Longtemps, les sociétés de gestion allemandes implantées au Luxembourg ont drainé des souscriptions nettement plus élevées que leurs homologues installées en Allemagne. Cependant, d’après une étude de de l’agence Kommalpha, les produits allemands ont enregistré en janvier-avril 2009 pour 3,91 milliards d’euros de souscriptions nettes alors que les luxembourgeois subissaient des retraits de 3,22 milliards d’euros. Cette situation est d’autant plus remarquable que les deux gestionnaires affichant les meilleurs résultats pour les quatre premiers mois de l’année sont les luxembourgeois db x-trackers (Deutsche Bank) et Pimco (Allianz Global Investors) avec des souscriptions nettes respectives de 2,72 milliards d’euros et de 1,6 milliard. Les deux suivants sont les allemands Deka et ETFlab (filiale de Deka) avec 1,37 milliard et 1,07 milliard, devant DWS Luxembourg (Deutsche Bank) avec presque un milliard d’euros.Toutefois, quatre des cinq maisons ayant accusé les plus forts remboursements sont luxembourgeoises : il s’agit d’IFM (2,19 milliards d’euros), de Deka Luxembourg (1,76 milliard), d’AGI Luxembourg (1,44 milliard) et d’Union Investment Luxembourg (1,22 milliard). Seul le cinquième plus mauvais score est allemand, avec AGI (0,73 milliard).
Le comité de direction du fonds immobilier offert au public Morgan Stanley Real Estate Investment P2 Value annonce vendredi avoir demandé un audit de la valeur au 1er juillet de tous les actifs figurant dans le portefeuille. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de turbulences sur les marchés de l’immobilier ainsi que dans la perspective d’une reprise des remboursements, qui ont été suspendus fin octobre, a précisé Walter Klug, directeur général de Morgan Stanley Real Estate Investment GmbH. Le résultat de cet audit sera publié très rapidement.
Selon les statistiques de l’association Inverco des sociétés de gestion, l’encours total des fonds de valeurs mobilières commercialisés en Espagne a baissé de 37,66 % en juin 2007 et mai 2009, à 161,88 milliards d’euros.Les catégories de gestionnaires les plus éprouvées ont été celles des filiales de banques, qui ont perdu près de 1,9 point de part de marché (voir tableau) et des indépendants, dont la part de marché a diminué de presque 2,5 points, indique Cotizalia. Cela posé, les filiales de banques continuaient de gérer fin mai presque 52,8 % des actifs totaux. Les filiales de caisses d'épargne et de gestionnaires étrangers ont en revanche gagné respectivement 2,5 et 1,1 points de part de marché. Segment Encours fin mai 2009 milliards d’euros Part de marché % Variation s/06/2007 % Δ en points Banques 85,45 52,79 - 39,81 - 1,89 Caisses d'épargne 53,11 32,81 - 32,59 + 2,47 Etrangers 11,92 7,36 - 27,00 + 1,07 Indépendants 6,22 3,84 - 59,66 - 2,10 Assureurs 5,18 3,20 - 27,61 + 0,44 TOTAL 161,88 100 - 37,66
JP Morgan Asset Management (JPMAM) a annoncé jeudi la commercialisation en Allemagne de cinq fonds obligataires, trois d’obligations d’Etat lancés le 20 février et deux d’obligations d’entreprises lancés le 27 février. Il s’agit dans tous les cas de compartiments de la Sicav luxembourgeoise JPMorgan Funds.A coter du JPM Euro Governement Bond Fund lancé en avril 2008, le gestionnaire américains proposé désormais le JPM Global Bond Fund, le JPM Euro Government Short duration Bond Fund et le JPM Gobal Governement Short Duration Bond Fund. Ces fonds sont gérés par David Tan sous la responsabilité de global CIO, fixed income and forex, Bob Michele.D’autre part, JPMAM propose le JPM Global Corporate Bond Fund et le JPM Euro Corporate Bond Fund, gérés par Lisa Coleman, qui est aussi head of global credit. Ces fonds, gérés activement, sont investis en titres investment grade et ils évitent tout placement en ABS, MBS, CDO.
