Barings a levé 630 millions de dollars pour son premier fonds de dette d’infrastructures, le Target Yield Infrastructure Debt Fund, et ses véhicules associés. La société de gestion a ainsi dépassé l’objectif qu’elle s’était fixée de 500 millions de dollars grâce à l’intérêt de fonds de pension publics et privés et de compagnies d’assurances. La stratégie est centrée sur les pays de l’OCDE, principalement l’Amérique du Nord et l’Europe. Elle sera investie dans des dettes de qualité inférieure à l’investment grade dans les infrastructures sociales et réglementées, les énergies renouvelables, les transports et les infrastructures numériques. Barings dit investir dans la dette d’infrastructures depuis plus de 30 ans pour le compte de sa maison mère et a établi une entité spécialisée sur la classe d’actifs en 2013. Depuis, le groupe a investi plus de 18 milliards de dollars.
Ferrovial étudie des options pour sa participation de 25% dans l’aéroport londonien de Heathrow, selon Reuters qui citait mardi deux sources proches du dossier. Le groupe espagnol a mené des entretiens préliminaires avec des conseillers externes sur l’avenir de sa présence au capital du principal aéroport britannique. Ces discussions préliminaires surviennent alors que la société de capital investissement Ardian lorgnerait cette participation. Heathrow vaut environ 24,3 milliards d’euros, dette comprise, selon des calculs effectués en mai par des analystes de JPMorgan. La banque estime à 611 millions d’euros la valeur nette de la part de Ferrovial dans l’aéroport.
Meridiam a annoncé jeudi avoir remporté un contrat pour la construction, le financement et l’exploitation pendant 20 ans d’une centrale biomasse à bois de 64 mégawatts sur le site de production industrielle de Swiss Krono, un leader dans la fabrication de bois, à Sully-sur-Loire. Cette centrale fonctionnera exclusivement grâce aux écorces, poussières et copeaux de bois issus des matériaux fabriqués sur le site (parquets, panneaux, matériaux de construction et produits d’aménagement intérieur). La mise en service de la centrale, qui permettra d’éviter 35.000 tonnes de CO2 par an, est prévue en 2024. L’investissement total du projet de 62 millions d’euros sera assuré par Meridiam. Il bénéfice en outre d’une subvention de 11 millions d’euros dans le cadre du dispositif «Biomasse Chaleur pour l’Industrie» de l’ADEME.
Le gérant américain prévoit de soutenir des véhicules d’investissement à capital permanent pour investir dans les thématiques de la transition et de la sécurité énergétique.
Macquarie Asset Management vient d’annoncer ce 31 mai avoir levé 4,2 milliards de dollars lors de la clôture finale de son troisième fonds d’infrastructure régional en Asie-Pacifique, dénommé Macquarie Asia-Pacific Infrastructure Fund 3. Lancé initialement en 2020, ce véhicule a déjà dépassé la cible de 3 milliards de dollars à travers des engagements de la part d’ investisseurs institutionnels, dont des fonds de retraites, des assureurs et des fonds souverains. A la suite de cette levée de fonds, la série «Asia-Pacific Infrastructure Fund» gère désormais plus de 15 milliards de dollars. Le dernier fonds s’est déjà engagé à investir dans sept entreprises dans des secteurs de logistiques digitales et industrielles, de l’infrastructure numérique et renouvelable ainsi que des télécommunications. Il s’agit des entreprises Bohao Internet Data Services et Metcold Supply Networks en Chine, Summit Energy Alliance Limited en Corée du Sud, Bersama Digital Infrastructure en Indonésie, Vocus Group et Bingo Industries en Australie et 2degrees en Nouvelle Zélande. La division mondiale d’infrastructure de Macquarie AM comptait 197 milliards de dollars australiens (141 milliards de dollars) d’encours au 31 mars 2022. Ce département a levé 41 milliards de dollars au cours des trois dernières années.
Le spécialiste de l’installation et de l’exploitation de bornes de recharge électrique rapide Power Dot a annoncé avoir levé 150 millions d’euros auprès du fonds Antin Infrastructures Partners qui prend à cette occasion «une minorité de co-contrôle» au capital de l’entreprise. La société lancée en 2018 au Portugal utilisera cette somme pour accélérer son déploiement en France avec un objectif de 7.000 bornes installées d’ici à 2025 contre 490 à ce jour, et étoffer ses effectifs de techniciens. Power Dot est spécialisée dans le déploiement de bornes de recharge dans les espaces commerciaux (hypermarchés, centres commerciaux, etc.) et finance elle-même l’installation de ses équipements. Elle est déjà présente au Portugal, en Espagne, en Pologne, en Belgique et au Luxembourg.
