La société d’investissements Archegos Capital est derrière les milliards de dollars de ventes d’actions qui ont captivé Wall Street vendredi, rapporte le Financial Times. Le fonds, qui détenait de grosses expositions à ViacomCBS et plusieurs valeurs technologiques chinoises, a été durement touché après que les actions du groupe américain de media ont commencé à baisser mardi et mercredi. Les déclins ont provoqué un appel de marge de la part d’un des prime brokers d’Archegos, suscitant des demandes similaires de liquidités de la part d’autres banques, selon des sources bien informées. Les traders qui ont acquis les blocs d’actions ont été informés que les ventes d’actions avaient été provoquées par le désendettement forcé d’un fonds. Archegos est le family office qui gère la fortune de Bill Hwang, un élève de Julian Robertson, du hedge fund Tiger Management. Les ventes de vendredi ont réduit la valeur des titres concernés de 33 milliards de dollars, Goldman Sachs et Morgan Stanley ayant vendu des blocs d’actions représentant 19 milliards de dollars à des prix cassés. D’autres fonds auraient participé à ces ventes.
Le groupe PSB Industries, spécialisé dans les emballages plastiques, va quitter la Bourse de Paris. Un projet d’offre de retrait sera prochainement déposé par Alpha 20, une «entité agissant de concert avec plusieurs actionnaires familiaux de PSB, à savoir la famille Entremont, la famille Rosnoblet et Union Chimique qui détiennent de concert 78,38% du capital et 86,11% des droits de vote théoriques de PSB», selon un communiqué. L’offre sera formulée au prix de 30 euros par action, soit avec prime de 61% par rapport au dernier cours coté. A 30 euros, le groupe capitaliserait 110 millions d’euros. La société était cotée à la Bourse de Paris depuis le milieu des années 50. Le conseil d’administration de PSB a constitué un comité ad hoc composé de ses quatre administrateurs indépendants.
Les actions des groupes de médias américains ViacomCBS et Discovery ont chuté de 27% chacune vendredi après d’importantes ventes de blocs réalisées par Goldman Sachs et Morgan Stanley, selon Bloomberg et le Financial Times. Les deux banques d’investissement auraient vendu pour plus de 10 milliards de dollars d’actions. Les titres ViacomCBS et Discovery ont chuté jusqu’à 50% et 45% respectivement. Les valeurs de groupes internet chinois Baidu et Tencent Music, entre autres, étaient également massivement vendues. Ces liquidations seraient dues aux difficultés rencontrées par Archegos Capital Management, un family office basé à New York créé par Bill Hwang un ancien analyste de Tiger Management qui avait fondé Tiger Asia. Son site internet n'était plus accessible. Le hedge fund, qui serait très leveragé, n’aurait pas pu faire face à un important appel de marge après la chute de ViacomCBS la semaine passéeprovoquant ces liquidations, selon IPO Edge qui précise qu’Archegos détenait d’importantes positions sur ViacomCBS et de Discovery et de nombreuses autres valeurs télécom, médias et technologiques.
Le groupe PSB Industries, spécialisé dans les emballages plastiques, va quitter la Bourse de Paris. Un projet d’offre de retrait sera prochainement déposé par Alpha 20, une « entité agissant de concert avec plusieurs actionnaires familiaux de PSB, à savoir la famille Entremont, la famille Rosnoblet et Union Chimique qui détiennent de concert 78,38% du capital et 86,11% des droits de vote théoriques de PSB », indique le groupe dans un communiqué.
