Crédit Agricole Asset Management (CAAM) a annoncé mardi qu’il commercialise désormais en Allemagne la version luxembourgeoise de deux fonds de stock picking existant déjà sous forme de produits de droit français. Les compartiments Select Europe et Select Euro de la Sicav CAAM Funds affichaient déjà au 15 juin des encours respectifs de 23 millions et 18 millions d’euros. Leurs homologues de droit français, CAAM Select Europe et CAAM Select Euro, affichent des actifs sous gestion de 209 millions et 71,9 millions d’euros.
ETFlab Investment GmbH, filiale de DekaBank, a indiqué mardi qu’elle a fait admettre à la négociation le 16 juin six nouveaux ETF sur le segment XTF de la plate-forme Xetra de la Deutsche Börse. Tous les six reproduisent des indices MSCI, Etats-Unis, Europe et Japon, avec à chaque fois l’indice des moyennes capitalisations. Ces fonds de droit allemand sont libellés respectivement en dollars, en euros et en yen. La comission de gestion se situe à 0,30 % pour chacun des quatre produits Etats-Unis et Europe, les deux fonds japonais comportant des frais de 0,50 %.La cote du segment XTF comporte donc désormais 459 références.
Laffitte Capital Management a rouvert son fonds d’arbitrage de fusions Laffitte Risk Arbitrage qui avait été suspendu le 15 septembre suite au défaut de son prime broker, Lehman Brothers. Cette réouverture intervient à l’issue d’une procédure judiciaire longue et compliquée qui avait soulevé la question de la responsabilité des dépositaires en France (lire les précédents articles sur le sujet). Au final, RBC Dexia, le dépositaire de Laffitte, avait été contraint début avril de restituer au fonds Aria EL les titres dont la conservation avait été déléguée à Lehman Brothers. Le jugement ayant désormais été exécuté, Laffitte Capital peut enfin rouvrir son fonds et mettre fin à neuf mois d’incertitude. En plus d'être soulagé, David Lenfant, managing partners de Laffitte, se montre particulièrement satisfait. En effet, pendant sa fermeture, le fonds a affiché une progression de 2,5 %. Et la réouverture intervient, selon lui, à un moment propice pour les fusions, notamment aux Etats-Unis, le marché de prédilection de Laffitte. Laffitte compte par ailleurs lancer à la rentrée un fonds d’arbitrage actions de type événementiel sous format de Fonds Ucits.
Bruno Patain, directeur de Generali Investments pour l’Espagne, a indiqué que le gestionnaire va lancer un fonds de droit luxembourgeois en joint-venture avec Valiance Capital. Le portefeuille sera investi en sociétés non cotées spécialistes des infrastructures et enregistrées dans les pays de la zone euro comme l’Espagne (qui représentera 25 % du portefeuille), l’Italie et l’Allemagne ainsi que dans les pays les plus stables d’Europe centrale, rapporte Funds People.La souscription minimale sera d’un million d’euros. Le fonds, d’une durée de 10 ans, aura une valeur liquidative mensuelle non auditée et une valeur liquidative annuelle auditée. La rémunération sera de 5 % la première année, puis de 5-7 %. Avec la cession des actifs, la rentabilité nette devrait être de 10-12 % annuels.L’encours sera plafonné à 1,5 milliard d’euros, dont 500 millions apportés par Generali.
Citywire révèle que Raphael Kassin, le gérant star de Credit Suisse Asset Management (CSAM) spécialisé dans la dette émergente, a quitté la société qu’il avait rejointe en 2007. Les raisons de son départ et l’identité de son successeur restent inconnues.
Les plans d'épargne-retraite individuels ont affiché en moyenne une perte de seulement 3,94 % sur un an à fin mai contre 4,72 % le mois précédent, 5,49 % en mars et 6,44 % pour l’ensemble de 2008. A trois ans, le résultat reste négatif, de 0,36 %. Selon les statistiques de l’association Inverco des sociétés de gestion, le premier résultat positif commence à 5 ans, avec 0,79 %. Sur les dix ans à fin mai, la performance moyenne ressort à 3,77 %.
