BlackRock a annoncé un élargissement de sa gamme de fonds excluant les armes à feu pour les civils. Ainsi, le principal groupe au monde de gestion d’actifs prépare deux ETF incluant des filtres pour exclure les armes à feu pour les civils. Cela concerne un nouvel ETF petites capitalisations ESG, le iShares MSCI USA Small-Cap ESG Optimized ETF, qui sera lancé autour du 12 avril. Ce fonds, qui suivra le MSCI USA Small Cap Extended ESG Focus, exclura tous les producteurs et les vendeurs d’armes à feu pour les civils. BlackRock a également déposé une demande d’agrément pour le iShares ESG US Aggregate Bond ETF, qui se basera sur un nouvel indice de Bloomberg Barclays qui exclut tous les producteurs et grands vendeurs d’armes à feu civiles. Le produit devrait etre lancé dans le courant de l’année. Dans le même temps, BlackRock compte, pour sa gamme actuelle d’ETF ESG actions et obligataires, de modifier les indices sous-jacents pour adopter des indices incluant des filtres explicites pour les fabricants et distributeurs d’armes à feu. Le filtre exclura du fonds les fabricants d’armes à feu pour les civils s’ils gagnent 5 % ou plus de chiffre d’affaires ou plus de 20 millions de dollars de chiffres d’affaires de produits liés aux armes à feu civiles. Ces filtres s’appliqueront aux produits ESG d’iShares. De plus, BlackRock rendra une partie de ces fonds ESG (DSI et SUSA) plus accessibles en réduisant les frais de 50 points de base à 25 points de base. BlackRock prévoit enfin de proposer une nouvelle gamme de produits n’incluant pas d’armes à feu à certains investisseurs institutionnels, dont les fonds de pension qualifiés américains comme les plans 401(k). Cette annonce fait suite à une première publication de BlackRock en mars soulignant son approche à l’égard des sociétés produisant et vendant des armes à feu aux civils, dans le sillage de la tuerie de Parkland. Dans ce bulletin, le groupe s’engageait à proposer aux investisseurs un choix plus vaste de produits excluant les armes à feu et de pratiquer une politique d’engagement à l’égard des sociétés présentes dans ce secteur.
Le gestionnaire d’actifs écossais Baillie Gifford a décidé de changer le nom de son fonds Corporate Bond, dont les encours s’élèvent à 175 millions de livres, pour le rebaptiser Strategic Bond, rapporte Investment Week. Ce changement de nom vise à « refléter plus fidèlement son approche d’investissement stratégique », selon la société de gestion. Cette nouvelle dénomination prendra officiellement effet à partir du 1er mai. Le fonds restera co-géré par Stephen Rodger, Torcail Stewart et Lesley Dunn.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a décidé de remplacer le gérant en charge de son fonds European Opportunities, dont les actifs sous gestion s’établissent à 438 millions de livres, rapporte Investment Week. De fait, Steve Cordell, actuellement en charge du produit, sera remplacé par Andrew Lyddon et Andrew Evans. Steve Cordell reste toutefois chez Schroders où il continuera de gérer les fonds Schroder European Equity Absolute Return, Schroder ISF European Equity Absolute Return et Schroder ISF European Opportunities.Outre le changement de gérants, la société de gestion a également décidé de renommer son fonds qui devient désormais Schroder European Recovery. Schroders a enfin décidé d’amender sa politique d’investissement pour se concentrer désormais sur les sociétés sous-valorisées par rapport à leur potentiel de bénéfices à long terme. Ces changements seront effectifs à compter du 14 mai.
