Les prix à la consommation en Chine ont progressé en août à un rythme plus lent qu’attendu alors que la résurgence de l'épidémie de Covid et la vague de chaleur historique dans le pays pèse sur la demande domestique. L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé le mois dernier de 2,5% en rythme annuel, après +2,7% en juillet, alors que le consensus ressortait à +2,8%, selon les données publiées vendredi par le Bureau national des statistiques (BNS). Les prix à la production ont augmenté de 2,3% sur un an, un plus bas depuis février 2021, contre une hausse de 4,2% le mois précédent. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une progression de 3,1%. Une cinquantaine de villes en Chine ont pris des mesures face à l’épidémie de Covid, concernant 21% de la population et 25% du PIB chinois, indique Nomura.
Le taux d’inflation annuel a bondi à 12% en août aux Pays-Bas, après 10,3% en juillet d’après les données publiées mardi par l’institut statistique néerlandais (CBS). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0% en août, après une hausse de 2,1% en juillet. Il s’agit de la hausse des prix à la consommation la plus rapide depuis le début de la série en 1971, principalement en raison de celle des prix de l’énergie largement due à l’électricité (+150%) et au gaz (+170%). En outre, les prix des aliments et des boissons non alcoolisées ont poursuivi leur hausse (+13% après 12,2% en juillet). Des pressions haussières supplémentaires provenaient également des prix du logement (22,7%), des vêtements (3,3%), des meubles et équipements ménagers (8,8%) et des loisirs (4%). L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) atteint un nouveau record de 5% en août, après 4,9% en juillet.
Le taux d’inflation annuel a bondi à 12% en août aux Pays-Bas, après 10,3% en juillet d’après les données publiées mardi par l’institut statistique néerlandais (CBS). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0% en août, après une hausse de 2,1% en juillet, plus forte hausse depuis 1976 pour la cinquième économie de la zone euro.
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%. Cette nouvelle hausse s’explique principalement par le bond de 9% des prix de l'énergie après une augmentation de 3% en juin. Sur un an, les coûts de l'énergie se sont envolés de 97,2% contre une hausse de 93,2% en juin. En excluant cette composante volatile, les prix à la production ont augmenté en juillet de 0,6% en rythme mensuel et de 15,1% sur un an.
L’Allemagne consacrera 65 milliards d’euros supplémentaires pour protéger les consommateurs et les entreprises contre les effets de la flambée de l’inflation, a annoncé dimanche le chancelier allemand Olaf Scholz, alors que la Russie n’a pas remis en route le gazoduc Nordstream 1 samedi après plusieurs jours d’arrêt pour maintenance.
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%.
Conséquence immédiate, les taux des emprunts souverains remontent. L’écart entre les rendements italien et allemand est au plus haut depuis fin juillet.
Contre-productif. En annonçant le 24 août un effacement partiel de la dette étudiante de plus d’un tiers des 45 millions d’Américains concernés, Joe Biden a respecté une promesse de campagne et répondu favorablement à la demande de l’opinion publique, qui s’était dernièrement largement mobilisée sur le sujet dans les médias et les réseaux sociaux. Les Américains gagnant moins de 125.000 dollars par an (250.000 dollars pour un ménage) pourront bénéficier d’un effacement de 10.000 dollars. Cette somme est doublée pour les étudiants ayant bénéficié d’une bourse fédérale (« Pell grant »). Le moratoire sur la dette étudiante a également été prolongé pour la septième fois, jusqu’au 31 décembre 2022. L’administration travaille dans le même temps sur un dispositif de plafonnement des remboursements en fonction des revenus. Ces annonces, pour bienvenues qu’elles soient pour les ménages exposés à un risque de défaut, viennent potentiellement annuler tout ou partie des effets escomptés de l’IRA (Inflation Reduction Act), ratifié le 16 août, dont l’un des objectifs est de contribuer à la réduction de la dette fédérale, tout en luttant contre l’inflation. « Le coût des études supérieures est un énorme problème qui devrait être résolu. Mais effacer 10.000 à 20.000 dollars par personne coûte cher et semble être plus un coup politique que tout ce qui se rapproche d’une bonne politique. Cela ne contribue pas à rendre l’éducation plus abordable et, au contraire, cette politique fera grimper les frais de scolarité tout en augmentant les prix d’une variété d’autres biens et services pour les Américains ordinaires », a réagi Maya MacGuineas, présidente du Committee for a Responsible Federal Budget (CFRB). L’organisation estime que la mesure permettra d’effacer environ 550 milliards de dette, mais que le stock de dette reviendra à son niveau actuel dans les cinq ans.