Selon Frank Hirschi, gérant du Lombard Odier Macquarie Infrastructure Fund chez Lombard Odier, les premières sociétés à profiter des importants investissements dans les infrastructures sont les sociétés actives dans le bâtiment et les travaux publics comme Vinci et Bouygues en France ou Hochtief en Allemagne. «Les opérateurs d’infrastructures, tels que Abertis ou Eiffage, ainsi que les privés et institutionnels investis dans des fonds d’infrastructure gérés par les spécialistes que sont Macquarie ou Goldman Sachs vont aussi largement profiter des synergies et des opportunités qui vont être créées grâce aux plans de relance», ajoute le gérant dans Le Temps.
Selon le Sustainable Business Institute (SBI) de l’European Business School d’Oestrich-Winkel, on comptait dans les trois pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse) un total de 294 fonds de développement durable au 31 mars 2009, avec un encours d’environ 21 milliards d’euros.Cinq nouveaux fonds (trois fonds d’actions et deux fonds de fonds) d’un volume total de 60 millions d’euros ont été lancés au premier trimestre. De plus, le SBI a enregistré le lancement de 19 autres fonds avec environ 865 millions d’euros d’actifs sous gestion qui soit bénéficiaient déjà d’un agrément de commercialisation dans d’autres pays soit ont adopté des critères de développement durable. Enfin, quatre fonds d’actions développement durable ont été fermés ou ont fusionné avec d’autres depuis le début de l’année.
Au 31 mars, le portefeuille des fonds immobiliers allemands offerts au public se composait à 70,3 % d’actifs situés hors d’Allemagne, contre 68,6 % un an plus tôt et 61,7 % deux ans auparavant. Parallèlement, la part de l’Allemagne avait diminué à 29,8 % contre 31,4 % et 38,3 %, font ressortir les statistiques de l’association BVI des sociétés de gestion. La France demeure largement le principal pays d’accueil des investissements, avec 19 % du total contre 19,2 % voici un an.Durant les douze mois à fin mars, les transactions ont porté sur un total de 214 actifs contre 511 pour la période correspondante à fin mars 2008. Le volume de ces transactions est tombé pour sa part de 22,9 milliards d’euros à 10,3 milliards.Les achats ont porté sur 9,5 milliards d’euros, dont 7,8 milliards à l'étranger et 1,7 milliard en Allemagne tandis que les ventes se sont situées à 0,8 milliard, dont la moitié à l'étranger.Le portefeuille était composé fin mars à 64,6 % d’immeubles de bureaux contre 66,3 % un an plus tôt et 68,1 % fin mars 2007, les actifs commerce/restauration représentant 19,5 % du total contre 18,3 % et 17,7 %.
Au 1er août, Allianz Global Investors (AGI) modifiera les modalités de calcul des frais de 29 fonds allemands, un changement qui sera appliqué à presque tous les fonds offerts au public d’AGI d’ici au début de 2010. Pour l’essentiel, le gestionnaire introduit un pourcentage forfaitaire de frais qui étaient auparavant imputés directement sur l’encours du fonds. Le montant de ce forfait se fonde sur le niveau habituel pratiqué pour les différents segments. C’est ainsi que le particulier paie un forfait annuel de 0,1 % pour un fonds monétaire, de 0,19 % pour un fonds obligataire standard et 0,3 % pour un fonds d’actions standard, le forfait le plus élevé (0,5 %) étant facturé pour les fonds d’actions de pays émergents.Par ailleurs, la commission de gestion d’un certain nombre de fonds d’actions AGI sera modifiée, baissant en moyenne de 8 points de base. Elle augmentera pour 12 d’entre eux et baissera pour 11 autres. Ainsi, celle du Concentra (1,2 milliard d’euros d’encours) diminue à 1,50 % contre 1,75 % tandis qu’elle sera majorée à 1,50 % contre 1,35 % pour l’Allianz RCM Industrie. Il n’est prévu aucune modification de la commission de gestion pour les 23 autres fonds d’actions.Enfin, AGI annonce l’introduction d’une commission de performance pour 19 classes de parts, tandis qu’elle est supprimée pour 16 autres.Aucune modification n’est prévue pour les fonds repris de Cominvest.
