La plateforme d’investissement en ligne BrickVest a annoncé, ce vendredi, la sortie d’investissement de Harvest Investments 2 (« HV2 »), un fonds alternatif d’investissement qui propose une stratégie «Value Add» en Allemagne dans l’immobilier de bureaux. HV2 avait été proposé en mars 2015 aux membres de BrickVest « Access », sa plateforme de liquidité AIFM, dédiée aux investisseurs professionnels particuliers et family offices. Sa stratégie avait été développée en partenariat avec Aerium, l’un des leaders européens de la gestion d’investissements immobiliers avec 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion. HV2 avait alors investi en capital dans un immeuble de bureaux d’une valeur 50 millions d’euros à Postdamer Platz, au coeur du quartier d’affaires de Berlin. Les investisseurs du fonds réalisent un retour sur investissement de 230 % en moins de 3 ans avec la vente de cet immeuble de bureaux. Les investisseurs du fonds sont des professionnels et family office basés au Royaume-Uni, Allemagne, France, Suisse, Scandinavie et Singapour. Il s’agit de la deuxième sortie d’investissement de BrickVest depuis son lancement en 2015.
La banque espagnole CaixaBank a annoncé, ce jeudi 28 juin, la signature d’un accord portant sur le transfert de 80% de son activité immobilière au fonds d’investissement américain Lone Star. Concrètement, CaixaBank va transférer son activité immobilière au sein d’une nouvelle société qui sera détenue à 80% par les fonds Lone Star Fund X et Lone Star Real Estate Fund V. CaixaBank en conservera une participation de 20%. L’opération porte sur des actifs immobiliers disponibles à la vente au 31 octobre 2017 et sur sa 100% de sa filiale Servihabitat Servicios Inmobiliarios (Servihabitat). La valorisation totale s’élève à environ 7 milliards d’euros, indique la banque espagnole dans un communiqué. « La valeur brute du portefeuille immobilier s’élève à environ 12,8 milliards d’euros », ajoute CaixaBank.Cette vente est suspendue à l’autorisation par l’autorité espagnole de la concurrence du rachat, annoncé début juin, de 51% de Servihabitat au fonds américain TPG qui l’avait acquis en 2013. Dans le cadre de cette transaction, Servihabitat continuera de fournir ses services immobiliers au groupe CaixaBank pendant une période de 5 ans. Cette cession doit lui permettre de réaliser des économies de coûts de 550 millions d’euros avant impôts sur les trois prochaines années (2019-2021).
Présent au capital du Groupe Marietton depuis 2007, Siparex, ainsi que les actionnaires financiers dont il était le chef de file, a annoncé hier la cession de sa participation au profit d’un nouveau pool d’investisseurs constitué autour du fonds américain Certares, accompagné par Bpifrance. Certares est un fonds d’investissement spécialisé dans les métiers du tourisme et du « business travel ».Basé à Lyon et dirigé par Laurent Abitbol, le Groupe Marietton, historiquement positionné sur le métier d’agence de voyages et de tour opérateur régional, s’est progressivement diversifié, grâce à la réalisation d’une quinzaine de croissances externes. Son acquisition la plus structurante – le rachat d’Havas Voyages au groupe américain Carlson en décembre 2015 – lui a permis de tripler son volume d’affaires pour devenir le leader indépendant français de la conception, de la production et de la distribution de séjours et de voyages d’affaires. En 10 ans, son chiffre d’affaires a été multiplié par 10 pour atteindre 260 millions d’euros en 2017.
La société d’investissement Bain Capital Private Equity a annoncé, hier, la signature d’un accord définitif pour l’acquisition d’Italmatch Chemicals S.p.A. (« Italmatch »), fabricant mondial d’additifs chimiques, auprès Ardian. Les modalités financières de la transaction n’ont pas été divulguées.Créé en 1997 par l’actuel directeur général Sergio Iorio, Italmatch est une société spécialisée dans la production d’additifs chimiques, répartie en quatre principales unités d’exploitation : traitement des eaux et huiles, lubrifiants, retardateurs de flamme et additifs plastiques, ainsi que les produits de soin et de performance. En 2017, la société a généré un chiffre d’affaire d’environ 400 millions d’euros. Basée à Gênes, elle dispose de 17 sites de production et emploie 780 personnes à travers l’Europe, les États-Unis et l’Asie.
