A fin décembre, l’encours des sociétés de gestion fournissant leurs statistiques à l’association BVI du secteur ressortait à 1.701,2 milliards d’euros contre 1.506,3 milliards un an plus tôt, dont 725,6 milliards contre 641,7 milliards pour les fonds institutionnels, 650,2 milliards contre 575,8 milliards pour les fonds offerts au public et 325,5 milliards contre 288,9 milliards pour les mandats.L’augmentation de 74,4 milliards d’euros des actifs gérés par les fonds offerts au public est provenue pour seulement 2,1 milliards d’euros des souscriptions nettes. Autrement dit, les ETF, qui ont affiché une collecte nette de 10,3 milliards d’euros, ont puissamment soutenu le secteur, qui a été sinistré par la sortie nette de 30 milliards qu’ont accusée les fonds monétaires. En 2008, les remboursements nets de l’ensemble des fonds offerts au public avaient atteint près de 28 milliards d’euros.Au total, les fonds d’actions et les fonds diversifiés ont drainé en net respectivement 14,6 milliards d’euros et 6,4 milliards, pendant que les fonds alternatifs enregistraient des rentrées nettes de 3,2 milliards d’euros, soit le même montant que les fonds immobiliers offerts au public. Enfin, les fonds obligataires ont subi des remboursements nets de 0,9 milliard d’euros.
Hartmut Leser, l’un des dirigeants d’Aberdeen Asset Management Deutschland, a confirmé à la Börsen-Zeitung que la valeur du portefeuille du fonds immobilier offert au public DEGI Global Business (358 millions d’euros en dernier lieu) a été révisée à la baisse de 21,6 %. Ce fonds, qui a rencontré des problèmes de liquidité, a dû suspendre ses remboursements à la mi-novembre 2009.
L’emprunt d’ETF européens par les vendeurs à découvert a plus que doublé en 2009, selon les données de Securities Lending Yearbook de Data Explorer citées par le Financial Times Fund Management. L’ETF qui a été le plus vendu à découvert a été l’iShares FTSE 250, avec en moyenne 79 millions de dollars d’actions prêtées pendant l’année.
Selon les dernières statistiques de l’association Inverco des sociétés de gestion, l’encours des fonds de pension espagnols se situait fin 2009 à 84,79 milliards d’euros, dont 30,64 milliards pour les fonds d’entreprises, rapporte Expansión. Les apports des sociétés à leurs fonds ont augmenté de 7 % l’an dernier, à 1,32 milliard d’euros. Mais la Direction générale des assurances constate dans son dernier rapport, celui sur 2008, que le retard de cotisation des entreprises s'était déjà multiplié par six, à 75,3 millions d’euros. La situation n’a pas dû s’améliorer avec la crise et de plus les municipalités connaissent elles aussi des problèmes de liquidités à présent.
Gestionnaire de trois fonds de hedge funds, l’espagnol Altex Partners a fait enregistrer le 29 janvier son premier single hedge fund, l’Altex Activist FIL (*). Ce produit «activiste» se focalisera sur des entreprises sous-évaluées de France, d’Espagne et du Portugal et dont la capitalisation boursière se situe entre 25 millions et 500 millions d’euros. Le prospectus précise que le nombre de lignes n’excédera pas la douzaine, la plus importante étant plafonnée à 20 %, et que le fonds ne prendra pas de participations de contrôle mais s’efforcera d’influer sur la gestion en participant aux organes de contrôle.Ce nouveau produit aura une liquidité mensuelle et un préavis de 60 jours pour les remboursements après un délai de lock-up de trois ans, l'équipe de gestion s’accordant deux ans pour investir les encours, sans effet de levier. La souscription minimale est fixée à 3 millions d’euros. La commission de base se situe à 2 % et la commission de performance à 20 %.(*) Altex Activist FIL : code isin : ES0163030002
La société de gestion d’actifs indépendante Boussard & Gavaudan Gestion a annoncé vendredi qu’elle propose désormais aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) le fonds commun de placement BG Long Term Value. «Il s’agit d’un fonds long-only value combinant une expertise fondamentale et la compréhension des risques et des dynamiques de marché», précise Charles-Edouard Joseph, responsable de l'équipe d’analyse fondamentale."Convaincue de l’intérêt d’une convergence entre la gestion classique et alternative», Boussard & Gavaudan Gestion offre à travers ce fonds l’expertise d’une équipe de gestion alternative, composée de 12 gérants et 8 analystes, dédiés uniquement à la gestion de celui-ci et d’un fonds historique alternatif. «Ce produit est un fonds patrimonial qui est long actions et qui n’est pas protégé, contrairement à notre fonds alternatif, lequel achète systématiquement de la protection. Cela posé, il est géré selon la même stratégie de base et surtout par la même équipe», précise encore Charles-Edouard Joseph, en insistant : «nous attachons un grand prix à l’adéquation de