Les treize stratégies de hedge funds suivies par l’EDHEC ont affiché des résultats positifs pour mai, les meilleures performances étant enregistr&ées par l’abitrage de convertibles (6,09 %) et le long/short equity (5,65 %).Depuis le début de l’année, seule la vente à découvert et les fonds de futures (CTA Global) accusent encore des pertes, avec respectivement 6,8 % et 1,5 %. Les deux catégories de hedge funds qui enregistrent les meilleurs résultats sont l’arbitrage de convertibles (21,6 %) et les marchés émergents (17,2 %).En ce qui concerne la performance moyenne annualisée depuis janvier 2001, la meilleure stratégie est celle des marchés émergents (11,3 %) devant les valeurs en difficulté (distresse securities (9,5 %). Aucune stratégie n’est dans le rouge.
Crédit Agricole Asset Management envisage de mettre en place une commission de surperformance sur ses fonds monétaires « classiques » destinés aux investisseurs institutionnels, de l’ordre de 50 % au-delà de l’Eonia. CAAM assure cependant que, simultanément, les frais de gestion fixes réels seront réduits. Pour pallier la faiblesse de la rémunération des titres monétaires, les portefeuilles accueillent des obligations de court terme qui peuvent représenter jusqu'à 35 % de l’ensemble pour le plus offensif, CAAM Treso 3 mois. La vie moyenne de ce portefeuille est cependant inférieure à quatre mois.
Jeudi, les fonds à horizon ont essuyé un tir de barrage à cause de leurs mauvaises performances récentes lors d’une audition organisée par la SEC et le Département du Travail. En effet, des fonds à 2010 ont perdu 22,5 % en 2008, d’après Morningstar, d’autres avec pour échéance les années 2011 à 2015 accusant des chutes de 28 %. Le Putnam RetirementReady 2010 Fund, très conservateur, a perdu 26 %, alors que l’un des plus agressifs, le T. Rowe Price Retirement 2010 Fund perdait 27 %.Selon The Wall Street Journal, le problème est devenu d’autant plus critique que, depuis 2006, les employeurs sont encouragés à faire adhérer automatiquement leurs salariés à des plans d'épargne 401(k) et investir leurs contributions dans ce type de fonds. Les encours se situaient à 164 milliards de dollars fin 2008 contre 71 milliards en 2005. Les représentants des gestionnaires ont défendu ce type de produit, soulignant qu’ils ont en général généré les performances attendues. Et John Ameriks, de Vanguard Group, a souligné que les fonds à horizon ne sont pas destinés à être sans risque ou a fournir un montant garanti de retraite.
La société de gestion d’Erste Bank et des caisses d'épargne autrichiennes, Erste Sparinvest (23,2 milliards d’euros d’encours), a annoncé jeudi le lancement au 1er juillet d’un fonds destiné à prémunir les souscripteurs contre un éventuel retour de l’inflation. Ce produit, le Espa Inflation Protect 2014, investira exclusivement en obligations indexées sur l’inflation de la meilleure qualité (des titres d’Etat allemands et français). A échéance, au bout de cinq ans, l’investisseur percevra la totalité du capital qu’il a apporté plus un rendement réel qui se situait au 29 mai 2009 à 1,2 %. La souscription sera close le 30 juin, mais les investisseurs pourront souscrire au-delà de cette date. Caractéristiques Dénomination Espa Inflation Protect 2014 Code Isin AT0000A0DNZ4 (distribution) AT0000A0DP03 (capitalisation) Echéance 1er juillet 2009- 30 juin 2014 Valeur de la part 100 euros au 1er juillet 2009 Droit d’entrée 2 % Commission de gestion 0,40 % Pénalité de sortie 0,25 % (acquise au fonds)
Selon des indications fournies en marge d’une présentation aux distributeurs à Wiesbaden, KanAm Grund pourrait rouvrir le fonds immobilier offert au public KanAm grundinvest (4,9 milliards d’euros) aux remboursements juste après la fin de l’exercice au 30 juin, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En effet, grâce à des lignes de crédit bancaires, à l’abandon d’un projet d’acquisition et au coût inférieur aux prévisions pour un actif en construction, le taux de cash du fonds fermé en fin octobre serait remonté à 20 %.Sur les douze fonds gelés fin octobre, seuls le Degi International, le Catella Focus Nordic Cities et le SEB Immoinvest ont déjà repris leurs remboursements.
Selon Hedge Fund Research (HFR), le nombre de hedge funds ayant fermé leurs portes est tombé au premier trimestre à 376 (dont 200 fonds de hedge funds), soit un taux d’attrition de 4,05 %, contre 778 ou 7,77 % en octobre-décembre, rapporte Hedge Week. Depuis le 1er juillet 2008, le nombre de hedge funds a chuté de près de 1.200 pour venir à un peu plus de 9.050. Parallèlement, HFR a dénombré 150 lancements de hedge funds en janvier-mars, ce qui est le niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestrze 2008.La commission de gestion moyenne est ressortie à 1,57 % pour les hedge funds et à 1,25 % pour les fonds de hedege funds. Quant à la commission de performance, elle a diminué à 19,22 % pour les premiers et 6,5 % pour les seconds.