La société de capital-investissement Bridgepoint a annoncé, hier, la signature d’un accord avec le Groupe Bertrand, spécialiste de la restauration multi-marques, pour accompagner le développement de Burger King en France. Cette alliance se traduit par une prise de participation minoritaire de Bridgepoint dans le holding de l’entité détentrice de la « master-franchise » sur le territoire français. Les modalités de la transaction n’ont pas été dévoilées.Accordée au Groupe Bertrand en 2013 par Restaurant Brands International, qui demeure actionnaire minoritaire, la « master-franchise » Burger King confère au groupe le rôle de garant de la marque en France et le droit exclusif d’ouvrir de nouveaux restaurants dans le pays, par son réseau propre et en association avec un réseau dynamique de franchisés. Burger King France est aujourd’hui la deuxième chaîne de restauration rapide spécialisée dans le hamburger en France. En 2015, le Groupe Bertrand a également fait l’acquisition du groupe Quick et s’est lancé dans un programme de conversion des restaurants Quick en restaurants Burger King.
Kepler Cheuvreux va voir entrere à son capital les fonds Atlas Merchant Capital, dirigé par Bob Diamond, et Edmond de Rothschild Equity Strategies (ERES) tandis que BlackFin Capital Partners et leurs co-investisseurs ont cédé leur participation. Ces derniers détenaient 23,9% du capital de Kepler Cheuvreux. « Ces nouveaux partenaires ont décidé d’investir durablement dans le développement de l’entreprise et partagent la vision stratégique de Kepler Cheuvreux », indique la société dans un communiqué. Dans le cadre de l’opération, Atlas Merchant Capital devient actionnaire à hauteur de 19,7% tandis qu’ERES prend 8% du capital. En outre, UniCredit, l’une des cinq banques partenaires de Kepler Cheuvreux, a porté sa participation de 5,2% à 10,3%. Le management de Kepler Cheuvreux conserve le contrôle opérationnel sur l’entreprise « afin de garantir son indépendance sur le long terme et de préserver son modèle entrepreneurial », indique la société. De fait, le management et les salariés restent les principaux actionnaires avec une participation de 25,5% et 40% de droit de vote. De même, la Caisse des Dépôts reste un actionnaire important de Kepler Cheuvreux avec une participation de 5,2%. Enfin, le solde du capital est détenu par quatre autres banques partenaires : Crédit Agricole CIB (15,1%), Swedbank (6%), Belfius (5,2%) et Rabobank (5%).A l’issue de l’opération, Atlas Merchant Capital et ERES auront quatre sièges au conseil de surveillance qui comprend 15 sièges et où les cinq banques partenaires sont également représentées. « Atlas Merchant Capital et ERES vont nous aider à investir dans notre développement organique et notre stratégie d’acquisition ciblée, indique Laurent Quirin, président du conseil de surveillance de Kepler Cheuvreux, cité dans un communiqué. Nous cherchons à profiter des contacts et de l’expertise d’Atlas Merchant Capital et Bob Diamond, son fondateur et dirigeant, à l’échelle mondiale. Nous pensons que Mifid II et la désintermédiation bancaire créent de nombreuses opportunités. Nous envisageons de signer plus d’alliances avec les banques qui cherchent à externaliser des processus ou des activités. »
La société d’investissement 3i Group et les fonds gérés par 3i ont annoncé, ce 27 juin, avoir conclu un contrat de cession de leur participation dans Etanco à son PDG Ronan Lebraut et son équipe dirigeante avec le soutien d’Intermediate Capital Group (ICG). A cette occasion, 3i réalise 102 millions d’euros sur la cession de cette participation, soit une plus-value de 36% sur sa valorisation de 66 millions de livres (75 millions d’euros) au 31 mars 2018. 3i a investi dans Etanco en 2011, en partenariat avec Ronan Lebraut et Five Arrows Principal Investments.Etanco est un spécialiste français de la conception, la fabrication et la distribution de systèmes de fixation pour l’enveloppe extérieure du bâtiment. Basé à Paris avec 800 employés, le groupe distribue ses produits en Belgique, en Italie et en Europe de l’Est et les exporte dans plus de 20 pays à travers sa filiale italienne, Friulsider.