Les étoiles de Morningstar ont été à l’origine de 533 milliards de dollars de flux entrants et sortants sur les fonds l’an dernier, ce qui montre l’influence de l’agence de recherche dans le secteur de la gestion, rapporte le Financial Times fund management. Une étude des données sur les fonds d’un ancien dirigeant de Morningstar montre que le système de notation de la société est le troisième moteur principal d’investissement ou de désinvestissement, derrière l’âge du produit et son prix. Les étoiles Morningstar ont plus d’importance sur la capacité du fonds à attirer des capitaux que sa performance, sa stratégie ou la marque de la société de gestion. « Il est bien connu que les notes Morningstar sont un déterminant plutôt efficace des flux futurs dans les fonds, mais j’ai été surpris de l’importance que cela a », commente Warren Miller, directeur général de Flowspring, qui a réalisé l’étude.
Strategic Partners Fund Solutions, la filiale de Blackstone spécialisée dans les fonds secondaires, a annoncé, ce 3 avril, avoir définitivement bouclé son fonds Strategic Partners Real Assets II à hauteur de 1,75 milliard de dollars. Il s’agit de son deuxième fonds secondaire dédié au secteur des infrastructures à l’échelle mondiale. Les investisseurs de ce véhicule sont des fonds souverains, des fonds de pension, des institutions financières, des fonds de dotations, des fondations et des family offices. Le fonds Strategic Partners Real Assets II a commencé à investir en mai 2017 et a déjà finalisé 14 opérations.
La société de capital-risque Sofinnova Partners a annoncé, ce 4 avril, le lancement de son premier fonds « crossover » dédié à la santé en Europe d’un montant de 275 millions d’euros (340 millions de dollars). Ce nouveau véhicule, baptisé Sofinnova Crossover 1, a ainsi dépassé l’objectif de 250 millions d’euros du premier « closing », précise Sofinnova Partners dans un communiqué. Bpifrance et CNP Assurances sont co-sponsors du fonds, qui accueille également une société pharmaceutique chinoise, le fonds public d’investissement danois et des family offices tels que Fidim et KCK. « La majorité de fonds levés viennent d’Europe, en particulier de France, d’Italie, du Danemark, d’Irlande et de Suisse, mais aussi d’Asie avec des investisseurs originaires de Chine et de Singapour », ajoute la société.Le fonds Sofinnova Crossover 1 investira dans la biopharmacie et l’instrumentation médicale. Il ciblera en priorité des technologies de rupture permettant des innovations thérapeutiques portées par des équipes managériales expérimentées. Sofinnova Partners investira comme chef de fil ou investisseur de référence dans une quinzaine d’entreprises privées ou cotées. Environ 80% du fonds seront investis en Europe, et les 20% restants ailleurs, principalement en Amérique du Nord. Une équipe de quatre associés « très expérimentés » investira le fonds.
En juillet dernier, OFI Asset Management a transformé un fonds de petites capitalisations en fonds sur l’économie positive, appelé OFI Fund RS European Equity Positive Economy. « Il ne s’agit pas d’un fonds ISR, mais d’un fonds investi dans des sociétés qui s’engagent dans l’avenir », a expliqué Béryl Bouvier di Nota, responsable de gestion small & midcap, au cours d’une conférence de presse.L’idée est d’investir dans des entreprises qui cherchent à répondre à différents enjeux importants pour protéger l’environnement et les individus et qui peuvent se regrouper en quatre thèmes : la préservation des ressources naturelles (économie circulaire, valorisation des déchets, éco-conception), la santé et le bien être (nutrition/clean labelling, lutte contre les maladies, accompagnement dans le vieillissement), la transition énergétique (clean-tech, énergies renouvelables, efficacité énergétique) et sécurité (sécurité des personnes, certification et sécurité des données). L’approche du fonds, dont les encours ressortent à 72 millions d’euros, repose sur quatre grands piliers : une sélection de valeur à impact positif, une analyse fondamentale pluridimensionnelle, une démarche d’engagement RSE et une politique de vote systématique des sociétés en portefeuille. L’objectif est de dégager une performance et d’apporter un impact positif. L’équipe de gestion se base aussi sur les objectifs de développement durable pour opérer ses choix.
