Les fonds à long terme en Europe, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont accusé une décollecte de 53,8 milliards d’euros au mois d’août, selon des statistiques publiées par Lipper.Seule évolution notable du mois sous revue, les fonds monétaires ont par ailleurs enregistré une collecte nette de 28,3 milliards d’euros, réduisant ainsi la décollecte de l’ensemble du secteur à 25,6 milliards d’euros. Il reste que pour le troisième mois consécutif, la décollecte a dépassé la barre des 20 milliards d’euros. Les fonds d’actions ont subi une décollecte de 31,2 milliards d’euros, tandis que les fonds obligataires et les fonds diversifiés faisaient état de rachats nets pour des montants de respectivement 13,9 milliards d’euros et 3,7 milliards d’euros. Franklin Templeton arrive en tête de la collecte, avec des souscriptions nettes de 1,1 milliard d’euros sur le mois, devant Standard Life (400 millions d’euros). Les fonds de performance absolue ont subi un deuxième mois consécutif de décollecte, pour un montant de 2,4 milliards d’euros, ce qui ramène la collecte depuis le début de l’année à 7,1 milliards d’euros.
Selon l’agence Chine Nouvelle, la société d’investissement de Chine (SIC), le fonds souverain d’Etat chinois, a annoncé mardi qu’elle avait réalisé un taux de rendement de 11,7% de son portefeuille de placements internationaux en 2010. Le taux est resté inchangé par rapport à celui de 2009. Depuis sa création en 2007, le taux moyen de rendement du fonds est de 6,4% .
Le poids lourd de la gestion alternative Man a annoncé le 10 octobre le lancement d’un fonds de hedge funds actions long/short à liquidité mensuelle.Le Man Long Short Fund s’adresse à une clientèle fortunée prête à investir un minimum de 50.000 dollars dans ce nouveau véhicule. Il permet d’accéder à une trentaine de gérants actions long/short. Le fonds a pour objectif de capturer entre 60% et 70% de potentiel de hausse des actions et de limiter à 30% ou 40% sa participation aux périodes de baisse.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) lance sur son site Internet un quizz dédiée au thème de l’investissement socialement responsable (ISR). Le questionnaire, accessible à la page http://www.rafp.fr/?lang=fr, a pour objectif de familiariser le grand public à la notion d’ISR d’expliquer comment l’ERAFP applique ces principes à ses investissements.L’ERAFP gère près de 11 milliards d’actifs, investis dans leur intégralité suivant une démarche 100%.
Axa Investment Managers a fait vérifier la conformité de six fonds investissement responsable avec ses Principes d’Investissement Responsable par Deloitte. Les produits concernés sont AXA Euro Valeurs Responsables, Label Europe Actions, AXA WF Framlington Human Cap, Label Euro Obligations, AXA Trésor Court Terme, AXA Ethical Distribution Fund."Nous avons depuis plusieurs années formalisé les principes qui gouvernent notre philosophie IR. Néanmoins, en l’absence de normes externes dans ce domaine, nous avons souhaité qu’un tiers vérifie et valide la conformité des processus d’investissement et de la gestion de nos fonds IR avec les principes sur la base desquels nos clients nous accordent leur confiance. Le travail approfondi réalisé par Deloitte sur six de nos fonds IR apporte la transparence qu’attendent nos clients et contribue de ce fait à la crédibilité de nos fonds», explique Pascale Sagnier, responsable recherche pour le département investissement responsable chez AXA IM.Les experts de Deloitte ont analysé les principes utilisés pour gérer la composition des portefeuilles ainsi que les procédures et les mécanismes liés au processus d’investissement. Dans un deuxième temps, les consultants ont vérifié, fonds par fonds, la composition du portefeuille et les transactions réalisées au cours de l’année écoulée.
Selon L’Agefi, le fonds souverain chinois CIC s’est engagé à apporter un milliard de dollars à un nouveau fonds sino-russe. Son homologue Russian Direct Investment Fund (RDIF) contribuera à la même hauteur et compte trouver 2 milliards d’euros supplémentaires auprès d’autres investisseurs chinois. Ce fonds sera principalement géré par RDIF et réalisera au moins 70% de ses investissements en Russie, au Kazakhstan et au Bélarus.
