Au mois de juillet, selon les données d’Europerformance SIX Telekurs portant sur les encours des différentes catégories de fonds de droit français – intégrant à la fois un «effet marché» et un «effet souscriptions nettes» (entrées de capitaux minorées des sorties pendant la période considérée), ce sont les catégories de fonds investis en actions qui ont connu la plus forte progression moyenne (+8,3 %) devant l’ensemble des fonds diversifiés (+7,3 %) et les fonds obligataires (+4,4 %). Plus en détail, ce sont les fonds sectoriels (+12,1 %) devant les fonds investis à l’international (+9,4 %) qui progressent le plus. En affichant une hausse de 7,1 %, les fonds investis en actions françaises sont à la traîne. Ces derniers ont, il est vrai, enregistré sur le mois de juillet une sortie de capitaux de 320 millions d’euros - la plus élevée de l’ensemble.Cependant, toujours sur un mois, ce sont certaines catégories de fonds diversifiés qui ont connu les variations les plus fortes. Notamment les fonds investis dans des obligations convertibles dont l’encours a augmenté de 14 %. Depuis le début de l’année, on notera qu’à l’exception des fonds à formule ou à capital garanti, toutes les catégories de fonds ont vu leur encours progresser. De 18,1 % en moyenne pour les fonds diversifiés et 17,1 % pour les catégories d’actions. Les fonds d’actions de la zone Asie/Pacifique et les fonds d’obligations convertibles enregistrent les hausses les plus sensibles (47,7 % et 43,8 % respectivement).En termes de performances, juillet a vu, à l’exception des fonds de trésorerie internationale libellés en dollars et pénalisés par la baisse du billet vert, l’ensemble des catégories s’afficher en gains. Les plus sensibles ont été réalisés par les fonds investis en actions de la zone euro (+8,92 %) et en actions françaises (+8,21 %). Depuis le début de l’année, ce sont les fonds actions de la zone Asie/Pacifique qui ont affichés les performances les plus fortes dans leur catégorie (+22,02 %). Mais, à ce jeu, ils ont été battus par la catégorie des fonds composés d’obligations à haut rendement. Depuis le 1er janvier 2009, elle a progressé en moyenne de 38,73 %.
Selon la Tribune, Atticus Capital va fermer deux de ses trois fonds pour ne conserver qu’Atticus European Fund. Atticus Global a perdu 25% de sa valeur en 2008 et affiche un recul de 6% cette année. La liquidation des actifs de ce fonds devrait se poursuivre jusqu’au 30 septembre. Trois milliards de dollars environ devraient être redistribués aux investisseurs.
Selon Financial News (édition US), qui cite une étude de la division prime brokerage de Morgan Stanley, moins d’un cinquième de tous les hedge funds lancés cette année ont réussi à facturer aux investisseurs des frais de gestion standard de 2 %. L’année dernière, ils étaient près de la moitié à le faire.
Depuis la fin décembre, le fonds Alken European Opportunities géré par Nicolas Walewski a enregistré une performance de 30 % contre une hausse de 20 % de l’indice Dow Jones Stoxx 600 index, rapporte Citywire. Le fonds est actuellement investi à hauteur de 8 % dans le secteur bancaire, ce qui lui a profité le mois dernier. Il a notamment profité de ses positions sur les titres UBS et HSBC.
Selon Financial News, Philippa Malmgren, ex-conseillère de George W Bush, s’est alliée à Nadja Pinnavaia, ancienne dirigeante des stratégies de hedge fund chez Goldman Sachs Asset Management, pour lancer Principalis Asset Management. .
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré en juillet des souscriptions nettes de 10,8 milliards de couronnes suédoises, selon les statistiques de l’Association suédoise des fonds d’investissement (Fondbolagens Förening). Le secteur affiche ainsi une collecte nette mensuelle pour le huitième mois consécutif, et depuis le début de l’année, le solde se monte à +50,1 milliards de couronnes.En juillet, les fonds actions ont enregistré des souscriptions nettes de 7,6 milliards de couronnes, tandis que 5,5 milliards étaient investis dans des fonds obligataires. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir, en net, 3,4 milliards de couronnes.
Pour la deuxième fois de l’année, les fonds et Sicav commercialisés en Italie ont affiché un solde mensuel positif entre souscriptions et rachat. En juillet, en effet, ils enregistrent une collecte nette de 1,8 milliard d’euros, après des rachats nets de 1,3 milliard en juin et des souscriptions nettes de 1,6 milliard en mai, selon les dernières statistiques d’Assogestioni (l’association italienne des professionnels de la gestion). Ce résultat positif provient essentiellement des fonds de droit étranger, qu’ils soient promus par des sociétés internationales ou italiennes, avec +1,8 milliard d’euros.Depuis le début de l’année, les OPCVM vendus en Italie voient néanmoins sortir 12,6 milliards d’euros. Hormis les hedge funds et les fonds diversifiés, toutes les catégories de fonds et sicav sont en collecte nette. Le regain d’intérêt pour les fonds obligataires est particulièrement spectaculaire, puisque ces produits enregistrent des souscriptions nettes de 1,07 milliard d’euros après avoir vu sortir 730 millions en juin. Les fonds actions engrangent quant à eux 561 millions d’euros. A fin juillet, les encours du secteur des OPCVM italiens se montaient à 412,6 milliards d’euros, contre 401,3 milliards fin juin. Les trois plus grandes sociétés de gestion italiennes ont toutes enregistré des souscriptions nettes : +51,2 millions d’euros pour Intesa Sanpaolo, +365,1 millions pour Pioneer Investments (UniCredit) et +189,8 millions pour UBI Banca. Parmi les sociétés françaises, BNP Paribas enregistre une collecte nette de 436,7 millions d’euros, contre 64,6 millions d’euros pour Crédit Agricole AM.
