La hausse des prix à la consommation en Allemagne s’est encore accélérée en octobre, comme partout en Europe (à l’exception de l’Espagne). L’indice des prix calculé aux normes européennes IPCH a progressé de 1,1% par rapport à septembre et de 11,6% sur un an, selon la première estimation publiée vendredi par Destatis, l’institut fédéral de la statistique. Comme pour la France, ces chiffres sont nettement supérieurs aux attentes. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5% d’un mois sur l’autre et de 10,9% en rythme annuel. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes allemandes ressort en hausse de 0,9% sur un mois et de 10,4% par rapport à octobre 2021.
D’après le Haut Conseil de stabilité financière, le phénomène de réallocation des fonds euros vers les fonds en unités de compte constaté en 2021 devrait s’accentuer cette année du fait du contexte inflationniste.
Des années de « vaches maigres » se profilent pour les pays émergents, dont la sévérité dépendra de la politique de la Fed et de la santé de l’économie chinoise.
La spirale inflationniste liée à la crise énergétique et géopolitique augmente le niveau d’inquiétude des épargnants. Dans ce contexte, l’attentisme des épargnants prévaut, pourtant des opportunités d’investissement existent.
L’inflation en Grande-Bretagne a augmenté légèrement plus que prévu en septembre. Elle est repassée à deux chiffres, à 10,1% sur un an, renouant avec son plus haut niveau en 40 ans inscrit en juillet, selon les statistiques publiées mercredi l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une accélération à 10%, après 9,9% le mois précédent. La crainte est que l’inflation sous-jacente reste à un niveau élevé. L’indice des prix à la consommation hors énergie et alimentation a atteint 6,5%, son plus haut niveau depuis 30 ans.
L’inflation en zone euro (HICP) a été légèrement moins élevée en septembre qu’estimé initialement, montrent les chiffres définitifs publiés mercredi par Eurostat, même si elle se maintient à un plus haut record de 9,9%, au lieu de 10% en première estimation, après +9,1% en août. En rythme mensuel, les prix ont été confirmés en hausse de 1,2%.
L’inflation en Grande-Bretagne a augmenté légèrement plus que prévu en septembre. Elle est repassée à deux chiffres, à 10,1% sur un an, renouant avec son plus haut niveau en 40 ans inscrit en juillet, selon les statistiques publiées mercredi l’Office national de la statistique (ONS).
La hausse des prix aux Etats-Unis a dépassé les attentes en septembre, augmentant les probabilités de hausses de taux de la banque centrale américaine.
Resserrement. La combinaison de la hausse des taux directeurs américains, de la dépréciation des monnaies et de l’inflation, toujours forte, limite la marge de manœuvre dont disposent les banques centrales des pays en développement. « Les monnaies les plus attaquées sont celles des pays à politique monétaire hétérodoxe (c’est peu dire) comme la Turquie (inflation à 83 % et taux à 12 %) et l’Argentine. Viennent ensuite les plus proches de la guerre comme la Pologne (une inflation à 17,5 %) ou l’Estonie (24 %) », relève une note du Crédit Agricole. Les banques centrales des pays en développement ont cherché à anticiper la hausse des taux directeurs américains dès 2021 (voir le graphique, g.). Cependant, le niveau des taux d’inflation place les taux réels en territoire négatif. C’est le cas dans 35 des 56 pays étudiés par la Cnuced (voir le graphique, d.), comme au Nigeria, avec une inflation à 20 % et des taux à 15,5 %. Ce resserrement viendra peser sur les perspectives de croissance, qui devrait s’établir à 3 % en moyenne dans les pays en développement, un niveau très insuffisant « qui pèsera sur les finances publiques et privées et nuira aux perspectives d’emploi », selon l’organisation. Les pays du Golfe restent épargnés et continuent d’assainir leurs finances publiques. La dette d’Oman pourrait passer, selon le Fonds monétaire international, de 62,9 % du PIB l’an dernier à 44 % cette année, tandis que la croissance saoudienne, à 7,2 % attendus en 2022, sera l’une des plus élevées des pays du G20.