Entre 2000 et 2010, sur les 1.549 fonds européens retail ayant modifié leurs frais de gestion annuels, soit 26 % de l’univers, 70 % les ont augmentés, montre une étude de Lipper (Thomson Reuters) portant sur les fonds domiciliés au Luxembourg et en Irlande. Si l’on prend uniquement en considération les fonds actions gérés activement, 784 d’entre eux ont modifié leurs frais de gestion et 80 % les ont relevés. La hausse a été en moyenne de 28 points de base. A contrario, les fonds ayant baissé leurs frais les ont réduits de 39 points de base.Côté gestion passive, 16 fonds indiciels et ETF ont modifié leurs frais, et seulement 9 les ont baissés.S’agissant des fonds monétaires, 57 % des fonds ayant modifié leurs frais ont choisi de les diminuer (71 sur 124 fonds). Enfin, concernant les fonds obligataires, une majorité de fonds ont augmenté leurs frais, mais dans une moindre mesure que pour les fonds actions, ce qui reflète la plus grande sensibilité aux coûts de cette classe d’actifs. Sur les 480 fonds obligataires ayant modifié leurs frais, 288 les ont augmentés (60 %), et le cas échéant, de 17 points de base en moyenne.Par ailleurs, l’étude montre que les frais des fonds n’ont pas tendance à baisser à mesure que les encours augmentent, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis.
Architas (groupe Axa) envisage de lancer un fonds européen à faible risque pour l'équipe de multigestion de la société, dirigée par Caspar Rock, selon Investment Week.Le fonds au format Ucits III Architas Conservative Europe investira dans des fonds de placement collectifs eux-mêmes investis dans l’obligataire.
La branche américaine d’Aberdeen Asset Management va reprendre deux fonds de Credit Suisse dédiés au marché américain. Le premier, le Credit Suisse Large Cap Blend Fund (273,5 millions de dollars d’encours) sera intégré au fonds Aberdeen U.S. Equity I Fund, qui sera par la même occasion renommé Aberdeen U.S Equity Fund.Le second fonds, le Credit Suisse Large Cap Blend II Fund (65,6 millions) sera fusionné avec le fonds Aberdeen U.S. Equity II Fund.
L’ex-managing director de Morgan Stanley MUFG Securities, Alexandre Kinmont, responsable de la stratégie sur les actions japonaises, va lancer un fonds dédié au Japon, rapporte l’agence Bloomberg.Alexandre Kinmont, qui a quitté Morgan Stanley MUFG Securities en juillet dernier, a créé depuis sa propre société, Milestone Asset Management, qui propose déjà un fonds long only. La récente volatilité du marché l’a toutefois incité à envisager le lancement d’un hedge fund long/short dédié aux actions japonaises, au moment où le Japon est désormais «bon marché».
La société d’investissement Perfectis, qui gère 200 millions d’euros, sponsorisée par Euler Hermes SFAC, a échoué à lever son dernier fonds et n’a pas de visibilité sur sa relance, rapporte Les Echos. Euler Hermes SFAC, engagé à hauteur de 40 millions dans Perfectis, se montre prudent. «La levée d’un troisième fonds pourrait être relancée en 2013, mais nous ne pouvons en avoir la certitude compte tenu de la conjoncture économique», indique Ludovic Senecaut, président du directoire.
Le chiffre d’affaires de Préfon-Retraite a augmenté de 2% au cours des neuf premiers mois de 2011 par rapport à la période correspondante de l’année précédente, a indiqué le 7 octobre Préfon dans un communiqué.L’augmentation du chiffre d’affaires de Préfon-Retraite s’explique, entre autres, par l’état d’esprit actuel de bon nombre de Français. Face à un environnement économique incertain et une perte de repères, les craintes sur l’avenir sont grandissantes. « Faire confiance à une institution historique, créée par quatre syndicats est rassurant. », explique Christian Carrega, directeur général de Préfon. Nous ne faisons pas de promesses extravagantes… Notre métier est de proposer des solutions pérennes et toujours dans l’intérêt des affiliés ». Préfon-Retraite compte plus de 370.000 affiliés et gèrait fin 2010 quelque 10 milliards d’euros d’actifs.