notre risque de passif et à la liquidité de notre portefeuille».Créé en 2004, le BG Long Term Value vise à surperformer le Dow Jones Eurostoxx 50 Dividendes Réinvestis. Eligible au PEA, ce fonds d’actions européennes (40-50 lignes) allie analyse fondamentale et gestion dynamique, pour un investissement conseillé de cinq ans. La performance annuelle pour 2009, ressort à 43,87 % contre 25,70 % pour l’indice de référence. Depuis le lancement, la performance est ressortie à 52,21 % alors que l’Eurostoxx 50 dividendes réinvestis affichait un gains de 17,61 %. La volatilité annualisée ressort à 24,61 % contre 28,02 % pour le benchmark, et l'écart de suivi à 7,98 %.A fin décembre, l’encours ressortait à 7,9 millions d’euros, mais l’objectif à deux ans est atteindre les 500 millions d’euros. L’objectif en matière d’actifs sous gestion peut paraître très ambitieux, mais Charles-Edouard Joseph relativise : «Le fonds, avec ses bonnes performances, a subi une forte décollecte lorsque la crise est arrivée, beaucoup d’institutionnels étant obligés de sortir. Nous étions au plus haut à 300 millions d’euros. Ensuite, quand l’encours est tombé à 40-50 millions, les institutionnels ont commencé à être confrontés à des problèmes de ratio d’emprise, ce qui fait que l’actif sous gestion est tombé sous les 10 millions d’euros».A terme, la société vise une clientèle répartie à 50% entre clients CGP et réseaux bancaires d’une part, 50% d’institutionnels d’autre part. «En fait, venant de la sphère alternative, nous n’avons pas assez structuré notre distribution. A présent nous recherchons chez les CGP une clientèle capable d'être fidèle si nous savons mettre en place un dialogue de qualité avec elle», indique Charles-Edouard Joseph.Dans cette optique, le manager précise : «Nous sommes d’ores et déjà référencés chez 1818, mais nous devrions signer prochainement avec Finaveo, Cardif, Fund Channel et espérons signer avec CortalConsors, Cholet Dupont et SwissLife».
A l’heure où les sociétés de gestion alternative se ruent sur le format Ucits III, Unigestion Asset Management (France) SA dénote en lançant un fonds de fonds alternatif de droit français de type Aria III, Uni-Hedge Selection.Dans un entretien à Newsmanagers, Patrick Fenal, directeur général d’Unigestion, explique les raisons de ce choix. D’une part, selon lui, depuis le rapport Adhémar, la structure Aria III offre un cadre convenable permettant de faire des choses compétitives, même s’il préfèrerait une liquidité trimestrielle plutôt que mensuelle.D’autre part, la structure Ucits III ne lui semble pas tout à fait satisfaisante pour les hedge funds. «Pour nous, le Ucits III, c’est le Canada Dry de la gestion alternative. Ca en a la couleur, mais pas le goût. Je ne vois pas comment une industrie qui a une liquidité en moyenne trimestrielle va pouvoir entrer dans un cadre qui a une liquidité hebdomadaire !"Pour Patrick Fenal, le format Ucits III ne permet pas de régler les problèmes connus en 2008 par la gestion alternative."Nous avons quatre inquiétudes, qui se trouvaient être des facteurs aggravants dans la dernière crise des hedge funds. La première est qu’il y a un mismatch de liquidité. La deuxième est que le Ucits III permet de mélanger investisseurs privés et institutionnels qui n’ont pas le même horizon d’investissement. Le troisième est le problème de la mévente, selon lequel l’investisseur achète un produit pour lequel il a des attentes différentes de la réalité. Or, on sait d’ores et déjà que les performances ne seront pas au rendez-vous. Enfin, le quatrième problème est que l’unité de compte du risque du Ucits III est la VAR», détaille-t-il.L’engouement pour les Ucits III s’expliquerait ainsi surtout par l'énorme pression de la directive européenne qui part du principe que le Ucits III est valable et que le reste sera réglementé.Uni-Hedge Selection est un fonds de fonds alternatifs diversifié de droit français combinant les trois grandes familles de stratégies (“Tactical Trading”, “Arbitrage” et “Equity Hedge”) dans une enveloppe de volatilité de 5 % par an.Le portefeuille est concentré sur une trentaine de gérants correspondant aux plus grandes convictions d’Unigestion. La construction du portefeuille vise à respecter trois objectifs principaux : une sensibilité limitée aux performances des marchés d’actions et d’obligations ; une cohérence entre la liquidité du portefeuille et celle des investissements sous-jacents, y compris en cas de stress ; une résistance aux événements extrêmes.Uni-Hedge Selection est destiné à des investisseurs institutionnels partageant un même horizon d’investissement moyen/long terme. Lancé fin juillet 2009, le fonds a déjà recueilli près de 50 millions d’euros principalement auprès de caisses de retraites et de sociétés d’assurances françaises.