« Depuis la fin de l’année 2008, les fonds d’obligations convertibles présentent de très belles opportunités aux investisseurs institutionnels. Malheureusement, traumatisés par la crise, ces derniers investissent peu », regrette Gilbert Généré, Directeur des Gestions Convertibles chez Ofi Asset Management. L’homme reflète l’avis de nombreux de ses confrères. Car c’est bien le paradoxe dont souffre cette classe d’actifs : Les émissions s’accélèrent - 13 depuis le début de l’année en Europe avec notamment celle de Nexans lundi 15 juin – et les taux affichés sont très rémunérateurs pour des durées de l’ordre de cinq ans. De son coté, le marché des obligations classiques commence à être engorgé et risque de décevoir certains investisseurs qui seraient contraints de vendre avant les remboursements. Résultat, les investisseurs manquent une hausse importante des convertibles. « Les entreprises qui procèdent à des augmentations de capital voient leurs cours de bourse fortement pénalisés », note également Gilbert Généré. Aussi, certaines sociétés en profitent pour émettre des obligations convertibles qui se montrent à la fois plus performantes et moins sensibles aux effets des marchés actions ». En chiffres, depuis le début de l’année, l’indice ECI-Euro d’Exane affiche une progression de 8.37 % et s’illustre par une remarquable régularité. Sur la même période, l’indice actions DJ Stoxx 50 a marqué une progression proche de 6.19 % (dividendes inclus) en ayant néanmoins affiché une perte de plus de 20 % jusqu’à mi-mars 2009. A noter que le même indice d’obligations convertibles ECI-Euro affiche depuis le 31 décembre 2007, une baisse de -14.83 % contre -38.22 % pour l’indice actions DJ Stoxx 50 dividendes réinvestis. Dans ce cadre, Ofi Convertibles Taux Euro, le fonds à vocation défensive géré par Olivier Ravey chez Ofi AM, affiche un gain de 12,88 % en 2009. Depuis le 31 décembre 2007, le fonds réalise un très bon parcours en s’affichant presque à l’équilibre (-1.86 %).
Vanguard a annoncé son intention de fusionner son fonds Vanguard Treasury Money Market Fund (6,7 milliards de dollars) avec le Vanguard Admiral Treasury Money Market Fund (21,8 milliards) dont les frais sont moins élevés (0,15 % contre 0,28 %). Cette fusion devrait intervenir début août.D’autre part, le gestionnaire américain a gelé les souscriptions du Vanguard Treasury Money Market Fund, mesure qui pourrait freiner la baisse de la performance.
Standard Life Investments (SLI) annonce le lancement d’un OEIC, UK Equity Recovery Fund qui investira en actions britanniques affichant un potential de reprise à moyen-long terme. Ce fonds sera géré par David Cumming, head of UK Equities. Le droit d’entrée et la commission de gestion se situent à 4 % et 1,6 % respectivement, le TFE (TER) ressortant à 1,8 % et la souscription minimale pour la part retail se situant à 500 livres. Ce compartiment du SLIC II Umbrella utilise comme benchmark le FTSE All Share Index.
EFG Financial Products va coter à la fin du mois un nouveau produit à capital garanti sur le segment des ETF structurés (ETSF) de la bourse suisse. L’EFG FP Bonus Coupon sera investi en majorité en obligations de la Confédération, le reste placé dans des options sur des entreprises suisses, sélectionnées selon les critères de durabilité de Forma Futura, précise Le Temps.
Le fonds Reyl Asian Equities, géré depuis peu en interne par la société de gestion, change de stratégie d’investissement.Reyl Asset Management a en effet développé des compétences sur les actions asiatiques en interne, et réoriente le fonds sur l’Asie ex-Japon, alors qu’il était auparavant exposé géographiquement sur l’Asie Globale. Dans sa nouvelle stratégie de gestion, le fonds sera progressivement plus exposé aux marchés émergents, précise Reyl Asset Management.
Pour tout apport d’au moins 20.000 euros entre le 16 juin et le 15 septembre transféré d’une autre société de gestion et investi dans son Unifond VIII, Unigest offre au souscripteur soit un GPS Tom Tom (valeur : 98 euros) soit une caméra numérique Sony (102 euros), rapporte Funds People. L’Unifond VIII est un fonds garanti qui renouvellera sa garantie au 15 juin et prendra le nom d’Unifond 2012-V, précise une notification à la CNMV.