Les hedge funds de Fortress Investment Group n’ont pas été épargnés par les turbulences estivales mais les stratégies crédit ont particulièrement bien résisté, selon les documents réglementaires publiés jeudi dernier. Deux hedge funds dédiés au crédit restent en territoire positif malgré les pertes subies au mois d’août. Le Drawbridge Special Opportunities Fund LP qui a perdu 1,29% au mois d’août mais surperforme son indice de référence, et le HFRX Event Driven, qui a cédé 4,05% mais affiche toutefois un gain de 6,54% depuis le début de l’année. Le Drawbridge Special Opportunities Offshore Fund s’est replié de 0,53% au mois d’août, mais affiche une performance de 9,2% depuis le début de l’année. Les stratégies macro ont été le point faible du mois de septembre. Le Fortress Macro Fund a dégagé un léger gain de 0,29% le mois dernier, surperformant le HFRX Macro/CTA Index qui a perdu 2% sur la même période. Mais depuis le début de l’année, le fonds accuse un repli de 7,32%. Le Fortress Asia Macro Fund a pour sa part chuté de 2,5%, la perte depuis le début de l’année s’inscrivant à 1,23%.
A Bethesda, ProShares a annoncé le 6 octobre le lancement des deux premiers ETF sur le marché américain à offrir une exposition avec effet de levier sur le gaz naturel, le ProShares Ultra DJ-UBS Natural Gas avec un levier de 2, et ProShares UltraShort DJ-UBS Natural Gas, avec un levier de - 2. Ces effets de levier s’entendent par rapport à la performance journalière de l’indice Dow Jones-UBS Natural Gas Subindex, avant frais. Tous deux sont chargés à 0,95 % et ont été créés le 10 avril 2011.Le gestionnaire précise avoir levé ces trois dernières années plus de 2,5 milliards de dollars sur des ETF matières premières à effet de levier. Le BOIL et le KOLD sont les neuvième et dixième de la série dont toutes les composantes (ETF sur l’or, l’argent, le pétrole brut, les matières premières au sens large) sont des produits avec un effet de levier de 2, tant en long qu’en short.
Au troisième trimestre, les hedge funds ont connu leur pire trimestre depuis la crise financière de 2008. En moyenne, ils ont accusé une perte de 2,8 % en septembre, ce qui porte la baisse sur le trimestre à 5,5 %, selon les chiffres de Hedge Fund Research cités par le Financial Times. Les fonds ayant été les moins performants ont été ceux concentrés sur les actions des secteurs de l’énergie et des ressources naturelles, qui ont chuté de plus de 9 % en septembre.
Le nombre de candidats à la création de fonds d’investissement étatiques ne cesse de s’allonger sur tous les continents malgré la crise de l'été, rapporte Les Echos. Les agences de notation encouragent ce mouvement. Malgré la chute des marchés, leurs actifs ont modestement progressé de 1,7% au troisième trimestre, à 4.737milliards de dollars selon les estimations du Sovereign Wealth Fund Institute, grâce notamment aux rentrées d’argent significatives dont certains ont encore bénéficié (fonds du Moyen-Orient).
