Ces derniers jours, la crise turque a accentué les préoccupations des investisseurs, qui redoutent que ces nouvelles turbulences ne créent de nouveaux problèmes pour les banques européennes alors que se profile le resserrement des politiques monétaires des deux côtés de l’Atlantique. Durant la semaine au 15 août, les fonds d’actions européennes son restés sous pression, avec des sorties nettes de près de 3 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Les fonds d’actions américaines, qui avaient enregistré des flux rentrants la semaine précédente, ont affiché des sorties nettes de 2,6 milliards de dollars, indique cette étude qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Malgré les inquiétudes suscitées par le plongeon de la devise turque, les investisseurs n’ont par pour autant paniqué pour réduire drastiquement leur exposition aux marchés émergents. Les fonds d’actions émergentes ont terminé dans le rouge, mais pour un montant de seulement 0,2 milliard de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont de leur côté enregistré une très modeste collecte de 0,3 milliard de dollars. Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions ont terminé la semaine sur des sorties nettes de 3,6 milliards de dollars. Sur le plan sectoriel, les fonds technologiques ont subi des dégagements de 500 millions de dollars, les plus importants depuis février dernier, ce qui souligne la prudence croissante vis-à-vis d’un secteur qui semble proche de ses sommets. Les fonds spécialisés dans les financières ont perdu 1,2 milliard de dollars tandis que les fonds dédiés à l'énergie affichent des flux sortants de 0,6 milliard de dollars. Les investisseurs s’inquiètent de l'évolution de ces deux secteurs très liés au cycle économique. Côté obligataire, la semaine s’est soldée par des entrées nettes de seulement 2,3 milliards de dollars, après sept semaines consécutives de flux nets positifs. Les sorties nettes des fonds obligataires européens, émergents et globaux ont effacé la collecte enregistrée par les fonds d’obligations américaines. Les fonds d’obligations européennes ont subi des sorties nettes de plus de 1 milliard de dollars.
C’est un paradoxe. Les sociétés de capital-investissement continuent de lever des capitaux à un rythme effréné mais leurs portefeuilles ont tendance à diminuer. Depuis l’année 2013, les capital-risqueurs vendent plus de sociétés dans lesquelles ils ont investi qu’ils n’achètent de nouvelles. Selon une étude du fournisseur de logiciels financiers eFront (*), le rythme d’investissement du secteur est tombé à son plus bas niveau historique. Selon l’étude, les capitaux déployés cette année par les sociétés de capital-investissement représentaient environ 1% de la taille de leur fonds sur une base trimestrielle, alors que les taux de distribution s’élèvent à environ 3% de la taille du fonds sur une base trimestrielle. Autrement dit, les montants de capitaux non investis continuent de croître, à plus de 1.000 milliards de dollars selon Preqin, tandis que les portefeuilles diminuent.Selon eFront, ce fossé entre les levées de fonds et leur déploiement montre que les sociétés ne renoncent pas à leurs objectifs de rendement afin de déployer davantage de capitaux. Une bonne nouvelle pour des investisseurs préoccupés par le phénomène d’accumulation d’un trésor de guerre qui défie la capacité du secteur à rester sélectif et à maintenir une certaine discipline d’investissement. A moyen terme, les performances pourraient être plus élevées et en cas de sévère correction de marché, les fonds de dette distressed pourraient réagir rapidement et massivement, conclut l'étude. (*) « Peering into the future : capital distributions », FrontLine Research Paper
Colony Capital a vendu plusieurs parts de fonds immobiliers à Goldman Sachs Asset Management et Landmark Partners, en vue de sortir du marché secondaire des fonds d’investissement immobiliers, a appris Private Equity Real Estate (PERE). Goldman Sachs AM a acquis un intérêt de 80% dans ce portefeuille, qui aurait une valeur d’actifs nette de 200 millions de dollars au 31 décembre 2017, selon le média spécialisé. Le contrat aurait été signé en juin et le transfert des parts aurait débuté en juillet. La fin de la transaction est attendue pour le mois de septembre.
