Alors qu’Aberdeen Standard Investments a récemment lancé un nouveau fonds smart beta, David Wickham, responsable mondial du smart beta de la société de gestion britannique, était de passage à Paris pour en faire la promotion. Dans un environnement caractérisé par un niveau élevé d’incertitudes, le smart beta, dont les encours ont récemment dépassé la barre des 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion grâce à une forte collecte, vise des rendements ajustés au risque supérieurs aux indices traditionnels sur le long terme. « Le smart beta est une troisième voie d’investissement qui combine les avantages de la gestion active, avec notamment la capacité de surperformer un indice classique pondéré par la capitalisation boursière, et ceux de la gestion passive, avec notamment la simplicité, l’objectivité, la transparence et des coûts relativement bas », estime David Wickham. L’approche smart beta est « smarter » qu’une approche beta car elle permet notamment de ne pas dépendre de capitalisations de marché mais de s’appuyer au contraire sur une pondération des sociétés en fonction d’un ensemble alternatif de critères qui permettent de casser le lien entre prix et pondération. David Wickham souligne aussi le rebalancement systématique vers des pondérations cibles, ce qui permet d’ajouter de la valeur et de capturer le retour à la moyenne des actions d’une façon simple et robuste. Le responsable met également en avant la forte diversification qui permet d’exploiter les corrélations faibles ou négatives et le « bruit » inhérent aux marchés. Cela dit, le deuxième fonds « smarter beta », lancé à la mi-mars par Aberdeen Standard Investments, se distingue par un certain nombre de caractéristiques spécifiques, entre autres une exposition aux primes factorielles (value, qualité, momentum, taille, volatilité), une intégration de l’approche ESG au travers d’une méthodologie propre, une construction du facteur plus « smart » utilisant de multiples métriques et données prévisionnelles au sein du facteur, ou encore des indices concentrés et différenciés qui proposent un portefeuille de « meilleures idées », très différentes d’autres approches et qui permettent ainsi d’éviter les titres à la mode très travaillés. Le Smart Beta Low Volatility Global Equity Growth Fund affichait ainsi, depuis son lancement, une surperformance de 1,33% au 13 avril par rapport à son indice de référence, le MSCI All Country World Index (ACWI) en dollar. Les encours du fonds s’inscrivaient à environ 13,5 millions de dollars au 27 mars. Les actifs de la société de gestion investis dans des stratégies smart beta s'élèvent à environ 11 milliards de dollars.
Le conglomérat japonais SoftBank, via son Vision Fund, et Alphabet, la maison mère de Google, font partie d’un groupe d’investisseurs proches d’investir 2 milliards de dollars dans la plate-forme logistique chinoise Manbang, selon des personnes proches du dossier citées par l’agence Dow Jones. Manbang, une société à la tête d’une plate-forme internet de mise en relation entre chauffeurs de véhicules de transport de marchandises et affréteurs, pourrait être valorisée à plus de 6 milliards de dollars à l’issue de ce dernier tour de table. SoftBank investirait 1 milliard, tandis que l’investissement d’Alphabet se limiterait à 30 millions de dollars.
La société d’investissement Wendel a annoncé hier avoir remboursé 350 millions d’euros de dette obligataire arrivée à échéance le 20 avril. Cette opération réduit la dette brute de la société à 2,52 milliards d’euros et fait passer le coût de sa dette obligataire de 2,74 % à 2,19%. «Ce remboursement améliore encore le profil de dette la société qui a déjà réduit sa dette nette de 43% entre mars 2017 et mars 2018», a indiqué le groupe dans un communiqué, en précisant détenir 1,3 milliard d’euros de trésorerie disponible et une ligne de crédit non tirée de 750 millions d’euros.
Le groupe bancaire britannique HSBC a annoncé ce 20 avril qu’il allait à son tour cesser de financer les centrales à charbon, l’exploitation des sables bitumineux et les forages pétroliers en Arctique. Le financement des centrales à charbon sera effectivement arrêté dans 78 pays développés. La banque britannique suit ainsi le mouvement dans lequel se sont déjà engagées nombre de ses homologues, notamment françaises, pour arrêter tout financement des énergies fossiles, jugées en partie responsable du changement climatique."Nous reconnaissons la nécessité de réduire rapidement les émissions pour atteindre l’objectif fixé dans l’accord de Paris de 2015 (...) et notre responsabilité de soutenir les communautés dans lesquelles nous sommes présents», commente Daniel Klier, responsable mondial de la finance durable chez HSBC, cité dans un communiqué. Les pays signataires de l’accord de Paris se sont engagés à réduire les émissions polluantes pour contenir l'élévation de la température mondiale nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels.HSBC fera une exception pour les centrales à charbon au Bangladesh, en Indonésie et au Vietnam, une population très importante dans ces trois pays n’ayant pas accès à la moindre source de production d'électricité, précise le communiqué.