Sur un horizon de 30 ans, la performance globale du capital-investissement français mesurée à fin 2017 s'élève à 9,7% en moyenne par an, nette de frais, selon l'étude annuelle publiée ce 27 juin par France Invest, l’association des investisseurs pour la croissance. Elle atteint 10,8% sur un horizon de 15 ans. «Cette année à nouveau la performance du capital-investissement montre la solidité de la classe d’actifs. L’investissement et l’implication des membres de France Invest dans les entreprises non cotées accroît leur valeur. Ceci au bénéfice des investisseurs privés et institutionnels qui ont alloué de l’épargne vers le capital-investissement, et des chefs d’entreprises co-actionnaires. Mon ambition est de convaincre encore plus de chefs d’entreprises familiales du bénéfice d’avoir un actionnaire professionnel à leurs côtés», déclare Dominique Gaillard, Président de France Invest, cité dans un communiqué.La performance du capital-investissement français est variable selon les segments et croît en moyenne selon le niveau de maturité des entreprises accompagnées. La performance du capital-innovation qui accompagne des start-up et de jeunes entreprises à forte dominante innovation est à nouveau positive sur tous les horizons de temps. A fin 2017, de 1,4% par an depuis l’origine la performance atteint jusqu’à 5,5% par an sur 5 ans. Les performances du capital-développement et du capital-transmission restent très soutenues. A fin 2017, depuis l’origine, elles sont respectivement de 7,1% et de 13,6%.
Sanofi et le fonds d’investissement Advent International ont annoncé, ce 28 juin, la finalisation des négociations pour l’acquisition de Zentiva, l’activité génériques européenne de Sanofi. Les deux sociétés ont signé un contrat de rachats d’actions pour un montant de 1,9 milliard d’euros. Les entreprises avaient annoncé avoir entamé des négociations exclusives le 17 avril 2018. « La signature de cet accord représente une étape cruciale en vue de la clôture de l’opération et du transfert des activités de Zentiva à Advent, qui devrait intervenir dans le courant du quatrième trimestre 2018 », indique Sanofi dans un communiqué.
Les ETF ont ralenti leur envol dans des conditions de marché plus difficiles mais BlackRock assure que rien n’arrêtera la progression de ces nouvelles stars de la finance. «Le premier trimestre a été solide mais le deuxième trimestre a été plus lent en termes de flux nets, notamment parce que beaucoup d’investisseurs, en particulier en Europe, ont opté pour le cash, ce qui n’est pas propre aux ETF», déclare à Reuters Stephen Cohen, le responsable d’iShares pour la région EMEA.Si la gestion dite active conserve une longueur d’avance, un net mouvement de collecte sur les fonds indiciels et de décollecte sur les fonds actifs suggère que les premiers devraient bientôt rejoindre les seconds, voire les dépasser, écrit l’agence de presse. L’encours total des «trackers», comme on appelle encore les ETF, devrait atteindre 5.000 milliards de dollars cette année et 12.000 milliards de dollars en 2023, selon les prévisions de BlackRock.
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 27 juin, son entrée au capital, via Ardian Growth, de la société Seri Jakala, un spécialiste italien de l’externalisation de services marketing. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés. Fondé en 2000 par Matteo de Brabant, Jakala Group a fusionné avec Seri Group en 2014 pour donner naissance à Seri Jakala, un ensemble réalisant plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires avec plus de 40% de son activité à l’international. « Ce partenariat vise à accompagner l’équipe dirigeante dans sa stratégie d’extension de l’offre digitale tout en renforçant sa présence en Europe », indique Ardian dans un communiqué.L’entrée au capital d’Ardian Growth se fait dans le cadre d’un « club deal » aux côtés d’Equity Partners Investment Club (Mediobanca) et des holdings familiaux de grands entrepreneurs italiens.
