictions d’achats. La Slovénie et Chypre ont également émis 4 milliards d’euros obligations.
L’Irlande a recueilli ce mardi 33 milliards d’euros de demandes pour son émission souveraine syndiquée à 7 ans, un montant qui dépasse un précédent record de 20 milliards établi en janvier dernier. L’Irlande a émis 6 milliards d’euros avec un spread de 32 points de base (pb) au-dessus des taux midswaps, soit 3 pb de moins que le prix initial.
L’Argentine devrait repousser les paiements liés aux 10 milliards de dollars de dette régie par la loi locale jusqu’à la fin de l’année, selon un décret publié dimanche. Le texte ne prévoit pas en revanche de suspension sur les 70 milliards de dollars de dettes émises dans d’autres droits qui font l’objet de discussions avec les créanciers internationaux en vue d’une restructuration (y compris la dette externe de droit local). Avec la suspension des paiements sur la dette en droit locale, le pays veut se donner des marges financières pour faire face à ses obligations sur les dettes externes en droit étranger.
L’Argentine devrait repousser les paiements liés aux 10 milliards de dollars de dette régie par la loi locale et ce jusqu’à la fin de l’année. Cette possibilité est prévue par un décret publié hier. Le texte ne prévoit pas en revanche de suspension sur les 70 milliards de dollars de dettes émises dans d’autres droits qui font l’objet de discussions avec les créanciers internationaux en vue d’une restructuration (y compris la dette externe de droit local).
Après leur chute abyssale, les actions et les obligations high yield (HY) retrouvent un peu la faveur des investisseurs. Les fonds actions ont collecté 8,1 milliards de dollars au niveau mondial en une semaine (données au 1er avril) et le HY 6,9 milliards, indique Bank of America Securities sur la base des données EPFR.
Spéculatif. Les agences de notation revoient nettement à la hausse leurs perspectives de défaut pour l’univers de la dette spéculative, notée BB+ ou en dessous. Pour S&P Global Ratings, le taux de défaut des entreprises high yield en Europe passerait de 2,2 % fin 2019 à 8 % en décembre prochain, du fait de la récession. Dans un scénario pessimiste, la proportion d’émetteurs incapables de faire face à leurs échéances grimperait même à 11 %, retrouvant ainsi des niveaux atteints lors du bas de cycle de 2009-2010. La chute des revenus dans certains secteurs et la fermeture du marché à haut rendement en euros, aussi bien pour les obligations que pour les prêts (loans), se conjuguent pour mettre en difficulté les emprunteurs, même si les Etats ont pris des mesures d’urgence afin de limiter les faillites. Le poids du secteur pétrolier et gazier, qui prend de plein fouet le plongeon des cours du brut, ajoute aux maux du compartiment high yield.
L’opérateur américain va refinancer l’acquisition de Sprint sur le marché obligataire. Cette opération imminente, selon Bloomberg, devrait être la plus importante émission obligataire depuis le début de l’année. T-Mobile profite de l’apaisement des tensions sur le marché crédit depuis une semaine, avec l’annonce par la Réserve fédérale américaine d’un programme de rachat de dette obligataire investment grade. Le groupe américain cherche à refinancer le prêt d’un an de 19 milliards de dollars accordé par les banques (sur un total de 23 milliards) qui portent aujourd’hui ce risque. L’émission devrait comporter des obligations en dollar et en euro sur des maturités allant de 5 ans à 40 ans.
Le croisiériste Carnival cherche à placer 4 milliards de dollars d’obligations avec un coupon de 11,5% (12,5% annoncé initialement), selon Bloomberg. Un rendement high yield pour une entreprise notée dans le bas de l’investment grade (BBB/Baa1). Carnival prévoyait initialement d’émettre 3 milliards d’équivalent dollars sur les marchés dollar et euro. Le croisiériste a finalement renoncé à l’émission en euro compte tenu de la demande en dollar (10 milliards). La décote sur le coupon en euro (11,5%) était trop faible. L’émission a été portée à 4 milliards de dollars avec une échéance à 3 ans. Lundi, Yum! Brands a rouvert le compartiment high yield en dollar avec une émission à 5 ans portée de 500 à 600 millions de dollars.
En deux journées, les émetteurs corporates ont encore placé 17 milliards d’obligations. LVMH et Orange ont émis sans prime par rapport au secondaire. Mais ils font exception.
Le croisiériste Carnival cherche à placer 4 milliards de dollars d’obligations avec un coupon de 11,5% (12,5% annoncé initialement), selon Bloomberg. Un rendement high yield pour une entreprise notée dans le bas de l’investment grade (BBB/Baa1). L’émission a d’ailleurs été traitée par les équipes high yield des banques et des investisseurs.