Ardian a annoncé ce 20 avril la signature d’un accord en vue de la cession de Kallista Energy Investment, producteur d’énergie éolienne détenu à 100 % via son fonds d’Infrastructure de troisième génération, à Boralex, un des leaders du marché canadien et premier acteur indépendant de l’éolien terrestre en France.Les transactions dans le secteur des énergies renouvelables représentent environ 51% du volume des opérations de fusion-acquisitions réalisées dans le domaine des infrastructures dans le monde. Ardian Infrastructure est très présent dans ce secteur avec un portefeuille de 1,4 GW de capacité de production constitué depuis 2006 au travers d’investissements en France, Italie, Espagne, Suède, Norvège, Pérou, Chili, Etats-Unis sur des projets éolien, solaire, hydroélectrique et de biomasse. Parmi ces investissements, Kallista Energy Investment est une plateforme de 163 MW plus un pipe de projets à construire d’environ 170 MW, soit l’une des plus importantes de France. A la suite de son acquisition par Ardian en 2011, Kallista Energy Investment a lancé un programme de développement ambitieux qui a permis le doublement de la taille de la société. La plateforme Kallista s’est également spécialisée dans le « repowering » qui consiste à remplacer d’anciennes éoliennes par de nouvelles turbines plus puissantes et d’une technologie plus avancée afin de mieux tirer profit du potentiel éolien de ses sites. La production est multipliée par un facteur de deux fois par rapport aux anciennes turbines, voire plus dans certain cas. A l’issue de la transaction, Ardian reversera aux salariés de Kallista Energy Investment une partie de la valeur créée durant la période de détention. Chaque collaborateur de l’entreprise touchera une prime représentant au moins un mois de salaire. Ardian partage les plus-values de cession avec les salariés des entreprises de son portefeuille depuis 2008. La société a ainsi distribué plus de 21 millions d’euros à 9 000 collaborateurs dans 18 entreprises.
La société d’investissement Ardian et le groupe Crédit Agricole, via sa filiale d’assurances Predica, préparent la vente de l’opérateur de parkings pour plus de 3 milliards d’euros, rapporte le site d’information espagnol El Economista, qui évoque des sources proches du dossier. L’opération en est à un stade très précoce mais plusieurs acteurs, aussi bien des fonds que des industriels, seraient intéressés par la reprise de cet actif. Le groupe néerlandais Q-Park et le belge Interparking feraient ainsi partie des acheteurs potentiels. Ardian et Crédit Agricole avaient acquis 74% d’Indigo en 2014, avant de racheter en 2016 la participation de 24,6% du groupe français Vinci, portant ainsi leur participation à 98,4%. Indigo est l’un des plus grands opérateurs européens de parkings, présents dans 16 pays et plus de 750 villes.
Très prisée des investisseurs institutionnels, la classe d’actifs des infrastructures vient de recevoir le soutien de l’agence de notation Standard & Poor’s. Selon la plupart des indicateurs de l’agence, le secteur des Infrastructures affiche des taux de défaut, de volatilité des notations et de recouvrement post-défaut plus favorables que ceux des entreprises notées prises dans leur ensemble, selon une étude que vient de publier Standard & Poor’s (" Rated Global Infrastructure Maintains Strong Credit Quality»). Au-delà d’une qualité de crédit relativement forte, ce constat tend à se confirmer même à niveaux de notes comparables. Sur le long terme, les ‘crédits Infrastructures’ affichent une probabilité de défaut inférieure et une stabilité des notations supérieure à celle du secteur non-financier pris dans son ensemble. Post-défaut, ses taux de recouvrement sont également meilleurs. Au niveau ‘BBB’ : le taux de défaut cumulé sur 10 ans est de 1,8% contre 3,4% pour les entreprises non-financières. Par sous-secteurs, celui des Utilities est particulièrement stable en raison du nombre élevé d’entités régulées tandis que les Financements de projets d’infrastructure comptent plus de défaut et une plus grande volatilité des notations, les entreprises d’infrastructure se situant entre les deux. Sur la période 1991-2016, le secteur affiche un taux de défaut cumulé de 2,5% contre 9,4% pour les financements de projets (7,1% et 20,4% respectivement pour la catégorie spéculative sur la même période)Au cours des 20 dernières années, les pics de défauts Infrastructures ont eu lieu dans les années 1990-1991, une période de contraction dans la plupart des secteurs, et dans les années 2000-2003, époque de la libéralisation du secteur énergétiques aux Etats-Unis.
