L’année 2020 a été tumultueuse pour les marchés financiers. La pandémie de COVID-19 a plongé le monde dans le chaos en début d’année, avec une chute de 33,8 % du S&P 500 entre le 19 février 2020 et le 23 mars 2020. Les troubles et les perturbations causés par la pandémie ont offert de nombreuses opportunités de surperformance - et si les performances des gestionnaires actifs se sont améliorées en 2020 par rapport à 2019, 57 % des fonds d’actions domestiques ont été à la traîne du S&P Composite 1500 au cours de la période d’un an se terminant le 31 décembre 2020, selon les données du 2020 SPIVA U.S. Scorecard. Pour la 11e année consécutive, la majorité, en l’occurrence 60 % des fonds grandes capitalisations ont sous-performé le S&P 500. Les fonds axés sur les moyennes (51 %) et ceux sur les petites capitalisations (46 %) ont fait à peine mieux que le S&P MidCap 400 et au S&P SmallCap 600, respectivement. Ceux qui s’en sortent le mieux sont les fonds croissance dont 62% (67% en 2019) d’entre eux ont dépassé l’indice S&P 500 Growth et les fonds value dont 67% ont fait mieux que l’indice S&P 500 Value, un plus haut depuis 2008. Du côté de l’obligataire, gorgé par les politiques accommodantes des banques centrales, les obligations à long terme de l’indice Bloomberg Barclays US Government Long ont enregistré un rendement spectaculaire de 17,6 % sur l’année. Les fonds d’obligations d'État basés sur cet indice ont échoué de manière spectaculaire, puisque moins de 6 % d’entre eux ont réussi à le dépasser. Dans 3 des 14 catégories de fonds obligataires, plus de 90 % des fonds n’ont pas réussi à dépasser leur indice de référence en 2020.
Chris Rokos et Jeffrey Talpins font partie des gérants de hedge funds réputés qui ont été pris à contre-pied lorsque la hausse des anticipations d’inflation a secoué les marchés actions et obligations le mois dernier, rapporte le Financial Times. Rokos Capital Management a subi une baisse de 3 % en février, selon des sources. Depuis le début de l’année, il est en retrait de 2 %. L’an dernier, il avait gagné environ 44 %. Element Capital a de son côté perdu 7,3 % en février et 7,9 % depuis le début de l’année, selon des sources.
HSBC Global Asset Management a recruté Dominic Clabby en tant que responsable de la stratégie ETF, un poste nouvellement créé. L’intéressé sera basé à Londres et rattaché à Carmen Gonzalez-Calatayud, responsable des ETF. Dominic Clabby vient d’Invesco où il était responsable de l’engagement produits. Il avait rejoint cette société lors de l’acquisition de Source en 2017. Chez HSBC GAM, Dominic Clabby sera chargé de piloter la stratégie ETF.
La France est désormais le pays du billet vert. Un billet vert quelque peu immatériel, puisqu’il s’agit non pas du dollar, mais des fonds monétaires ESG. Selon les données collectées par Fitch Ratings, 79% des 123 milliards d’euros d’encours placées dans ces véhicules se trouvaient dans des produits hexagonaux à fin 2020. La Place de Paris peut ainsi remercier les succursales de gestion des grandes banques nationales pour cette prouesse, et plus particulièrement Amundi (et ses filiales CPR AM et BFT IM), BNP Paribas AM et Ostrum AM (du groupe BPCE), dont les fonds monétaires trustent les sept premières places du classement par taille d’encours sous gestion. Il s’agit, pour nombreux d’entre eux, de fonds monétaires traditionnelles dont le style de gestion a été converti à l’ESG. La conversion au style ESG, principal moteur de collecte Les fonds monétaires ESG ont connu une très forte croissance en 2020, avec une hausse des encours de 50%. Les sociétés de gestion ont privilégié des conversions au style ESG de fonds monétaires préexistants, plutôt que de créer de nouveaux véhicules, souligne l’agence de notation. Ainsi, 66% de la hausse des encours de 2020 a été alimentée par des conversions, et 60% des fonds monétaires ESG se sont convertis il y a moins de deux ans. Cette méthode a été privilégiée par les concurrents étrangers, sur un segment où la France était clairement seule jusqu’en 2019. Désormais, cinq autres pays hébergent des fonds aux encours significatifs dans la gestion monétaire ESG. Il s’agit de l’Irlande (8% des encours des fonds monétaires ESG), des Etats-Unis (6%), du Luxembourg (5%), de la Belgique et