Les prix à la consommation ont augmenté de 1,8% en janvier en variation annuelle dans la zone euro, montre la statistique définitive publiée mercredi par Eurostat, soit son taux annuel le plus élevé depuis janvier 2013. D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation dans les 19 pays de la zone euro ont baissé de 0,8%, conformément aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.
L’inflation de l’Allemagne pourrait ressortir à 2% ce mois-ci en raison de la hausse des coûts de l'énergie, atteignant ainsi l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) pour la première fois en quatre ans, observe la Bundesbank. «En raison de la hausse importante du prix quotidien moyen des produits pétroliers, le taux (d’inflation) pourrait bien atteindre 2% en janvier», écrit la Bundesbank, dans son rapport mensuel.
La remontée récente de l’inflation dans la zone euro reflète avant tout les fluctuations des prix de l'énergie et rien ne montre qu’elle est durable, a déclaré jeudi Mario Draghi. Le président de la Banque centrale européenne répondait ainsi aux critiques venues notamment d’Allemagne sur la politique très accommodante de la BCE, alors que les indices des prix ont récemment rebondi.
Le niveau de l’inflation britannique a atteint 1,6% le mois dernier, soit son plus haut niveau depuis le mois de juillet 2014 et supérieur à celui de 1,4% anticipé par le consensus Reuters, selon des données publiées mardi par l’ONS, l’institut national de la statistique. La Banque d’Angleterre a indiqué il y a deux mois anticiper un bond de l’inflation supérieure à 2,7% d’ici la fin de cette année, du fait des effets de la chute de la livre sterling et du vote des Britanniques de quitter l’Union européenne sur le coût des importations.
L’inflation globale dans les 19 pays de la zone euro a augmenté plus fortement que prévu pour atteindre un niveau de 1,1% le mois dernier, son plus haut depuis septembre 2013. Cela marque une nette accélération par rapport à la hausse de 0,6% constatée en novembre et à celle de 0,5% annoncée pour octobre. Ce rebond est largement lié à celui des prix de l'énergie qui ont bondi de 2,5% sur un an, tandis que les prix des produits alimentaires, de l’alcool et du tabac ont augmenté de 1,2%. Les services se sont renchéris de 1,2% également par rapport à la même période de 2015. L’inflation sous-jacente est quant à elle remonté de 0,1 point à 0,9%.
La Banque centrale européenne (BCE) devrait arrêter son programme d’achats d’actifs si l’inflation au sein de la zone euro s’accélèrait comme en Allemagne où elle a augmenté plus que prévu en décembre pour atteindre un plus haut de trois ans, a commenté hier le président de l’institut économique allemand Ifo. «Le bond de l’inflation est un signal de sortie de la politique monétaire expansionniste de la BCE», a déclaré Clemens Füst au Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Si ces chiffres sont confirmés à l'échelle de la zone euro dans son ensemble, la BCE devrait interrompre son programme d’achats d’obligations en mars 2017.»
La Banque centrale européenne (BCE) devrait arrêter son programme d’achats d’actifs si l’inflation au sein de la zone euro s’accélère comme en Allemagne où elle a augmenté plus que prévu en décembre pour atteindre un plus haut de trois ans, a dit aujourd’hui le président de l’institut économique allemand Ifo. L’indice des prix à la consommation harmonisé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 1,0% sur un mois et de 1,7% sur un an, alors qu’il était inchangé en novembre et en hausse de 0,7% sur un an, montre une première estimation publiée ce midi par Destatis, l’office fédéral de la statistique.
La croissance du PIB de la zone euro s’est stabilisée à +0,3% en zone euro au troisième trimestre, un niveau similaire à celui du deuxième trimestre, selon les premières estimations publiées lundi matin par Eurostat. La statistique de l’inflation fait apparaître une progression de 0,5% des prix en octobre sur un an, contre 0,4% le mois précédent, poussée par une poursuite très nette de la progression des prix dans les services (+1,1%) et par une baisse moins marquée des prix de l'énergie (-0,9% contre -3% en septembre).
Passées de mode, les indexées pourraient retrouver bientôt la faveur des investisseurs, au vu de la multiplication des facteurs inflationnistes dans le monde.
Le taux d’inflation au Royaume-Uni a bondi à 1,0% en septembre contre 0,6% en août, son niveau le plus élevé depuis novembre 2014 et sa plus forte hausse d’un mois sur l’autre depuis juin 2014, a annoncé hier l’Office de la statistique nationale. Cette augmentation pourrait marquer le début d’une tendance durable, alimentée par la dépréciation de près de 20% du sterling depuis le référendum sur le Brexit. Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, le taux d’inflation ressort à 1,5% contre 1,3% le mois précédent.
Le taux d’inflation au Royaume-Uni a bondi à 1,0% en septembre contre 0,6% en août, son niveau le plus élevé depuis novembre 2014 et sa plus forte hausse d’un mois sur l’autre depuis juin 2014, a annoncé mardi l’Office de la statistique nationale. Les économistes attendaient en moyenne une hausse des prix de 0,9% sur un an, 1,0% constituant la limite supérieure de leurs estimations. Les statisticiens imputent la remontée de septembre à un bond des prix des vêtements et à une augmentation des prix du carburant, qui avaient diminué un an plus tôt, mais cette hausse pourrait marquer le début d’une tendance durable, alimentée par la dépréciation de près de 20% du sterling depuis le référendum du 23 juin sur le Brexit.
Avec une inflation qui reste stable à 0,2% en août, certains économistes s’attendent à voir la BCE prendre de nouvelles mesures d’ici à la fin de l’année.
Les tensions sous-jacentes sur les prix n’indiquent toujours pas l’existence d’une véritable tendance à la hausse et restent source de préoccupation", souligne la Banque centrale européenne (BCE) dans les minutes du Conseil des 20 et 21 juillet.
Alors que les statistiques de l'inflation et des ventes de détail éloignent le risque d'un durcissement du loyer de l'argent outre-Atlantique, William Dudley croit "possible" une telle hausse dès septembre
En dépit des actions très vigoureuses des banques centrales dans le cadre des assouplissements quantitatifs, l''inflation devrait rester durablement basse dans les pays développés, estime une note de la Société Générale.