Inquiétude. Dans son dernier Rapport sur les tendances, risques et vulnérabilités où elle analyse les marchés au second semestre 2020, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) constate que le rebond des marchés d’actions et les niveaux des obligations qui renouent avec ceux précédant la pandémie ne reflètent pas la faiblesse des économies en zone euro. D’où le risque de baisse brutale suite à une perception changée des investisseurs. Par ailleurs, les niveaux élevés d’endettement des entreprises et des Etats recèlent des risques de défauts. L’Esma s’inquiète aussi de l’engouement suscité par les crypto-actifs, y compris les monnaies virtuelles comme le bitcoin, auprès des particuliers, s’agissant souvent d’actifs non régulés. Par ailleurs, l’Autorité a conduit des analyses sur la liquidité des fonds, y compris monétaires, qui a été éprouvée par la crise de mars 2020, et étudie les risques climatiques embarqués dans les fonds.
Le Livret A a enregistré une belle collecte au mois de février 2021 bien qu’en recul par rapport à janvier. Elle s’est établie à 2,86 milliards d’euros contre 6,32 milliards le mois précédent, selon les chiffres délivrés par la Caisse des dépôts qui centralise le encours. Ces derniers atteignaient 335,7 milliards d’euros fin février. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a collecté de son côté 910 millions d’euros en février environ contre 870 millions en janvier. Ses encours atteignaient 123,5 milliards fin février. «En temps normal, le deuxième mois de l’année est moyen pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, il a enregistré trois décollectes en février (en 2014, en 2015 et en 2016). La collecte moyenne sur dix ans est de près d’un milliard d’euros. Avec 2,86 milliards d’euros, la collecte de 2021 est donc nettement supérieure à la moyenne; elle est plus de deux fois élevée qu’en 2020 (1,17 milliard d’euros). Elle constitue la collecte la plus élevée jamais enregistrée par le Livret A pour le deuxième mois de l’année», commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne. Ce dernier prédit que les livrets reglementés devraient continuer d’enregistrer des collectes importantes dans les prochains mois en raison du maintien des restrictions sanitaires. «Une décollecte ne pourra intervenir qu’en cas de retour à la normale, escompté à la fin du deuxième trimestre et plus sûrement au second semestre», commente Philippe Crevel.
Le secteur a reçu 750 milliards de dollars de financements de la part des banques en 2020, soit 50 milliards de plus qu'il y a quatre ans, selon une étude de Rainforest Network Actions.
L’action du groupe internet chinois Baidu n’a pas progressé mardi pour sa première séance à la Bourse de Hong Kong, où le groupe a levé 3,1 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Déjà coté au Nasdaq, le «Google chinois» a placé, pour sa cotation secondaire sur la place financière asiatique, 95 millions d’actions au prix unitaire de 252 dollars de Hong Kong (27,17 euros), un niveau resté stable en clôture. Hormis son moteur de recherche, omniprésent en Chine, Baidu est également actif dans les technologies pour véhicules autonomes.
L’action du groupe internet chinois Baidu n’a pas progressé mardi pour sa première séance à la Bourse de Hong Kong, où le groupe a levé 3,1 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Déjà coté au Nasdaq, le «Google chinois» a placé, pour sa cotation secondaire sur la place financière asiatique, 95 millions d’actions au prix unitaire de 252 dollars de Hong Kong (27,17 euros), un niveau resté stable en clôture. Hormis son moteur de recherche, omniprésent en Chine, Baidu est également actif dans les technologies pour véhicules autonomes.
Les principaux indices actions européens s’inscrivent en repli mardi, alors que le continent fait face à la troisième vague de la pandémie de coronavirus, mais réduisent leurs pertes à la mi-journée. Aux nouvelles restrictions imposées par le gouvernement français s’ajoute le prolongement du confinement de la population allemande. Vers 13h, l’indice Euco Stoxx 50 recule de 0,2%. A Paris, le CAC 40 perd 0,35%. Mais à Francfort, le DAX 30 est stable.
Alors que la saison des assemblées générales va bientôt commencer, les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI), soutenus par les Nations Unies, publient un nouveau rapport sur le sujet intitulé « Making Voting Count » («Pour que le vote compte»). Ce document de 16 pages fournit des conseils à ses 3.600 signataires, gérant plus de 100.000 milliards de dollars d’actifs, sur la manière dont ils peuvent concevoir des principes de vote pour orienter et guider leur vote sur les résolutions d’actionnaires. Les principes de vote sont «des déclarations de haut niveau qui expliquent la position de l’investisseur sur les questions ESG et la manière dont il vote pour faire progresser ces questions», explique le rapport. Les investisseurs devraient divulguer publiquement leurs principes de votes pour permettre aux clients, aux souscripteurs et à toutes les autres parties prenantes de les examiner soigneusement. Il est également recommandé aux investisseurs d’envisager une déclaration publique préalable sur leurs intentions de vote, sur l’historique de leurs votes et la logique de leurs décisions de vote. Selon les PRI, les investisseurs devraient soutenir les résolutions qui sont cohérentes avec leurs principes de vote en utilisant le vote comme un moyen d’informer les entreprises dans lesquelles ils investissent de leurs points de vue, tout en affirmant leur soutien aux bonnes pratiques des entreprises.