Le groupe de capital-investissement Carlyle a entamé des préparatifs en vue d’une introduction en Bourse (IPO) du chimiste allemand Atotech, ancienne filiale de Total, qui pourrait être valorisé autour de cinq milliards de dollars (4,3 milliards d’euros), ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier. Carlyle a sollicité des banques d’investissement pour la conseiller sur cette IPO, prévue pour l’année prochaine à New York, ont précisé deux sources. Une autre source a indiqué qu’une cotation en Allemagne était également envisagée.Carlyle n’a pas souhaité faire de commentaires. Atotech, qui fournit des procédés chimiques de spécialités, ainsi que des équipements pour la fabrication de circuits imprimés et de semi-conducteurs, a réalisé un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 329 millions de dollars, sur un chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dollars l’an dernier. La société a été rachetée à Total par Carlyle en 2016 pour une valeur d’entreprise de 3,2 milliards de dollars, soit 12 fois le résultat brut d’exploitation.
La société d’investissement suédoise Cevian souhaite accroître son influence chez le conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp. Le fonds activiste suédois vise un deuxième siège au sein du conseil de surveillance de l’allemand, ont indiqué des sources proches du conseil au quotidien financier BörsenZeitung. Cevian pourrait disposer d’un siège supplémentaire à l’occasion de l’assemblée générale du 19 janvier prochain, voire plus tôt dans la mesure où deux sièges sont d’ores et déjà vacants après la démission d’Ulrich Lehner, qui était président du conseil de surveillance, et le départ de René Obermann, l’ancien patron de Telekom. Cevian, représenté au sein du conseil de surveillance du groupe allemand par Jens Tischendorf, a une participation de 18% au capital de Thyssenkrupp.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 14 août le lancement du Solactive Industry 4.0 Index, un indice répliquant la performance des sociétés opérant dans les segments de la robotique avancée, de la réalité augmentée & impression 3D, du Cloud & du Big Data, de la cybersécurité et de l’internet des objets (IoT). Dans chacune de ces cinq grandes catégories, l’indice sélectionne les dix sociétés les plus importantes, sur la base de la capitalisation de marché et/ou du ratio recherche/chiffre d’affaires. Chacune des cinq grandes catégories ainsi que leurs composantes sont équipondérées, précise un communiqué.L’industrie 4.0, explique le communiqué, est l’interconnexion et l’automatisation totale d’une usine vers une économie de la machine autonome dans laquelle les machines interagissent entre elles sans intervention humaine. «Industry 4.0 promet d’énormes gains de productivité et il n’est certainement pas exagéré de dire qu’il s’agit d’un tournant historique. L’indice Solactive Industry 4.0 est une grande opportunité pour les investisseurs de s’exposer à ce marché prometteur», commente Timo Pfeiffer, responsable de la recherche chez Solactive.