Brompton Funds Limited, une société de gestion canadienne qui gère environ 2 milliards de dollars canadiens, a pris une décision radicale. Deux de ses fonds «classiques» vont être transformés en ETF. Il s’agit du Global Healthcare Income & Growth Fund (HIG) et du Tech Leaders Income Fund (TLF). La décision a été approuvée par les porteurs de parts lors d’une assemblée qui s’est tenue le 28 février 2018. Un prospectus définitif daté du 28 mars 2018 a été déposé auprès des autorités en valeurs mobilières au Canada.Depuis le 3 avril, le fonds HIG est devenu l’ETF Global Healthcare Income & Growth et le fonds TLF est devenu Tech Leaders Income ETF. Les parts des fonds ont été converties en parts d’ETF applicables selon un ratio de un pour un. Pour la société, cette conversion présente plusieurs avantages dont une liquidité de négociation améliorée par rapport aux fonds. «Les investisseurs devraient être en mesure d’acheter ou de vendre de grands blocs de parts d’ETF sans avoir d’incidence importante sur le cours des ETF», assure la société. Par ailleurs, le mécanisme de tenue de marché offert aux ETF devrait réduire les écarts entre les cours acheteur et vendeur (bid-ask spreads), ce qui devrait se traduire par un coût effectif moins élevé pour l’achat ou la vente de parts de ETF. Les frais de gestion seront adaptés aussi en conséquence.
En collaboration avec Patrimonium, Credit Suisse lance un nouveau fonds qui est basé sur les crédits aux entreprises, rapporte L’Agefi Suisse. La banque souligne que ce produit destiné aux investisseurs institutionnels est le premier fonds de ce type émis en Suisse. Cette dernière va aussi y investir personnellement. Ce fonds, baptisé Private Debt co-Investor Fund I, donne ainsi la possibilité de participer à des crédits accordés par l’établissement bancaire et sélectionnés par Patrimonium Asset Management. Les entreprises visées doivent être basées en Suisse ou en Europe de l’Ouest avec une notation entre BB et B-. Elles font généralement face à des situations particulières. Ce fonds a ainsi un rendement annuel net envisagé de l’ordre du Libor plus 3,5% à 4%, après déduction des frais totaux sur encours (TER de 0,9% à 1%). Le fonds de Credit Suisse et Patrimonium est un fonds de placement fermé d’une durée de huit ans. Le début du délai de souscription est annoncé pour mi-avril et il durera pendant quatre mois. L’établissement bancaire souhaite atteindre entre 400 et 500 millions au total.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock vient de lancer un nouvel ETF axé sur les actions mondiales de petites capitalisations, rapporte Citywire Selector. Baptisé iShares MSCI World Small Cap Ucits, ce nouveau fonds se veut une réponse à la demande croissance des investisseurs en quête d’une exposition sur les sociétés de petites capitalisations des marchés développés. Cet ETF couvre plus de 4.000 petites et moyennes entreprises provenant de 23 marchés développés à travers le monde. Ses frais sont de 0,35%.
La société britannique de capital-investissement Coller Capital cherche à lever 9 milliards de dollars pour un nouveau fonds secondaire, rapporte Private Equity News, une publication de Financial News, qui évoque des sources proches du dossier. Il s’agit de la première levée de fonds de Coller Capital depuis sa profonde réorganisation en 2016. Si la société atteint son objectif pour son huitième fonds, il s’agira du plus important véhicule jamais levé par Coller Capital depuis sa création en 1990.
Deux fonds de l’activité britannique d’Invesco ont accusé des rachats de 24,8 milliards de dollars depuis le départ de son gérant Neil Woodford en 2013, rapporte le Financial Times fund management. Les investisseurs ont retiré 13,1 milliards de dollars du fonds High income et 11,7 milliards de dollars du fonds Income. Les deux fonds, désormais gérés par Mark Barnett, ont enregistré des performances décevantes. Marty Flanagan, le directeur général d’Invesco, admet que le Royaume-Uni est un « marché difficile » depuis que Neil Woodford a quitté la société, mais souligne que l’activité européenne est de plus en plus solide.