de la Suisse (1% chacun). Les deux principales Places de domiciliation de fonds européennes, l’Irlande et le Luxembourg, profitent notamment des choix juridiques des grands gérants internationaux. BlackRock a ainsi enregistré ses fonds monétaires ESG en Irlande, tandis que le Luxembourg a notamment attiré DWS (Allemagne), Candriam (Belgique), UBS AM et Swissquanto (Suisse). Les encours domiciliés en Belgique proviennent des fonds de KBC AM, tandis que ceux en Suisse sont la propriété de GAM Investments et de Swissquanto. Gare au greenwashing Cette collecte de données compte toutefois un écueil : les principaux fonds monétaires ESG mentionnés ici sont des fonds monétaires standards au regard du droit européen. Fitch Ratings reconnaît avoir pris en compte les éléments déclaratifs explicites, comme le nom du fonds ou ses objectifs de gestion, pour les catégoriser comme ESG. Le verdissement de certains fonds monétaires français a également interrogé, dans une autre mesure, les chercheurs du Forum pour l’Investissement Responsable et de l’Ecole Polytechnique. Dans une étude publiée en octobre dernier, ils ont démontré que l’obtention du Label ISR du ministère de l'Économie et des Finances par quelques fonds monétaires, principalement chez Amundi, ont profondément modifié le visage de l’univers des fonds labellisés ISR. Les fonds monétaires sont devenus subitement les deuxièmes plus labellisés derrières les fonds actions. Et Amundi est passé en un an d’un maigre 1,5 milliard d’euros d’encours à 31 milliards certifiés ISR, dont 26,3 milliards sur ses seuls fonds monétaires. Les chercheurs ont donc appelé les ministères à une hiérarchisation par échelon des labels publics, car, pour eux, les fonds monétaires ne «peuvent structurellement pas atteindre des meilleures pratiques» en matière de gestion ESG.
BlackRock prévoit de collecter jusqu'à 4,5 milliards de dollars pour son troisième fonds énergie renouvelable, rapporte le Wall Street Journal. La société a collecté jusqu'à présent 3,7 milliards de dollars et prévoit de terminer la levée de fonds d’ici la fin du mois. Le nouveau fonds, BlackRock Global Renewable Power Fund III LP, a recueilli l’argent auprès de 85 investisseurs, selon des documents présentés lors d’une réunion du comité consultatif sur les investissements organisée mercredi par le Connecticut Retirement Plans and Trust Funds. Ce fonds de pension qui gère 30 milliards de dollars envisage de s’engager à hauteur de 100 millions de dollars dans le fonds, selon le quotidien américain.
La famille Frère, qui possède l’un des plus importants patrimoines belges, vient de scinder sa holding Frère-Bourgeois en deux entités, a appris le quotidien économique L’Echo. Cette réorganisation a été réalisée dans un but de simplification, selon le journal belge, qui n’a pas obtenu de commentaire de la part de la société en question. Elle n’a pas souhaité non plus répondre aux questions de L’Agefi. La holding d’origine, héritée du milliardaire Albert Frère, décédé en 2018, dispose de 5,5 milliards d’euros d’actifs. Ils seront désormais logés dans deux nouvelles sociétés : FG Bros et Frère-Bourgeois Holding. Ces deux nouvelles entités vont notamment chacune porter 50% des parts des sociétés de portefeuilles de la famille, c’est-à-dire la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP) et le Groupe Bruxelles Lambert. L’attribution des postes au sein des deux nouvelles entités, et l’avenir de la holding de tête actuelle, ne sont pas connues. La Compagnie Nationale à Portefeuille compte deux milliards d’euros d’actifs dans des entreprises européennes cotées (M6...) et non cotées (comme Château Cheval Blanc, aux côtés de Bernard Arnault). La holding d’investissement Groupe Bruxelles Lambert (GBL) est, pour sa part, contrôlée conjointement par les les familles Frère et Desmarais. Elle dispose de près de 17 milliards d’euros d’actifs dans de grands groupes du continent, comme Adidas, Pernod Ricard et Lafarge Holcim. Elle est également investie dans une dizaine de fonds de private equity, dont des véhicules de Carlyle, ou de Sagard, le gérant de la Power Corporation of Canada, la holding de la famille Desmarais. La participation de la famille Frère dans GBL est évaluée à 2,75 milliards d’euros, souligne l’article.
Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon a annoncé dans un post sur Instagram avoir nommé mardi Andrew Steer, qui dirige le groupe de réflexion sur l’environnement World Resources Institute (WRI), comme président et directeur général de son fonds Bezos Earth Fund , doté de 10 milliards de dollars via la fortune personnelle de la famille Bezos. Ce fonds, lancé l’an dernier, a pour but de financer des scientifiques, des militants, des organisations à but non lucratif et d’autres groupes luttant pour protéger l’environnement et contrer les effets du changement climatique. Il a déjà investi dans divers acteurs comme le Nature Conservancy, le Natural Resources Defense Council, l’Environmental Defense Fund, le World Resources Institute et le World Wildlife Fund. Avant le WRI Andrew Steer a travaillé pour la Banque mondiale, où il a été chargé des questions liées au changement climatique de 2010 à 2012. De 2007 à 2010, il a occupé le poste de directeur général au ministère britannique du développement international (DFID) à Londres. Il a également passé dix ans en Asie, où il a dirigé la Banque mondiale au Vietnam et en Indonésie.
Idia Capital Investissement, une filiale de Crédit Agricole SA, a lancé un fonds baptisé Développement Filière Bois, avec l’argent de 24 caisses régionales du Crédit Agricole et de Crédit Agricole SA. Le fonds se veut à impact environnemental et sociétal avec pour objet de soutenir et d’accompagner les entreprises de la chaîne de valeur de la filière bois dans leur développement en renforçant leurs fonds propres. Il a un objectif de levée de fonds de 40 millions d’euros et est ouvert aux investisseurs institutionnels. Il prendra des participations minoritaires dans des entreprises en investissant des montants allant de 0,5 à 5 millions d’euros dans des projets de capital croissance, développement ou transmission. Toutes les entreprises de la filière sont concernées : 1ère et 2ème transformation, construction, bois énergie, chimie du bois, etc. Idia Capital Investissement regroupe les activités nationales de capital investissement minoritaire pour compte propre du groupe Crédit Agricole en accompagnement des ETI et PME de tous secteurs d’activités avec une expertise dans les filières agroalimentaire, viticole, et de la transition énergétique. Le total des fonds gérés par Idia Capital Investissement s’élève à 1,8 milliard d’euros.
La société de gestion italienne Azimut lance un nouveau fonds européens d’investissement de long terme, Eltif, dans le cadre de son partenariat avec Mamacrowd, rapporte Bluerating. Appelé ALICrowd, c’est le premier Eltif de capital risque qui utilise également le portail de crowdfunding Mamacrowd pour rechercher des entreprises dans lesquelles investir, grâce à la campagne «Mama Fund & Crowd» pour les start-ups et PME innovantes. Le compartiment Elti ALICrowd créé par Azimut Investments SA, et géré par délégation par Azimut Libera Impresa SGR SpA, a une durée de 8 ans et un objectif de collecte de 25 millions d’euros. Il pourra soutenir le crowdfunding avec un investissement minimum de 500.000 euros dans chaque entreprise sélectionnée. ALICrowd peut être souscrit via le réseau de conseillers financiers d’Azimut à partir du 9 mars. Le ticket d’entrée est de 10.000 euros.
Neuberger Berman lance deux fonds pour l’équipe de NN Investment Partners qui a rejoint la société en novembre 2020. Les fonds Neuberger Berman Global Sustainable Equity et European Sustainable Equity mettront en œuvre une philosophie et un processus d’investissement éprouvé depuis 16 ans. L'équipe de gestion, composée de Hendrik-Jan Boer, Alex Zuiderwijk et Jeroen Brand, gérait précédemment chez NN IP plus de 10 milliards de dollars dans des stratégies investies en actions internationales et européennes. Les deux fonds respecteront la doctrine française de l’AMF d'« approche significativement engageante » et la classification des fonds selon l’article 9 du règlement Sustainable Finance Disclosure de l’UE (SFDR), à compter du 10 mars 2021. Ces fonds de conviction, qui détiendront entre 30 à 60 actions, chercheront à « investir dans des sociétés de qualité où la durabilité favorise les rendements », selon un communiqué. En tant qu’investisseur actif, l'équipe cherchera à obtenir une « active share » supérieure à 75 % et concentrera son action d’engagement avec les directions sur la stratégie, l’environnement concurrentiel, les perspectives, l’innovation, la rémunération, la gouvernance et la durabilité. Les gérants seront soutenus par une équipe de quatre analystes qui se concentreront sur l’analyse bottom-up centrée sur la chaîne de valeur, sur l’inclusion financière et des fintechs, la transition énergétique, les entreprises du numérique, le concept de consommateur conscient et l’accès au système de santé. L'équipe de gestion travaillera également en étroite collaboration avec l'équipe d’investissement ESG de la société et bénéficiera de l’expertise de la plateforme de gestion actions de Neuberger Berman, dont les encours atteignent 101 milliards de dollars. Le département consacré à la recherche sur les actions internationales comprend 48 professionnels de la recherche, dont 41 analystes seniors ayant en moyenne 19 ans d’expérience.