La nouvelle édition du Morningstar Sustainability Atlas révèle qu’en matière de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les surprises ne sont pas forcément là où on les attendait. En effet, si les pays nordiques et la zone euro restent champions de la durabilité des entreprises, certaines économies émergentes (Colombie, Taïwan, Hongrie et Turquie notamment) se distinguent, preuve que la durabilité ne se résume pas à un enjeu de pays riches. Ce rapport semestriel étudie les profils de durabilité de 46 marchés actions sur la base des composantes de leur indice pays Morningstar.En outre, le rapport intègre désormais les données Morningstar Portfolio Product Involvement, qui permettent aux investisseurs d’évaluer l’exposition à différents produits, services ou activités : tests sur les animaux, armes controversées, OGM, tabac ou charbon thermique, une source d’énergie fortement émettrice de carbone. C’est en République tchèque, au Chili et au Portugal que l’exposition au charbon thermique est la plus forte.
La société Uavia a annoncé, ce 19 avril, avoir finalisé son premier tour de financement auprès d’Airbus Ventures, Sofimac Innovation, du fonds F3A géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et d’un groupe de dirigeants et d’entrepreneurs investisseurs historiques de l’entreprise. La société a ainsi levé un montant total de 2 millions d’euros. La technologie brevetée d’Uavia offre la capacité d’opérer totalement à distance des flottes de robots et de drones autonomes et connectés pré-positionnés sur des sites sensibles pour des missions collaboratives telles que la gestion de crise, la sûreté et la sécurité, la maintenance périodique et prédictive, la supervision d’actifs clés ou encore la cartographie 2D et 3D.Cette levée de fonds doit permettre à Uavia d’accélérer le déploiement de sa solution Uavia Robotics Plateform, une plateforme qui offre aux industriels la capacité de connecter leurs drones et robots au « cloud », à travers n’importe quel réseau IP mobile, de manière hautement sécurisée.
La société de capital-risque Sofinnova Partners, spécialisée dans les sciences de la vie, a annoncé ce 19 avril, avoir participé, à travers son fonds nouvellement créé Sofinnova Crossover I, au tour de financement par augmentation de capital de 35,5 millions d’euros de la société de biotechnologie, Inventiva Pharma. Sofinnova Partners a investi 10 millions d’euros dans cette opération, devenant ainsi l’un des actionnaires de référence de la société.Inventiva, cotée sur Euronext Paris (IVA), est une société de biotechnologie spécialisée dans le développement de traitements innovants pour les maladies fibrotiques orphelines, telles que la stéatohépatite non alcoolique (NASH), la sclérodermie systémique (SSc) et les mucopolysaccharidoses (MPS). Lesfonds levés permettront à la société d’avancer les études cliniques de ses molécules en portefeuille, en particulier de son produit phare, le lanifibranor, et ainsi mener les travaux préparatoires de l’étude de Phase III dans le traitement de la NASH, une pathologie sévère du foie en fort développement et qui touche déjà aux Etats-Unis plus de 30 millions de personnes et la sclérose systémique, une maladie orpheline avec un important besoin médical. Les fonds permettront également de faire avancer son deuxième programme clinique autour de l’odiparcil, un candidat médicament pour le traitement de différentes formes de mucopolysaccaridoses.