Groupama Asset Management (Groupama AM) enrichit encore sa gamme de fonds obligataires « Unconstrained » avec le lancement du fonds G Fund – Global Breakeven Inflation, a annoncé hier la société de gestion. Ce nouveau véhicule, co-géré par Nicolas Dubus et Laurent Pommier, est un compartiment de droit luxembourgeois de la sicav G Fund. Son objectif est de surperformer l’Eonia capitalisé « sur la durée de placement recommandée, grâce à une stratégie dynamique exploitant les anticipations d’inflation à l’échelle mondiale », souligne le gestionnaire d’actifs.Géré selon une approche « absolute return », le fonds vise plus précisément à « exploiter l’inefficience de la valorisation des anticipations d’inflation par les marchés », selon Groupama AM. « Ces inefficiences créent ainsi des opportunités de positionnement sur la classe d’actifs ‘inflation’, à la hausse comme à la baisse, et ce, y compris durant les phases de hausse de taux », ajoute la société.La gestion du G Fund – Global Breakeven Inflation, sans contrainte de benchmark, repose sur l’étude d’indicateurs fondamentaux, de valorisation et techniques qui « permettent l’identification de stratégies porteuses et créatrices de valeur dans l’univers de la dette souveraine mondiale », indique Groupama AM. Son univers d’investissement comprend majoritairement les émetteurs souverains de pays développés et, dans une moindre mesure, de pays émergents ainsi que le marché des devises. L’équipe de gestion utilise toutes les sources de performance relatives à la thématique inflation, en intégrant notamment des stratégies sur les obligations indexées sur l’inflation, de swaps d’inflation, des arbitrages de courbes ou de maturités, et d’allocation géographique.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) doit annoncer, ce 4 avril, la labellisation ISR de 7 nouveaux fonds actions, taux, crédit et multi-actifs après les 11 fonds déjà labellisés en septembre 2017. Les 7 fonds concernés sont : Fédéris ISR Actions US, Fédéris ISR Crédit, Fédéris Trésorerie, LBPAM Actions Entreprises, LBPAM IRC Actions Euro Min Var, LBPAM Multi Actifs ISR et, enfin, LBPAM Taux ISR. « LBPAM innove en faisant labéliser un fonds d’allocation multi-actifs et complète ainsi son dispositif de labellisation couvrant toutes les classes d’actifs », commente Daniel Roy, président du directoire du LBPAM.Engagée depuis plus de 20 ans dans la gestion responsable, la société affiche un encours ISR de 109 milliards d’euros, soit 50% des encours globaux à fin décembre 2017. LBPAM dispose également d’un outil propriétaire de notation ISR, baptisé AGIR, qui couvre plus de 4.500 émetteurs et leur attribue une note ISR selon quatre axes d’analyse : la gouvernance responsable, la gestion durable des ressources, la transition économique et énergétique et, enfin, le développement des territoires.