Seulement 1 % des entreprises mondiales affichent de bonnes pratiques pour protéger les forêts dans leurs chaînes d’approvisionnement, selon une nouvelle étude publiée par l’organisation non gouvernementale Carbon Disclosure Projet (CDP) à l’occasion de la Journée internationale des forêts. Parmi ces quatre bons élèves figurent trois entreprises européenneset une américaine. Il s’agit du géant français des cosmétiques L’Oréal, de l’entreprise suédoise de soins personnels et d’hygiène Essity, de la société suédoise et suisse d’emballage Tetra Pak et de la multinationale américaine de confiserie Mars. Le rapport, intitulé The collective effort to end deforestation, évalue 553 entreprises ayant divulgué des informations au CDP en fonction de 15 indicateurs clés de performance que les entreprises devraient prendre pour lutter contre la déforestation. Les entreprises étudiées ont identifié un total de 53,1 milliards de dollars de risques liés à la déforestation, tels que l’augmentation de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes et l'évolution des préférences des consommateurs. Elles ont estimé qu’il ne leur en coûterait que 6,6 milliards de dollars au total pour faire face à ces risques, «ce qui montre qu’il y a un fort intérêt commercial à agir», note le CDP. 93 % des entreprises analysées prennent désormais au moins une mesure acceptée par le secteur pour protéger les forêts, comme la surveillance au niveau du conseil d’administration, la mise en place d’une politique robuste de non-déforestation, des objectifs ambitieux, des systèmes de conformité et l’engagement des fournisseurs. L’action globale reste néanmoins trop faible. «Les forêts du monde disparaissent à un rythme alarmant. Non seulement la déforestation contribue à 10 à 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais les forêts compensent environ 10 % des émissions de l’UE, agissant comme un puits de carbone», s’inquiète Maxfield Weiss, directeur exécutif du CDP.
Les fonds actions affichent une collecte hebdomadaire record malgré les tensions sur les marchés de taux qui ont pesé sur les valeurs technologiques et le Nasdaq. Au cours de la semaine au 17 mars, ils enregistrent un afflux sans précédent de 68,3 milliards de dollars (57,4 milliards d’euros), selon Bank of America (BoA) et les données d’EPFR.
Mark Mobius, ex-gérant star sur les marchés émergentsde Franklin Templeton, a affirmé, mercredi dans un entretien à la chaîne américaine CNBC, qu’il «espérait et priait» pour que le prix du bitcoin ne s’effondre pas. Selon le fondateur de Mobius Capital Partners, le marché des actions américainessubira une correction majeure en cas de crash de la cryptomonnaie, qu’il rend responsable des gains récents enregistrés par le marché. Les valeurs technologiquessont pour Mark Mobius en première ligne si un effondrement du bitcoin survient.
Les Spac ont déjà dépassé leur record de levée de fonds de l’année dernière au premier trimestre 2021, reflétant l’appétit insatiable pour ces véhicules auprès des investisseurs particuliers et institutionnels, rapporte le Financial Times. Les sociétés dites de «chèque en blanc» ont levé 79,4 milliards de dollars dans le monde depuis le début de l’année, éclipsant les 79,3 milliards de dollars qui ont afflué dans ces véhicules en 2020, selon Refinitiv. A ce jour, en 2021, 264 nouveaux Spac ont été lancés, contre un total de 256 en 2020. La vaste majorité des Spac (257 pour 78,4 milliards de dollars) ont été cotés sur des Bourses américaines. En Europe, Amsterdam émerge comme centre pour ces véhicules.
La banque allemande Baader Bank, qui détenait une participation de 5,39% dans le cabinet de recherche indépendant français AlphaValue depuis 2019, vient de la porter à 13,75%. En août 2020, ce partenariat exclusif avec AlphaValue avait conduit à la création de la nouvelle plateforme de recherche interactive, Baader Europe, en mesure d’offrir une des plus larges couvertures de titres paneuropéenne, avec plus de 600 sociétés suivies dans 30 secteurs, sur les actions, les critères ESG et le crédit. Cette offre de recherche de Baader Bank (en parallèle avec sa recherche ETF) s’adresse aux entreprises et aux investisseurs institutionnels internationaux.
La banque allemande Baader Bank, qui détenait une participation de 5,39% dans le cabinet de recherche indépendant français AlphaValue depuis 2019, vient de la porter à 13,75%. En août 2020, ce partenariat exclusif avec AlphaValue avait conduit à la création de la nouvelle plateforme de recherche interactive, Baader Europe, en mesure d’offrir une des plus larges couvertures de titres paneuropéenne, avec plus de 600 sociétés suivies dans 30 secteurs, sur les actions, les critères ESG et le crédit.
Le Covid-19 n’est plus le risque numéro un aux yeux des investisseurs professionnels. Pour la première fois depuis ces 12 derniers mois, les gérants de fonds mondiaux sondés par Bank of America dans le cadre de son Fund Manager Survey ont cité l’inflation (37 %) comme le plus grand risque extrême actuel. Le Covid-19 n’arrive qu’en troisième position, après le taper tantrum (35 %) et devant une bulle à Wall Street. 93 % des gérants de fonds s’attendent à une hausse de l’inflation au cours des douze prochains mois, soit une augmentation de 7 % par rapport à l’enquête du mois précédent, ce qui constitue un record absolu, selon Bank of America. Par ailleurs, 48 % des gérants interrogés pensent désormais que nous assisterons à une reprise économique en V, alors qu’ils n’étaient que 10 % en mai 2020 et que les autres scénarios (U ou W) tenaient la corde. L’enquête, qui couvre 220 investisseurs gérant 630 milliards de dollars d’actifs interrogés entre le 5 et le 11 mars, montre aussi que le solde moyen de liquidités est passé de 3,8 % à 4 %, que l’exposition nette des hedge funds aux actions est la plus élevée depuis juin 2020 et que leur allocation aux matières premières atteint un niveau record.