La tendance amorcée lors des douze derniers mois se confirme et s’accentue pour le premier trimestre 2018 : l’immobilier commercial attire toujours autant, mais avec un profil de risque plus prudent, selon le dernier baromètre de l’investissement immobilier commercial publié par BrickVest (*). Sur un an glissant, les investisseurs interrogés maintiennent la même allocation dans l’immobilier et prévoient d’investir 3,3% de leurs actifs sous gestion dans les 12 prochains mois. Cependant, l’appétit des investisseurs pour des stratégies à haut risque (opportuniste, développement, spéculatif) a reculé de 24% entre 2017 et 2018. Le phénomène est particulièrement marqué chez les investisseurs français, avec un recul de près de 48% sur un an. Sur cette même période, on remarque que l’appétit pour les stratégies prudentes (Core, Core-plus et Value Add) a augmenté respectivement de +16% et +5% (+61% et -5% chez les investisseurs français). En matière d’objectifs d’investissement, le développement du capital (45 %) et la recherche de rendement (39 %) restent les deux principaux moteurs qui guident le choix des investisseurs. Toutefois, ils sont également à la recherche de placements plus liquides. On remarque une augmentation de près de 40 % du nombre des investisseurs qui souhaitent pouvoir facilement se désinvestir en cas de retournement du marché. C’est pourquoi les grandes agglomérations et capitales ont la faveur des investisseurs (64%, en hausse de 6 points par rapport au premier trimestre 2017), au détriment des villes et marchés régionaux (36%, en baisse de 9 points). Ce phénomène est particulièrement visible chez les investisseurs français. 70 % privilégieraient en 2018 un investissement dans une capitale ou une grande agglomération alors qu’ils étaient seulement 64 % en 2017.(*) Sondage mené auprès de 4,000 investisseurs internationaux professionnels de l’immobilier et membres de BrickVest, sur une base trimestrielle
La petite niche qui monte. Les encours des fonds à thématique environnementale ont plus que doublé entre 2013 et 2017 et l’an dernier, ils ont fait un bond de 49%, soit un peu plus de 10 milliards d’euros, pour s'établir à 32,2 milliards d’euros, selon la deuxième édition de l'étude sur les fonds européens réalisée par Novethic et présentée ce 18 avril. La collecte des fonds verts s’est élevée l’an dernier à 7,2 milliards d’euros, à quoi s’ajoute un effet marchés positif de 3 milliards d’euros. Cette croissance répond notamment aux signaux forts de soutien de la Commission européenne, avec notamment la publication récente de son plan d’action pour une économie plus verte et plus propre. La grande majorité des fonds verts sont des fonds actions qui représentent 88% des encours et 82% de la collecte. Cela dit, la dynamique des produits dédiés aux green bonds, nés en 2015, reste forte. Leur taille a doublé entre 2016 et 2017. Ils pèsent à présent plus de 2 milliards d’euros et attirent davantage les investisseurs puisqu’ils représentent 17% de la collecte. La croissance du nombre de fonds est moins spectaculaire. Le marché compte 176 fonds verts, soit 12 de plus qu’en 2016, résultant d’une dynamique de création mais aussi d’un mouvement de restructuration des gammes par les sociétés de gestion. On a recensé 16 lancements de fonds l’an dernier pour un montant de 1,3 milliard d’euros d’encours, dont la moitié sont des fonds de green bonds. La France et la Suisse dominent largement un marché des fonds verts dont le développement reste très inégal d’un pays à l’autre. Le leadership français, qui s’illustre à travers une part de marché de 32%, s’explique en grande partie par les engagements pris par les investisseurs en lien avec la mise en oeuvre de l’article 173 de la loi sur la transition énergétique. Des engagements cohérents avec des impulsions politiques fortes à l’instar du label public TEEC (Transition Ecologique et Energétique pour le Climat) et du One Planet Summit de décembre 2017.De son côté, la Suisse, avec une part de marché de 30% a développé très tôt une offre environnementale. Les fonds gérés en France et en Suisse représentent ainsi deux tiers des encours , soit plus de 20 milliards d’euros, et plus de la moitié des fonds (90). Le Royaume-Uni, avec une part de marché de 13%, a fait de la finance verte un axe fort de son attractivité post-Brexit. L’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas représentent chacun une part équivalente de l’ordre de 6% à 7%, beaucoup plus modeste du marché. Même si dans ces trois pays, les investisseurs institutionnels semblent de plus en plus s’impliquer dans des approches d’investissement vertes. Il reste qu’on est encore loin d’une dynamique européenne en la matière.L'étude relève également que les fonds au positionnement environnemental