C’est une évidence, la débâcle turque inquiète les investisseurs. Mais pas au point de les détourner des marchés émergents. Malgré les risques de contagion de cette crise profonde, les investisseurs n’abandonnent pas les pays émergents, selon Aneeka Gupta, stratège actions chez WisdomTree. «Les investisseurs sont, de façon générale, assez opportunistes. Les gains réalisés sur les monnaies émergentes illustrent bien le fait que ces derniers continuent d’acheter bien que les marchés soient à la baisse et que les problèmes de la Turquie sont loin d'être résolus», estimait-il il y a quelques jours.Globalement, les pays émergents, boudés par les investisseurs pendant plusieurs années, ne le sont plus car ils se trouvent aujourd’hui dans une situation plus robuste que durant les précédentes crises, avec notamment des réserves de quelque 3.500 milliards de dollars en 2018, contre 2.000 milliards de dollars en 2008. Mais pour ce qui concerne la Turquie, Aneeka Gupta estime que la situation va continuer de s’aggraver si les problèmes fondamentaux ne sont pas traités avec des outils orthodoxes, dont une intervention du Fonds monétaire international et une hausse des taux. En attendant, Kim Catechis, responsable des marchés émergents globaux (GEM) chez Martin Currie (groupe Legg Mason), estime que la situation actuelle constitue un bon point d’entrée sur les marchés émergents, à exception bien évidemment de la Turquie qui souffre de problèmes idiosyncratiques qui ne vont pas entraîner les autres pays émergents dans une spirale infernale. Selon Zara Kazaryan, gérante de portefeuille dette émergente chez Columbia Threadneedle, le développement le plus préoccupant pour les détenteurs dette corporate turque et plus généralement pour les actifs émergents serait l’imposition d’un contrôle des capitaux. Compte tenu toutefois de la lourde dépendance sur le financement étranger, les décideurs turcs vont probablement éviter un contrôle des capîtaux, en tout cas dans l’immédiat, estime-t-elle. Pour sa part, Fabrizio Quirighetti, CIO et responsable de l'équipe multi-asset de Syz Asset Management, prône la vigilance et la sélectivité. «Dans le contexte de la chute de la livre turque, la dette émergente en devise locale est évidemment la classe d’actifs la plus à risque, mais aux prix actuels, en partant du principe que son exposition n’est pas prépondérante, il est déjà trop tard pour vendre. De toutes les façons, une attitude sélective s’impose car les risques de contagion devraient se limiter à seulement une poignée d’Etats et d’entreprises mal gérés. (...) Nous ne pensons pas que la Turquie et une éventuelle crise des marchés émergents (même si celle-ci est enrayée) présentent un risque systématique. Il y a encore bien d’autres raisons de s’inquiéter lorsqu’on gère un portefeuille. L'épisode récent vient de confirmer qu’il faut toujours «se préparer au pire, tout en espérant le meilleur». La diversification, en conservant des obligations de bonne qualité en matière de crédit (que tout le monde aimait détester il y a quelques mois seulement) ou bien une exposition au yen japonais, devrait permettre de limiter certaines pertes, en attendant un contexte plus favorable pour les actifs risqués.»
Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, a continué à acheter des actions Apple au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. La société a acquis 12,4 millions d’actions sur le trimestre, portant sa participation à 46,6 milliards de dollars d’ici à fin juin. Au 31 mars, Berkshire était le deuxième plus gros actionnaire d’Apple après Vanguard Group, détenant 4,96 % du capital.
T. Rowe Price et Fidelity Investments ont réduit leurs participations de plus de 20 % dans Tesla sur le trimestre à fin juin, rapporte le Wall Street Journal, citant FactSet. T. Rowe a vendu 3,7 millions d’actions et Fidelity, 3,1 millions de titres. On ne sait pas pourquoi les deux investisseurs ont cédé leurs titres. Ils détiennent encore plus de 20 millions de titres, selon FactSet, ce qui en fait deux des cinq principaux actionnaires institutionnels de Tesla. Six des 15 autres principaux investisseurs institutionnels de Tesla ont aussi vendu de petites participations pendant le deuxième trimestre, selon FactSet. Cela inclut des fonds ou comptes gérés par Vanguard, BlackRock et Goldman Sachs.
BlackRock, un gérant star de Barclays et H2O figurent parmi les investisseurs ayant perdu de l’argent suite aux violents remous sur le marché turc de ces derniers jours, rapporte le Wall Street Journal. BlackRock, qui est le principal détenteur étranger d’obligations gouvernementales turques, avait des positions énormes en Turquie dans certains de ses fonds activement gérés lorsque la crise est survenue. Par exemple, le fonds Emerging Markets Local Currency Bond Fund de 5,8 milliards de dollars a perdu 7,1 % ce mois-ci à mardi, selon FactSet. Le fonds avait une exposition de 7,6 % aux obligations gouvernementales turques à fin juillet, contre 5 % pour l’indice, selon une source proche du dossier. Par ailleurs, Tolga Kirbay, un trader vedette d’actifs turcs, affichait une perte d’environ 20 millions de dollars sur ses positions, selon une personne proche du dossier. Toutefois, cela a été contrebalancé par des couvertures dans l’activité crédit, et la banque n’a pas enregistré de perte importante dans l’ensemble. H2O, qui gère 27,4 milliards de dollars, a aussi été pénalisée par ses positions en Turquie, selon un document envoyé aux clients mardi et lu par The Wall Street Journal. Le fonds Allegro, qui négocie des devises et des obligations, perd 12,6 % ce mois-ci.
