Les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) publient un nouveau rapport («ESG Incorporation in Securitised Products: The Challenges Ahead») sur l’intégration des critères ESG dans les produits titrisés. En raison de la nature complexe du marché de la titrisation, la prise en compte des enjeux ESG dans les produits titrisés a pris du retard par rapport aux autres classes d’actifs obligataires. «Pour autant, les investisseurs témoignent d’un intérêt croissant pour les enjeux ESG dans les produits titrisés», observent les PRI, par souci de mesurer les impacts des investissements, de mieux gérer les risques et de suivre les évolutions réglementaires. Parmi les 2.000 signataires des PRI qui ont réalisé leur reporting annuel auprès de l’organisation, seul 215 disaient intégrer l’ESG dans leurs produits titrisés. Faute de cadre adapté, la plupart des investisseurs ajustent leur politique appliquée aux produits de dette aux produits titrisés. «Le filtrage négatif des valeurs et des titres reste l’approche ESG la plus largement adoptée pour les CLO («Collateralised Loan Obligations») européens labellisés ESG. Toutefois, la documentation juridique qui les accompagne n’est pas harmonisée; les processus d’évaluation des gestionnaires de CLO demeurent vagues; et, à ce stade, il existe peu de différences de prix par rapport à des produits obligataires traditionnels», expliquent les PRI. Surtout, le manque de données pour mener à bien une «due diligence» en matière ESG empêche de nombreux investisseurs d’intégrer systématiquement ces facteurs dans leur analyse des produits titrisés. En l’absence de cadre réglementaire sur le reporting de données, les PRI assurent qu’ils vont continuer à travailler avec les membres de ses ateliers réunissant investisseurs, banques, agences de notation de crédit, fournisseurs de données ESG, arrangeurs et notamment la «European Leveraged Finance Association».
Destinés aux actionnaires ayant conservé dix-huit mois les actions acquises lors de l’introduction en Bourse, ces titres seront attribués automatiquement le 25 mai prochain.
Le National Trust, une association à but non lucratif britannique dédiée à la conservation des monuments, vient d’investir 75 millions de livres (87 millions d’euros) dans le fonds Climate Global Credits, une nouvelle stratégie de Robeco. L’institutionnel a été accompagné par Cambridge Associates dans ses démarches de sélection de gérant. A fin 2020, le National Trust disposait de 1,3 milliard de livres sous gestion.
La Bourse de Taïwan a enregistré mercredi l’un de ses plus forts replis depuis l’assouplissement des limites de prix sur les actions en 2015. Après avoir chuté jusqu’à 8,6%, elle abandonne 4%. C’est sa plus forte baisse de mars 2020. Depuis lors, la Bourse de Taipei a regagné 100% stimulée par la forte progression du secteur des semi-conducteurs.
Une nouvelle plainte a été déposée par le ministère malaisien des finances auprès de 22 entités pour récupérer une partie des 23 milliards de dollars évaporés de son fonds souverain.
Les milliardaires Peter Thiel, Louis Bacon et Alan Howard font partie des soutiens de la nouvelle Bourse sur les cryptomonnaires gérée par Block.one, rapporte le Financial Times. Appelée Bullish Global, la nouvelle plate-forme a reçu plus de 10 milliards de dollars en numéraire et actifs digitaux avant son lancement plus tard dans l’année. Richard Li, Christian Angermayer, Michael Novogratz et Nomura ont aussi soutenu le nouveau groupe.
Ian Osborne, l’investisseur britannique à l’avant-garde de l’essor des Spac aux Etats-Unis, se tourne vers l’Europe avec le projet de lancer le plus gros Spac sur la technologie de la région, rapporte le Financial Times. Hedosophia, la société de gestion pilotée par Osborne, prévoit de lever 400 millions d’euros pour un Spac à Amsterdam. Il ciblera les licornes de la tech en Europe valorisées jusqu’à 5 milliards d’euros. Le véhicule devrait obtenir le soutien d’investisseurs comme Dan Loeb de Third Point. Goldman Sachs conseille l’opération et l’introduction en Bourse pourrait être annoncée dès mardi.