Tikehau Capital annonce ce jeudi matin avoir placé avec succès une émission obligataire durable inaugurale d’un montant de 500 millions d’euros à échéance mars 2029. Cette émission d’obligations durables senior unsecured est assortie d’un coupon fixe annuel de 1,625 %, « le plus bas jamais atteint par le groupe ». Elle a été placée auprès d’une base diversifiée de plus de 100 investisseurs institutionnels, et a été souscrite à plus de 75% par des investisseurs internationaux. Tikehau Capital allonge ainsi la maturité moyenne de sa dette à 5,5 ans. «Il s’agit de la toute première obligation durable publique de référence émise par un gestionnaire d’actifs alternatifs en euros», souligne un communiqué. Cette obligation durable s’appuie sur un cadre d’allocation (Sustainable Bond Framework) qui permet à Tikehau d’investir le produit de l’émission directement dans des actifs durables (sociaux ou environnementaux) ou dans des fonds à thématiques durables alignés sur les objectifs de développement durable prioritaires du groupe. Tikehau Capital est en train de développer une plateforme d’impact investing, avec trois fonds dédié. Cette année, la société a l’intention de lancer un nouveau fonds d’impact high yield dans le cadre de son activité de capital markets strategies. Les aspects durables de cette émission obligataire ont été structurés en collaboration avec Crédit Agricole Corporate and Investment Bank en tant que seule banque de structuration d’obligations durables. Une demande a été faite auprès d’Euronext Paris pour que les obligations soient admises aux négociations sur Euronext Paris.
Inquiétude. Dans son dernier Rapport sur les tendances, risques et vulnérabilités où elle analyse les marchés au second semestre 2020, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) constate que le rebond des marchés d’actions et les niveaux des obligations qui renouent avec ceux précédant la pandémie ne reflètent pas la faiblesse des économies en zone euro. D’où le risque de baisse brutale suite à une perception changée des investisseurs. Par ailleurs, les niveaux élevés d’endettement des entreprises et des Etats recèlent des risques de défauts. L’Esma s’inquiète aussi de l’engouement suscité par les crypto-actifs, y compris les monnaies virtuelles comme le bitcoin, auprès des particuliers, s’agissant souvent d’actifs non régulés. Par ailleurs, l’Autorité a conduit des analyses sur la liquidité des fonds, y compris monétaires, qui a été éprouvée par la crise de mars 2020, et étudie les risques climatiques embarqués dans les fonds.
Le Livret A a enregistré une belle collecte au mois de février 2021 bien qu’en recul par rapport à janvier. Elle s’est établie à 2,86 milliards d’euros contre 6,32 milliards le mois précédent, selon les chiffres délivrés par la Caisse des dépôts qui centralise le encours. Ces derniers atteignaient 335,7 milliards d’euros fin février. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a collecté de son côté 910 millions d’euros en février environ contre 870 millions en janvier. Ses encours atteignaient 123,5 milliards fin février. «En temps normal, le deuxième mois de l’année est moyen pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, il a enregistré trois décollectes en février (en 2014, en 2015 et en 2016). La collecte moyenne sur dix ans est de près d’un milliard d’euros. Avec 2,86 milliards d’euros, la collecte de 2021 est donc nettement supérieure à la moyenne; elle est plus de deux fois élevée qu’en 2020 (1,17 milliard d’euros). Elle constitue la collecte la plus élevée jamais enregistrée par le Livret A pour le deuxième mois de l’année», commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne. Ce dernier prédit que les livrets reglementés devraient continuer d’enregistrer des collectes importantes dans les prochains mois en raison du maintien des restrictions sanitaires. «Une décollecte ne pourra intervenir qu’en cas de retour à la normale, escompté à la fin du deuxième trimestre et plus sûrement au second semestre», commente Philippe Crevel.
Le secteur a reçu 750 milliards de dollars de financements de la part des banques en 2020, soit 50 milliards de plus qu'il y a quatre ans, selon une étude de Rainforest Network Actions.
L’action du groupe internet chinois Baidu n’a pas progressé mardi pour sa première séance à la Bourse de Hong Kong, où le groupe a levé 3,1 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Déjà coté au Nasdaq, le «Google chinois» a placé, pour sa cotation secondaire sur la place financière asiatique, 95 millions d’actions au prix unitaire de 252 dollars de Hong Kong (27,17 euros), un niveau resté stable en clôture. Hormis son moteur de recherche, omniprésent en Chine, Baidu est également actif dans les technologies pour véhicules autonomes.
L’action du groupe internet chinois Baidu n’a pas progressé mardi pour sa première séance à la Bourse de Hong Kong, où le groupe a levé 3,1 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Déjà coté au Nasdaq, le «Google chinois» a placé, pour sa cotation secondaire sur la place financière asiatique, 95 millions d’actions au prix unitaire de 252 dollars de Hong Kong (27,17 euros), un niveau resté stable en clôture. Hormis son moteur de recherche, omniprésent en Chine, Baidu est également actif dans les technologies pour véhicules autonomes.