Les investisseurs échaudés par la chute des marchés se ruent vers les ETF obligataires, constate le Wall Street Journal. Les ETF répliquant les obligations protégées contre l’inflation et la dette des entreprises ont été particulièrement prisés cette année. Les ETF obligataires ne représentent que 63 fonds pour un encours de 78 milliards de dollars sur 740 ETF cotés aux Etats-Unis représentant 600 milliards de dollars, mais cette part devrait s’accroître.
La caisse d'épargne basque Kutxagest et la société de gestion indépendante ont décidé de fermer chacune un fonds de hedge fund, selon les informations de Cinco Días reprises par Citiwire. Kutxagest ferme ainsi Altair Multiestrategia, alors que Cygnus a notifié au régulateur CNMV la fermeture de Cygnus Renaissance E&F, qui avait enregistré des retraits atteignant 34,7 % des actifs, précise Citiwire.
Alors que de nombreux investisseurs institutionnels exigent une baisse des frais de gestion de la part des hedge funds, c’est en Asie que les frais ont enregistré le plus fort recul. Selon FT FM, ils ont baissé leurs frais à 1,55 % de frais de gestion et 15,88 % de frais de performance, contre 2 % et 20 % auparavant.
NYSE Euronext annonce que désormais deux ETF de CASAM, le CASAM ETF MSCI CHINA USD et le CASAM ETF MSCI INDIA USD sont cotés sur la plateforme, portant à 417 le nombre d’ETF disponibles.
La performance des fonds immobiliers offerts au public en Allemagne s’est établi à 4,4 % pour 2008, selon l’indice OFIX-10 publié par IPD Investment Property Databank, soit une baisse de 1,7 points de pourcentage depuis l’année record de 2007, note fondsprofessionell.
Zurich a dévoilé Global Protected Profits, un fonds indiciel qui garantit que son prix ne descendra pas en deçà de 80 % du plus haut niveau atteint, rapporte Investment Week.
Selon Financial News Online, SRM Global, un gestionnaire de hedge funds dont les clients ont perdu plus de 80 % de leurs investissements, a écrit à ces derniers pour les inviter à souscrire à un deuxième fonds. La société, basée à Monaco, a été fondée par l’ancien trader d’UBS, John Wood.
Auparavant, les hedge funds appliquaient traditionnellement leurs frais selon la règle des 2 % de frais sur encours et 20 % de frais sur la performance. Mais depuis, la crise financière a durement touché ces fonds. Les clients, institutionnels notamment, se retrouvent en position de force pour renégocier les frais, note le Financial Times. Selon Prequin, les frais moyennement facturés actuellement se situent à 1,63 % et 17,2 %.
A fin juin, estime Barclays Global Investors (BGI) dans une étude, les actifs gérés par les ETF dans le monde représentaient 789,04 milliards de dollars. Le nombre d’ETF atteignait 1.707 unités, avec 3.066 cotations ; ces produits proviennent de 93 gestionnaires et sont négociés sur 42 Bourses.Au deuxième trimestre, le nombre d’ETF en Europe a pour la première fois surpassé celui aux Etats-Unis. En Europe, on recensait ainsi 713 ETF pour 1.858 cotations, issus de 32 gestionnaires et négociés sur 20 Bourses. Leurs encours totalisaient 165,8 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, l’encours des 21 gestionnaires de 697 ETF se situait à 537,87 milliards de dollars. C’est toujours iShares qui demeure le plus important producteur d’ETF dans le monde à fin juin 2009, avec une gamme de 386 ETF totalisant 380,23 milliards de dollars et une part de marché de 48,2%. A la deuxième place on retrouve State Street Global Advisors (104 ETF pour 119,68 milliards), suivi de Vanguard, qui gère 59,52 milliards de dollars dans 40 ETF.
Selon la dernière étude de Vdos Stochastics, citée par CItywire, les fonds espagnols ont vu leurs encours augmenter de 0,49 % en juillet (au 24 du mois) à 168,7 milliards. On est loin du pic de 239 milliards de 2007. Sur le mois, le secteur a accusé des rachats nets de 410 millions d’euros.
Les trackers sur matières premières attirent toujours autant les investissements, rapporte L’Echo. Selon les données collectées par Michael Lewis, ils réunissent 23 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont près de 4,5 milliards de dollars rien que pour les denrées agricoles. C’est près de 1,6 milliard de dollars de plus que les sommets historiques de fin juin 2008, poursuit le responsable de la recherche sur matières premières pour le compte de la Deutsche Bank.
Selon les données communiquées par l’association européenne de la gestion d’actifs (Efama), les encours des fonds d’investissement dans le monde ont atteint 13.640 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2009, contre 13.590 milliards au trimestre précédent. Les souscriptions nettes se sont élevées à 44 milliards au premier trimestre, note l’association. Afin mars 2009, 33 % des encours étaient investis dans des fonds actions, alors que les fonds obligataires réunissaient 19 % des encours. 9 % étaient confiés à des fonds diversifiés.
La demande pour les ETF investis sur l’or, qui était très forte en début d’année, semble diminuer, avec l’apaisement des craintes concernant le marché du crédit, l’inflation qui reste contenue et la volonté des investisseurs de prendre leurs bénéfices, constate le Wall Street Journal. La question est de savoir si ce phénomène est provisoire ou durable.