large prennent le pas en termes d’attractivité. Ils ont collecté 3,27 milliards d’euros en 2017, devant les fonds dédiés à l’eau qui on engrangé près de 1,8 milliard d’euros. Les encours de ces deux catégories s'élèvent à respectivement 10,6 milliards d’euros et 11,3 milliards d’euros. Le mouvement le plus notable de l’année écoulée concerne les fonds «bas carbone» liés pour la moitié d’entre eux à des indices spécifiques. Si les encours représentent moins de 3 milliards d’euros (2,72 milliards), ils ont presque doublé de taille en 2017 et enregistrent les plus forts taux de collecte (+57% pour une collecte de 867 millions d’euros). Leurs performances, 17,6% l’an dernier, sont elles aussi les meilleures de la catégorie fonds verts. «Il est important d’avoir des statistiques pour mesurer le poids de la finance verte. On peut constater l’impérative nécessité de donner plus d’ampleur à ce type de placements pour répondre à la demande croissante non seulement des investisseurs institutionnels mais aussi des épargnants soucieux de contribuer au financement de la transition de l’Union européenne vers une économie bas carbone», a commenté Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. Dans cette perspective, la standardisation au niveau européen reste en tête des priorités, d’autant plus que les exemples montrent que les fonds labellisés jouissent d’une dynamique propre très soutenue. Le groupe technique de la Commission qui devrait être constitué d’ici à fin mai et la taxonomie qui devrait être présentée début 2019 sont autant d'étapes majeures dans cette direction. Un nouveau coup de pouce essentiel pour la «petite niche»...
Le gestionnaire de fortune Partners Group a, en collaboration avec Charlesbank Capital Partners, pris une participation dans le boulanger industriel américain Hearthside Food Solutions. La participation a été rachetée à Goldman Sachs et à Vestar Capital Partners, précise un communiqué. Le montant de la participation et les détails financiers de l’opération n’ont pas été divulgués.Hearthside Food Solutions est le plus gros boulanger industriel indépendant des Etats-Unis. Son siège est à Downers Grove, dans l’Illinois. Le groupe détient 25 sites de production aux Etats-Unis et en Europe et emploie quelque 7900 collaborateurs.Dans le cadre de la participation, Partners Group et Charlesbank Capital Partners travailleront étroitement avec la direction de Hearthside Food Solutions et lanceront une série d’initiatives propres à créer de la valeur ajoutée. Ces initiatives doivent favoriser la croissance organique mais des acquisitions ciblées sont également envisagées.
Les investisseurs affichent une certaine prudence mais restent malgré tout optimistes. L’allocation de cash moyenne a ainsi progressé de 0,4 point de pourcentage début avril pour s'établir à 5%, selon le dernier Bank of America Merrill Manager Survey réalisé entre les 6 et 12 avril auprès d’un échantillon de 216 participants représentant un encours de 646 milliards de dollars. Mais seulement 18% des investisseurs estiment que les actions ont déjà atteint leurs sommets. Quatre investisseurs sur dix attendent un pic dans le courant du second semestre 2018, tandis que 39% d’entre eux prévoient plutôt que les actions atteignent leur point culminant en 2019 ou plus tard.Cela dit, la surpondération actions se retrouve à son plus bas niveau depuis dix-huit mois, soit 29% net, contre encore 41% en mars. La perspective d’une accélération de la croissance mondiale continue de perdre des adeptes, seulement 5% prévoyant une économie mondiale plus vigoureuse au cours des douze prochains mois, soit le plus bas niveau observé depuis juin 2016, le mois du Brexit! Et les investisseurs sont aussi moins nombreux à prévoir une amélioration des bénéfices. «Les optimistes ont été réduits au silence mais ne s’avouent pas battus, comme le montrent la baisse des poches de cash et les prévisions médiocres sur la croissance mondiale et les bénéfices. Toutefois, les optimistes n’ont pas encore capitulé, la plupart des investisseurs indiquant que le pic du marché actions est encore à venir», commente Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch.
Le Groupe Turenne Capital a annoncé ce 17 avril son entrée au capital du Groupe Infimed à hauteur de 9,8 millions d’euros. L’opération a été menée par l’équipe Turenne Santé à travers son fonds Capital Santé 1 et le co-investissement des fonds Emergence ETI et Nord Capital. Infimed, basé à Lille, est l’un des leaders indépendants de la location financière de matériel médical à destination des professionnels de santé en France, en Belgique et au Luxembourg. Cette opération permet d’accompagner la forte croissance du groupe et de réorganiser son capital autour de Robert Gonzalo et de ses principaux cadres.
