La société de gestion brésilienne Bradesco Asset Management vient d’obtenir l’agrément de commercialisation au Royaume-Uni pour son fonds Brazil Hard Currency Bonds Fund, un produit qui est également en train d’être enregistré en France.Ce fonds est investi dans des obligations souveraines et d’entreprises du Brésil libellées en dollars, sachant que le choix de la devise américaine permet d’éviter la taxe de 6 % qui frappe les investissements étrangers dans les fonds obligataires locaux.Actuellement, le portefeuille est placé à hauteur de 40 % sur des obligations souveraines, une poche qui est progressivement en train d’être réduite en faveur des obligations d’entreprises, afin de profiter d’un regain de la croissance au Brésil. L’objectif est de descendre à 30 % à la fin de l’année, explique le gérant, Clayton Rodrigues, basé au Brésil et de passage à Paris. Les entreprises privilégiées seront celles situées dans les secteurs censés profiter des dépenses en infrastructures décidées par le gouvernement brésilien (60 milliards de dollars).Contrairement à de nombreux fonds obligataires qui tiennent les titres jusqu’à maturité, le fonds Brazil Hard Currency Bonds Fund a une gestion très active, souligne Clayton Rodrigues. «Le rendement est le minimum que nous voulons dégager, mais nous cherchons à aller plus loin», explique-t-il. Ainsi, certains titres peuvent rester une semaine seulement en portefeuille, si l’objectif que s’est donné le gérant est atteint. Depuis le début de l’année, le fonds affiche un rendement de 7,8 %, avec une volatilité de 2,8 %.Clayton Rodrigues souligne que le marché brésilien, avec 116 milliards de dollars, représente la part du lion du marché de la dette émergente. Il ajoute que les fondamentaux de l’économie sont solides et il pense à ce titre qu’à terme le Brésil verra sa note de crédit rehaussée…