Selon Hedge Fund Research (HFR), le nombre de hedge funds ayant fermé leurs portes est tombé au premier trimestre à 376 (dont 200 fonds de hedge funds), soit un taux d’attrition de 4,05 %, contre 778 ou 7,77 % en octobre-décembre, rapporte Hedge Week. Depuis le 1er juillet 2008, le nombre de hedge funds a chuté de près de 1.200 pour venir à un peu plus de 9.050. Parallèlement, HFR a dénombré 150 lancements de hedge funds en janvier-mars, ce qui est le niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2008.La commission de gestion moyenne est ressortie à 1,57 % pour les hedge funds et à 1,25 % pour les fonds de hedge funds. Quant à la commission de performance, elle a diminué à 19,22 % pour les premiers et 6,5 % pour les seconds.
Vanguard Investments U.K. lance 11 fonds domiciliés au Royaume-Uni et en Irlande dédiés aux investisseurs britanniques. Les produits seront disponibles sur un certain nombre de plates-formes, et accepteront les souscriptions à partir du mardi 23 juin. Il s’agit de fonds indiciels, actions ou obligations, couvrant diverses zones géographiques. Tom Rampulla, managing director de Vanguard Investments U.K., souligne le faible coût de ces fonds. Les frais annuels s'échelonnent entre 0,15 % pour le fonds actions UK et 0,55 % pour le fonds marchés émergents. Avec cette nouvelle gamme, Vanguard cherche à cibler les conseillers financiers «qui se détournent d’un modèle de rémunération basé sur les commissions», selon Tom Rampulla. «Nous travaillerons aussi avec des gestionnaires de fortune, a-t-il pousuivi, des family offices, des fournisseurs de fonds de pension à contributions définies, et des institutions».
Thiemo Lang, senior portfolio manager chez SAM sustainable Asset Management à Zurich, a présenté mercredi à Paris ses deux fonds d’actions Sustainable Climate Fund (90 millions d’euros) et Smart Energy Fund (240 millions d’euros) dans le cadre d’une conférence organisée par Robeco (maison-mère de SAM), sur le thème «Energie et climat : les dépenses d’investissement ouvrent la voie aux crises». Le Sustainable Climate Fund, plus conservateur, avec un écart de suivi de 13,8 % contre 18,8 % pour le Smart Energy, couvre à la fois la protection du climat, les réactions au chagement climatique (aide en cas de catastrope, reconstructions) et l’adaptation au changement climatique. De son côté, le Smart Energy se focalise comme son nom l’indique sur l'énergie sous différents aspects (génération, transmission et stockage).Le potentiel de croissance à long terme des bénéfices pour le portefeuille du Sustainable Climate ressort à 12,50 % contre 6,76 % pour le MSCI World. Depuis le lancement (30 mars 2007), la perte ressort à 29,47 % au 31 mai contre 36,63 % pour le MSCI World. Depuis le début de l’année, le fonds surperforme l’indice de 12,95 points, avec un gain de 17,86 %. Pour le Smart Energy, le potentiel de croissance des bénéfices s’inscrit à 12,15 % et ce fonds affiche depuis sa création le 23 septembre 2003 une performance de 48,20 % contre une perte de 6,40 % pour le benchmark. Pour cette année, la surperformance ressort à 29,57 points, le fonds ayant gagné 34,48 %.Ces produits de 50-60 lignes (toutes capitalisations) affichent néanmoins actuellement un taux de rotation important, environ 150 % pour le Sustainable Climate et plus de 400 % pour le Smart Energy. Ce qui s’explique par l'évolution très rapide des marchés, notamment depuis mars. Beaucoup de valeurs en portefeuille ont atteint leur cible de cours, et comme l’horizon est mondial, SAM n’a aucune difficulté à trouver des titres «éligibles». Typiquement, explique le gérant, «nous entrons un peu avant la fin de la baisse, et nous sortons un peu avant le pic».
