Gel de fonds. Le gérant continue de pâtir de ses investissements dans les sociétés du financier Lars Windhorst. Alors que les titres de ces dernières sont devenus impossibles à valoriser, faute de transactions, H2O a dû, suite à la demande de l’Autorité des marchés financiers, suspendre souscriptions et rachats sur huit de ses fonds pour quatre semaines. La société va cantonner ces titres illiquides, scindant ses fonds et transférant des actifs liquides dans de nouveaux OPCVM, selon la technique du « side pocket ». Le délai nécessaire à l’opération, dont l’agrément des nouveaux fonds, est estimé à quatre semaines. Les clients détiendront alors des parts dans deux véhicules : l’un constitué d’actifs sains, l’autre uniquement de titres Windhorst, qui pèsent environ 15 % de l’encours des fonds concernés.
La performance à tout prix a tout de même un prix. Pour H2O Asset Management, elle est synonyme de gel d’une partie de ses OPCVM. La décision n’aura certes pas l’impact systémique du blocage des fonds monétaires de BNP Paribas, Axa et Oddo en pleine crise des subprime. Voilà plus d’un an que l’affilié de Natixis est empêtré dans des investissements illiquides liés au financier allemand Lars Windhorst. Il ne le doit qu’à ses choix, dont les dangers avaient été mis au jour par temps calme, bien avant l’apparition du Covid-19. Cet accident industriel n’en constitue pas moins un choc pour les conseillers en gestion de patrimoine et les assureurs-vie qui avaient largement distribué les produits de H2O auprès d’une clientèle de particuliers en vantant leurs rendements exceptionnels. Depuis que le vent a commencé à tourner, en juin 2019, ils sont d’ailleurs restés d’une remarquable discrétion...
La Finma, le régulateur suisse, a annoncé ce 2 septembre avoir ouvert une procédure d’enforcement à l’encontre de Credit Suisse dans le contexte de l’affaire dite des filatures. Cela doit permettre à l’autorité d'établir de manière définitive les faits pertinents reprochés, et d’ordonner des mesures coercitives de rétablissement de l’ordre légal à l’encontre de la banque. La procédure ouverte concerne l’affaire d’espionnage de collaborateurs partis à la concurrence, notamment d’Iqbal Khan, ancien directeur de la gestion de fortune de Credit Suisse, désormais chargé de celle d’UBS. Le directeur des opérations de l'époque, Pierre-Olivier Bouee, un proche de l’ex-directeur général déchu Tidjane Thiam, fut contraint de démissionner suite aux révélations. Mais, jusqu’ici, aucun autre dirigeant n’a été mis en cause en interne ou par le régulateur. Les conclusions de la procédure d’enforcement ne devraient être rendues publiques que dans plusieurs mois, a indiqué le régulateur. La banque suisse a répondu, pour sa part, avoir pris note de l’annonce de la Finma et a réaffirmé son entière collaboration. La direction de Credit Suisse a par ailleurs indiqué que la surveillance de ses employés ne faisait pas partie de la culture de l’entreprise.
La société de gestion française Axa Investment Managers (Axa IM) amplifie son partenariat de distribution scellé en juin dernier avec le tierce-partie marketeurAMCS. Initialement axé sur la distribution de ses fonds actions et obligataire en Amérique latine, l’accord de distribution couvre désormais aussi les régionsde Los Angeles et de San Francisco aux Etats-Unis. La firme a indiqué viser les broker-dealers etconseillers en investissement indépendants «émergents», les multi-family offices et banques privées basés dans ces deux secteurs.
Les conseillers en gestion de patrimoine, qui ont massivement distribué les produits du gestionnaire, s’inquiètent des retombées en termes d’image du gel de ses fonds.
Santander Asset Management, gestionnaire du groupe bancaire espagnol Santander, a recruté Bertrand de Cominges au sein de sa division d’actifs alternatifs liquides, rapporte Funds People. L’ex-responsable du développement de HSBC en Europeoccupe le poste de responsable international de l’investissement dans le financement commercial («global head of trade finance investment»). Bertrand de Cominges, également passé par JP Morgan et RBS, est ainsi en charge du lancement d’un nouveau fonds portant sur les actifs du commerce international et dédié aux investisseurs institutionnels.
Depuis désormais 20 semaines, la collecte nette hebdomadaire sur la classe d’actifs se maintient à des niveaux élevés, selon des données du Flow show, le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Pour la semaine achevée au 26 août, l’obligataire aura ainsi attiré 16,7 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds actions, dont la collecte connaît des remous, a enregistré une semaine quasi-nulle, à +0,1 milliard de dollars. Les fonds de métaux précieux, stars de ces derniers mois, maintiennent le rythme avec +1,2 milliard sur la semaine. Sur les actions, le calme sur la plupart des zones géographiques (Europe -0,1 milliard de dollars, Japon -0,2 milliard, émergents +0,1 milliard) cache une forte baisse sur les fonds actions américains, à -2,8 milliards de dollars.
BlackRock est devenu le premier gestionnaire d’actifs mondial à obtenir l’approbation réglementaire pour créer une société de fonds communs de placement en Chine. Le feu vert a été accordé le 21 août, a déclaré vendredi le régulateur du secteur financier (CSRC). BlackRock a six mois pour mettre en place cette unité, a précisé la CSRC dans son communiqué. Située à Shanghai, cette société permettra à BlackRock d'étendre sa présence sur le marché chinois de la gestion d’actifs. Le groupe opérait jusqu’à présent via une co-entreprises avec Bank of China et projetait de créer une structure avec Temasek et China Construction Bank (CCB). BlackRock avait fait cette demande le 1er avril dernier, après que Pékin eut supprimé le plafond limitant les investissements étrangers dans le secteur. Fidelity International a également déposé une demande, tandis que plusieurs autres gestionnaires d’actifs, dont Schroders, devraient suivre le mouvement.
L’intérêt des investisseurs pour les fonds obligataires ne se dément pas. Depuis désormais 20 semaines, la collecte nette hebdomadaire sur la classe d’actifs se maintient à des niveaux élevés, selon des données du Flow show, le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research.
L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney, rejoint le gestionnaire d’actifs canadien Brookfield au poste de responsable des investissements ESG (environnemental, social, et de gouvernance), a indiqué mercredi le groupe dans un communiqué. L’ex-banquier central, qui a lâché les rênes de la BoE cette année après sept ans de service, développera de nouveaux fonds ayant des objectifs sociaux et environnementaux. Mark Carney a été l’un des premiers banquiers centraux et régulateurs à souligner le lien entre changement climatique et stabilité financière. Spécialiste des investissements alternatifs, Brookfield gère environ 550 milliards de dollars d’actifs. De nationalité canadienne, Mark Carney a dirigé la Banque du Canada de 2008 à 2013, en pleine crise financière.
L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, rejoint le gestionnaire d’actifs canadien Brookfield au poste de responsable des investissements ESG (environnement, social, gouvernance), a indiqué mercredi le groupe dans un communiqué. L’ex-banquier central, qui a lâché les rênes de la BoE cette année après 7 ans de service, développera de nouveaux fonds ayant des objectifs sociaux et environnementaux. Mark Carney a été l’un des premiers banquiers centraux et régulateurs à souligner le lien entre changement climatique et stabilité financière.