Alors qu'à partir de ce 10 mars entre en application la doctrine AMF 2020-03 et le Règlement Disclosure (Sustainable Finance Disclosure Regulation - SFDR) sur la publication d’informations ESG, La Française AM, a annoncé qu’au 10 mars elle aurait 87% de ses encours classifiés en «Approches fondées sur un engagement significatif dans la gestion», selon la classification AMF et 87% des encours alignés «Articles 8 ou 9», selon le règlement Disclosure. La filiale de La Française rappelle que « les produits «article 9» ont des objectifs définis et quantifiables en matière de risques ESG (Environnemental, Social et Gouvernance). Ce sont des produits ayant un objectif social ou environnemental, alignés avec la définition des investissements durables. De leur côté, les produits «article 8» n’ont pas d’objectif ESG déterminés mais prennent en considération les critères ESG en vue de la construction de leurs portefeuilles. »
Le fonds Scor Euro High Yield a changé son appellation pour devenir Scor Sustainable Euro High Yield depuis début février a annoncé la société de gestion du groupe de réassurance Scor. L’objectif de ce changement de dénomination est de montrer que le fonds intègre une " nouvelle dimension durable lors de la construction de portefeuille», et que son «processus d’investissement alignera de manière encore plus prononcée les objectifs de l’entreprise sur des trajectoires environnementales reconnues». Dirigée depuis plus de 10 ans par Alexandre Stoessel, l’activité High Yield de Scor Investment Partners représentait 856 millions d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2020 et intervient sur les obligations à haut rendement non financières libellées en euros. L’ajout de l’analyse ESG dans le fonds provoque un changement d’objectif de gestion, de stratégie d’investissement et de nomenclature agréé par l’Autorité des Marchés Financiers. La dimension durable intègre une stratégie « best‐in‐class » renforcée sur des secteurs présentant un risque de transition élevé, explique un communiqué. La stratégie prévoit également une exclusion des émetteurs les moins bien notés et une obligation d’obtenir une notation ESG moyenne supérieure à la note moyenne des 80% des émetteurs les mieux notés de l’indice de référence. «Au moins 90% des actifs détenus dans le portefeuille du fonds bénéficient d’une notation ESG», précise la société. «Nous ambitionnons de déployer une démarche durable sur l’ensemble de nos stratégies crédit et prêts syndiqués d’entreprises», assure François de Varenne, président du directoire de Scor Investment Partners,
Les fonds actions ont conservé une forte attractivité auprès des investisseurs sur la semaine du 25 février au 3 mars. Selon les données du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research, ils ont attiré 22,2 milliards de dollars nets (18,6 milliards d’euros). Cela porte la collecte totale sur quatre semaines à 154,3 milliards de dollars, un montant très important par rapport aux données habituelles. Les investisseurs ont privilégié les fonds indiciels cotés (ETF), avec +13,7 milliards de dollars, contre +8,5 milliards dans les fonds gérés activement. La collecte s’est principalement portée sur les actions émergentes (+6,1 milliards de dollars) et les Etats-Unis (+6,3 milliards), tandis que l’Europe et le Japon ont reçu respectivement 0,5 milliard et 2,4 milliards. Sur le marché des fonds actions américains, le plus important du monde, les stratégies basées sur les petites capitalisations et le style value ont reçu la majorité des flux : 3,9 milliards de dollars pour les premières et 3,6 milliards pour les secondes. A l’inverse, les fonds de grandes capitalisations ont rendu 2,5 milliards. Par secteurs, la tech domine inévitablement le classement, avec un flux net de 2,3 milliards de dollars, suivie par les financières, avec deux milliards. Sur les autres classes d’actifs, les fonds obligataires ont connu une toute petite semaine, avec une collecte de seulement 1,6 milliard de dollars. La plupart des segments a décollecté : -1,3 milliard de dollars pour les fonds d’obligations d’entreprises à haut rendement, -0,8 milliard pour les fonds d’obligations municipales, -0,6 milliard pour les fonds d’obligations souveraines non-couvertes contre l’inflation. Seuls les fonds investis dans les obligations d’entreprises «investment grade» et les fonds d’obligations souveraines indexées sur l’inflation ont connu une bonne collecte, avec respectivement +3,4 milliards et +0,5 milliards de dollars. Ce désamour temporaire pour les fonds obligataires a profité aux fonds monétaires, qui ont reçu 15,7 milliards de dollars, un montant important après plusieurs semaines de décollecte. Les fonds or ont, eux, connu une très mauvaise semaine avec une décollecte de 1,4 milliard de dollars, leur pire montant depuis fin novembre 2020.