Le compartiment Industries of the Future de la Sicav luxembourgeoise Henderson Horizon d’Henderson Global Investors (HGI, lire notre article du 27 mars) est désormais disponible en France. Il permet aux souscripteurs européens et asiatiques d’investir dans un fonds ISR qui est le clone du fonds britannique Henderson Industries of the Future dont la performance nette de frais se situe à 20 % pour la période allant du 1er mai 2005 au 31 janvier 2009.Le fonds (80-100 lignes) géré par Tim Dieppe, offre aux investisseurs une exposition mondiale et un processus d’investissement fondé sur 10 thèmes (énergies vertes, services environnementaux, santé, accès à la propriété et aux services financiers, transports écologiques, efficience, gestion de l’eau, éducation, sécurité et qualité de vie). L’objectif en matière d'écart de suivi se situe à 5-7 %. Environ 40-60% du fonds seront investis dans des titres du MSCI Monde et 20-30% auront une capitalisation boursière inférieure à 2 milliards de dollars. Caractéristiques Dénomination : Henderson Horizon Industries of the Future Code ISIN LU0410170319 (acc) et LU 0410170400 (inc) Droit d’entrée 5 % max Frais de gestion 1,2 % Souscription minimale 2.500 euros
Cantillon Capital Management, la société de hedge funds de William von Mueffling, a annoncé à ses clients mercredi qu’elle ferme ses hedge funds, rapporte le Wall Street Journal. Les fonds de la société avaient pourtant accusé des pertes moins importantes que les autres l’année dernière, abandonnant 10 % environ contre -19 % pour le secteur. Mais le «business model " des hedge funds, basé sur les commissions de performance, ne pardonne pas.
Les mutual funds ont enregistré des souscriptions nettes pour la treizième semaine consécutive, selon les chiffres de l’Investment Company Institute cités par le Wall Street Journal. Sur la période, la collecte nette totalise environ 140 milliards de dollars. L’investissement dans des fonds actions progresse.
Selon les informations d’Expansión, Renta4 devient le nouveau gestionnaire du fonds Accurate Global Assets, l’un des hedge funds vedette du BBVA, en remplacement de Próxima Alfa. Mais le fonds continuera d'être conseillé par ses gérants actuels, Marciso Vega, Igor Alonso et Juan Pablo Calle, qui se sont installés comme conseillers externes en créant la société Accurate Advisors.Depuis le début de l’année, l’Accurate Global Assets est l’un des meilleurs hedge funds espagnols avec une performance de 8,1 %. Il affiche 6 millions d’euros d’encours et compte 5 souscripteurs, mais à son plus haut, il avait affiché jusqu'à 100 millions d’euros d’actifs sous gestion. Son rétrécissement est dû à la sortie du BBVA.
Crédit Agricole Asset Management (CAAM) a annoncé mardi qu’il commercialise désormais en Allemagne la version luxembourgeoise de deux fonds de stock picking existant déjà sous forme de produits de droit français. Les compartiments Select Europe et Select Euro de la Sicav CAAM Funds affichaient déjà au 15 juin des encours respectifs de 23 millions et 18 millions d’euros. Leurs homologues de droit français, CAAM Select Europe et CAAM Select Euro, affichent des actifs sous gestion de 209 millions et 71,9 millions d’euros.
ETFlab Investment GmbH, filiale de DekaBank, a indiqué mardi qu’elle a fait admettre à la négociation le 16 juin six nouveaux ETF sur le segment XTF de la plate-forme Xetra de la Deutsche Börse. Tous les six reproduisent des indices MSCI, Etats-Unis, Europe et Japon, avec à chaque fois l’indice des moyennes capitalisations. Ces fonds de droit allemand sont libellés respectivement en dollars, en euros et en yen. La comission de gestion se situe à 0,30 % pour chacun des quatre produits Etats-Unis et Europe, les deux fonds japonais comportant des frais de 0,50 %.La cote du segment XTF comporte donc désormais 459 références.
A fin 2008, selon le rapport annuel de l’association Alfi, les sociétés de gestion allemandes affichaient un encours de 328 milliards d’euros dans des fonds de droit luxembourgeois, devançant ainsi leurs homologues américains (306 milliards) et suisses (271 milliards), les actifs totaux sous gestion représentant 1,56 billion d’euros, soit 500 milliards ou 24 % de moins qu’au 31 décembre 2007, les remboursements nets ayant porté sur 77 milliards d’euros.La Börsen-Zeitung souligne que la première place des gestionnaires allemands s’explique par le fait que leur encours n’a diminué que de 16 % alors que celui des américains se contractait de 22 %. Les sociétés de gestion françaises se sont classées en septième position derrière les belges, les britanniques et les italiennes.