Les investisseurs restent prudents, avec 5% de cash en moyenne en ce mois d’août contre 4,7% le mois précédent, mais ils affichent en même temps une préférence marquée pour les actions américaines, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 août auprès d’un échantillon de 243 participants représentant un encours cumulé de 735 milliards de dollars. Les allocations dédiées aux actions américaines ont augmenté de 10 points de pourcentage pour afficher une surpondération nette de 19%, la plus importante depuis janvier 2015. Et pour la première fois depuis cinq ans, les Etats-Unis sont considérés comme la région la plus favorable pour des investissements en actions. Lorsqu’on les interroge sur les perspectives régionales sur les bénéfices des entreprises, les investisseurs sont 67% à penser que les Etats-Unis sont la région la plus favorable, un niveau jamais vu depuis 17 ans.Du côté des grands risques, c’est le spectre de la guerre commerciale qui est le plus souvent cité par les investisseurs (57%) pour le troisième mois consécutif, largement devant le resserrement quantitatif (15%) et le ralentissement de l'économie chinoise (14%). Sur le thème du découplage de l'économie mondiale, les participants sont partagés : 34% estiment que cette situation va perdurer, tandis que 32% prévoient une décélération de l'économie américaine et que 28% pensent que l’Asie et l’Europe vont connaître une accélération de la conjoncture."Les inquiétudes sur le levier croissant des entreprises indiquent que les obligations devraient surperformer les actions, tandis que la baisse des bénéfices suggère que les valeurs défensives devraient surperformer les cycliques», commente Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch. «Avec des investisseurs qui nous disent qu’ils sont longs sur les Etats-Unis, la Fed et le cash, notre point de vue reste que bénéfices, politique et rendements sont à leur sommet».
Le groupe industriel allemand Thyssenkrupp doit mettre en oeuvre une révision complète de sa stratégie, selon Union Investment, rapporte l’agence Reuters. La société de gestion ne détient qu’une petite participation de 0,2% mais fait partie des actionnaires les plus virulents sur la stratégie du groupe allemand. Les objectifs à moyen terme présentés la semaine dernière ne seront pas suffisants pour remettre dans la bonne voie Thyssenkrupp qui aurait besoin d’un nouveau directeur général externe pour mettre en place une nouvelle stratégie, estime Union Investment."Thyssenkrupp a besoin d’un changement de stratégie. C’est plus facile à faire lorsque quelqu’un de nouveau arrive de l’extérieur», a déclaré Ingo Speich, gérant de portefeuille senior chez Union Investment. Ingo Speich n’est pas favorable à un démantèlement du groupe mais affirme que les différentes divisions devraient être gérées beaucoup plus activement, ce qui peut passer par la cession de certaines activités ou leur renforcement par le biais d’acquisitions, a-t-il précisé.
Le fonds activiste Elliott Management a fait état d’une participation de 5,1% au capital de la société Nielsen Holdings, spécialisée dans la mesure et l’analyse des données sur les médias, rapporte l’agence Reuters. Une annonce qui a confirmé des informations de presse selon lesquelles le fonds activiste détenait une position dans Nielsen et militait pour une vente de la société.
Les entreprises les meilleures en matière environnementale, sociale et de gouvernance enregistrent en général des performances financières plus fortes et battent les indices de référence, montre une étude d’Axioma citée par le Financial Times fund management. La majorité des portefeuilles intégrant des sociétés ayant de meilleures notes ESG surperforment leurs indices entre 81 et 243 points de base sur les quatre ans à mars 2018. Les portefeuilles suivant les entreprises de taille moyenne et grande dans les marchés développés, hors Etats-Unis, ont affiché la plus forte surperformance de 243 points de base.