La société Savimex, spécialisée dans la transformation de matériaux polymères en produits optiques, a annoncé ce 17 avril une levée de fonds de 1,5 million d’euros auprès de M Capital Partners afin de financer la modernisation et l’optimisation de son outil de production. Cet apport permettra notamment le déménagement de son site de production vers un nouveau bâtiment mieux adapté à sa chaîne de production et aux exigences qualité de son industrie. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 14,3 millions d’euros en 2017 avec un effectif de 110 salariés.
L’investisseur et milliardaire Steven A. Cohen, à travers sa société de capital-risque Point72 Asset Management, vient de prendre une participation dans la société Imperative Execution qui compte lancer un nouvelle plateforme de négociation « dark pool » destinée à contrebalancer les effets négatifs du trading à haute fréquence, rapporte le Wall Street Journal qui cite des représentants des deux sociétés. Le fondateur et directeur général d’Imperative Execution, Roman Ginis, a précédemment travaillé dans la société de Steven Cohen en tant que trader.
La firme de capital-investissement Advent International est entrée en négociations exclusives avec le groupe Sanofi en vue d’acquérir Zentiva, son activité européenne dédiée aux médicaments génériques, ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué de presse commun. Le montant de l’opération s’élève à 1,9 milliard d’euros. « L’offre d’Advent est ferme, irrévocable et entièrement financée », précisent les deux parties. La transaction devrait être conclue avant la fin de l’année, après consultation des instances représentatives du personnel et sous réserve des autorisations habituelles.Dans le cadre de cette opération, Advent collaborera avec Sanofi pour former une nouvelle activité indépendante. « Advent travaillera en partenariat avec les équipes de direction de Zentiva et investira dans les activités de l’entreprise, ses installations de production et son portefeuille de R&D », ajoutent les deux sociétés. L’objectif d’Advent est de « créer un nouveau leader indépendant des génériques en Europe », insistent les deux parties.
Les fonds d’investissements commercialisés sur le marché allemand ont enregistré au mois de février une collecte nette de 10,9 milliards d’euros, selon les dernières statistiques communiquées par l’association allemande des professionnels de la gestion d’actifs (BVI). Les fonds dédiés aux investisseurs institutionnels ont affiché des entrées nettes de 8,7 milliards d’euros tandis que les fonds retail engrangeaient 2,2 milliards d’euros. Les mandats discrétionnaires ont en revanche subi des rachats pour un montant de 2,6 milliards d’euros.Sur les deux premiers mois de l’année, les fonds allemands affichent une collecte nette de 13,6 milliards d’euros, dont 6 milliards dans les fonds actions, 3,5 milliards dans les fonds diversifiés et 1,7 milliard d’euros dans les fonds actions. Les seuls fonds actions ont progressé de 10% sur un an, passant de 357 milliards d’euros en février 2017 à 395 milliards d’euros à fin février 2018 malgré la correction du mois de février. Depuis la fin 2011, les actifs sous gestion dans les fonds diversifiés ont plus que doublé passant de 111 milliards d’euros à 270 milliards d’euros. Durant cette période, les produits à dominante actions sont passés de 20% à 26% du total. Les produits à dominante obligataire sont demeurés stables à 26%.Les actifs des fonds dédiés aux institutionnels ont presque doublé depuis 2011, passant de 814 milliards d’euros à 1.593 milliards d’euros, les plus gros investisseurs étant les compagnies d’assurances avec un encours de 604 milliards d’euros, devant les programmes de retraite avec 393 milliards d’euros.
Profitant d’une amélioration de ses résultats, Acadomia, le numéro un français du soutien scolaire privé, s’apprête à passer sous le giron du fonds IK Investment Partners, rapporte Capital Finance. L’opération, notifiée par l’Autorité de la concurrence, devrait ainsi permettre à Metric Capital Partners de sortir intégralement du capital. En 2013, cet investisseur avait investi une vingtaine de millions d’euros dans le prestataire de cours à domicile. Ce soutien a été salvateur pour Acadomia, qui était alors en difficulté, notamment en raison de la hausse de la TVA et de la remise en cause des avantages fiscaux pour les services à domicile.