En février, les fonds commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 1,7 milliard d’euros, après avoir vu sortir 3,7 milliards en janvier, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Ensemble, les fonds actions, diversifiés et flexibles ont recueilli, en net, 1,1 milliard d’euros. Mais cette collecte a été plus qu’effacée par les forts rachats sur les fonds obligataires (-1,1 milliard), les fonds monétaires (-1,4 milliard) et les hedge funds (-287 millions). A fin février, les encours des fonds vendus en Italie ressortaient à 454 milliards d’euros, soit le même niveau qu’en janvier. Assogestioni souligne que les fonds de droit étranger (qu’ils soient gérés par des sociétés italiennes ou des groupes d’autres pays) ont terminé le mois de février sur des rentrées nettes de 1,3 milliard d’euros, portant les encours de ces produits à 266 milliards d’euros, soit plus de 58 % des encours totaux. A fin janvier, 76 % des encours étaient gérés par des groupes italiens, et 24 % par des groupes étrangers. Les trois principaux groupes dans le paysage italien des fonds sont ainsi Intesa Sanpaolo avec Eurizon et Fideuram et une part de marché de 25,18 %, devant Pioneer (14,32 %) et AM Holding (6,69 %). A noter qu’en février, c’est Pioneer qui a accusé les plus forts rachats nets avec 416,5 millions d’euros, juste devant BNP Paribas qui voit sortir 410 millions d’euros. Du côté des sociétés ayant le plus fortement collecté figurent Generali avec 200 millions d’euros et JP Morgan Asset Management avec 177,8 millions d’euros.