La Commission européenne (CE) a lancé, mardi 11 mai, une consultation publique en vue de la présentation d’une nouvelle stratégie visant à «garantir que les investisseurs de détail puissent tirer pleinement parti des marchés de capitaux», prévue pour le premier semestre de 2022. La consultation qui s’adresse en particulier aux organismes représentant les intérêts des consommateurs et investisseurs de détail ainsi qu’aux différentes parties prenantes du secteur de la finance, restera ouverte 12 semaines, jusqu’au 12 août 2021. La stratégie «couvrira une série d’initiatives conçues pour atteindre le niveau de protection, de confiance et d’assurance nécessaire aux investisseurs de détail», indique Bruxelles, qui regrette qu’«actuellement, le niveau de participation des investisseurs de détail aux marchés financiers dans l’UE reste faible par rapport aux normes internationales». La stratégie pourrait comprendre une évaluation des règles dans le domaine des incitations et des divulgations. Bruxelles réfléchit en outre à introduire une obligation pour les conseillers d’obtenir «un certificat qui prouve leur niveau de connaissances et de qualifications». Une révision de la catégorisation des investisseurs pourrait aussi être proposée, notamment du statut d’investisseur de détail par rapport à celui d’investisseur professionnel.
Les femmes représentaient en 2020 seulement 14 % des professionnels de la gestion d’actifs et 20 % des cadres dirigeants des 50 premières sociétés mondiales du secteur, selon une nouvelle étude de Heidrick & Struggles intitulée « Harnessing the impact of female talent in asset management ». Il s’agit d’une proportion quasi égale à celle observée 20 ans plus tôt, signe que la situation n’a malheureusement pas évolué. De plus, seulement 3 % d’entre elles occupent la fonction de directrice générale, ce qui représente «une proportion faible, même pour le secteur financier», observe le cabinet de conseil. Une autre étude de Heidrick & Struggles montre que 6 % des directeurs généraux dans les sociétés de services financiers sont des femmes. L’accession récente de Valérie Baudson à la tête d’Amundi fait donc figure d’exception. Les postes où les femmes sont les plus représentées sont ceux au sein des conseils d’administration (33 %). Elles sont ensuite 8 % à être directrices des ressources humains, 6 % à être à la tête d’un département et encore 6 % à être directrice des opérations. La France accueille 8 % des femmes dirigeantes Autre enseignement de l’étude: 58 % des femmes cadres ont été recrutées en externe à l’âge moyen de 53 ans. Cela témoigne «des faibles (et tardives) perspectives d’évolutions proposées aux femmes en interne», selon Heidrick & Struggles. « Contrairement aux idées reçues, la faible progression de la féminisation des équipes dirigeantes des sociétés de gestion sur les dernières décennies (…) est avant tout liée à une sphère professionnelle historiquement masculine avec des écarts de salaires encore persistants qui conduisent les femmes à quitter le secteur avant d’avoir atteint les plus hautes fonctions», commente Muriel Moreau, managing partner du bureau de Paris d’Heidrick & Struggles et responsable de la pratique Financial Services pour la France. La situation est contrastée en fonction des pays. En Europe, qui concentre 38 % des femmes dirigeantes, 19 % des femmes leaders sont basées au Royaume-Uni, et seulement 4 % d’entre elles travaillent en Allemagne et 2 % aux Pays-Bas. La France réunit, quant à elle, 8 % des professionnelles concernées, sur un total de 22% de Françaises exerçant au sein du Vieux Continent. Les Etats-Unis restent en tête dans ce domaine, accueillant 48 % des femmes dirigeantes et fournissant 92 % des dirigeantes. Alors que la concurrence pour les femmes et les talents en général s’intensifie dans tous les secteurs, les auteurs de l’étude estiment que «les leaders de la gestion d’actifs doivent continuer à favoriser des environnements plus inclusifs où chacun peut contribuer et influencer les résultats». La mise en place d’un système de soutien pour les femmes ne doit pas se limiter à se concentrer sur le recrutement et la conception des carrières. Par exemple, Heidrick & Struggles cite Fidelity International, qui a prolongé son congé parental pour les pères, leur offrant six mois de congé entièrement payé au Royaume-Uni. Aviva, Invesco et M&G ont des politiques similaires. Goldman Sachs offre aux nouveaux pères un congé de paternité payé de 20 semaines. «Ces mesures sont importantes, car elles vont dans le sens de la parité sur le lieu de travail et remettent en question les préjugés associés à la maternité, qui restent répandus dans tous les secteurs», soulignent les auteurs.