Inocap Gestion s’ouvre de nouveaux horizons. Cinq ans après le lancement de sa gamme Quadrige, la société de gestion vient en effet de l’enrichir avec le lancement d’un nouveau fonds actions, baptisé Quadrige Multicaps. Il s’agit ainsi du quatrième fonds de cette gamme, après Quadrige (2013), Quadrige Rendement (2015) et Quadrige Europe (2017). « Ce nouveau fonds a été officiellement lancé le 20 juillet 2017 mais sa mise en marché et sa commercialisation ont lieu aujourd’hui, a indiqué ce 3 avril Olivier Bourdelais, président de la société, lors d’une rencontre avec la presse. Un cinquième fonds est en réflexion et il verra le jour probablement fin 2018 voire début 2019. »Dans l’attente, le nouveau véhicule Quadrige Multicaps est géré conjointement par Pierrick Bauchet, directeur général et directeur de la gestion d’Inocap Gestion, et Jean-Charles Belvo, gérant actions Europe. Ce dernier a récemment rejoint la société de gestion après plusieurs années passées chez La Financière de l’Echiquier où il était en charge, notamment, des fonds Echiquier Major et Echiquier Agressor. Ce nouveau fonds de la gamme Quadrige se distingue de ses prédécesseurs, axés sur les PME et les ETI européennes, par sa large composante « grandes capitalisations ». Pour autant, « ce fonds s’inscrit dans la continuité de la gamme, avec le même esprit de gestion et la même philosophie d’investissement, a indique Pierrick Bauchet. Le fonds est un assemblage de nos 10 années de stock-picking dans les PME et les ETI et de l’expertise de Jean-Charles Belvo dans les grandes capitalisations. »Le fonds Quadrige Multicaps, qui affiche à ce jour plus de 14 millions d’euros d’encours, se concentrera donc sur les actions de la zone Euro de toutes capitalisations, orienté principalement sur les grandes valeurs européennes de croissance, le plus souvent « leaders » sur leurs marchés. « 60% à 65% du fonds sera investi sur les grandes capitalisations », a précisé Jean-Charles Belvo, tout en notant qu’Inocap Gestion n’était pas présent sur cet univers des grandes capitalisations. Preuve de son biais « grande capitalisation », la capitalisation boursière médiane du fonds est actuellement de 26,4 milliards d’euros, ont observé les dirigeants d’Inocap Gestion. Si 90 % du fonds est centré sur la zone Euro, le gérant ne s’interdit pas d’investir dans de belles valeurs cotées en Suisse, en Suède ou au Danemark. « Nous avons la possibilité d’avoir une poche de 10% hors zone Euro », note Jean-Charles Belvo qui entend toutefois rester totalement à l’écart du marché britannique. Le fonds aura un portefeuille de 30 à 50 valeurs maximum « sur un vivier en Europe d’environ 8.000 valeurs », a observé Pierrick Bauchet. « Mais nous voulons être ultra-sélectif et très qualitatif », a-t-il insisté.
La société de gestion quantitative Sagara annoncé le lancement de son fonds patrimonial, Sagara Patrimonial. L’objectif du fond est de générer un rendement annualisé en Euro supérieur à l’indice EONIA capitalisé, augmenté de 2,5%, tout en minimisant la corrélation aux marchés actions européens, la volatilité des rendements, et le drawdown maximum. Selon un communiqué de la société de gestion qui s’est créée fin 2017 (voir NewsManagers du 2 novembre 2017), Sagara Patrimonial travaille sur 11 classes d’actifs (actions, obligations, àr, cash) et tous les actifs sont couverts contre le risque de change. Il n’est pas éligible au PEA et sa liquidité est quotidienne.Le fond vise à atteindre ses objectifs en combinant deux approches quantitatives : un module de gestion qui s’inspire des modèles dits en « parité de risque » et qui se concentre sur l’allocation du risque plutôt que sur l’allocation du capital, et un module de gestion globale de l’exposition du fonds à l’ensemble des différents marchés traités.La société de gestion indique que «le fonds trouve sa place dans une allocation de portefeuille globale sous une rubrique de fonds flexible international en Euro pour sa vertu de décorrélation. Et il peut être également utilisé pour une gestion de trésorerie longue».