Avec le Pimco Short Term Municipal Bond Strategy Fund (acronyme NYSE : SMMU), Pimco (groupe Allianz) vient de mettre sur le marché son troisième ETF à gestion active et le second dédié aux obligations municipales après le Pimco Intermediate Municipal Bond Strategy Fund qui a été lancé le 30 novembre 2009.Comme son nom l’indique, ce produit chargé à 0,35 % se focalisera sur les obligations municipales à court terme de haute qualité dont le revenu est exempté de l’impôt fédéral, voire dans certains cas de la fiscalité des Etats.Contrairement aux fonds indiciels qui se fient uniquement aux agences de notation pour l’analyse crédit, Pimco a l’intention d'étudier au cas par cas la capacité des municipalités à rembourser les titres, à lever des impôts et à bénéficier des programmes d’aides fédéraux.De plus, l'équipe de gestion dirigée par John Cummings, executive vice president de Pimco, analysera la structure de chaque émission avant de la rentrer dans le portefeuille. La gestion active autorisera aussi Pimco à ajuster la composition de ce portefeuille au fur et à mesure que les conditions évolueront sur le marché du crédit.
Alors qu’un nombre croissant de gestionnaires de hedge funds s’efforcent de prendre pied sur le marché des ETF, Grail Advisors, un gestionnaire d’ETF, va tenter de transformer un mutual fund existant en ETF géré de manière active, rapport The Wall Street Journal. Grail est en pourparlers avec deux gestionnaires traditionnels pour convertir un fonds qu’ils gèrent ; il devrait pouvoir révéler dans 60 à 90 jours de quelles sociétés de gestion il s’agit.
Le groupe néerlandais Aegon a lancé un fonds de performance absolue à destination des investisseurs recherchant une exposition global macro.Selon Investment Week, le fonds Aegon Global Opportunities conforme à la directive OPCVM III est ouvert à la fois aux investisseurs institutionnels et aux investisseurs «retail».Le fonds sera libellé en euro et en sterling, l’investissement minimum étant fixé à 100.000 euros. Les frais de gestion ont été fixés à 1% par an et les commissions de surperformance s'élèvent à 20% au-delà de l’Euribor à un mois.Le fonds sera commercialisé dans un premier temps au Royaume-Uni et aux Pays-Bas avant d'être distribué dans les autres pays européens.
Inverseguors a lancé Segurfondo Global Macro, un fonds de performance absolue multi-classes d’actifs visant un rendement supérieur de 400 points de base à l’Eonia avec une volatilité inférieure à 4 % (mais qui peut aller jusqu'à 6 %). Le risque de change ne peut dépasser 5 % et les actifs doivent être investi dans des produits émis dans la zone euro ou dans des pays de l’OCDE, avec par ailleurs un maximum de 10 % de tigres chinois. La commission de gestion se situe à 0,7 % et Inverseguros impose un préavis de 10 jours pour les remboursements supérieurs à 0,3 million d’euros.
Avenir Finance Investment Managers, la filiale dédiée à la gestion d’actifs d’Avenir Finance travaille sur le lancement d’un fonds en euros centré sur la dette souveraine AAA-AA. Il viserait une performance minimum de 120 points de base au-dessus de l’indice de référence (BoA-ML Euro Sovereign Bond Index AAA-AA). La tracking error serait limitée à 1,5.Le lancement pourrait intervenir vers la fin du premier trimestre.Deux raisons au moins ont poussé l'équipe d’Afim à mettre en œuvre ce projet. D’une part, le marché de la dette souveraine en euro affiche une forte volatilité, avec de fortes tensions sur la Grèce, le Portugal et l’Espagne. D’autre part, la modification de la réglementation, sous la forme du ratio de liquidité proposé par le Comité de Bâle, va favoriser l’obligataire, puisqu’il préconise entre autres un ratio de couverture à 30 jours.