En 2008, les fonds d’actions américains ont perdu 38,9 % en moyenne alors que le S&P 500 chutait de 37 %. Six des dix plus grands fonds gérés activement ont perdu plus que le S&P 500, rappelle The Wall Street Journal. Cette année, le mutual fund d’actions américaines moyen affiche au 10 juin une performance de 9,9 % contre 5,3 % pour l’indice et huit des dix plus grands fonds le battent aussi, le Growth Fund of America d’American Funds (131 milliards de dollars), gagnant 15 % et le Magellan de Fidelity opérant un bond en avant de 19,7 %.Ce n’est pas que les gérants soient devenus futés, cela tient simplement à la préférence pour les actions «growth», qui ont gagné près de 11 % depuis le début de l’année, contre 1 % pour les actions ‘value».Le journal souligne que ces bons résultats n’ont pas pour autant immunisé les fonds contre les retraits : chacun des dix plus grands fonds d’actions gérés activement a subi des remboursement nettes, d’après Lipper.
En 2008, les investissements de private equity en Europe se sont contractés de 28 % à 54 milliards d’euros dans 5.400 entreprises, mais ils sont revenus au niveau de 2005, selon le rapport annuel de l’European Private Equity & Venture Capital Association (EVCA). La chute a été plus forte (- 40 %) pour les grandes et méga-opérations, aussi bien en montants qu’en nombre de transactions, tandis que les opérations de petite et de moyenne taille diminuaient de 30 % en valeur et de 15 en nombre.Cependant, malgré la crise, les capital-investisseurs ont réussi à drainer 79 milliards d’euros contre 81 milliards pour 2007. Les deuxième et troisième trimestres ont été particulièrement vigoureux, mais les rentrées ont chuté au quatrième.
Le Jupiter Japan Select Fund sera lancé début juillet par Jupiter Asset Management. Ce nouveau produit de 40-55 lignes géré par Simon Somerville (par ailleurs gérant du Japan Income Fund) investira principalement dans les petites et moyennes capitalisations nippones mais pourra placer jusqu'à 20 % en actions hong-kongaises, sud-coréennes, taiwanaises, singapouriennes ou malaises ainsi qu’en emprunts d’Etat. Ce fonds, qui aura le Topix comme benchmark, sera l’un des huit compartiments de la Sicav luxembourgeoise Jupiter Global Fund.Le droit d’entrée et la commission de gestion se situeront à respectivement 5 % et 1,5 %. La souscription minimale sera de 1.000 dollars, euros ou livres sterling. Jupiter a prévu de commercialiser ce produits en Allemagne, Autriche, Finlande, France et Suède, au fur et à mesure qu’il obtiendra les agréments correspondants.
Les gérants de fonds de hedge funds retrouvent leur optimisme. Selon le dernier consensus Hedge Funds réalisée par Seeds Finance, l’indice de confiance, qui mesure les stratégies anticipées des stratégies Hedge funds, remonte à +0,56, à son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2007 après avoir touché un plus bas historique de 0,37 au deuxième trimestre 2008. «Après le vent de panique de fin d’année 2008 liées aux performances et aux ordres de rachat massifs de la part de leurs investisseurs, les multigérants retrouvent un horizon plus clair et ont commencé à redéployer leur portefeuille», indique Seeds Finance dans son dernier Consensus Hedge Fund (mai 2009, n° 29).Les gérants conservent de façon générale des allocations très orientées sur des stratégies non directionnelles, et bénéficiant pour la plupart d’une bonne liquidité. Autrement dit, les stratégies de trading comme le global macro, ainsi que les stratégies d’arbitrage comme le fixed income arbitrage ou le convertible arbitrage. A l’inverse, les gérants continuent de se méfier des stratégies qui ont le plus souffert l’an dernier : event-driven, multi-strategy et distressed. Et les anticipations sur les stratégies CTA sont passées du vert ou rouge vif, en raison probablement des mauvaises performances de cette stratégie au premier trimestre. Une enquête spécifique sur l’utilisation des «managed accounts» ou comptes gérés par les multigérants indique que 40% des gérants voient dans ces comptes une bonne évolution de l’industrie de la gestion alternative, alors que 44% sont de l’avis inverse. Plus des trois quarts des gérants y voient une sécurité en termes de risque opérationnel, de liquidité et de transparence. Les principales critiques sont un accès à un nombre limité de gérants de qualité, des rendements souvent décevants par rapport au véhicule offshore, une transparence pour la plate-forme mais pas pour l’investisseur final, des frais élevés. Près de 64% des gérants pensent pourtant investir dans des comptes gérés à hauteur de 10-30% de leur portefeuille.