Les «pooled funds», assimilables à des mutual funds mais avec moins de contraintes juridiques, sont de de plus en plus utilisés par les family offices, relève une étude de Cerulli Associates. Une évolution qui n’est pas sans risques pour les gestionnaires de fonds mais qui présente aussi des opportunités."Ces véhicules ne sont pas nouveaux, mais ils regagnent du terrain dans les family offices, apportant avec eux une expertise qui permet de réduire les coûts et de ménager davantage d’options pour le client», estime Rob Testa, analyste senior chez Cerulli et expert sur les problématiques liées à la clientèle haut de gamme.Compte tenu toutefois des modifications réglementaires et autres en cours, les fournisseurs de pooled funds pourraient évoluer dans leur positionnement pour devenir à la fois des gestionnaires d’actifs et des distributeurs. Les multi family offices utilisent déjà des pooled funds qui ressemblent à des fonds de fonds ou des fonds nourriciers. Cette pratique est toutefois beaucoup moins courante du côté des single family offices qui font alliance avec des fournisseurs ou d’autres riches familles pour créer des pooled funds.Selon Cerulli, les family offices seront peut-être moins tentés à l’avenir de recourir aux fournisseurs de fonds de fonds et pourraient en revanche donner la préférence à leur expertise maison. Autrement dit, on pourrait assister à une évolution structurante du secteur puisque tant les family offices que les gestionnaires d’actifs seraient à la fois fabricants et distributeurs de produits. Les sociétés de gestion devront donc compter avec cette nouvelle concurrence. Trouver de nouvelles voies de distribution dans ces fonds peut être intéressant car il est évidemment plus facile d'être intégré dans un pooled fund que dans chaque portefeuille de différentes familles. Comme dans le cadre d’un fonds d’allocation, le produit d’une société de gestion pourrait entrer en scène lorsque le pooled fund est sélectionné. Un modèle de vente institutionnelle, en quelque sorte. Dans tous les cas, la tendance existe et ne présente pas que des risques pour les sociétés de gestion…
Moyennant un investissement minimum de 100.000 euros, les investisseurs espagnols pourront souscrire au nouveau fonds de performance absolue Banif Inversión Flexible que vient de lancer Santander Asset Management. L’agrément de commercialisation a été accordé par la CNMV le 29 septembre.L’objectif de ce fonds, qui pourra investir en actions, en obligations et en actifs monétaires sans répartition prédéterminée, est de surperformer l’Eonia de 300 points de base avec une volatilité comprise entre 6 % et 15 % et une VaR de 12 à 12 mois. La durée de détention recommandée est de trois ansCaractéristiquesDénomination: Banif Inversión Flexible, FICode Isin : ES0114032008Commission de gestion : 1,3 %Commission de banque dépositaire (Santander Investment) : 0,1 %Commission de performance : 9 %Souscription minimale : 100.000 euros
Avec le HANSAsmart Select E, le hambourgeois Hansinvest a entamé le 5 octobre la commercialisation en Allemagne d’un fonds d’actions européennes géré par Philipp van Hove et destiné aux investisseurs peu enclins à prendre des risques. Ce produit quantitatif de droit allemand a pour objectif de minimiser les risques et il se focalise sur les risques de perte (minimum value at risk) en sélectionnant des valeurs dans l’indice DJ Euro Stoxx.Cette sélection est soumise à une optimisation mathématique qui prend en compte le risque de chaque titre, utilise les corrélations et vise à minimiser autant que possible le risque du portefeuille sur la base de la valeur à risque (VaR). Aucune ligne ne peut dépasser les 4,9 % du portefeuille.Ce processus actif doit permettre de s'écarter assez sensiblement de l’indice et il a «déjà été mis en pratique de manière convaincante» depuis mars 2010 dans un fonds institutionnel. Une rétropolation sur 10 ans montre que la VaR d’un tel portefeuille est en moyenne inférieure de presque 50 % à celle du marché, avec la perspective de participer à 60 % aux mouvements de hausse tout en ne supportant que 30 % des baisses.CaractéristiquesDénomination : HANSAsmart Select ECode Isin : DE000A1H44U9Droit d’entrée : 5 % maximumCommission de gestion: 1,84 %
Le fonds souverain norvégien, le Government Pension Fund Global, dispose d’actifs pétroliers dont la valeur estimée est supérieure à celle des actifs investis à l'étranger par le fonds souverain.Selon les estimations du gouvernement norvégien, les actifs totaux dans l’industrie pétrolière s'élèvent à 4.000 milliards de couronnes norvégiennes, soit environ 510 milliards d’euros, la part de l’Etat norvégien représentant environ 3.500 milliards de couronnes norvégiennes. La valeur des investissements étrangers du fonds souverain devrait pour sa part atteindre 3.115 milliards de couronnes à fin décembre 2011 et 3.543 milliards de couronnes fin 2012. A noter que la valeur estimée des actifs pétroliers ne prend pas en compte les découvertes de l'été qui ne seront intégrées que début 2012.