Le rythme de l’inflation sur un an devrait atteindre un niveau record en mars, selon une première estimation du taux harmonisé selon les normes européennes, publiée jeudi par l’Insee. L’indice des prix à la consommation harmonisé IPCH, qui permet les comparaisons avec les autres pays de la zone euro, s’inscrit en hausse de 1,6% sur un mois en mars, et de 5,1% sur un an, contre un taux d’inflation annuel de 4,2% en février. Le rythme de l’inflation sur un an atteint ainsi son plus haut niveau depuis 1997. A ce niveau, il dépasse également les attentes des 18 économistes interrogés par Reuters, qui tablaient sur un taux de 4,8%. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,5% sur un an en mars (données non harmonisées).
Le rythme de l’inflation sur un an devrait atteindre un niveau record en mars, selon une première estimation du taux harmonisé selon les normes européennes publiée jeudi par l’Insee.
Le déficit public français a atteint, l’an dernier, l’équivalent de 6,5% du produit intérieur brut (PIB), tandis que la dette publique s’est établie à 112,9% du PIB, selon les données publiées mardi par l’Insee. En valeur absolue, l’Insee chiffre le déficit public pour 2021 à 160,9 milliards d’euros. Les recettes progressent de 101,8 milliards, soit une hausse de 8,4%. Le taux de prélèvement obligatoire est quasi stable, à 44,5%. Les dépenses progressent de 57,1 milliards (+4,0%) et représentent 59,2% du PIB en 2021, après 61,4% en 2020. Le déficit comme la dette, en baisse par rapport à leur niveau de 2020 (respectivement 8,9% et 114,6%), sont également en deçà des dernières prévisions gouvernementales, puisque le déficit public était attendu proche de 7% du PIB et la dette au-dessus de 115% du PIB.
Le déficit public français a atteint l’an dernier l’équivalent de 6,5% du produit intérieur brut (PIB), tandis que la dette publique s’est établie à 112,9% du PIB, selon les données publiées mardi par l’Insee.
L'inflation apparaît plus élevée que prévu dans l'Hexagone et inquiète, mais à ce stade, les enquêtes de conjoncture montrent toujours un redémarrage rapide de l'activité.
Alors que l’inflation a nettement accéléré en février en France et que le conflit en Ukraine risque de faire flamber davantage les prix de l’énergie et d’autres matières premières, les prévisions de croissance devraient être revues à la baisse pour cette année. Pour l’heure, le gouvernement table sur une croissance du PIB de 4% en 2022, de nombreux économistes étant au-dessus, tandis que la Banque de France est plus prudente à +3,6%.
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 3,6% sur un an en février, après une progression de 2,9% en janvier, selon la première estimation de l’Insee publiée vendredi. Sur un mois, ils ont augmenté de 0,7%, après une hausse de 0,3% le mois précédent.
Solide. Les statistiques de l’Insee peignent un portrait flatteur du marché du travail en France, remarque ING dans une note. Les créations d’emplois ont été dynamiques en 2021, affichant une croissance de 3,3 % : fin 2021, le nombre d’emplois était supérieur de 1,5 % à son niveau d’avant-crise. Et les chiffres du chômage aussi sont encourageants : le taux de chômage est inférieur à son niveau d’avant-crise (de 0,8 point, à 7,4 %), comme la part du sous-emploi dans l’emploi (de 0,8 point, à 5,1 %). Un bon résultat lié aux politiques de soutien mises en place par le gouvernement pendant la pandémie, et ont les effets positifs se feront encore sentir en 2022. Le marché du travail, en bonne santé, devrait en effet soutenir la consommation des ménages et l’activité, ce qui fera redescendre le taux d’épargne à des niveaux plus habituels. Le PIB, poussé par une reprise de la consommation, devrait connaître une croissance du PIB de l’ordre de 3,7 % cette année, anticipe Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Cette bonne santé pèsera, à l’inverse, sur les entreprises : 61 % des entreprises manufacturières et 54 % des sociétés de services font déjà état de difficultés de recrutement. Des hausses de salaires pourraient être consenties pour résoudre ces difficultés, non sans impact sur l’inflation : celle-ci « devrait rester supérieure à 2 % pendant une bonne partie de l’année, même quand la contribution des prix de l’énergie aura commencé à se réduire », prévient ING.
La France a accusé en 2021 un déficit commercial record, les importations ayant bondi avec la hausse des prix de l’énergie tandis que les exportations d’Airbus reculaient. Il s’est creusé à 84,7 milliards d’euros l’an dernier, représentant 3,4% du PIB, et la facture énergétique a bondi à 43,1 milliards d’euros, a annoncé mardi le service des Douanes. Sur le seul mois de décembre, le déficit commercial s’est creusé à 11,3 milliards d’euros. En 2021, la France a connu une croissance économique de 7%, un niveau inédit depuis 52 ans, sur fond de reprise économique après le choc provoqué par l’émergence de la pandémie de coronavirus. Toutefois, cette activité économique record a alimenté la hausse des importations alors même que les exportations ont été pénalisées par une baisse des livraisons dans l’aéronautique. Dans les services, l’excédent commercial a néanmoins atteint un niveau record à 36,2 milliards d’euros l’an dernier.
La France a accusé en 2021 un déficit commercial record, les importations ayant bondi avec la hausse des prix de l’énergie tandis que les exportations d’Airbus reculaient. Il s’est creusé à 84,7 milliards d’euros l’an dernier, représentant 3,4% du PIB, et la facture énergétique a bondi à 43,1 milliards d’euros, a annoncé mardi le service des Douanes.
Le taux d’inflation devrait passer de 2,8% en décembre à 2,9% en janvier, au-dessus des attentes du marché de 2,4% selon des estimations préliminaires publiées mardi par l’Insee. Ce serait le taux le plus élevé depuis septembre 2008, dû à une accélération des prix de l’énergie (19,7% après 18,5% en décembre), des services (2% après 1,8%), et dans une moindre mesure de l’alimentation (1,5% après 1,4%).
L’Allemagne serait-elle devenu l’homme malade de l’Europe? L'économie allemande s’est contractée encore plus que prévu au quatrième trimestre 2021 sous l’effet des restrictions mises en œuvre pour ralentir la propagation du variant Omicron tandis que l’activité est restée soutenue en France et en Espagne sur la même période, les deux pays atteignant des croissances historiques en 2021.