Janus Henderson Investors vient de recruter Fortunat Signorell au poste de responsable commercial pour le marché suisse. Il sera chargé des activités de distribution aux intermédiaires et clients institutionnels en Suisse et au Liechtenstein. Basé à Zurich, il est rattaché à Fedor Plambeck, directeur des ventes pour la Suisse. Fortunat Signorell arrive de M&G Investments(2017-2021), où il était dernièrement responsable du développement commercial pour la Suisse alémanique. Auparavant, il a occupé différentes fonctions chez UBS, principalement en gestion de fortune, entre 2006 et 2017
Les paris gagnants d’Ark Investment Management sur les entreprises technologiques ont fait de Cathie Wood l’une des gérantes de fonds les plus en vue de Wall Street depuis Peter Lynch ou Bill Gross, écrit le Wall Street Journal. Aujourd’hui, ces paris menacent de faire d’Ark une victime du récent changement de sentiment des investisseurs, qui se sont détournés des actions technologiques pour se tourner vers des actions cycliques liées à une reprise économique. Ark gère cinq ETF qui investissent activement dans des sociétés dont Cathie Wood et son équipe de gérants pensent qu’elles vont changer le monde grâce à «l’innovation perturbatrice». Parmi les plus grandes détentions des ETF figurent le constructeur de voitures électriques Tesla, la société de paiement Square et la société de médias en continu Roku. Les cours des actions de ces trois sociétés ont grimpé d’au moins 195 % au cours de l’année qui a suivi la pandémie de Covid-19, ce qui a permis aux fonds Ark de plus que doubler sur la même période. Mais les actions ont chuté de plus de 20 % depuis le 19 février. Les ETF ont subi des baisses de pourcentage à deux chiffres la semaine dernière, leurs plus grosses déroutes depuis le plongeon de la Bourse en mars dernier, selon FactSet. La poursuite de la baisse des actions de croissance mardi, mercredi et jeudi a entraîné une chute encore plus importante des fonds Ark, portant à 20 % la baisse de son ETF phare, Ark Innovation, au cours du mois dernier.
La Caisse interprofessionnelle des professions libérales (Cipav) a décidé de confier la gestion d’un patrimoine immobilier de placement à Esset Property Management parmi neuf candidats. Il aura donc la charge de la gestion locative, technique, administrative et comptable d’un patrimoine immobilier de placement composé de 12 immeubles situés à Paris. Le montant des loyers hors taxes et hors charges de l’ensemble en 2020 est d’environ 14.672.991 euros.
La société de gestion américaine BlackRock renforce son équipe de sélection de fonds au sein de son unité de solutions et stratégies multi-actifs, rapporte Citywire Americas. Le gestionnaire vient de recruter Imran Momin, en provenance de Citi, pour conduire la sélection de fonds obligataires. Durant ses trois ans passés au sein du groupe financier Citi, Imran Momin analysait des fonds obligataires sous l’autorité d’Evan Ratnow, responsable de la recherche de gérants obligataires. Il a travaillé auparavant chez Securian, notamment en tant qu’associé dans la recherche d’investissements.