Le groupe de capital-investissement KKR a commencé à préparer une introduction en Bourse (IPO) du gérant de machines à café et de distributeurs de produits alimentaires Selecta sur la Bourse de Zurich dès le quatrième trimestre, rapporte de sources proches du dossier L’Agefi suisse qui relaie des informationsde l’agence AWP. KKR travaille avec la banque d’affaires Lazard sur l’opération qui pourrait inclure la vente d’un milliard de francs suisses d’actions, selon une source.L’opération devrait se faire fin 2018, mais une IPO en 2019 n’est pas exclue, selon les sources qui ajoutent que KKR serait également ouvert à une cession pure et simple en cas d’offres attractives. KKR et Lazard n’ont voulu faire aucun commentaire. La société vise pour 2018 un résultat d’exploitation (Ebit) de 245 à 255 millions d’euros.
La société de capital-investissement iXO Private Equity a annoncé, ce 26 juin, être entrée au capital du Groupe Pagès, spécialiste de l’agencement de points de ventes, comme actionnaire majoritaire. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation du capital du Groupe Pagès. iXO Private Equity entend ainsi «l’accompagner dans la poursuite de son développement national », indique la société dans un communiqué. Concrètement, iXO Private Equity prend une participation majoritaire aux côtés du dirigeant Nicolas Pagès qui continuera à présider le groupe et réinvestit en tant qu’actionnaire de référence. Son équipe de direction participe aussi en minoritaires. Créé en 2006 par Nicolas Pagès, Groupe Pagès a réalisé 15,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017. La société compte une cinquantaine de salariés.
Plusieurs fonds de capital investissement, dont CVC Capital Partners, Hellman & Friedman et Bain Capital, s’intéresseraient de près au groupe français Ingenico, spécialisé dans la fabrication de terminaux et fournisseur de solutions de paiement, certains envisageant même de le retirer de la cote, selon des informations de l’agence Bloomberg. Ingenico affiche une valeur de marché d’environ 4,73 milliards d’euros ou 5,5 milliards de dollars.Interrogée, une porte-parole d’Ingenico n’a pas fait de commentaire tandis que personne n'était en mesure de commenter ces informations dans l’immédiat chez CVC Capital Partners, Hellman & Firedman et Bain Capital. En 2010, l’Etat français s'était opposé au rachat d’Ingenico par l’américain Danaher. En cas d’offre «la position de l’Etat demeure une incertitude qu’il faudra surveiller», juge Geoffroy Perreira, analyste chez Gilbert Dupont.
TPG Capital, la plateforme d’investissements privés de la société internationale d’actifs alternatifs TPG, a annoncé, hier, la finalisation de l’acquisition de Wind River, spécialiste des logiciels pour l’internet des objets (IoT). Le rachat de l’entreprise auprès d’Intel avait été annoncé le 3 avril dernier. Les modalités de la transaction n’ont pas été dévoilées.La nouvelle société indépendante sera dirigée par Jim Douglas, président et désormais directeur général (« CEO ») de Wind River. Nehal Raj, associé et responsable des investissements technologiques chez TPG, deviendra pour sa part président du conseil d’administration de l’entreprise.
La société Magic Makers, spécialisée dans l’apprentissage du numérique aux enfants, a annoncé ce matin une levée de fonds de 3 millions d’euros pour accélérer son développement dans les écoles. Cette levée de fonds est conduite par le fonds de capital-développement alter equity, spécialisée dans l’investissement responsable et rentable. Les investisseurs comprennent également EduCapital, fonds d’investissement dédié à l'éducation et la formation, ainsi que Kima Ventures, la structure d’investissement de Xavier Niel, et Econocom, groupe spécialisé dans la transformation numérique.Créée en 2014 et accompagnée par l’accélérateur 50 Partners depuis 2016, Magic Makers se présente comme «le pionnier français de l’apprentissage du code aux enfants». Ils apprennent par exemple à créer un site web, une histoire animée, des jeux vidéo, à programmer un robot en Lego ou encore à rendre une voiture autonome en programmant une intelligence artificielle.