Les principaux indices actions européens s’inscrivent en repli mardi, alors que le continent fait face à la troisième vague de la pandémie de coronavirus, mais réduisent leurs pertes à la mi-journée. Aux nouvelles restrictions imposées par le gouvernement français s’ajoute le prolongement du confinement de la population allemande. Vers 13h, l’indice Euco Stoxx 50 recule de 0,2%. A Paris, le CAC 40 perd 0,35%. Mais à Francfort, le DAX 30 est stable.
Alors que la saison des assemblées générales va bientôt commencer, les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI), soutenus par les Nations Unies, publient un nouveau rapport sur le sujet intitulé « Making Voting Count » («Pour que le vote compte»). Ce document de 16 pages fournit des conseils à ses 3.600 signataires, gérant plus de 100.000 milliards de dollars d’actifs, sur la manière dont ils peuvent concevoir des principes de vote pour orienter et guider leur vote sur les résolutions d’actionnaires. Les principes de vote sont «des déclarations de haut niveau qui expliquent la position de l’investisseur sur les questions ESG et la manière dont il vote pour faire progresser ces questions», explique le rapport. Les investisseurs devraient divulguer publiquement leurs principes de votes pour permettre aux clients, aux souscripteurs et à toutes les autres parties prenantes de les examiner soigneusement. Il est également recommandé aux investisseurs d’envisager une déclaration publique préalable sur leurs intentions de vote, sur l’historique de leurs votes et la logique de leurs décisions de vote. Selon les PRI, les investisseurs devraient soutenir les résolutions qui sont cohérentes avec leurs principes de vote en utilisant le vote comme un moyen d’informer les entreprises dans lesquelles ils investissent de leurs points de vue, tout en affirmant leur soutien aux bonnes pratiques des entreprises.
Seulement 1 % des entreprises mondiales affichent de bonnes pratiques pour protéger les forêts dans leurs chaînes d’approvisionnement, selon une nouvelle étude publiée par l’organisation non gouvernementale Carbon Disclosure Projet (CDP) à l’occasion de la Journée internationale des forêts. Parmi ces quatre bons élèves figurent trois entreprises européenneset une américaine. Il s’agit du géant français des cosmétiques L’Oréal, de l’entreprise suédoise de soins personnels et d’hygiène Essity, de la société suédoise et suisse d’emballage Tetra Pak et de la multinationale américaine de confiserie Mars. Le rapport, intitulé The collective effort to end deforestation, évalue 553 entreprises ayant divulgué des informations au CDP en fonction de 15 indicateurs clés de performance que les entreprises devraient prendre pour lutter contre la déforestation. Les entreprises étudiées ont identifié un total de 53,1 milliards de dollars de risques liés à la déforestation, tels que l’augmentation de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes et l'évolution des préférences des consommateurs. Elles ont estimé qu’il ne leur en coûterait que 6,6 milliards de dollars au total pour faire face à ces risques, «ce qui montre qu’il y a un fort intérêt commercial à agir», note le CDP. 93 % des entreprises analysées prennent désormais au moins une mesure acceptée par le secteur pour protéger les forêts, comme la surveillance au niveau du conseil d’administration, la mise en place d’une politique robuste de non-déforestation, des objectifs ambitieux, des systèmes de conformité et l’engagement des fournisseurs. L’action globale reste néanmoins trop faible. «Les forêts du monde disparaissent à un rythme alarmant. Non seulement la déforestation contribue à 10 à 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais les forêts compensent environ 10 % des émissions de l’UE, agissant comme un puits de carbone», s’inquiète Maxfield Weiss, directeur exécutif du CDP.
Les fonds actions affichent une collecte hebdomadaire record malgré les tensions sur les marchés de taux qui ont pesé sur les valeurs technologiques et le Nasdaq. Au cours de la semaine au 17 mars, ils enregistrent un afflux sans précédent de 68,3 milliards de dollars (57,4 milliards d’euros), selon Bank of America (BoA) et les données d’EPFR.