La société de gestion Invesco a annoncé vendredi 12 avril le lancement d’un fonds obligataire sur les opportunités d’investissement générées par l’initiative chinoise « Belt and Road » lancée en 2013 etégalement appelée la « nouvelle route de la soie ». Elle a pour but depromouvoir les liaisons terrestres et maritimes en Asie, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, afin d'établir et renforcer les partenariats et coopérations économiques entre ces régions. Baptisé Invesco Belt and Road Debt Fund, le fonds vise à obtenir des rendements à long terme, en intégrant une approche thématique. Il investit principalement dans des instruments de dette de pays émergents (y compris des titres de créance émis par des sociétés et des gouvernements) et des instruments de dette non gouvernementaux de pays développés qui, selon l’équipe de gestion, «pourraient bénéficier directement ou indirectement de l’initiative Belt and Road». Le fonds est principalement exposé aux titres de créance et investitdans des titres principalement libellés en dollars US. Il est géré selon une approche flexible indépendamment de tout indice de référence. Alors qu’une approche top-down est employée pour les stratégies de taux, d’allocations aux pays et secteurs, une approche bottom-up est utilisée pour la sélection des émetteurs et des titres. Des critères ESG sont également appliqués lors de la sélection des pays. Les analystes recherche crédit effectuent une analyse fondamentale des émetteurs en prenant en compte les scores ESG ainsi que leur évolution future. «L’équipe de gestion recherche ainsi à éviter les pays qui tombent dans le « piège de l’endettement » augmentant ainsi les troubles sociaux, la corruption et/ou les problèmes liés aux catastrophes environnementales. Les pays avec une note ESG MSCI inférieure ou égale à CCC sont exclus», précise Invesco dans un communiqué. «Si l’initiative Belt and Road est très centrée sur la Chine, elle offre une réelle opportunité pour les investisseurs obligataires ayant une perspective multirégionale. La Chine a mobilisé d’importants capitaux à long terme en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe dans le cadre de cette initiative, ce qui a fortement incité les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Japon à augmenter leurs investissements dans la région. Des thèmes d’investissement à long terme sont ainsi apparus», indiqueKen Hu, responsable des investissements obligataires d’Invesco pour la région Asie-Pacifique et gérant principal du fonds.