D’après la Tribune qui cite le « China Daily », le fonds souverain chinois, China Investment Corporation (CIC), a conclu un accord avec Apax Partners pour investir 956 millions de dollars (692 millions d’euros) dans son septième et dernier fonds européen (11,2 milliards d’euros).
Invesco PowerShares lance trois nouveaux ETF FTSE Rafi à la Bourse de Milan, rapporte Bluerating. Il s’agit du PowerShares Ftse Rafi Emerging Markets Fund, du PowerShares Ftse Rafi Asia Pacific Ex-Japan Fund et du PowerShares Ftse Rafi Switzerland Fund.
L’année 2010 commence bien pour les OPCVM commercialisés en Italie. En janvier, ils ont enregistré des souscriptions nettes de 260 millions d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. La collecte a été portée par les fonds flexibles (914 millions d’euros), les fonds obligataires (801 millions), les fonds diversifiés (419 millions) et les fonds actions (168 millions). En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 1,6 milliard d’euros et les hedge funds ont perdu 421 millions. Cela porte les encours totaux gérés par le secteur à 427,7 milliards d’euros à fin janvier, contre 428,8 milliards un mois plus tôt. Trois grands groupes bancaires concentrent près de 50 % de ces actifs (46,8 %) : Intesa Sanpaolo, Pioneer Investments (groupe UniCredit) et Unibanca. Les sociétés ayant enregistré les plus fortes souscriptions nettes sur le mois de janvier sont aussi italiennes : Azimut (261,3 millions d’euros) et Ubibanca (170 millions d’euros). Du côté des rachats les plus importants sur le mois figure en première position Amundi, qui se classe en onzième position en Italie en termes d’encours, et qui voit sortir 198,9 millions d’euros, suivi de Pioneer Investments (196 millions d’euros). Un autre français se distingue pour le montant des rachats : BNP Paribas, huitième du marché, avec -110,4 millions d’euros.
ETF Securities a indiqué que sa plate-forme dédiée aux ETF d’actions, ETF Exchange (ETFX), a franchi au 20 janvier la barre des 350 millions de dollars. ETFX a été lancée l’an dernier (lire notre article du 7 avril 2009).
Barings a annoncé mercredi que son fonds d’actions thématique sur les matières premières agricoles, le Baring Global Agriculture Fund (139 millions de livres au 12 janvier), vient d’obtenir l’agrément de commercialisation en France (lire notre article du 14 janvier).Ce produit est géré, comme le Baring Global Resources (735 millions d’euros fin 2009), par Jonathan Blake. Le Global Agriculture Fund a été lancé le 15 janvier 2009 et il affichait une performance de 43,7 % au 31 décembre.
Selon la fédération VGF des fonds fermés, les souscriptions nettes de 2009 ont chuté de 37 % à 5,23 milliards d’euros, ce qui constitue le second recul consécutif alors qu’en 2007 le secteur avait encore drainé plus de 11 milliards d’euros, rapporte la Börsen-Zeitung. Au total, les 122 promoteurs de fonds fermés ont investi l’an dernier 9,46 milliards d’euros, contre 15,4 milliards en 2008. Le portefeuille total à fin décembre représentait 163,6 milliards d’euros.En matière de collecte, toutes les catégories ont accusé des baisses à deux chiffres en pourcentage, sauf les fonds immobiliers allemands, les fonds d’infrastructures et les fonds énergie, ces derniers attirant même 556,5 millions d’euros, soit 151,9 % de plus qu’en 2008.
Le gestionnaire des caisses d'épargne allemandes, DekaBank, a annoncé le lancement d’un nouveau fonds à échéance - le 23 décembre 2014 - de droit allemand sur les obligations de 30 Etats et sociétés de pays émergents, le Deka-RentSpezial EM 12/2014 qui est géré par Oliver Kastner. Les investissements en devises sont couverts du risque de change.Caractéristiques : Dénomination : Deka-RentSpezial EM 12/2014ISIN : DE000DK1CMK0Droit d’entrée : 1,75 %Commission de gestion : 0,5 %Autres frais forfaitaires : 0,2 %
La société de gestion DJE Investment a décidé de gérer son fonds or Gold Port Stabilitätsfonds P en interne, rapporte Fondsprofessionnel. Le conseiller en investissement Wilhelm Peinemann demeure consultant en investissement sur le fonds, qui garde la même stratégie qu’auparavant. La taille du fonds demande davantage de capacités de recherche et d’analyse, explique DJE Investment.