Le groupe d’infrastructures italien Atlantia a déclaré jeudi avoir finalisé la vente de sa participation majoritaire dans sa filiale autoroutière italienne Autostrade per l’Italia par le biais d’une transaction d’une valeur de 8,2 milliards d’euros. Pour le groupe contrôlé par la famille Benetton, la conclusion de cette transaction marque la sortie définitive de son activité autoroutière en Italie, près de quatre ans après l’effondrement d’un pont géré par Autostrade à Gênes, qui a fait 43 morts. La banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP) est à la tête du consortium qui acquerra la participation de 88 % d’Atlantia dans Autostrade. L’actif sera acquis par le biais d’un véhicule d’investissement appelé Holding Reti Autostradali (HRA). Celui-ci est détenu à 51 % par CDP, les co-investisseurs, Macquarie et Blackstone, ayant chacun une participation de 24,5 %.
C’est, en milliards de dollars, le montant collecté par Ardian pour sa huitième génération de fonds secondaire dédié aux infrastructures, ASF VIII Infrastructure. Un nouveau record mondial, le véhicule représentant plus du triple du précédent fonds d’Ardian, levé en 2017. ASF VIII Infrastructure, déjà investi à 30 % à travers deux transactions, vise les fonds et actifs de première qualité en Amérique du Nord et en Europe. L’activité secondaire d’Ardian atteint désormais 63 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
La société de gestion alternative Investcorp, basée au Bahreïn, a lancé une activité d’investissement en infrastructures privées en Amérique du Nord. Cette plateforme investira dans des projets et sociétés d’infrastructures dans la région et sera dirigée par Michael Ryder. Il a précédemment travaillé chez Morgan Stanley, Blackstone et Omers Infrastructure.
La société d’investissement en infrastructures I Squared Capital a bouclé son troisième fonds, en atteignant le plafond légal de 15 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros). Son précédent fonds avait récolté 7 milliards de dollars en 2018. En ajoutant les engagements pour compte propre de la société de gestion et une poche de co-investissement, ISQ Global Infrastructure Fund 3 disposera de 15,5 milliards de dollars à investir en fonds propres. Plus de 200 investisseurs, dont des fonds de pension, fonds souverains, family offices et assureurs, provenant de 27 pays, ont souscrit au véhicule. I Squared Capital a déjà identifié dix d’investissements à déployer, représentant 36% du fonds. Parmi les thématiques privilégiées figurent les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) nord-américain vers l’Europe et l’Asie. Fondé en 2012 par des anciens de Morgan Stanley, I Squared Capital revendique aujourd’hui 34 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
La société d’investissement en infrastructures I Squared Capital a bouclé son troisième fonds, en atteignant le plafond légal de 15 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros). Le gestionnaire visait à l’origine le cap des 12 milliards, un objectif qu’il a donc dépassé de 25%. Il a plus que doublé de taille par rapport à son précédent fonds, qui avait récolté 7 milliards de dollars en 2018.
C’est le montant collecté par ICG pour son tout premier véhicule, soit bien davantage que son objectif initial d’un milliard. ICG Infrastructure Equity I cible des infrastructures en Europe occidentale avec une stratégie généraliste verte. L’équipe a déjà déployé un milliard d’euros, dont 600 millions issus du fonds et 400 millions en provenance de co-investisseurs.
HSBC Asset Management vient de recruter l’équipe d’infrastructure cotées d’AMP Capital, dirigée par Giuseppe Corona, directeur mondial d’infrastructure cotée. Basé à Londres, il sera rattaché à Joanna Munro, directrice général d’HSBC Alternatives. Giuseppe Corona est entré chez AMP Capital en 2012 comme gérant et analyste senior, avant d’être promu au rang de directeur mondial d’infrastructure cotée en 2016. Auparavant, il a travaillé comme analyste d’actions chez Exane ainsi que gérant chez Swan Asset Management en Suisse. Il a également passé près de 10 ans à New York chez Bear Stearns & Co comme managing director pour la recherche actions. La nouvelle équipe d’HSBC AM sera répartie entre Londres et Sydney. La division londonienne comprendra deux managing principals dont Antonio Barbera et Andy Jones ainsi que Michel Debs comme principal et Jessica Nguy en tant que spécialiste d’investissement. L’équipe à Sydney inclura Joseph Titmus, managing principal, et Xueting Zhang comme analyste senior. Cette division a également lancé son premier fonds mondial axé sur l’infrastructure cotées. Ce véhicule investira dans un portefeuille des actifs d’infrastructure cotés dans des pays émergents et pays développés. Il se concentrera dans les secteurs de la communication, de l’énergie, de la transportation et des utilites. HSBC AM a annoncé en 2021 la réorganisation de toutes les activités alternatives sous la division d’HSBC Alternatives. Cette division gérait 47 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.