Pendant la trêve estivale, les investisseurs sont peut-être un peu moins présents mais toujours aussi réticents vis-à-vis des actifs risqués. Deux sujets majeurs continuent de les préoccuper, la guerre commerciale engagée par les Etats-Unis et les aléas de la situation politique en Italie. Durant la semaine au 8 août, les fonds actions ont ainsi enregistré des sorties nettes de 5 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires attiraient 5 milliards de dollars, selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l’évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’actions européennes ont subi des sorties nettes plutôt modestes de 0,6 milliard de dollars. Mais le mouvement de défiance vis-à-vis des actions européennes se poursuit depuis 22 semaines consécutives et représente sur la période des dégagements de plus de 52 milliards de dollars. Les fonds d’actions émergentes affichent des sorties nettes de 0,6 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions japonaises ont attiré seulement 0,4 milliard de dollars. Les fonds d’actions américaines ont de leur côté engrangé pour 4,6 milliards de dollars. Côté obligataire, les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont enregistré une septième semaine consécutive d’entrées nettes, cette fois pour un montant de 2,3 milliards de dollars. Les mouvements sur les autres classes d’actifs obligataires sont généralement beaucoup plus modestes, avec des entrées nettes de 0,7 milliard de dollars pour les fonds d’obligations high yield mais des sorties nettes de 0,5 milliard et 0,6 milliard de dollars pour respectivement les fonds de dette émergente et les fonds d’obligations municipales.
La société de gestion Brookfield Asset Management a sondé les investisseurs institutionnels australiens sur un projet de lancement d’un fonds dédié à l’immobilier de bureaux australien, rapporte le site spécialisé IPE. Selon des sources bien informées, le fonds, qui pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars australiens, pourrait démarrer avec 1 milliard de dollars australiens, soit quelque 900 millions d’euros.Brookfield AM pourrait engager 145 millions de dollars dans ce nouveau véhicule d’investissement qui pourrait afficher des objectifs de rendement compris entre 8% et 11%. Brookfield s’est refusé à tout commentaire sur un fonds qui n’avait pas encore été lancé.
La société de capital-risque Vynn Capital, établie en Asie du Sud-Est et finançant des entreprises naissantes, et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) ont annoncé ce 9 août un partenariat stratégique pour faciliter l’entrepreneuriat et l’innovation en vue de stimuler le secteur du tourisme en Asie du Sud-Est.Vynn Capital et l’OMT entendent, dans le cadre de ce partenariat stratégique, collaborer aux fins de l’établissement d’un cadre et de politiques pour soutenir les start-up technologiques traitant des possibilités et des défis pour le secteur du tourisme de la région. Les deux parties vont agir de concert pour encourager les acteurs traditionnels du secteur (groupes hôteliers, groupes immobiliers ou encore entreprises de restauration) à adopter des stratégies numériques et pour chercher à accroître l’investissement du secteur privé dans les entreprises technologiques. Vynn Capital sera le partenaire de l’OMT dans les initiatives destinées à atteindre ces objectifs en apportant un appui aux entrepreneurs dans le tourisme et aux acteurs traditionnels du secteur, alors que le marché du tourisme se met à l’heure de l’innovation et de la technologie."Le secteur du tourisme est promis à un bel avenir en Asie du Sud-Est où l’on voit apparaître une forte classe moyenne. Vynn Capital a identifié le tourisme comme un créneau d’investissement majeur et nous continuerons de travailler avec les entrepreneurs et les acteurs du tourisme pour promouvoir le secteur dans la région. Les entreprises de technologie axée sur la mobilité du consommateur, comme la société indonésienne Travelio et Carsome, déjà actif dans quatre pays clé d’Asie du Sud-Est, vont rester à la pointe de l’impact économique de l’essor du tourisme. Avec l’OMT, nous allons développer une nouvelle génération d’entreprises touristiques innovantes en Asie du Sud-Est», a déclaré Victor Chua, Fondateur et associé de Vynn Capital et Président de l’Association malaisienne de capital-risque et de capital-investissement (MVCA).