La banque privée suisso-brésilienne J. Safra Sarasin vient de recruter Yael Rabinowitz et Asaf Raveh pour codiriger la couverture de ses clients clés, a appris Finews. Ce sont deux ex-banquiers privés de Deutsche Bank, la première étant spécialisée sur la clientèle fortunée israélienne, et le second sur celle des pays émergents européens.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en avril des souscriptions nettes de 17,6 milliards de couronnes, soit 1,7 milliard d’euros, après plus de 18 milliards en mars, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds d’investissement. Depuis le début de l’année, les fonds actions drainent 68,7 milliards de couronnes, soit près de 7 milliards d’euros. En avril, les investisseurs se sont plus particulièrement tournés vers les fonds actions suédoises (+12 milliards de couronnes) et les fonds actions monde (+8,4 milliards). En revanche, les fonds actions chinoises et asiatiques ont vu sortir plus de 1 milliard de couronnes pour chaque catégorie. Le dynamisme de la collecte sur les fonds actions contraste avec des flux plus modestes pour les autres catégories de fonds. Ainsi, les fonds diversifiés ont attiré 3,7 milliards de couronnes, tandis que les fonds obligataires ont vu sortir 500 millions. Au total, la collecte des fonds commercialisés en Suède s’établit à 21,5 milliards de couronnes, soit un peu plus de 2 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, elle avoisine les 60 milliards de couronnes (6 milliards d’euros). Les encours ont atteint un nouveau record à 6.047 milliards de couronnes, soit près de 600 milliards d’euros, dont 65 % sont investis en fonds actions.
La Commission européenne (CE) a lancé, mardi 11 mai, une consultation publique en vue de la présentation d’une nouvelle stratégie visant à «garantir que les investisseurs de détail puissent tirer pleinement parti des marchés de capitaux», prévue pour le premier semestre de 2022. La consultation qui s’adresse en particulier aux organismes représentant les intérêts des consommateurs et investisseurs de détail ainsi qu’aux différentes parties prenantes du secteur de la finance, restera ouverte 12 semaines, jusqu’au 12 août 2021.
Les gouvernements européens prennent des mesures pour limiter la participation des hedge funds aux nouvelles émissions d’obligations souveraines, rapporte le Wall Street Journal. Cette réaction a été provoquée par des ordres inhabituellement élevés passés par des hedge funds pour de nouvelles obligations, qui peuvent ensuite être vendues à la Banque centrale européenne pour réaliser un profit, selon des banquiers, des investisseurs et un représentant du gouvernement. Les carnets d’ordres, qui suivent la demande de nouvelles obligations et aident à déterminer les prix, ont explosé depuis que les hedge funds se sont lancés dans ce type d’opérations. L’Espagne et l’Italie ont imposé des plafonds allant de 500 millions à 1 milliard d’euros aux hedge funds pour les obligations directement émises par les pays sur le marché primaire, selon les banquiers qui ont travaillé sur les transactions. La France a également limité la taille des ordres. Millennium Management, Brevan Howard, DoubleLine, Tenaron Capital Management et BlueBay Asset Management figurent parmi les hedge funds qui ont été actifs sur le marché primaire des obligations souveraines ces derniers mois, selon les banquiers. Certains hedge funds ont passé des ordres pour un montant allant jusqu'à 3 milliards d’euros d’obligations en une seule offre.
Les ETF activement gérés devraient gagner une plus grande part de marché au dépend des fonds traditionnels et des ETF passifs, selon des experts du secteur cités par le Financial Times. Ces véhicules d’investissement ne représentent que 4 % du marché total des ETF, selon TrackInsight. Toutefois, leur part croît rapidement: les encours sous gestion des ETF actifs ont augmenté de 13,7 % sur le premier trimestre pour atteindre 318 milliards de dollars. Et ce alors que la croissance des ETF au sens large est de 7,3 %, à 8.100 milliards de dollars. Les observateurs du secteur attribuent la hausse de la demande à deux facteurs: de nouveaux ETF thématiques et l’approbation par la SEC des ETF semi-transparents.