L’Indice mondial de confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange s’établit à 101,7 au mois de juin, en baisse de 2,1 points par rapport au niveau de 103,8 (en données corrigées) enregistré en mai. L’Europe et l’Asie sont à l’origine du recul de la confiance avec une baisse de l’indice à 90,8 en Europe et un repli de 0,8 point à 102,6 en Asie. A contrario, l’indice nord-américain a augmenté de 0,8 point à 105,7.« En juin, l’appétit pour le risque des investisseurs institutionnels mondiaux a légèrement diminué», a commenté Kenneth Froot, l’un des créateurs de l’indice. «L’escalade des tensions commerciales à travers le monde, la montée en puissance du protectionnisme et la divergence des politiques monétaires entre les grandes banques centrales ont coïncidé avec un positionnement plus prudent de la part des investisseurs. »"L’agitation politique européenne continue de peser sur le sentiment des investisseurs. Face à un gouvernement italien populiste et confiant, et à la possibilité d’une coalition plus fragile en Allemagne, les investisseurs européens ont une fois de plus reculé face au risque en juin et tiré l’agrégat mondial à son niveau le plus bas cette année ", a commenté pour sa part Timothy Graf, responsable de la stratégie macro, EMEA, State Street Global Markets.
L’an dernier, l’activité Buy & Build en Europe a atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré, avec une valeur totale des transactions recensées de 7,8 milliards de livres (soit environ 8,8 milliards d’euros), selon le European Buy & Build Monitor de Silverfleet Capital publié ce 26 juin. La zone géographique la plus active pour les opérations de croissance externe a été le Royaume-Uni et l’Irlande, malgré l’incertitude causée par le Brexit. Le Buy & Build Monitor, qui suit les opérations de croissance externe (build-up) réalisées par des sociétés européennes adossées à des fonds de capital-investissement, a identifié un total provisoire de 619 opérations en 2017, soit une augmentation de 7,8 % par rapport aux 574 opérations enregistrées en 2016. La valeur moyenne des opérations en 2017 était de 87 millions de livres ou 99 millions d’euros, en hausse par rapport à la moyenne de 82 millions de livres enregistrée en 2016. Au total, 33 build-up d’un montant supérieur à 60 millions de livres ont été annoncés en 2016, le chiffre le plus élevé jamais enregistré.L’analyse de Silverfleet révèle que plus d’un tiers des opérations de croissance externe sont réalisées dans les deux premières années suivant l’acquisition d’une plate-forme, suggérant qu’un certain nombre d’entre elles ont été envisagées avant même la création de la plateforme. Un quart a lieu entre le deuxième et le troisième anniversaire et, à la quatrième année, plus des deux tiers de tous les build-up ont été menés à bien. En 2017, le build-up le plus important réalisé par une société adossée à un fonds de capital investissement concerne l’acquisition de Element Materials Technology pour 770 millions de livres par la société de test Exova Group plc, financée par Bridgepoint. Le record du deuxième semestre : l’acquisition de Lindorff Group AB et Intrum Justitia, dans le secteur de la gestion des crédits, par Lowell GFKL Group, soutenu par Permira, pour 642 millions de francs. Le Royaume-Uni et l’Irlande ont continué de dominer le classement avec 123 transactions, suivis par la Scandinavie avec 111 build-up, dans la ligne de sa forte reprise de 2016. En 2017, la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) et la France ont été nettement en retrait, avec 57 et 56 build-up, en baisse respectivement de 15% et 25% par rapport à 2016. A l’inverse, l’Italie poursuit sa croissance continue (44 build-up contre 35 en 2016) , tandis que l’Espagne et le Portugal enregistrent un net rebond (34 build-up contre 21 en 2016), soit une augmentation de 62%.
Le groupe Edenred, via sa structure de « venture capital » Edenred Capital Partners, a annoncé, ce 26 juin, accompagner la start-up anglaise Beamery dans sa levée de fonds de 28 millions de dollars aux côtés d’EQT Ventures et Index Ventures. Edenred Capital Partners avait déjà pris des participations dans Beamery, spécialiste de la gestion de talents, lors de l’amorçage en 2015, puis en 2017.