Les fonds durables commercialisés en France ont enregistré une collecte nette de 100 milliards d’euros en 2020, selon la dernière étude de Novethic Market Data. Leurs encours ont atteint 461 milliards d’euros au 31 décembre 2020, ce qui représente une hausse de 66 % par rapport à l’année précédente. Le segment a accueilli 245 fonds supplémentaires l’an dernier, portant le nombre total de produits à 911. Le fait marquant de 2020 est «l’explosion de la part de marché du label ISR», selon Novethic. Deux facteurs expliquent ce phénomène, selon l’agence. Le premier est l’entrée en vigueur de l’obligation créée par la loi Pacte qui contraint tous les distributeurs d’assurance-vie, à proposer au moins un fonds labellisé (ISR, GreenFin ou Finansol). Le second est le mouvement de labellisation de gammes, initié en 2018 par la Banque Postale Asset Management (LBPAM). Les fonds labellisés ISR représentent désormais plus de la moitié des fonds durables distribués en France et deux tiers des encours. L’exclusion du charbon se généralise La thématique environnementale reste une tendance porteuse pour la finance durable et constitue toujours la moitié de l’offre de fonds thématiques, avec 236 fonds représentant 120 milliards d’euros fin 2020, observe encore Novethic. Mais la prise en compte de critères climatiques connaît une dynamique forte. Résultat, l’exclusion des énergies fossiles devient plus fréquente dans les portefeuilles durables et l’exclusion du charbon a tendance à se généraliser. Elle est appliquée par 60% des fonds durables recensés par Novethic en 2020, alors qu’elle n’est pas requise pour obtenir le label ISR. Autre conséquence : les fonds bas carbone se multiplient. Fin 2020, une cinquantaine de fonds ont axé leur marketing sur une approche « bas carbone ». Toutefois, leur ambition climatique varie, nuance Novethic. Certains sélectionnent des actifs qui veulent réduire leurs émissions, d’autres font le lien avec la limitation à 2 degrés du réchauffement climatique prévue par l’Accord de Paris de 2015.
Le label Relance créé dans le cadre du plan « France Relance » dans le sillage de la crise liée au Covid-19 et destiné à identifier les fonds qui soutiennent l’économie française et les petites et moyennes entreprises (PME-ETI) « fait des débuts très prometteurs depuis son lancement le 19 octobre », s’est félicité le comité de suivi du label lors d’une réunion presse, mardi 2 mars. Le comité a labellisé 147 fonds pour 13 milliards d’euros d’encours et 24,5 milliards d’euros en incluant les cibles de collecte des fonds en cours de lancement. « Nous avons labellisé (des fonds en provenance d’) une grande variété d’acteurs allant des grands gérants aux boutiques plus petites », souligne Juliette Oury, conseillère financement de l’économie au cabinet du ministre de l’Economie. Le Trésor chargé de labelliser les fonds constate qu’ils soutiennent « massivement » les entreprises françaises. En intégrant les cibles de collecte et d’investissement des fonds en cours de lancement, les fonds labellisés sont investis à plus de 70% en fonds propres et quasi-fonds propres dans les entreprises françaises et de 55% dans les PME-ETI françaises. Le cahier des charges du label fixe un niveau minimum de 60% des encours investis en fonds propres et quasi-fonds propres d’entreprises françaises et un niveau minimum de 20% de fonds et quasi-fonds propres dans les PME-ETI cotées ou non. 55 fonds ouverts aux épargnants Le ministère estime que les fonds labellisés répondent aussi de façon appropriée à l’objectif d’apporter de l’argent frais aux entreprises. Ils ont permis de réaliser 160 opérations d’augmentation de capital ou d’introduction en Bourse, ce qui était une des exigences du cahier des charges. Mais Bercy ne dit pas dans dans quelle mesure ces augmentations concernent des entreprises françaises ou des PME-ETI. Autre motif de satisfaction pour le ministère : la labellisation de 55 fonds accessibles au grand public dans des assurance-vie, soit un tiers des fonds. Le ministère ajoute que 27 fonds de capital investissement ouverts à des investisseurs non-professionnels ont également été labellisés. Le Trésor fera le point sur le dispositif dans six mois après avoir analysé les reporting des gérants.
BlackRock Real Assets a levé 1,2 milliard de dollars (973 millions d’euros) pour son cinquième fonds property en Asie-Pacifique. Le fonds baptisé BlackRock Asia Property Fund V (AFV), a été soutenu par un groupe diversifié d’investisseurs institutionnels nouveaux et existants à travers l’Europe, l’Asie et les Amériques, et a dépassé son objectif de 1 milliard de dollars, a expliqué le gestionnaire américain. Environ 75 % des clients du fonds précédent ont de nouveau investi dans l’AFV.Ce dernier vise principalement à générer du rendement grâce au repositionnement, à la reconstruction, la relocation et la recapitalisation d’actifs immobiliers, principalement au Japon, en Australie, à Singapour, en Chine et à Hong Kong.