Le groupe liégeois Ardent vient de créer un fonds d’investissement dans lequel il logera les parts de leurs investissements actuels et à venir, a appris le quotidien belge L’Echo. Baptisé Ardent Invest la holding détient déjà des participations dans plusieurs secteurs d’activité.Les fondateurs du fonds ont fixé son capital de départ à un million d’euros, avec pour objectif d’atteindre une quinzaine de millions d’ici deux à trois ans.Ce sont deux des trois familles du groupe Ardent, les Léonard et les Mewissen (la troisième est la famille Bosquin), qui dirigeront le nouveau fonds et Emmanuel Mewissen qui en sera le CEO."Il nous manquait une société holding pour regrouper plus clairement nos participations dans les différentes sociétés exerçant d’autres activités que le jeu», a indiqué à L’Echo Nicolas Léonard, le CFO d’Ardent Finance qui devient administrateur délégué d’Ardent Invest.Pour rappel, le groupe Ardent possède un portefeuille immobilier et exploite un réseau de salles de jeux, des jeux de hasard en ligne ainsi que les Casinos de Namur et Spa en Belgique. En France et en Suisse, le groupe détient des parts dans des casinos. En 2016, le groupe avait concentré toutes ses activités liées aux jeux dans une nouvelle structure : Ardent Finance.Le nouveau fonds héritera donc des participations du groupe sans lien avec le secteur des jeux de hasard auxquels ajouteront de futurs investissements dans l’énergie. Le fonds a également prévu d’opérer via un «family office» au sein duquel il collaborera avec trois autres familles: celle de Victor Bosquin, Alexandre Dallemagne (Sodaphi) et Roger Gehlen (Gehlen Immo). «Ensemble, nous prendrons des parts minoritaires dans le domaine de l’énergie renouvelable et tout ce qui relève de l’investissement écoresponsable, précise Emmanuel Mewissen. Ce sera par exemple une société qui construit des motos électriques, une autre qui replante des arbres sur le continent africain dans une démarche écoresponsable, ou encore une entreprise qui s’est donné pour but de repeupler de poissons les océans.»
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé ce 9 août le lancement d’une nouvelle famille d’indices, les S&P Risk Parity Indices, visant à répliquer une stratégie risk parity multi-classes d’actifs. Ces indices comprennent des contrats de futures de trois classes d’actifs, à savoir actions, obligations et matières premières, et utilisent la volatilité enregistrée à long terme par chacune de ces classes d’actifs pour mesurer le risque. Chaque indice a un objectif de volatilité et alloue des pondérations aux classes d’actifs sur la base de la mesure du risque enregistrée et de l’application d’un levier pour atteindre l’objectif de volatilité arrêté.La famille d’indices comprend trois indices : •S&P Risk Parity Index - 10% Target Volatility •S&P Risk Parity Index - 12% Target Volatility •S&P Risk Parity Index - 15% Target Volatility
Yunfeng Capital, la société de capital-investissement cofondée par le milliardaire chinois Jack Ma (avec David Feng, patron de Shanghai Target Media) vient de lever 2,5 milliards de dollars, selon des documents remis à Securities & Exchange Commission (SEC), rapporte le Wall Street Journal.Le précédent fonds, lancé en 2014, avait permis de lever 1,1 milliard de dollars. Yunfeng Capital investit dans de nombreux secteurs, allant des biens de consommation à la logistique. Yunfeng Capital a récemment investi dans Suning Sports, qui contrôle différents clubs sportifs dont le club de foot italien Inter Milan, et qui est l’une des activités du groupe de distribution chinois Suning Holdings Group. Yunfeng Capital a également très actif ces derniers temps dans le secteur de la santé.