Changement radical de cap pour le fonds Talence 2018. Alors que son échéance était fixée à la fin de l’année 2018, la société Talence Gestion a en effet décidé de donner une seconde jeunesse à ce fonds actions européennes. Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’investissement du fonds Talence 2018, la société a pourtant réalisé une partie des opérations de cessions et le fonds est désormais investi à moins de 50% en actions, le solde étant investi en fonds monétaires PEA afin de sécuriser les plus-values latentes de cession, explique la société de gestion dans une lettre aux porteurs daté du 16 février 2018. « Compte tenu du désinvestissement en actions du fonds conformément à sa stratégie initiale de céder progressivement l’ensemble des lignes puis, une fois toutes cédées, d’être dissout, et notre analyse d’une reprise durable en zone Euro, nous pensons qu’il y a un potentiel important de revalorisation sur de nombreuses valeurs détenues par Talence 2018 mais également sur d’autres valeurs cycliques et en retournement que nos gérants ont identifié, estime néanmoins Talence Gestion. Ainsi, nous souhaitons ne pas dissoudre le fonds et ne plus lui donner d’échéance en le faisant évoluer avec une nouvelle stratégie d’investissement. »Dans le cadre de cette nouvelle stratégie d’investissement, Talence Gestion a donc décidé d’étendre la thématique restructuration du fonds aux « situations spéciales », indique la société. En outre, la société annonce « la conservation des positions actuelles avec la possibilité de les renforcer et de pouvoir initier de nouveaux investissements et la conservation d’un positionnement original du fonds mais avec un format plus ‘classique’ (fonds ouvert sans échéance) », précise-t-elle. Cette opération a été agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 15 février 2018 et a été réalisée le 26 mars 2018.Dans le cadre de cette réorganisation en profondeur, le fonds est rebaptisé Talence Situations Spéciales. Il continue toutefois d’être co-géré par Régis Lefort et Jean-François Arnaud, gérants senior au sein de la société. Le fonds investit dans des sociétés de la zone Euro, de toutes tailles de capitalisations et sans biais sectoriel, précise Talence Gestion. Par ailleurs, l’indice de référence du fonds a également changé. Désormais, « l’objectif de gestion du fonds est de battre son indice de référence, soit l’Euro Stoxx Net Return, constitué d’environ 300 valeurs de la zone euro », indique le gestionnaire d’actifs. Précédemment, le fonds Talence 2018 n’avait pas d’indice de référence est son objectif de gestion était « d’obtenir une performance annualisée nette supérieure à 7% sur la durée de placement recommandée (soit 3 ans) via l’exposition en actions », indique la société de gestion.De plus, le nombre de ligne en portefeuille n’est désormais plus limité (40 valeurs au maximum précédemment avec le fonds Talence 2018, NDLR) et « de nouveaux choix d’investissement peuvent être réalisés par l’équipe de gestion au cours de la vie du fonds », souligne Talence Gestion. Enfin, l’échéance du fonds n’est plus limitée et l’horizon de placement a été augmentée à 5 ans minimum, conclut la société de gestion.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a décidé de renommer son fonds Multi Opportunities III, un fonds multi classes d’actifs, en DWS ESG Multi-Asset Dynamic à compter du 22 février 2018, a appris Citywire Selector. Ce véhicule investira désormais dans des titres ayant une notation ESG moyenne ou supérieure à la moyenne. Un maximum de 10% des encours du fonds pourra encore être investi dans des titres ordinaires. Ce produit, dont les encours sont de 189 millions d’euros, est toujours géré par Gunnar Friede, en charge de la stratégie depuis son lancement en 2005. Le fonds adopte applique une stratégie de sélection négative des valeurs et investit dans des sociétés qui se sont révélées être les meilleures de leur catégorie en prenant en compte les critères ESG.
La société de gestion belge Econopolis, basée à Anvers, prépare le lancement d’un fonds obligataire global dans le courant du printemps, selon le site spécialisé Investment Europe. Le fonds, qui devrait compter 75 à 100 lignes, pourrait couvrir l’ensemble du spectre obligataire, indique-t-on. Les critères environnementaux sociaux et de gouvernance (ESG) seront intégrés dans le processus d’investissement, comme pour toutes les stratégies proposées par Econopolis.La société de gestion a déjà lancé, fin 2017, un fonds d’actions dédié aux marchés émergents.
Schroder liquide le fonds Schroder GAIA Paulson Merger Arbitrage qui était géré par la société d’investissement de John Paulson, a appris Citywire Selector. Le groupe américain a expliqué qu’il serait de plus en plus difficile de respecter les règles Ucits du fonds et a donc renoncé à son mandat. Les deux sociétés avaient lancé le fonds en juin 2014. Il gérait 57,7 millions de dollars fin février.